Profil de Jack-115




Nom : Comeau-Montasse

 

Prénom : Thibault

 

âge: 22 ans

 

job: étudiant (BTS Contrôle Industriel et Régulation Automatismes)

 

localisation: Tronville, Meurthe-et-Moselle, Lorraine, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice

 

passions: musique, jeux vidéos, warhammer, et bien sûr, écriture 


M'ECRIRE


ARCHIVE DES NEWS


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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /2009 19:23

CHAPITRE VINGT : LES SERVANTS DE L'ENFANT-ETOILE



            -  Un illuminati ? répétai-je. Mais qu'est-ce que c'est ?

            -  Pour comprendre la réelle nature des illuminatis, tu dois d'abord connaître celle des psykers.

       A la mention de ce dernier mot, je ne pu m'empêcher d'esquisser un rictus de dégoût. Après tout, j'étais l'antithèse de ces êtres si étranges, leur Némésis absolue, le seul genre d'adversaire contre lesquels ils se retrouvaient toujours impuissants. De plus, si mes facultés d'Intouchable mettaient mal à l'aise la plupart des personnes normales, les psykers étaient incapables de supporter ma simple présence. Cela m'avait naturellement conduit à haïr ces sorciers au plus profond de mon être. Pour moi, ils représentaient une immense source de danger potentiel, une mutation qui conduirait l'Humanité à sa perte si elle n'était pas correctement contrôlée. Une chose qui était malheureusement impossible.

            - Un psyker, continua le prétendu Kantores, est un humain qui est né avec une mutation génétique affectant les capacités cérébrales. Cette mutation lui permet d'ouvrir une porte temporaire liant notre dimension avec celle du Warp, par laquelle transitent nos vaisseaux et où règnent les démons. Cette porte peut être plus ou moins grande et peut rester ouverte plus ou moins longtemps selon la force mentale du psyker.

            «  Mais cette puissance est une lame à double tranchant. Car tous les êtres, excepté les Intouchables comme toi, possèdent une présence dans le Warp, que l'on peut comparer à la lumière d'une étoile. L'intensité avec laquelle elle brille est proportionnelle à la force psychique de l'individu. Et bien évidemment, les démons sont attirés par ces lumières et attendent la moindre occasion d'utiliser les portes créés par ces psykers afin d'envahir notre dimension. Lorsque l'un d'entre eux y arrive, il prend le contrôle du corps du psyker en asservissant complètement son esprit. C'est ce que l'on appelle la possession démoniaque.

            -  Et en quoi un illuminati est-il différent d'un simple psyker ? fis-je d'un ton impatient.

            -  Et bien, un illuminati est un psyker qui a été possédé par un démon et qui a réussi à le renvoyer dans le Warp.

            -   C'est possible ?

            -  Parfaitement. Cela arrive rarement, car très peu de personnes ont la force mentale nécessaire pour repousser les attraits des créatures du chaos, et encore plus rares sont ceux qui peuvent rester sains d'esprit après une telle expérience. Beaucoup deviennent fous et se donnent la mort dans l'instant, car ils ont contemplé les terribles puissances tapies dans le Warp, qui ne désirent que notre destruction. Durant ce court instant où ils deviennent l'hôte d'un démon, ils partagent avec lui leurs pensées et leurs émotions. Ceux qui survivent à une telle chose sont définitivement marqués dans leur esprit et dans leur chaire.

      Subitement, je revis devant moi le visage de Volirius, et les horribles blessures qu'il portait. Maintenant je savais d'où venaient de telles marques. Je pouvais presque voir l'immonde forme de l'entité démoniaque le lacéré de ses énormes griffes tandis qu'il résistait à la possession. Et alors que cette image repassait en boucle devant mes yeux comme un enregistrement endommagé, j'essayais d'imaginer la détermination qu'il fallait pour résister à une telle chose.

       Illios n'était cependant pas au bout de son explication, et continua sur le ton d'un professeur qui ferait face à une salle d'apprentis :

-  De par la vision unique qu'ils possèdent et le sombre savoir qui leur a été si durement inculqué, les illuminatis tendent à se rassembler afin de combattre le chaos sous toutes ses formes. Ils joignent leurs efforts afin de protéger l'humanité contre les démons. Mais leur plus grande tâche reste la réalisation de l'Enfant Etoile.

            -   L'Enfant Etoile ? fis-je en fronçant les sourcils. Qui est-ce ?

      Illios ne répondit pas tout de suite. Il était instinctivement retourné à cette attitude du maître en train d'enseigner à son disciple, et bien que j'y étais habitué, je trouvais cela mal approprié à la situation. C'était comme si la nature des informations qu'il me transmettaient était sans importance, sans aucune conséquence sur l'issue réel de notre échange. Etait-il en train d'échafauder un plan afin de me duper et rediriger mes forces contre l'Inquisition et tout ce que j'avais juré de protéger ? Que voulait-il vraiment ?

