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Samedi 4 octobre 2008

CHAPITRE ONZE : L'ABYSSE DES TENEBRES



            -   Où est Naruto ? demanda Hinata avec une colère menaçante dans la voix.

            -   Mais juste là, répondit Kurisato en montrant la sphère d'ombre du doigt.

       Les craintes de la jeune fille devinrent soudain réalité. Dans un quasi murmure, elle ne put s'empêcher de dire :

            -   Il est...

            -   Vivant ? fit le démon. Tout juste. La survie de ce garçon n'est dûe qu'à l'intérêt qu'il représente pour mon maître. Le seigneur Kuro souhaite que je le prépare pour devenir son futur hôte lorsqu'il reviendra.

        Les mots de Kurisato semblaient résonner à l'infini entre les parois de la grotte. Chaque syllabe était prononcé avec une extrême lenteur et un détachement absolue de toute humanité, sans aucun sentiment pouvant appartenir au monde des vivants. Chaque phrase semblait être une sombre et dure réalité lancée froidement par le destin lui-même. Le démon lui-même était parfaitement immobile, figé dans une passivité absolue alors même qu'il parlait. 

            -    Qu'est-ce que vous entendez par « le préparer » ? lança soudain Haruka.

            -  Pour de multiples raisons, cet humain est très difficile à contrôlé. Ses forces physiques et mentales doivent être diminuées pour permettre sa soumission totale, et c'est pourquoi je l'ai enfermé dans ma sphère d'ombre.

        Tout en essayant de rester calme, Hinata réfléchit à ce que Haruka et elle pouvaient faire. Nous devrions éviter de toucher à cette sphère, se dit-elle. Nous ne savons pas comment elle réagirait à nos attaque et nous risquerions aussi de blesser Naruto. Non, le seul moyen de le sortir de là est sans doute de vaincre ce démon...

            -   Haruka ! dit-elle d'une voix résolue. Reste en arrière et couvre-moi du mieux que tu peux ! Je vais renvoyer cette chose dans l'enfer où elle devrait être.

            -   Tout ce que vous tenterez sera inutile, prononça lentement Kurisato. Vous n'êtes pas de taille.

         Mais Hinata ne faisait déjà plus attentions aux paroles du démon. Délicatement, elle serra la Pierre Florale contre son cœur, afin que celle-ci s'imprègne pleinement du torrent d'émotion qui la parcourait pour en faire une arme de vengeance. Un vent d'une grande violence se mit brusquement à traverser Jacurutu de part en part, tourbillonnant autour d'Hinata sans lui faire le moindre mal. Puis, lentement, des traits de lumière d'un bleu intense commencèrent à entourer la jeune Hyuuga alors qu'elle déversait son chakra tranchant dans l'air, comme des shurikens que l'on laisse se faire emporter par une tornade. Rapidement, toute la grotte fut illuminée par ces courants aériens de lumières qui, mystérieusement, évitaient largement Haruka et le démon. La nature ténébreuse de ce dernier empêchait de lire toute expression sur son visage, mais le fait qu'il n'ait pas bouger d'un pouce suffisait à comprendre qu'il ne semblait pas être inquiet le moins du monde. Malgré cela, Hinata resta confiante, et acheva sa technique :

            -  Fûton ! Nakami arashi no jutsu ! (technique de vent, la Tempête de Lames)

       Puis, brusquement, toute l'énergie de cette tempête convergea vers Kurisato, amenant avec elle une quantité phénoménale de chakra capable de couper la roche aussi facilement que de simples roseaux. Cependant, rien ne se passa lorsque le démon reçu de plein fouet l'intégralité de cette attaque sans broncher. C'était comme s'il avait assimilé tout ce chakra ou l'avait fait disparaître à son contact. Hinata en fût abasourdie :

            -  Qu'est-ce que...

            -  Vous ne pouvez pas me battre, dit simplement Kurisato.

       Mais la jeune fille n'avait pas l'intention de baisser les bras aussi vite. A l'aide de la Pierre Florale, elle créa une tornade miniature à côté d'elle et y plongea sa main afin d'y concentrer deux fois plus de chakra que pour sa dernière attaque. Rapidement, cette masse d'air tourbillonnante devint un cylindre de lumière aveuglante bouillonnant d'énergie  dévastatrice, qu'elle projeta contre le démon :

            -  Fûton ! Kousoku jou sen'puu no jutsu ! (technique de vent, grande tornade des sentiments)

        Le sanctuaire tout entier trembla lorsque le tourbillon de chakra fonça vers Kurisato, qui ne fit rien pour l'éviter. Des fragments de roche tombèrent sur le sol tandis que les murs se fissuraient sous la violence de cette attaque. Mais au moment même où le premier rayon lumineux toucha le démon, toute la tornade s'évanouit instantanément comme si elle avait été aspirée dans une autre dimension, laissant Hinata sans voix.

            -  Je représente la dimension cachée et infinie des ténèbres, déclara Kurisato. Je suis ce trou sans fin capable d'avaler tout ce qui existe sans jamais être rempli. Aucune attaque n'est assez puissante pour que je ne puisse pas l'absorber.

         Hinata ne savait plus quoi faire. La nature de son adversaire la dépassait complètement, et elle comprenait désormais pourquoi le démon n'avait pas esquissé un seul mouvement depuis le début du combat. Les forces de la jeune fille commençaient à lui manquer, ce qui l'inquiétait car elle ne pensait pas avoir utilisé autant de chakra dans ces deux seules techniques. Lentement, tout son courage commença à s'envolé, drainé par une force au-delà de sa compréhension. Elle ne s'était jamais préparée à affronter une telle chose, dotée de si grands pouvoirs, et de nature si éloignée de tout ce qu'elle connaissait. L'espace d'un instant, elle crut que son destin était scellé, et que sa défaite était imminente. 

         Mais soudain, Haruka posa une main réconfortante sur l'épaule de la jeune Hyuuga. Alors qu'elle regardait avec résolution le puissant démon, la fille de la Balance annonça :

            -  Laisse-moi me charger de lui, Hinata.

            -  Tu es sûre ?

            - Tes attaques physiques sont inutiles contre lui, et je pense être la seule ici à pouvoir le détruire.

        Les paroles de Haruka étaient sensées, pourtant Hinata craignait de la voir échouer elle aussi dans ce combat. Jusque là, Kurisato n'a fait qu'encaisser passivement chacune de mes technique, mais il ne se contentera certainement pas de cela. Il va attaquer à un moment ou à un autre. A moins... qu'il ne l'ai déjà fait. Cette immobilité cache quelque chose. Il n'a pas bougé depuis le début parce qu'il n'en a pas besoin, et que ses techniques doivent agir à distance, sans que l'on s'en rende compte. Il représente en lui-même une défense absolue doublée d'une attaque lente et indétectable...  

            -  Hinata ! fit Harkua d'une voix grave. Si jamais j'échoue, je veux que tu fuie immédiatement.

            -   Quoi ?

      Pas un seul instant Hinata n'avait songé à abandonner Haruka derrière elle, et encore moins Naruto. Après tout, c'était pour le sauver qu'elles étaient venues ici. Jamais Hinata n'avait fui un combat, même contre beaucoup plus fort qu'elle, car c'était sa voie de ninja, son ninpo.