      Je n'avais aucun moyen de savoir tout cela. Il m'avait trompé pendant toutes ces années, il pouvait aisément continuer maintenant. Et dans ce cas, quelle était réellement ma marge de manœuvre ?

            -   Sais-tu qui est l'Empereur ? me demanda-t-il avec un naturel qui me pétrifia.

            -   L'Empereur ? C'est... Il est notre guide, notre sauveur, le seigneur de...

            -   Non, ce n'est pas ce que je t'ai demandé : Sais-tu qui Il est ? D'où il vient ?

      J'étais incapable de donner la moindre réponse ou de faire le moindre signe. Débattre de la nature de l'Empereur relevait du tabou suprême. L'Empereur était l'Empereur, point final. Personne n'avait le droit de questionner sur une telle chose. Jusqu'où allait cette quête des illuminatis si elle touchait à l'être sur lequel reposait l'Imperium tout entier ? 

            -   Personne ne sait réellement comment est né l'Empereur, expliqua Illios, mais il existe plusieurs théories qui s'entremêlent. La plus commune dit qu'il est issu de la concentration des pouvoirs des plus grands sorciers de l'Ere des Luttes, tandis qu'une autre clame qu'il serait le fruit de la fusion totale de ces mêmes sorciers. Toujours est-il que l'Empereur constitue un être unique à la force et la sagesse inégalée, ainsi que le plus grand psyker qu'ai jamais connu l'Humanité.

            «   Mais lors de la Grande Hérésie, durant les derniers instants de la bataille pour le palais impérial, l'Empereur affronta l'archi-traître Horus en combat singulier. Il en ressortit vainqueur, mais le corps entièrement brisé. Afin de continuer à veiller sur l'Humanité, il conçu le trône d'or, le seul appareil capable de le maintenir en vie, et dont le fonctionnement nécessite le sacrifice de milliers de psykers chaque semaines.

       Soudain, Illios s'arrêta de parler de sa façon si particulière indiquant qu'il était temps pour moi de poser une question. Seulement, je ne savais pas vraiment ce que j'étais supposé demander. Toutes ces choses, toute cette connaissance si étrange à laquelle j'étais sensé me méfier me tournait la tête. Du mieux que je pu, je réfléchis à ce que je pouvais dire, et fini par demander :

            -   Quel est le lien entre l'Empereur et l'Enfant Etoile.

      Encore une fois, Illios ne répondit pas, mais il esquissa un léger sourire indiquant que j'avais posé la bonne question. Puis, sans un mot, il se dirigea vers le siège de commandement du Spear of Illumination, et appuya sur une série de touches qui firent apparaître plusieurs images sur l'écran tactique. Lorsque je vis ce qu'elles représentaient, mon sang se glaça instantanément et un vent de terreur me traversa l'esprit :

       J'avais devant moi une dizaines de représentations du très saint trône d'or de Terra, sur lequel siégeait l'Empereur.

       Par respect pour Son images, le corps de l'Empereur lui-même avait été masqué, mais ce n'était pas Lui que Illios voulait me montrer :

            -  Ces images proviennent d'un membre de notre organisation qui fait partie de la garde custodes du palais impérial. Une étude minutieuse nous a permis de voir d'irréparables dégâts dans certains systèmes du trône d'or.

            -   Quoi ? Vous êtes sûrs ?

            - Totalement. Les technoprêtres chargés de l'entretenir sont arrivés à la même conclusion, et notre agent est parvenu à mémoriser psychiquement leur analyse du trône. De plus, il apparaît clairement aux yeux de la garde custodes que Sa volonté faiblit un peu plus à chaque siècle qui passe. Il n'y a aucun doute là-dessus : l'Empereur est en train de mourir.

            -   Alors... l'Enfant Etoile... ce serait un...

            -   Un nouvel Empereur, répondit Illios en sentant que je n'étais pas capable d'accepter une telle idée. Voilà pourquoi notre organisation doit à rester secrète à tout prix.

            -    Mais... comment ?

            -  Ca, c'est maître Volirius qui te l'expliquera lui-même, car c'est la tâche pour laquelle il consacre sa vie depuis qu'il m'a chargé d'endosser le rôle d'inquisiteur à sa place. Mais avant cela, je dois d'abord savoir si tu es digne de continuer dans cette voie. Je te laisse quelques instants pour réfléchir.

     Ainsi, la véritable épreuve n'avait pas encore commencé. En premier lieu, il m'inculquait ce terrible savoir, et ensuite il voyait si je le rejoindrais loyalement les rangs de son organisation. De mon côté, je n'avais aucun moyen de lui cacher mes intentions, quelle qu'elles puissent être. Car si la plupart des inquisiteurs avaient souvent recours à des psykers pour sonder l'âme des gens, ce qui était totalement inutile sur moi, il suffisait que Yarn me questionne pendant quelques minutes pour lire en moi comme un livre ouvert. Sa perception de la psyché humaine était à ce point développée qu'il m'était impossible de lui mentir sans qu'il s'en aperçoive.

      Que devais-je faire ? Où était la vérité dans tout ceci ? Mon maître était-il encore en train de me tromper où était-il sincère depuis le début ? Je me sentais complètement perdu, l'esprit à la dérive sans aucun point de repère dans une mer de confusion. Durant toutes ces années où j'avais été son disciple, mon maître ne m'avais jamais paru autre chose que le parfait exemple de l'inquisiteur, le model que je voulais suivre. Il était courageux, fort, dévoué à l'Empereur, mais désormais il était une toute autre personne, que je ne pouvais cerner. Bien qu'il m'ait appris à analyser le comportement des gens lors des interrogatoires, je ne m'étais jamais attendu à devoir tenter de décrypter sa propre personnalité.

      J'avais devant moi une personne qui semblait ne pas vouloir dissimuler ses émotions et qui me paraissait sincère ou extrêmement douée pour feindre la sincérité. Il ne présentait aucun signe d'anxiété ou d'impatience, ce qui pouvait signifier un calme profond ou une assurance totale que le dénouement lui serait favorable. Encore une fois, je restais dans le flou, dans cette étrange bande de gris entre le tout blanc et le tout noir. Pourtant il fallait que je prenne une décision.  

       Après un longue minute de méditation, je répondit enfin :

            -   Je vais vous suivre, maître, si je peux toujours vous appeler comme ça.

            -   Bien sûr que tu peux. Et c'est avec joie que je t'accueille au sein des illuminatis.

       Mes yeux s'écarquillèrent soudain sous l'effet de la surprise. 

            -   Tout ce que tu avais à faire, m'expliqua Illios, c'était de me faire confiance. Je suis sûr que cela n'a pas été facile, mais maintenant le plus dur est fait. Repose-toi. Demain, nous irons parler à maître Volirius.
Par Jack-115 - Publié dans : ILLUMINATI
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 22:02

CHAPITRE DIX-NEUF : LE MAÎTRE ET L'ELEVE



      Depuis l'orbite, le monde-chapelle d'Ouragos n'était pas aussi impressionnant que vu du sol. Son ciel à moitié couvert de nuages et ses vastes landes enneigées lui donnait l'apparence d'une planète absolument classique, sans la moindre particularité. De plus, la ville-sainte d'Isanam se trouvait de l'autre côté, dans la moitié nocturne de cette sphère blanche et grise faiblement éclairée par le soleil lointain. On aurait dit une énorme boule de neige tournoyant lentement dans l'espace.

       Eric avait placé le Phœnix à plus de sept cent mille kilomètres de la surface d'Ouragos, au-delà même de l'orbite lunaire, loin de la flotte de défense et de la plupart des senseurs radios, là où nous pouvions mener à bien notre rencontre avec maître Kantores. Celui-ci devait déjà être arrivé dans ce système depuis plus de dix heures selon son dernier message astropathique, mais les voies du Warp étaient plus qu'incertaines, et il était tout à fait possible que son vaisseau ai été retardé. L'histoire de l'Imperium regorgeait d'incidents de transit spatial dans lesquels un nombre incroyable de vaisseaux s'étaient retrouvés retardés, perdus ou transformés en épaves par les puissances de l'Immaterium. Mais je n'avais pas vraiment à me faire de soucis, car les transporteurs de l'Inquisition et des autres organismes de l'Imperium disposaient tous d'une technologie nettement plus sûre que celle équipés sur les simples vaisseaux marchands. Et le vaisseau de maître Kantores faisait partie des meilleurs...

       En attendant que mon maître et son équipage aient vaincu les caprices du Warp, je m'étais occupé du cas de Claire, dont l'état restait stationnaire depuis qu'elle s'était évanouie sur Ouragos. Pour le moment, ses facultés psychiques ne s'étaient toujours pas réveillées, mais cela viendrait forcément un jour ou l'autre. Il me faudrait la livrer aux Vaisseaux Noirs de l'Inquisition avant ce jour, mais pour l'instant je voulais savoir qui était celui qui avait tenté de la contrôler. Avec un peu de chance, ce psyker avait laissé une impression mentale dans la mémoire de Claire. Ce genre de chose était fréquent dans le cas de violent usage de pouvoirs psychiques sur les esprits, et particulièrement avec les pouvoirs de télépathie et de contrôle mental. J'espérais juste que la sœur de bataille reviendrait à elle avant que ce ne soit trop tard, et qu'on pourrait tirer quelque chose d'elle.

       Mais avant tout, il fallait que je parle à mon maître.


       Soudain, Eric arriva dans ma cabine :

            -  Asphar ! Le Spear of Illumination est arrivé !