            -  Ce que je vais tenter est extrêmement risqué, continua Haruka. Et si je me suis trompée, ma vie s'arrêtera probablement ici. Je ne veux pas que ce soit pareil pour toi. Tu as compris ?

         Hinata ne parvint pas à répondre, mais elle put au moins hocher la tête en signe de compréhension, même si elle ne partageait pas cette idée. Aussitôt, Haruka s'élança vers son adversaire, courrant aussi vite qu'elle le pût tout en accumulant une énorme quantité de chakra dans sa main. Une fois de plus, Kurisato n'esquiva pas le coup et attendit patiemment sans broncher. Le poing d'Haruka traversa l'ombre physique du démon comme on traverse une cascade d'eau, sans lui causer le moindre dégât, pour réapparaître de l'autre côté.

            -  C'est inutile, dit Kurisato de sa voix froide et détachée. Tout ce que vous tenterez contre moi échouera.

            -   Au contraire, fit Haruka avec un sourire de triomphe. J'ai réussi !

        Rapidement, elle retira sa main du corps impalpable de l'entité démoniaque qui restait toujours immobile. Puis, subitement, le démon fut prit de profonds tremblement au niveau des mains, qu'il leva pour les regarder, tentant de comprendre d'où venait ces mouvements involontaire. Les tremblements devinrent de plus en plus violents, et s'étendirent au reste du corps de Kurisato qui se mit soudain à hurler de douleur, se prenant la tête entre ses mains en tombant à genoux. Ses cris remplirent la caverne et la firent trembler plus fortement que l'avait fait la tornade d'Hinata, manquant de percer les tympans des deux jeunes filles qui essayait de protéger leurs oreilles de cette torture.

         Le corps de Kurisato se mit alors à s'effondrer sur lui-même, comme s'il tentait de s'aspirer. Ses membres se recroquevillèrent petit à petit, broyés par une force les comprimant de plus en plus jusqu'à ne rien laisser qu'une minuscule tache d'ombre sur le sol, qui s'effaça comme de l'eau qui s'évapore. 

            -   Qu'est-ce que... murmura Hinata, incrédule. Que s'est-il passé ?

            -  J'ai compris que pour incarner le vide infini, Kurisato devait être lui-même vide. Il n'avait aucune émotion, aucune personnalité. Je lui ai donné tout ça.

            -   Comment ?

            -  Lorsque je l'ai touché, j'ai imprimé tous mes souvenirs dans mon chakra et je l'ai laissé l'absorbé. Cela a créé quelque chose en lui, une prise de conscience de son existence qu'il a ensuite cherché à éliminé, ce qui l'a conduit à se détruire lui-même.

        Soudain, la sphère d'ombre qu'avait créé Kurisato disparut elle aussi, laissant Naruto tomber sur le sol, épuisé. Immédiatement, Hinata accourut vers lui :

            -   Naruto !

         Il était pâle, froid, comme s'il avait perdu beaucoup de sang, et alors que la jeune fille activait son Byakugan, elle vit que sa quantité de chakra était extrêmement faible. Mais le plus étrange, c'était que le chakra de Kyuubi avait presque complètement disparu, comme s'il s'était volontairement échappé de son sceau pour protéger le garçon. Hinata n'était pas ninja-médecin, mais elle pût au moins donner un peu de son propre chakra pour maintenir en vie Naruto. En tout cas, suffisamment longtemps pour le ramener au village de Kumo s'il n'était pas trop tard.
par Jack-115 publié dans : Naruto et la Main de l'Ombre
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Mardi 30 septembre 2008

CHAPITRE VINGT



1937 unités de temps du 1er jour de l'Ere de la Révolte / surface de Halo.


    Le combat durait déjà depuis plusieurs minutes, et n'avait pourtant pas diminué en intensité. Tandis que l'ancien commandant suprême affrontait son mortel ennemi dans un duel acharné au centre de la salle, les autres héros sangheilis et leurs nouveaux alliés humains combattaient les jirlahanes tout en essayant de stopper l'activation de Halo. Le bâtiment tout entier tremblait sous les mouvements des énormes mécanismes qui préparaient la mise à feu destructrice, des éclairs d'énergie illuminant l'abyme en dessous où de titanesques machines s'éveillaient de leur sommeil millénaire. A chaque seconde, toute cette installation menaçait de délivrer son énergie dévastatrice.

     Le moniteur était désormais libéré et flottait dans les airs en observant avec son amusement habituel la mise en place de l'activation de Halo, tandis que Johnson et son amie humaine, Miranda Keyes, le questionnaient sur la manière d'arrêter le processus. De leur côté, Irul et Elda faisaient face à une importante meute de jiralhanaes qui tentaient d'intervenir dans le duel principal. Les soldats de Tartarus étaient des troupes d'élite selon les normes des jiralhanaes, ce qui signifiait qu'ils étaient parmi les plus brutaux et les plus forts de leur espèce. Mais ces critères ne signifiaient rien face à la parfaite maîtrise des deux sangheilis dans leurs disciplines respectives. Elda s'était place sur une plate-forme haut placée qui tournait continuellement tout autour de la salle de contrôle, lui permettant d'atteindre à peu près n'importe qui tout en étant presque inaccessible. De son côté, Irul tendait des embuscades meurtrières sur le chemin menant au centre de la salle, frappant avec la vitesse et la précision de l'éclair.

       Malgré le fait que la situation était en train de tourner à son désavantage, Tartarus restait toujours aussi confiant. Les promesses des prophètes lui donnant autant d'espoir qu'elles ne lui dérobaient sa raison, l'empêchant de comprendre l'évidence. L'épée énergétique de son adversaire était continuellement déviée par son Dargoy, ce formidable bouclier énergétique forerunner que même les plus importants sangheilis n'avaient jamais été autorisés à porter. Son énorme marteau gravitationnel frappait le sol de tout son poids en créant de terribles et mortelles ondes de choc qui faisaient s'envoler tout objet à portée. 

        Orna se sentait nettement désavantagé par rapport au jiralhanae qui jubilait en cherchant à l'écraser sous son arme. Chacune de ses tentative de pénétrer le Dargoy se révélait être un lamentable échec qui le laissait souvent vulnérable, risquant à chaque fois de donner à Tartarus l'opportunité de le tuer. Je ne peux pas le battre aussi simplement, pensa-t-il. Il doit bien y avoir quelque chose dont ce bouclier ne le protège pas...

            -  Le Grand Voyage est presque là, hérétique ! lança Tartarus. Ta race d'incapables sera anéantie tandis que les jiralhanaes suivront les prophètes vers le domaine des dieux !

            -  Imbécile ! Les prophètes t'utilisent comme ils m'ont utilisés ! Les anneaux ne vous apporteront jamais la transcendance !

            -   Tes paroles m'irritent les oreilles, traître !

        Orna savait parfaitement qu'il ne parviendrait jamais à raisonner Tartarus. Les innombrables faveurs des prophètes avaient aveuglé le chef de meute jiralhanae, le transformant en un sombre pantin de leur destruction. Orna cherchait seulement à gagner un peu de temps pour trouver un plan d'action.