            -  Enfin ! fis-je en me levant de mon lit pour me diriger vers le poste de pilotage.

       Derrière la vitre du cockpit, je pu voir le mince rectangle gris d'un vaisseau se détacher sur le fond noir de l'espace. Sa forme élancée et sa proue pointue lui donnait l'allure d'une frégate militaire de l'Imperium, mais son origine était tout autre. Le Spear of Illumination avait autrefois été un vaisseau d'exploration léger de l'Adeptus Mechanicus, sous le commandement du magos Macronus et originaire du monde-forge de Gryphonne-IV. A cet époque, bien sûr, il portait un autre nom, mais mon maître ne me l'a jamais dit. Son rôle était d'inspecter des planètes de l'Imperium susceptibles de dissimuler des morceaux de la technologie perdue. Mais lors de l'un de ses voyages, le Spear of Illumination fut attaqué par des hérétiques qui souhaitaient mettre la main sur la formidable technologie qu'il contenait, afin la revendre au plus offrant. Ce n'est que par un curieux hasard que l'inquisiteur Kantores avait croisé la route de ce vaisseau et avait découvert son changement d'allégeance, avant de le purifier de ces traîtres.

        Bien évidemment, les dirigeants de Gryphonne-IV contactèrent aussitôt mon maître afin qu'il leur remette la technologie contenue dans le vaisseau, ainsi que les corps de son équipage. En effet, les données que renfermaient les implants corticaux du magos Macronus étaient d'une valeur immense pour l'Adeptus Mechanicus, et plusieurs de ses équipements ne devaient jamais sortir du culte de Mars. En récompense pour son dévouement, Kantores reçu le Spear of Illumination lui-même avec un équipage de serviteurs spécialisés. Peu d'inquisiteurs peuvent se targuer de posséder un vaisseau aussi perfectionné.

         Alors que celui-ci se rapprochait du Phœnix, je pus voir les formes majestueuses de sa coque, sur laquelle étaient alignées plusieurs batteries de canons et d'armes d'artillerie navale. Par rapport aux autres vaisseaux de son gabarit, le Spear était nettement supérieur dans de nombreux domaines : vitesse, manœuvrabilité, puissance de feu et résistance. C'était une merveille de technologie, uniquement comparable avec les autres bâtiments de l'Adeptus Mechanicus. Grâce à lui, mon maître avait pourchassé et détruit de nombreux vaisseaux hérétiques qui croyaient pouvoir distancer n'importe quel appareil impérial. Nombre de ses enquêtes ont été résolue par la puissance de ses moteurs ou par celle de ses canons.

         Sa baie d'amarrage était assez vaste pour contenir trois autres engins comme le Phœnix, mais elle ne renfermait que deux navette légères standards Aquila et un chasseur léger de classe Vulture. Plusieurs serviteurs étaient là à entretenir les diverses machines disposées à travers la pièce, ne s'arrêtant même pas pour observer notre appareils se poser sur le sol du hangar. Ils ne se détournèrent pas non plus de leur occupation lorsque mon équipage et moi prîmes pied sur le pont. Je savais que mon maître ne sentait pas le besoin de venir nous accueillir personnellement à notre arrivée, ou même de nous envoyer quelqu'un pour nous montrer le chemin, car je connaissais les coursives du Spear par cœur. 

       D'un pas flottant sous la gravité artificielle, nous traversâmes la moitié du vaisseau pour atteindre le pont de commandement où nous attendait Illos Kantores, seul. Sans son habituelle armure énergétique il était nettement moins impressionnant, mais j'étais bien placé pour savoir que sa principale force n'était pas celle du corps. Cependant, quelque chose était bizarre : le fait qu'il se tienne ainsi devant nous, sans protection ni personne pour surveiller nos agissements sur son vaisseau, après ce que Yarn m'avait révélé sur Ouragos. Pourquoi ?

            -   Salut Asphar ! fit Illos sans me laisser réfléchir plus longtemps. Désolé pour mon retard, mais même le Spear n'est pas à l'abris des aléas du Warp.

            -    Je sais, dis-je simplement pour briser ce semblant d'amabilité. J'y ai passé assez de temps pour le savoir. Venons-en aux faits !

        Illos ravala son sourire de façade et ses yeux se remplirent d'une certaine tristesse. Je me souvins alors qu'il avait déjà formé deux autres inquisiteurs avant moi, et que tous deux avait été tué. Le premier était mort en servant l'Empereur, mais le second avait été exécuté par Illos lui-même pour avoir trahi l'Imperium. Il attendait énormément de moi, et pourtant il ne me faisait pas confiance. Une contradiction qui me laissait présager le pire.

            -   Bien, lâcha-t-il. Je pense qu'il n'est plus nécessaire de te dissimuler quoi que ce soit. Seulement, j'aimerai que nous soyons seuls pour cela.