         Pendant ce temps, Guilty Spark expliquait la procédure d'arrêt d'urgence de Halo aux humains, qui peinaient à comprendre ce qu'il disait :

            -   ... par rapport aux rapports de situations des derniers 49 degrés de cycle, une interruption de la mise à feu est fortement déconseillée. Sans compter que...

            -   Peu importe ! l'interrompit Miranda avec une lassitude rageuse. Comment est-ce qu'on l'arrête ?

            -  Selon les protocoles 4234-A à J, il existe plus de 9.482 manières différentes d'arrêter la séquence de mise à feu. En prenant en considération vos capacités d'actions actuelles, je dirais que le moyen le plus simple est de retirer l'Index du panneau de contrôle principal.

            -   Compris, fit Johnson. Je m'en charge, m'dam !

       Le sergent saisit alors une carabine à plasma et s'avança vers l'énorme plate-forme au centre de la salle, où s'affrontaient Orna et Tartarus. En voyant arriver l'humain, le chef de meute changea brusquement d'attitude, détournant totalement son attention du sangheili pour intercepter le nouvel arrivant. D'un pas lourd, il avança vers le bord de la plate-forme où se trouvait Johnson, qui commença à douter sérieusement de ses chances de passer. Orna profita immédiatement de cette diversion en se précipitant dans le dos de Tartarus et le saisir à deux mains par son armure. Utilisant l'élan de sa course, il pivota sur ses appuis et employa toutes les forces qu'il lui restait pour projeter le grand jiralhanae par-dessus l'extrémité de la plate-forme.

       Alors qu'il était précipité vers le vide en contrebas, Tartarus réussi à agripper le rebord métallique avec l'une de ses mains, lâchant son marteau qui alla s'écraser quelques centaines ou quelques milliers de mètres plus bas. Et là, impuissant, il compris que son combat était finit.

       Rapidement, Johnson alla au panneau de contrôle et retira l'Index. Aussitôt, les lumières et les éclairs qui animaient la salle disparurent et les tremblements cessèrent instantanément. Le noir complet succéda à cette surcharge d'activité, laissant l'anneau totalement inactif, comme éteint. Les seules lumières qui restaient étaient celles des armures des sangheilis qui commençaient à investir la structure forerunner de toute part, finissant de massacrer les jiralhanaes. Cela donnait à la gigantesque salle l'équivalent d'un ciel étoilé, suffisant pour distinguer les formes et les reliefs tout en ajoutant une légère teinte bleutée. 

       Irul et Elda s'approchèrent d'Orna pour observer Tartarus, qui restait suspendu à sa prise sans pour autant perdre sa foi insensée.

            -   Ne pensez pas que cette victoire suffira à nous interdire le Grand Voyage, fit-il d'un ton moqueur. Le Saint Prophète de la Vérité a trouvé d'autres moyens.

            -   D'autres moyens ? répéta Orna.

            -   Oh oui... mais je ne vous dirai rien, hérétiques. Le Chemin s'ouvrira bientôt pour moi, et je n'attendrai pas longtemps dans l'autre monde.

            -   Nous devons partir d'ici, suggéra Irul. La flotte sait peut-être où Vérité est parti.

      Orna acquiesça. Mais avant de se retirer, il lança un dernier regard à Tartarus, et vit sur le visage de celui-ci une expression qu'il avait du mal à traduire.

            -   Qui a-t-il ? lui demanda-t-il sans la moindre complaisance. N'es-tu pas pressé de rejoindre le monde des ombres ?

        L'expression du jiralhanae s'accentua alors qu'il détournait le regard, et Orna comprit alors que c'était de la gêne.

            -    Je... je ne veux pas... pas comme ça.

            -    Voici au moins un sentiment que je peux comprendre.

        Tartarus regarda alors son ennemi dans les yeux, comme s'il n'était pas sûr qu'Orna était sincère. Puis, voyant que ce n'était pas un mensonge, il porta sa main libre à sa ceinture et désactiva la protection du Dargoy, faisant disparaître l'aura blanche qui l'entourait. Orna saisit alors son épée énergétique.

            -   Nous n'étions pas faits pour être alliés, avoua l'ancien commandeur. Mais en tant qu'adversaires, vous êtes l'une des races que je respecte le plus.

         Tartarus ne répondit rien, et ne montra aucun changement d'attitude. Peut-être ne comprenait-il pas le sens de ces paroles, ou peut-être y était-il indifférent. Peut-être aussi voulait-il paraître impassible devant cette confession afin de conserver le peu d'honneur qui lui restait, mais le fait est qu'il accueillit l'épée d'Orna comme un cadeau lorsque celle-ci lui transperça la gorge. Ainsi il recevait une mort digne d'un guerrier, la plus belle fin que pouvait espérer les membres de ces races de combattants qu'étaient les jiralhanaes et les sangheilis.

       Alors qu'il voyait le chef de meute tomber vers les abysses ténébreux de Halo, Irul se demanda s'il recevrait un jour une fin semblable, et quand est-ce qu'une telle mort viendrait le prendre. Il pensa à Elda, et à la vision qu'elle pouvait avoir de cette nécessité de mourir dignement comme un véritable guerrier, laissant sa vie dans le combat pour l'honneur de sa race. La notion de survie n'était pas quelque chose de très important chez les fils de Sanghelios, car la plupart ne voyaient autour d'eux que des frères de sang et des aides de combat. Chaque soldat était presque sans attache, et se contentait de respecter l'honneur de ses ancêtre, ce qui revenait à respecter l'honneur de sa race. Mais Elda et lui avaient autre chose en plus. Un lien d'une force telle que toute leur vision de la vie et de la mort en étaient transformées pour devenir autre chose, qu'il ne parvenait pas encore à comprendre totalement, mais qu'il se promit de découvrir.

       Pendant ce temps, les deux humains n'avaient pas perdu leur temps. Dès que le combat avait cessé et que Halo s'était arrêté, ils avaient commencé à harceler Guilty Spark de question, auxquelles le moniteur répondait avec son charabia technique habituel :

            -   Cette station a subi de très graves dommages suite à l'utilisation des systèmes d'annulation d'urgence qui ont servi à maintenir toute l'énergie de la mise à feu à l'intérieur de l'installation. D'après les protocoles de sécurité 3720-M à V, le système de cette station va devoir redémarrer avant de pouvoir fonctionner pleinement à nouveau.

            -   Et les autres anneaux ? fit Miranda. Que va-t-il se passer maintenant ?

            -   En cas d'arrêt intempestif du protocole de tir, le système tout en entier passe en phase de veille. Les autres installations peuvent donc désormais être activées à distance.

            -    A distance ? Vous voulez dire d'ici ?

            -    Allons, soyez réalistes ! Il n'y a que l'Arche pour pouvoir envoyer un ordre d'une telle importance.

            -    L'Arche ? s'écria soudain Orna plein de surprise.

      Immédiatement, l'ancien commandeur s'avança vers les humains et le moniteur, Irul et Elda marchant juste derrière lui.

            -   J'ai déjà entendu ce nom, dit-il en cherchant dans ses souvenirs. Les prophètes disaient que c'était l'œuvre ultime des forerunner, leur pièce maîtresse dans la mise en place du Grand Voyage. Ils disaient que si les anneaux étaient des chemins menant à la transcendance du physique, l'Arche était cette transcendance elle-même.