       Je me tournai alors vers Fidge qui avait observé la salle de fond en comble sans même bouger de sa place. D'un signe de tête quasi imperceptible, il m'indiqua que l'endroit était sûr. J'ordonnai alors à mes hommes de m'attendre à l'extérieur, et quelques instants plus tard la porte d'accès se refermait derrière eux.

       Un froid silence s'installa dans chaque parcelle des quelques mètres me séparant d'Illos. Son regard était dur tout en étant accablé, et la moue que dessinaient ses lèvres sèches témoignaient de l'hésitation qui régnait en lui. Malgré cela, je ne vis aucun signe d'inquiétude sur son visage.

            -   Tout d'abord, commença Illos, il faut que tu comprennes à quel point ce que je vais t'avouer ne dois jamais sortir de cette pièce. C'est un secret qui dois être gardé à tout prix.

            -   Ce sera à moi d'en juger. Si sa nature est pure alors je le garderai jusqu'au retour de l'Empereur, sinon je vous tuerez moi-même sur-le-champ, que vous soyez mon maître ou pas.

            -   Je reconnais bien là ta nature chevaleresque, Asphar.

      Pendant un instant, Illos se contenta de me regarder droit dans les yeux, de ce même regard à la dureté fragile. Sur mes poignets, les Serres d'Eridios attendaient la moindre pression musculaire pour jaillir et frapper, un ordre que je m'apprêtais à devoir donner à chaque seconde. Je savais que si les choses venaient à dégénérer, cela signifierait ma mort et celle de mon équipe, mais je préférais disparaître en sachant que l'Inquisition ne soufrerait pas d'un traître aussi puissant.

       Lentement, Illos se tourna vers la large baie vitrée qui formait un demi-cercle autour du pont de commandement, et à travers laquelle on pouvait voir la lointaine boule glacée d'Ouragos. Puis, au bout de quelques instants, il finit par avouer :

            -   Je ne suis pas le vrai Illos Kantores.

      Cette révélation me secoua tellement que chaque de mes muscles tressauta, et les griffes d'Eridios sortirent de leurs fourreaux d'acier sans que je puisse les en empêcher. Pourtant, cela ne fit pas réagir cet homme qui venait soudain de devenir un étranger pour moi.

            -   Cela va faire soixante-quinze ans maintenant, continua-t-il sans se retourner. Le véritable inquisiteur Kantores m'avait recruté parmi les milliers d'orphelins anonymes issus de la guerre civile sur Mazilia. Alors que je n'étais encore qu'un enfant, il me forma dans le but de faire de moi son représentant, l'homme qui porterait son identité afin qu'il puisse continuer son œuvre en secret, sans attirer les soupçons de l'Inquisition.

            -   Mais il ne s'est pas détourné de l'Empereur, n'est-ce pas ? fis-je avec inquiétude.

            -  Bien sûr que non ! Mais la façon dont il Le sert ne doit jamais être connue des Ordos, car elle serait aussitôt considérée comme hérétique par les puritains bornés qui continuent d'influencer les décision des Conclaves. Mais toi, Asphar, tu as peut-être l'ouverture d'esprit nécessaire pour comprendre la nécessité d'une telle action.

       Je fis un effort monstrueux pour rester immobile. J'avais furieusement besoin de m'asseoir ou de démolir quelque chose afin de libérer mon esprit de toute cette tension. Prenant une série de profondes respirations, je retrouvai mon calme progressivement. Puis, d'une voix dure et inquisitoriale, je lançai :

            -   Dites-moi tout !

       L'homme devant moi se retourna alors et jeta sur moi un regard qui se voulait neutre mais qui laissa filtrer un soupçon d'embarras. Il savait combien sa situation présente était dangereuse, mais il avait parié sur ma compréhension. A partir de là, cela pouvait soit être l'unique moyen de me faire voir une vérité à la pureté dissimulée, ou alors une ruse afin de m'attirer dans un piège. S'il avait simplement voulu me tuer, il aurait put détruire ma navette aussi facilement qu'un Astartes broierait le crâne d'un homme.

       Pourtant, j'avais beau me plonger aussi profondément que je le pouvais dans ses yeux sombres, je n'arrivais pas à y voir le moindre signe de méfiance. L'hésitation qui régnait en lui au début de notre discussion avait même disparu, laissant place à une certaine fatalité à travers laquelle il laisserait le destin décider de comment cela finirait. Et enfin, sur un ton détaché mais où je perçu un besoin de prudence, il m'avoua :

            -  Le vrai Kantores se fait aujourd'hui appeler Thlénor Volirius, et il dirige désormais la guilde marchande Sarudienne qui sert de couverture à ses opérations. C'est également un puissant psyker et, plus important que tout,... c'est un illuminati.
Par Jack-115 - Publié dans : ILLUMINATI
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /2009 23:17