            -   De bien curieuses paroles pour désigner une telle installation, commenta Guilty Spark. Je n'arriverais jamais à comprendre l'emploie de tels mots.

            -    Peu importe, fit Miranda. Où est cette Arche ?

            -    Je suis désolé, mais mes créateurs ne m'ont donné que très peu d'informations sur cette structure. Il est mention d'une structure conçue par mes créateurs, qui serait située sur cette planète.

        La lumière au centre du globe métallique qui constituait le moniteur s'intensifia brusquement pour afficher une représentation holographique de la Voie Lactée. Guilty Spark zooma sur une zone précise pour y discerner tour à tour des nébuleuses, des constellations, puis des étoiles et enfin un système solaire. Il ne fallut qu'une fraction de secondes à Miranda et Johnson pour identifier ce système, et sentir en eux une peur gigantesque les envahir.

        C'était le système solaire, et la planète que Guilty Spark désignait était la Terre.


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FIN

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SOMMAIRE

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L'Histoire continue dans L'Arche de l'Alliance

(prochainement)


par Jack-115 publié dans : La Saga du Guerrier de la Foi
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Lundi 22 septembre 2008

CHAPITRE TREIZE : LES PIONS SONT EN PLACE



         Le lendemain, nous examinâmes les documents qui avaient été laissés dans l'installation des hérétiques. La quantité d'information était tout simplement énorme, et n'était rangée selon aucun ordre nous permettant d'en avoir une vision d'ensemble. Afin d'éviter tout incident, je demandai à Eric et Franck de rester sur le Phœnix et de nous attendre. La corruption peut prendre de nombreuses formes, et celle de l'écriture est la plus subtile.

        Par chance, le technaugure Xan-D6 possédait des facultés d'enregistrement incroyablement développées. Ses implants et augmentations cérébrales lui avait donnée la mémoire d'un ordinateur, aussi précise et gigantesque que les systèmes de stockages de données standard de l'Adeptus Mecanicus. De plus, sa nature à moitié cybernétique lui confiait une certaine protection contre l'aura chaotique dont cette pièce était imbibée. A ses côté, Fidge, Rayne et moi-même tentions de comprendre ce qu'étaient en train de préparer Meldios et ses hérétiques en fouillant les pilles de rapports entassés là.

        Ils étaient écrits en Bas Gothique, le langage courrant mais qui, malheureusement, peut varier énormément d'une planète à l'autre. Il devait y avoir au moins une dizaine de dialectes différents employés sur les divers écrits, ce qui signifiait que Meldios avait rassemblé une équipe d'hommes venus de nombreux mondes différents, et qui avaient chacun rédigé ces textes dans leurs langages communs. Je connaissais certaines notions pour deux ou trois de ces dialectes, mais de nombreux détails m'échappaient. Apparemment, ces hommes avaient eut pour tâche d'examiner des artéfacts de natures et d'origines diverses, dont des croquis trop grossiers pour être considérés valables avaient été dessinés à la main. Ils leur avaient fait subir plusieurs tests, et principalement des études de résonance Warp, consistant à connaître le rayonnement émis par ces objets dans l'Immaterium. Et si j'en jugeais par la taille de ces archives, le nombre de ces objet devait être assez inquiétant.

         Leur nature m'étais cependant totalement inconnu. Leurs formes ne ressemblait à rien de ce que je connaissait des artefacts chaotiques communs, ce qui signifiait qu'il devait s'agir d'objets plus importants que de simples armes ou équipements liés au Warp. Ceux qui avaient été chargé de les étudier ne devaient pas en savoir beaucoup plus, et s'étaient contenté d'effectuer leurs analyse sans comprendre réellement ce qu'ils avaient entre les mains. Plus j'étudiais ces rapports, et plus je comprenais que ce qu'était en train de mettre au point Meldios était quelque chose aux dimensions tout simplement titanesques, qui pourrait changer à jamais le visage du secteur Hullerstorm.

        Au bout de plusieurs heures de lecture, j'estimais que nous en avions assez vu et nous retournâmes donc à bord du Phœnix pour prendre un peu de repos. J'en profitai pour prendre à part Xan et l'interroger un peu plus sur sa présence sur Tlosma-II.

            -   J'avais été envoyé ici il y a 38 jours standards de cela, m'expliqua-t-il. Un défaut est survenu dans le fonctionnement de l'une des foreuses des installations minières civiles, et j'ai reçu la noble tâche de le corriger. J'étais alors accompagné par quatre serviteurs techniques.

            -   Et que leur est-il arrivé ? demandai-je.

            -  Ils ont été jetés dans un broyeurs de déchets sur la citée mobile Golius par mes ravisseurs.

            -   J'aimeriez que vous me parliez des bâtiments qui intéressaient les hérétiques, ceux que vous aviez aidé à construire.

            -   Il y en a cinq en tout : le palais du gouverneur Floger de Hullorden, la basilique St Hélène sur Dunerre, la grande place de l'Empereur d'Ouragos, les casernes du bastion Alpha de Kores, et la grande chapelle de la forteresse monastère de Rynn.

        Alors que Xan m'énumérait ces lieux, mon sang se glaça pour devenir plus froid que le vide absolu de l'espace. J'en eut le souffle coupé rien que d'imaginer l'importance de chacun, et pourquoi Meldios avait voulu en connaître plus sur eux.

        Hullorden était le monde-capitale du secteur Hullerstorm, et il abritait de ce fait les plus importants dirigeants des institutions impériales, que ce soit de la Garde Impériale, de l'Administratum, du Munitorum ou même de l'Inquisition. Les régiments de Dunerre étaient la principale force mobilisée pour contenir les Waaagh incessante de l'empire ork de Charadon, qui menaçait constamment pas moins de six planètes impériales. Ouragos la magnifique formait l'une des étapes du pèlerinage vers Terra, et c'est là que se trouvait le siège de l'Eclésiarchie dans le secteur Hullerstorm. Kores était le troisième plus important monde forteresse de ce côté de la galaxie, et l'un des principal ports d'attache de la flotte impériale de cette partie du Segmentum Ultima. Quand à la verdoyante planète de Rynn, il s'agissait du monde chapitral des Crimson Fist, de l'Adeptus Astartes, sur qui reposait une grande part de la protection d'Hullerstorm.

        Tous ces mondes étaient d'une valeur stratégique énorme, et Meldios avait décidé de les détruire. S'il réussissait, des dizaines d'autres mondes deviendraient alors des proies extrêmement faciles pour les nombreux ennemis de l'Imperium. J'ignorais encore totalement comment Meldios avait l'intention d'agir, mais j'étais certains qu'il possédait désormais toutes les cartes pour mettre son plan à exécution.

        Nous n'avions donc plus de temps à perdre.

            -   Nous devons faire route vers l'un de ces mondes, déclarai-je.

            -   Mais lequel, seigneur ?