CHAPITRE QUATRE : COMPAGNIE DE HEROS



        Jack et Rei furent les premiers surpris par l'attaque des sangheilis contre les brutes. Au milieu de la mêlée, John concentrait toute son attention sur ses nombreux adversaires, cherchant à chaque seconde une nouvelle façon de les surprendre et garder l'avantage. James, lui, étant bien trop occupé à tirer dans la masse des ennemis en lâchant un torrent de jurons. De plus, le marine avait du mal à entendre quoi que ce soit à travers le vacarme de sa mitrailleuse lourde qui crachait des éclairs de plombs dans un énorme capharnaüm. Mais les deux spartans ne comprenaient pas quelle était la raison de cette division au sein de l'Alliance covenante, et pendant un moment, ils se surent pas s'ils devaient se réjouir ou s'en inquiéter. Pendant que les fils de sangheilios encerclaient formaient un cordon d'exécution autour de la bataille, les quatre humains continuèrent l'affrontement qui ne faiblissait pas d'un iota. Bien que la situation venait de tomber en leur défaveur, les jiralhanaes semblaient avoir la ferme intention de massacrer les Démons avant de tomber.

        La mêlée était impressionnante et dépassait de loin ce que les spartans avaient eut l'habitude. Jack et Rei étaient obligés de combattre dos à dos pour éviter d'être submergés tandis que leur major traversait les rangs ennemis, totalement insaisissable et semant la plus grande panique. Sa technique de combat était clairement basée sur une improvisation quasi instinctive et stupéfiante : une fois la chambre de son fusil à pompe vide, il s'en servait comme d'une batte de base-ball le temps de trouver une autre arme intéressante sur l'une de ses victimes. Les ceintures de grenades que portaient certaines brutes constituaient pour lui un excellent amplificateur d'explosion qu'il envoyait au milieu de ses opposant après y avoir coller une grenade à plasma. Il réagissait à chaque situation avec une rapidité sur-humaine et savait parfaitement anticiper les mouvements des brutes, comme s'il les avait affronté depuis des années.

        Mais il y avait aussi autre chose. Une chose sans laquelle les humains n'auraient pas survécu plus de quelques secondes au milieu de tout cela : chaque fois qu'une brute était sur le point de porter un coup imparable sur l'un d'eux, celle-ci était touchée par de mystérieux tirs mortels sous lesquels elle s'effondrait instantanément. Durant un instant, ils crurent que des renforts du CSNU étaient arrivés et qu'une équipe de snipers les couvraient depuis les collines, mais la vérité était tout autre.


       Elda débarqua sur le sol de la planète avec la deuxième vague de Séraphines, à une centaine de mètre à peine de la portion d'autoroute où la bataille se déroulait, escortée par une douzaine de sangheile d'élite. Les sœurs de la première vague affrontaient les jiralhanaes avec une froide efficacité contrairement à leurs équivalents mâles dont la fureur de guerre avait tendance à les pousser à des actes souvent suicidaires. De plus, les fils de Sangheilios auraient probablement eut du mal à accepter l'ordre de couvrir les humains.

       Les Séraphines étaient principalement équipées de carabines et de snipers afin d'engager l'ennemi à moyenne ou longue portée, car elles n'étaient pas assez fortes physiquement pour risquer un corps à corps avec les féroces jiralhanes. Elda préférait largement que ses troupes restent à distance, là où elles prenaient le moins de risque et seraient les plus efficaces.

            -   Commandante ! fit sa première lieutenante Garlia. Nos snipers s'occupent de protéger les humains le temps que l'ennemi soit anéanti. Tout se déroule selon votre plan jusque là.

            -   Parfait, répondit-elle. Assurez-vous de la survie des spartans en priorité. Je ne veux pas que l'état-major humain nous tienne grief pour avoir laissé un seul d'entre eux mourir.

            -    Ce sera fait, commandante.

     Garlia retourna aussitôt en direction des troupes de la première vague, et Elda la suivit pour observer le combat de plus près. D'une simple pensée, elle actionna le zoom de son casque intégral et put voir clairement les trois spartans créer autant de dégâts aux jiralhanaes que la moitié de ses sangheilies. Ils étaient impressionnants. Leur force égalait à peine celle de leurs féroces adversaires, mais ils étaient tellement plus agiles, précis et expérimenté. L'un d'eux avait brisé la nuque d'une brute du tranchant de la main avant d'empoigner son cadavre pour l'utiliser comme bouclier contre une pluie de tirs, puis d'activer les grenades spike accrochées à sa ceinture et de le jeter sur ses opposants. Quatre énormes simiens furent criblés de piques l'instant suivant. Les deux autres spartans combattaient l'un à côté de l'autre, ne s'éloignant jamais de plus d'un mètre ou deux, comme s'ils étaient reliés par un cordon invisible.

       La vision de ces deux humains perturba profondément Elda. La sangheile était impressionnée par la coordination quasi télépathique qui se manifestait dans chacun de leurs gestes, plusieurs de leurs attaques étant combinées afin de les rendre encore plus imparables : lorsque l'un d'eux brisait les jambes d'un ennemi sous ses bottes métalliques, c'était l'autre qui l'achevait en plantant un couteau de combat sur son crâne tandis que son partenaire le couvrait. Parfois, le premier immobilisait un ennemi des deux mains et laissait au second l'occasion de le mettre hors de combat ou suffisamment infirme pour ne plus représenter une menace. Cet accord parfait ressemblait au lien étrange que présentaient les couples de Lekgolos qui s'entraînaient ensemble depuis leur naissance, mais à un niveau cent fois plus élevé. Cela relevait de quelque chose de complètement étranger à un simple entraînement.


         Il fallut cinq bonnes minutes pour anéantir l'ensemble de l'armée jiralhanae et transformer cette portion d'autoroute en un vaste charnier puant le sang et le béton brûlé au plasma. Tandis que les séraphines achevaient méthodiquement les blessés ennemis, Elda et sa garde d'honneur allèrent à la rencontre des humains qui restaient sur leurs gardes. La commandante les salua de la main en annonçant :

            -  Je suis Elda Fulsamee, chef de cette section de combat, et envoyée du commandant suprême Irul Sulamee. Nous sommes venus vous porter assistance.

            -  Irul Sulamee ? s'écria Jack. C'est...

            -  C'est lui ? demanda Rei avec le même émoi.

      John sentit immédiatement que ses deux coéquipiers devenaient subitement très instables : leurs mains commençaient à trembler tandis que leurs émotions commençaient à prendre le pas sur leurs décisions. Avant même qu'ils n'aient pu faire le moindre geste, John les empoigna chacun par une épaule et les plaqua tout deux au sol avec violence. Des humains normaux auraient eut la colonne vertébrale brisée et le crâne en miette, mais pas des spartans. Jack et Rei n'osèrent pas répondre au geste de leur major et restèrent immobiles jusqu'à ce que John explique d'un ton posé :

            -  Oui, il s'agit bien de l'élite que vous avez affronté sur Alkador. Mais avant de laisser vous laissez guidé par vos sentiments sachez ceci : j'ai rencontré Irul Sulamee il y a peu de temps et il m'a parlé de vous deux. Il m'a demandé de vous dire qu'il était désolé et qu'il vous pardonne. Maintenant essayez d'imaginer quel genre d'humilité et de contrôle de soit il lui a fallut pour me dire ceci, et vous trouverez peut-être le moyen de faire de même.

     Sur ces mots, le major lâcha Jack et Rei pour les laisser réfléchir par eux-même, sans contrainte. Les deux spartans se relevèrent lentement comme s'ils devaient réapprendre à se tenir debout alors qu'ils reprenaient leurs esprits. Leurs mains se joignirent instinctivement afin qu'ils se rassurent par la présence de l'autre, cette présence qui faisait leurs vies et sans laquelle ils n'étaient rien. John n'avait jamais compris réellement la portée de leur union, cependant il les connaissait suffisamment pour savoir comment ils raisonnaient : pour eux, tous les alliés de l'univers ne valaient rien s'ils n'étaient pas ensembles. C'était un sentiment assez éloigné de la discipline habituelle des spartans, mais c'était également ce qui les rendaient si forts, et John respectait cela à sa manière en tant qu'officier.

            -  J'ai besoin de vous, leur dit-il. Et pour vous dire la vérité je ne suis pas aussi emballé que vous à l'idée de nous allier à ces types, mais sans eux nous n'auront jamais la puissance nécessaire pour protéger la Terre. Alors oublions un instant notre haine et tentons de travailler ensembles, d'accord ?

            -   Bien parlé, humain, répliqua Elda.

      Alors qu'il se tournait vers la commandante, John s'aperçu qu'elle avait sa main posée sur la poignée de l'épée plasma accrochée à sa ceinture. Ses muscles étaient parfaitement détendus, témoignant d'un calme volontaire, et ses yeux avaient un éclat de sagesse toute récemment acquise.

            -   Sans votre intervention, expliqua-t-elle, j'aurais sans doute tué vos deux camarades. Mais ils ne sont pas les seuls à qui vous avez donné une leçon aujourd'hui. Je serai honorée de me battre à vos côtés, désormais, peu importe combien nous étions ennemis autrefois.

            -   Merci, commandante Fulsamee.

       John tendit sa main à la sangheile, et celle-ci la serra délicatement pour montrer son profond respect envers le major. Autour d'eux, les séraphines observaient avec attention ce moment historique où une guerre de plusieurs décennies prenait fin de ce simple geste.