        Je me dirigeai alors vers la salle principale et sortis une carte stellaire du secteur Hullerstorm. D'après notre position, la capitale Hullorden était la cible de Meldios la plus proche de nous, mais à bien y réfléchir, le palais du gouverneur était une structure bien trop grande pour que nous puissions y découvrir à temps la nature du danger. De plus, je craignais que le gouverneur n'apprécie pas totalement le fait que son palais soit le sujet de fouilles minutieuses ordonnées par un jeune inquisiteur à peine expérimenté. Il serait plus sage d'envoyer un rapport à mon maître Kantores afin qu'il gère l'affaire là-bas, où il aurait beaucoup moins de difficulté à imposer une inspection.

        La deuxième cible la plus proche était le monde-temple d'Ouragos, avec pour lieu-clé la Grande Place de l'Empereur, dans la ville-capitale d'Isanam. J'avais autrefois eut l'occasion d'admirer cet endroit merveilleux érigé à la gloire du Maître de l'Humanité, et je savais donc de quoi il était question. Ce n'était pas le genre d'endroit où il était facile de dissimuler quelque chose, et ce serait probablement le lieu où nous pourrions le plus facilement obtenir des résultats. Sans compter que la population d'Ouragos fait partie des plus pures de tout le secteur en ce qui concerne les mutants et hérétiques. C'était le siège de l'Eclésiarchie et le monde-couvent de l'Ordre du Cœur Valeureux de l'Adepta Sororitas. Nous y trouverions donc très rapidement de l'aide pour notre enquête.

         Sans hésiter, je me dirigeai vers la chambre de Franck, qui était en train de se reposer sur sa couchette. D'une voix que je m'efforçais d'être détendue, je lui ordonnai :

            -  Prépare notre départ. Nous devons nous rendre sur Ouragos.

         Juste avant que nous ne partions, je retournai à la base des hérétiques et mis le feu à la salle des archives.




    La ville sainte d'Isanam, capitale de la planète Ouragos, était resplendissante sous la faible lumière de son soleil. Les sommets dorés ou argentés de ses temples et autres édifices sacrés, érigés à la gloire de l'Empereur, brillaient d'une pâle lumière qui semblait presque surnaturelle. Ou du moins, pour les esprits de simples humains. Chaque jour, des millions de pèlerins posaient le pied sur ce monde sacré, qui faisait partie des étapes du pèlerinage vers la grande Terra. Leurs prières résonnaient à travers toute la planète pour prouver la pureté de leurs âmes, dans le but d'être dignes de faire un pas de plus vers la terre sainte de l'Empereur où ils espérait trouver l'illumination salvatrice. Ainsi, malgré son climat froid et parfois même presque inhospitalier, Ouragos faisait partie des mondes les plus sacrés de tout l'Ultima Segmentum.

     Mais tout ceci ne signifiait rien pour la grande prophétesse Elia Réa.


     Flottant haut dans les airs au-dessus de la ville humaine, la jeune eldar était vêtue d'un simple pagne blanc, comme elle l'avait été dans chacune des visions qu'elle avait eut le long de ces deux derniers siècles. Cette vision là lui était déjà apparue plusieurs fois dans ses rêves, se faisant de plus en plus long d'une nuit à l'autre, comme si à chaque fois elle revoyait un peu plus longtemps le même enregistrement holographique. Mais après plus d'une dizaine de visionnage, le message de ce rêve lui restait obscur, dissimulé à la fin de cette scène qu'elle voyait se rejouer chaque nuit devant ses yeux.

      Elia savait parfaitement que ce rêve était un élément de l'avenir, d'un avenir proche, et dont les évènements ne pouvaient être ignorés. Un cataclysme était sur le point de s'abattre sur ce monde, mais elle en ignorait la nature. La plupart des visions qui venaient à la caste des grands prophètes se manifestaient lorsqu'ils étaient éveillés et qu'ils sondaient le labyrinthe des futurs possibles, mais les présages les plus importants ne venaient qu'en rêve. Et si on en jugeait par l'insistance de celui-ci, son message était d'une importance vitale pour la race eldar.

      Comme à chaque fois, Elia fut transportée par les vents jusqu'à la grande place de la cité sainte humaine. C'était un lieu calme, apaisant, car accessible uniquement à ceux munis d'une autorisation écrite de l'Eclésiarchie, l'ordre religieux qui gouvernait ce monde. Organisée en plusieurs cercles concentriques ascendants, la grande place pavée était ornée de gigantesques statues représentant l'Empereur de l'Hummanité, placé au centre, avec autour de lui les Primarques qui lui étaient restés fidèles durant ce que les humains nommaient l'Hérésie d'Horus. Devant chacun de ces monuments sacrés étaient postées des femmes en armures argentées et aux cheveux blanchis malgré leur jeune âge. Lourdement armées et leurs longues capes ornés de nombreux symboles religieux, ces femmes étaient des sœurs de bataille, la chambre militante de l'Eclésiarchie chargée de protéger tout ce que l'Imperium avait de plus sacré. Le vaisseau-monde d'Elthir, dont Elia était la grande prophétesse, n'avait jamais eut affaire à ces combattantes, mais la jeune eldar savait qu'elles étaient plus que compétentes dans l'exercice de leurs fonctions.

      La vision continua, et Elia flotta lentement vers la statue de l'Empereur qui, depuis le centre de la place, dominait de sa hauteur tout le reste de la ville. Dans le même temps, un cardinal accompagné de sa suite de prêtres gravissait les marches menant à l'imposant édifice d'or pur. Ils étaient vêtus de leurs amples habits de cérémonie, et allaient sans doute procéder à quelques rituel propre à leur religion car les gardiennes s'écartèrent sans rien dire à leur approche. La dernière fois, la vision d'Elia s'était arrêté à cet instant, et alors qu'elle ignorait quant est-ce qu'elle finirait par se réveiller, la grande prophétesse concentrait toute son attention sur la délégation qui approchait de la statue.

      Devant le monument se tenaient plusieurs sœurs de batailles faisant partie des troupes d'élite que l'on nommait les Célestes. Reconnaissables au casque blanc orné de la fleure de Lys qu'elles portaient, ces troupes resplendissaient de pureté, dégageant autour d'elles une incroyable force de conviction. Bien qu'Elia était à l'abris des croyances de cette race, elle était fascinée par la prestance de ces femmes et par la dévotion dont elles faisaient preuve. Elles étaient menées par une sœur supérieure, dont les nombreux sceaux de puretés témoignaient des actes de foi qu'elle avait accompli tout au long de sa vie.

     C'est cette sœur supérieure qui s'avança vers le cardinal pour s'incliner respectueusement devant lui, tandis que ses guerrières mettaient un genoux au sol.

            -  Mon seigneur Tantius, dit-elle lentement. Nous sommes honorées par votre présence.

      Mais le cardinal ne répondit que par un sourire sadique, doublé d'un regard de fou. Puis, avec une rapidité déconcertante, il dégaina une longue épée scintillante de sous sa robe et frappa la sœur supérieure qui s'effondra dans une gerbe de sang. L'instant d'après, ses prêtres sortirent d'étranges armes soniques et ouvrirent le feu sur les célestes. Les guerrière n'eurent pas le temps de réagir, et malgré la protection de leurs armures énergétiques, les projectiles démoniaques qui sortires des armes des prêtres transpercèrent leur corps aussi facilement que si elles avaient été nues.

      Attirées par le bruit des coups de feu, les autres guerrières postées sur la place gravirent les escaliers menant à la statue de l'Empereur afin de venger leurs sœurs. Mais les prêtres tournèrent leurs armes soniques vers elles et les forcèrent à se mettre à couvert. Pendant ce temps, le cardinal s'avança vers la sœur supérieure qui agonisait sur le sol pavé. Faisant preuve d'une force surnaturelle, il la souleva d'une seule main par le cou et la plaqua contre la statue. Le rictus de douleur qui tordait le visage de la vétérante s'accentua alors qu'elle affrontait le regard dément de celui qui avait autrefois été un humain.

       Le cardinal leva soudain sa lame démoniaque et la plongea dans la poitrine de la femme, transperçant entièrement son corps pour la clouer à la statue de l'Empereur. La sœur fut soudain agitée de nombreuses convulsions de plus en plus violentes, et une douleur intense lui arracha un cri qui réjouit son bourreau. Puis, brusquement, tout son sang s'échappa de son corps en une multitude de flots qui aspergèrent le monument sacré, et alors que le cardinal s'éloignait d'elle, l'espace commença à se déformer autour de la statue. La lumière elle-même fut aspirée par le gigantesque portail qui s'ouvrit sur le Warp, et d'où une multitude de démons se mit à surgir sous les yeux ravis du cardinal possédé.

       C'est à ce moment qu'Elia se réveilla.

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SOMMAIRE

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par Jack-115 publié dans : ILLUMINATI
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Vendredi 19 septembre 2008

CHAPITRE DIX : LE DEFI DES OMBRES



      Jacurutu n'avait plus rien à voir avec la prison de lumière qu'elle était autrefois. Les fresques sa grande porte semblaient vivants, leurs ombres s'étirant mystérieusement en tous sens sans aucune logique. A l'intérieur, tout n'était plus que ténèbres absolue et obscurité totale, un domaine d'incertitude aussi dangereux que l'enfer lui-même. Entrer là-dedans revenait à se jeter du haut d'une falaise dans une mer de requins, Naruto et ses amies le savaient bien. Hinata ressentait déjà les effets néfastes qu'avait la présence de Kuro sur la Pierre Florale, celle-ci cherchant à se protéger par tous les moyens en puisant dans les forces de la jeune fille. Déjà elle trébuchait alors qu'elle marchant le long de la corniche menant à la porte de Jacurutu. Ses yeux se voilaient, les extrémités de son champs de vision se remplissant de ténèbres.

      Naruto ne pouvait plus supporter de la voir comme cela. Alors qu'elle trébuchait à nouveau, il la prit dans ses bras et l'éloigna de l'antre des ténèbres pour la déposer sur un rocher. Puis il se tourna vers Haruka et lui dit :

            -  Finalement je vais y aller seul. Veilles sur Hinata pendant que je m'occupe de Kuro.

            -   Mais tu vas te faire tuer ! fit-elle aussitôt.

            -  C'est possible, mais pas sûr. Je vais le défier en duel, et je doute qu'il refuse. Et si Kyuubi me permet de le vaincre, il y a des chances pour que ses sbires se tirent.

            -   Tu es prêt à risquer ta vie là-dessus ?

            -   Si cela permet de protéger Hinata, oui.

       Pendant ce temps, l'héritière des Hyuuga retrouvait peu à peu ses facultés. Ses yeux retrouvaient leur lueur habituelle, et sa respiration redevenait normale. Pourtant, elle ne parvint pas à dire un seul mot en entendant les parole de son amour qui acceptait ainsi de se sacrifier pour elle. Naruto posa une main sur sa joue afin de la rassurer, ses yeux plongés dans ceux d'Hinata pour y déclarer plus de chose que pourraient l'expliquer tous les mots du monde.

            -   Ne t'en fais pas, lui dit-il. Je m'en sortirais.

       Le garçon laissa sa tendre moitié aux soin d'Haruka et pénétra dans le sanctuaire corrompu. Alors qu'il progressait sans peur dans les ténèbres, il s'adressa intérieurement au démon qui se trouvait en lui : 

            «   Kyuubi... jusqu'ici, je t'ai toujours considéré comme une malédiction qu'on m'avait imposé. Mais aujourd'hui, je comprends que j'avais pris tout le problème à l'envers. En réalité, c'est moi qui suis ta malédiction, et c'est toi qui doit l'accepter. Alors maintenant, tu vas m'obéir !

            «    Oh ! Le gamin présomptueux sors ses griffes... Très bien. Que veux-tu ?

            «    Donne-moi ton pouvoir.

      Le Démon-Renard ne répliqua pas. Il n'en était plus capable. Rapidement, le chakra incandescent de Kyuubi s'échappa du sceau d'enfermement et diffusa à travers le corps de Naruto. Des flammes naquirent autour de lui, éclairant l'antre sans pour autant consumer ses habits. Une force incroyable rempli chacun de ses muscles alors que ses ongles se transformaient en griffes et que ses dents devenaient des crocs, lui donnant une formidable impression de puissance.

       Lorsqu'il arriva au milieu de la première salle, où les affaires de Sasuke étaient restées depuis leur départ, il s'arrêta pour hurler à qui pouvait l'entendre :

            -   Kuro ! Je sais que tu es là ! Montre-toi si tu n'es pas un lâche !

       La réponse du démon de l'ombre fut instantanée : il apparut juste devant Naruto, surgissant de l'ombre comme un nageur percerait la surface d'un lac, et avança droit vers le garçon d'un pas lent. Il avait retrouvé sa forme démoniaque si imposante, qui faisait passer Naruto pour un enfant.

            -   Insolent... tu oses revenir ici ?

            -   Je suis venu pour me battre avec toi, et te renvoyer en enfer !

            -   Vraiment ? Et comment comptes-tu accomplir ce miracle tout seul ?

            -   Ca c'est mon problème.

       Le visage d'ombre de Kuro ne pouvait exprimer aucune émotion, mais le léger rire d'amusement qu'il lâcha suffit à montrer qu'il acceptait le défi.

       C'est alors que les trois autres démons que le seigneur des ténèbres avait rappelé apparurent pour encercler Naruto, mais ils ne firent aucun geste dans sa direction. Ils se placèrent contre les parois du sanctuaire afin d'observer le combat.

-   Saches que si tu perds, lança Kuro d'un air menaçant, ton âmes m'appartiendra.

            -   Il faudrait donc d'abord que je perde.

      Là-dessus, Naruto libéra un peu plus du pouvoir de Kyuubi, et les flammes qui l'entouraient grandirent aussitôt. Avec une rapidité surhumaine, il bondit sur Kuro pour le frapper, mais celui-ci s'effaça en un instant dans les ombres pour apparaître l'instant suivant dans le dos du garçon. Naruto se retourna en un éclair pour réagir, balayant l'air de ses mains griffues, mais le Grand Démon lui fila une fois de plus entre les doigts. Pendant plus d'une minute, Kuro joua avec les réflexes de son adversaire qui s'acharnait à vouloir mettre la main sur cette ombre vivante. Puis il prit le combat au sérieux.

       Kuro ne se contentait plus de tenter de bêtes attaques et usait désormais de feintes, de contre-attaques et d'esquives astucieusement combinées pour mettre à mal le garçon. Plusieurs fois, il parvint à lacéré Naruto en visant d'abord ses membres. Mais grâce au pouvoir de Kyuubi, le jeune Uzumaki faisait preuve d'une incroyable endurance et ne faiblissait pas malgré ces blessures qui auraient mis hors de combat tout homme normal. L'intense lumière que diffusaient ses flammes le protégeaient également du véritable danger que recelaient les attaques de son adversaire. Un danger qu'il ne pouvait même pas imaginer. Malheureusement, le chakra de Kyuubi avait un effet désastreux sur ses facultés de réflexion, ne laissant en lui qu'un instinct bestial.

        Puis, Kuro cessa brusquement de se battre. Il s'arrêta au beau milieu de la cavité du sanctuaire et attendit. Lorsque Naruto se jeta sur lui, le Grand Démon fit apparaître d'épaisses chaînes d'ombre qui s'animèrent comme autant de serpents affamés pour envelopper le garçon et l'immobiliser. Les flammes de Kyuubi furent absorbées par la matière noire démoniaque des chaînes, et même la force surhumaine dont l'avait doté le Démon-Renard ne suffisait pas à les briser. Il était impuissant.

            -   Tu m'as suffisamment amusé maintenant, fit Kuro. Ton âme m'appartient.




         Haruka ne savait plus combien de temps s'était écoulé depuis que Naruto était parti. Par mesure de précaution, elle avait conduit Hinata au plus profond de la cheminée du volcan, afin de l'éloigner le plus possible de Kuro. Car tout comme la jeune Hyuuga pouvait ressentir l'aura diabolique du Grand Démon, celui-ci était capable de percevoir la présence de la Pierre Florale. Là, dans une petite cavité où elle pouvait librement créer un peu de lumière grâce à sa technique ninja d'illusion lumineuse, Haruka veillait sur son amie avec l'attention d'une mère. La petite flamme de chakra vert pâle qu'elle avait créée dans la paume de sa main droite éclairait suffisamment l'endroit pour rassurer Hinata, dont l'inquiétude n'avait pas disparu depuis tout ce temps.

         Et soudain, Hinata eut un sursaut.

            -   Kuro... murmura-t-elle.

            -   Quoi ? fit Haruka inquiète.

            -   Il... il a quitté Jacurutu. Je l'ai senti... un bref instant.

            -   Ca veut dire que Naruto...

        Haruka n'osa pas terminer sa phrase. Le simple fait d'avoir pensé que Naruto ait échoué lui faisait honte. Son regard trouva celui d'Hinata, où régnait la peur et une mortelle appréhension qui la faisait trembler de tout son être.

            -  Allons voir, fit Haruka en offrant sa main à son amie.

        Ensembles, les deux jeunes filles remontèrent la cheminée du volcan jusqu'à l'entrée de Jacurutu. La porte avait été entièrement détruite, oblitérée par un pouvoir terriblement puissant, et qui était probablement la raison pour laquelle Hinata avait put ressentir la présence de Kuro. Le seigneur démon avait sans doute voulu faire disparaître la gigantesque fresque racontant la chute de son empire, un passé qu'il voulait désormais effacer avec le sang des hommes. Alors qu'elles passaient le seuil, Haruka pensa à diminuer l'intensité de sa flamme artificielle, mais Hinata lui demanda de ne rien changer.

         C'est alors qu'elles aperçurent, au fond de la première salle, une grande forme ronde et sombre. Alors qu'elles s'approchaient, Haruka s'aperçut que sa lumière n'arrivait pas à éclairer cet objet, qui était une sphère de deux mètres de haut faite de pure ombre.

            -  Mais qu'est-ce que c'est que ça ? lâcha la fille de la Balance.

            -  Ceci ? Ceci est mon chef-d'œuvre !

        La voix qui avait répondu semblait venir de partout et de nulle part à la fois, et paraissait à la fois extrêmement proche et infiniment lointaine. C'était comme si chaque mot était prononcé depuis chaque point de l'espace par un être omniprésent. Mais cette voix était également dénuée d'émotion, froide et détachée.

            -  Qui êtes-vous ? cria Hinata en surmontant sa peur.

        Soudain, une silhouette émergea de l'ombre à l'autre extrémité de la salle. D'assez petite taille, il était le plus frêle des trois démons que Kuro avait rappelé de l'enfer des ténèbres, paraissant même plus fragile et fluet que la délicate Makura. A première vue, il semblait donc très faible, mais Hinata et Haruka savaient qu'il ne fallait pas se limiter à cette simple apparence. De sa voix omniprésente, le démon déclara :

            -   Je suis Kurisato, démon majeur du Vide et du Désespoir Ténébreux. Et vous... vous n'êtes rien.
par Jack-115 publié dans : Naruto et la Main de l'Ombre
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Lundi 15 septembre 2008

CHAPITRE DIX-NEUF



1937 unités de temps du 1er jour de l'Ere de la Révolte / surface de Halo.


        L'énorme scarab s'était mis en mouvement avec à son bords une dizaine de guerriers sangheilis parmi les plus puissants, ainsi que le sergent Johnson et ses hommes. Irul, Orna et Elda s'étaient postés sur la plate-forme extérieure afin d'observer de leurs propres yeux la bataille vers laquelle le tank-insecte avançait lourdement. Les troupes de l'Alliance n'avaient pas cédé un seul pouce de terrain malgré l'acharnement des rebelles, et d'énormes pertes avaient été subies dans les deux camps. Il était temps que cela cesse.

        L'arrivée du scarab provoqua un grand changement dans l'activité des forces engagées devant la salle de Contrôle : les pièces d'artillerie furent calibrées pour cibler le colosse de métal et des escadrilles de chasseurs banshees foncèrent pour l'intercepter. Bien sûr, cela donna un peu de répit à l'infanterie sangheili, mais Irul craignait que le scarab soit détruit avant même d'avoir rempli son rôle. Heureusement, il s'était préparé à cette éventualité :

            -   Opérateurs ! ordonna le commandant dans sa radio. Faites stopper le scarab ! Visez les tourelles anti-aériennes ennemie avec le canon principal !

       L'énorme engin s'immobilisa alors et lâcha l'équivalent des réserves plasmatiques de dix chars Apparitions sur l'artillerie de l'Alliance. En quelques secondes, un peu moins de la moitié des batteries anti-aériennes ennemies furent réduites en poussière, pulvérisées en millions de débris surchauffés qui causèrent encore bien des dégâts à tout ce qui se trouvait aux alentours. Après qu'un deuxième tir massacra l'autre moitié des pièces d'artillerie, Irul mit en place la suite de son plan :

            -   Dawn of Redemption ! Lancez l'attaque immédiatement !

        Cet énorme croiseur de combat sangheili s'était placé juste hors de portée du système de défense jiralhanae, attendant une occasion d'employer toute la terrible puissance de ses canons et de ses escadrilles. Il ne lui fallut que quelques instants pour faire sortir l'ensemble des appareils de combat que contenaient ses soutes et relancer ses propulseurs à pleine puissance. Un immense combat aérien commença entre les escadrilles jiralhanaes et celles du Dawn of Redemption, laissant au scarab toute la liberté nécessaire. Alors que le colossal insecte de métal avançait implacablement vers la Salle de Contrôle, il délivrait une véritable tempête de destruction sur les instruments des prophètes. Ces dernières comprirent alors que leur parfait système de défense possédait une importante faiblesse : ils ne disposaient d'aucun couloir de fuite par lequel battre en retraite.

         L'armée sangheili massacra sans pitié ceux qui avaient osé se croire plus fort que eux, libérant toute la fureur que contenaient leurs cœurs sur les quelques adversaires encore vivants sur le champ de bataille. Lorsque le Dawn of Redemption arriva à quelques centaines de mètres de la Salle de Contrôle, plusieurs de ses canons tirèrent sur ce qui semblait être l'entrée principale de la structure forerunner. Cette formidable puissance de feu fut augmentée par celle du scarab qui, désormais, ne pouvait plus cibler le cœur de la bataille de peur de toucher des troupes sangheilis. Même les matériaux hyper-dense que seuls les forerunners avaient réussi à manipuler ne put résister à une telle quantité d'énergie destructrice, et une partie du bâtiment s'effondra pour créer un trou d'une quinzaine de mètres. 

            -   Orna, fit Irul en se tournant vers l'ancien commandeur, il est temps d'en finir avec Tartarus.

            -    Je crois aussi. J'ai un vieux compte à régler avec lui.

            -    Je viens avec toi, Irul, intervint Elda en épaulant son fusil. Et n'essaye pas de m'en empêcher.

         Irul s'amusa de la manière avec laquelle la sangheile cherchait à rester auprès de lui. Et il ne lui en voulait pas, au contraire. Elle était sa nouvelle raison de vivre et de combattre, sa force et son espoir d'avenir. A aucun moment de sa vie il n'avait autant ressentit le besoin de l'avoir à ses côtés. Un long silence se créa alors qu'Irul et Elda se regardaient les yeux dans les yeux, s'échangeant une quantité incroyable de paroles au travers de leurs pupilles.

            -   Hé les amoureux ! intervint Johnson avec son humour habituel. N'espérez pas aller botter le cul de ce grand macaque sans moi ! Je viens aussi !

            -  Entendu, sergent, fit Irul. Mais j'espère que vous savez piloter un banshee au moins ?

            -    Vous plaisantez ? Les commandes de vos joujoux n'atteignent même pas le niveau de complexité d'une machine à café.

            -    Très bien. Alors suivez-nous.

        Le petit groupe descendit du scarab dont les jambes se plièrent au maximum pour les amener au niveau du sol, puis ils avancèrent vers les ruines du champ de bataille, savourant la victoire qu'ils avaient apporté aux forces séparatistes. Mais ce n'était pas le moment de traîner. Irul ordonna que quatre chasseurs banshees soient mis à leurs disposition, ce qui fut fait en un rien de temps, et ils décollèrent alors pour un court vole vers l'entrée de la Salle de Contrôle. Les débris ne facilitèrent pas leur atterrissage, aussi Irul sauta de son appareil en plein vole pour laisser le peu de place disponible pour ses amis. Au milieu des décombre, le jeune commandeur put voir les corps de plusieurs jiralhanaes en armure lourdes, écrasés sous des blocs qui, même lorsqu'ils faisaient la taille d'un poing, pesaient facilement une tonne.

        Lorsque la petite équipe pénétra dans ce qui semblait être un grand hall d'entrée, une escouade de brutes surgit d'un couloir. Elda fut la plus rapide et lâcha un tir qui transperça le crâne du chef de meute ennemi, laissant ses subordonnés fous de rages mais totalement désorganisés. Les cinq grands combattants jiralhanaes restant jetèrent leurs armes et voulurent charger, mais furent interceptés par Irul et Orna qui dégénèrent leurs épées plasma. La fureur qui habitait les serviteurs des prophètes ne servaient à rien face à la parfaite maîtrise des arts du combat que recelaient le commandeur et son maître. C'était comme frapper une tornade en espérant la faire s'arrêter : Peut importe la force qu'ils y employaient, c'était inutile.

       Une fois cette piètre résistance écartée, le groupe put enfin pénétrer dans le cœur de la Salle de Contrôle de Halo.

       Tartarus était là devant le panneau de contrôle principal, entouré de quatre de ses semblables. L'un d'eux retenant l'Oracle entre ses pattes. L'Index scintillait dans la main droite de Tartarus, tandis qu'avec la main gauche il tenait fermement une jeune humaine par l'épaule. Cette dernière portait un uniforme gris sans aucune protection, et ses cheveux noirs coupés courts entouraient son visage d'une aura de beauté ténébreuse. Tartarus était dans une colère noire, apparemment causée par le tempérament de l'humaine, et Orna n'attendit pas pour intervenir :

            -   Tartarus ! Arrête !

            -   Impossible ! lâcha le chef des brutes en reconnaissant cette voix.

            -   Lâche cette icône ! Tu vas tous nous condamner !

            -   Votre pitoyable race va s'éteindre avec notre entrée dans le Grand Voyage, traître.

       Orna secoua la tête d'un air de dépit. L'entêtement des jiralhanaes était aussi fort qu'il ne l'était autrefois chez les sangheilis. Les faveurs qu'ils avaient reçues des prophètes leur avaient monté à la tête, et les avaient rendus aveugles à la vérité pour faire d'eux les plus parfait serviteurs.

            -   Inutile de parlementer avec eux Orna, intervint Irul. Récupérons l'Index et partons d'ici. La flotte nous attend.

            -    Vous avez raison, Irul.

        Seulement, Tartarus ne l'entendait pas de cette oreille. Rapidement, il plaça l'Index dans la main de l'humaine et la força à l'introduire dans le panneau de contrôle. Aussitôt, toute la salle se mit à trembler. L'énorme plate-forme qui flottait au centre de la pièce se sépara en trois étages dont le centre se retrouva traversé par un rayon lumineux d'un blanc aveuglant tandis que d'autres éléments tournait tout autour et qu'un infinité de mécanismes laissaient percevoir la cacophonie de leur fonctionnement.

            -  Telle est la volonté des prophètes, récita Tartarus. Et par notre dévotion, nous gagnerons noter place auprès d'eux dans le Grand Voyage !

            -    Fou ! lâcha Irul. Je vais te faire regretter le sort de ton frère !

       Mais alors que le jeune sangheili s'avançait vers Tartarus, Orna le retint par le bras.

            -    Irul, fit l'ancien commandant d'une voix dénuée de sentiment. Laissez-le moi. Il me doit une vie. Occupez-vous plutôt de ses larbins pendant ce temps, et veillez à ce qu'ils ne me gênent pas.

       Il n'en fallait pas plus pour convaincre Irul. L'antipathie qu'il avait pour le frère de Bracktanus n'était rien comparée au désir de vengeance qui bouillait dans chaque veine de celui que Tartarus avait destitué et marqué à vie. D'un hochement de tête, il montra son accord à Orna, puis ils chargèrent tous deux les jiralhanaes.

par Jack-115 publié dans : La Saga du Guerrier de la Foi
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