        Soudain, une lumière aveuglante illumina le ciel l'espace d'un instant, et un vaisseau de l'Alliance surgit du sous-espace à quelques kilomètres à peine des héros. L'énorme vaisseau se déplaçait lentement, comme un animal blessé qui agonise, traçant derrière lui un long sillage de fumée noire et de débris de toute sorte. Il ne faisait aucun doute que ce bâtiment était gravement endommagé. Mais alors qu'il se rapprochait de la position tenue par les séraphines, John put reconnaître à la surface de sa coque externe les horribles bubons et tentacules si caractéristiques de cet ennemi qu'il croyait ne plus jamais avoir à affronter.

        Le vaisseau survola la savane sur quelques kilomètres en perdant constamment de l'altitude, jusqu'à ce qu'il s'écrase dans un grand fracas qui secoua les plaines environnantes.

            -   Qu'est-ce que c'est ? demanda James naïvement. D'autres brutes.

            -   Pire, répondit John.
Par Jack-115 - Publié dans : La Saga du Guerrier de la Foi
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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /2009 23:59

CHAPITRE DIX-HUIT : RETROUVAILLES



            -  Vous avez fait assassiner Travis Meldios ?

      Ma voix était étrangement aiguë, comme si l'air venait soudain de se faire plus rare. Mes pensées commencèrent à être emplies de doutes alors que cette révélation bouleversait toute l'avancée de mon enquête.

            -  Cet aristocrate arrogant était une gêne pour mon organisation, expliqua Volirius tout en restant confortablement calé dans son fauteuil. J'ai alors fait marcher mes relations afin d'obtenir son exécution, et sa navette personnelle fut détruite lors de l'un de ses voyages d'affaire.

            -   Par qui ? De quelles relations avez-vous usées ?

            -   Celles de l'Inquisition, me répondit une voix familière quelque part devant moi.

        Brusquement, l'une des colonnes qui décoraient la pièce s'anima devant mes yeux, et une silhouette humaine s'en détacha pour avancer vers moi. Je n'eut pas besoin de voir son visage pour savoir de qui il s'agissait.

        C'était Yarn Taganos, l'un des autres agents de mon maître Kantores, et c'était un as dans l'art de la discrétion. Il avait utilisé le léger aveuglement causé par la lumière du jour derrière la baie vitrée pour se dissimulé dans l'ombre d'une colonne afin que l'on ne puisse pas le voir à contre-jour, un procédé qu'il appréciait beaucoup dans sa simplicité enfantine. Je compris immédiatement qu'il ne nous avait pas joué ce numéro pour le plaisir de me foutre la trouille, mais pour me prouver que c'était bien lui, car avait changé de visage plus d'une fois depuis que je le connaissais.

         Yarn était un interrogateur, tout comme je l'ai été avant de devenir inquisiteur. Il était l'un des disciples les plus proches de mon maître, et je m'entendais relativement bien avec lui malgré mes facultés d'Intouchable. Sa faculté à se fondre dans le décors, une foule, ou un champ de bataille m'avait toujours impressionné. Il était le meilleurs pour espionner les gens ou recueillir des renseignements, surtout avec les innombrables contacts et indics qu'il connaissait sur toutes les planètes où il avait poser le pied. C'était également un hacker de première, ses fantastiques notions d'informatiques étant capables de venir à bout de la plupart des systèmes de cryptage ou de protection réseau. Yarn était une mine inépuisable d'informations, et un formidable analyste de la pensée humaine. Ses connaissances de la psychologie lui permettait de mieux comprendre la personnalité d'une personne que l'aurait fait un psyker avec un sondage mental.

        Car malgré tous ces incroyables talents, Yarn n'était qu'un simple humain. Bien sûr, il avait reçu des implants mémoriels afin de lui permettre d'emmagasiner les colossales quantités d'informations qu'il récoltait avec une passion quasi obsessionnelle, mais à part cela, il était un homme cent pour cent naturel. Et c'était probablement pour cela que je le respectais autant.

            -  J'ignore si je dois être ravi ou effrayé de te voir ici, lui avouai-je.

            -  C'est ce que je craignais, répliqua-t-il. Je sais que dans cette situation ton instinct t'encourage a ne plus me faire autant confiance qu'avant, mais écoute quand même ce que j'ai à te dire : tu as dirigé ton enquête dans la mauvaise direction. Les hérétiques que tu cherches ne sont pas ici.

            -  Comment espères-tu me faire croire cela après l'accueil que mes hommes et moi avons reçu ?! rageai-je. Tu n'entends pas les coups de feu au dehors ?!

            -  Non, mais j'ai vu le combat depuis le hublot de ma navette. Je viens à peine d'arriver en tant que messager de notre maître, afin de t'empêcher de commettre l'irréparable. Je suis désolé que le président Volirius ait réagit aussi violemment à ton arrivée, mais saches que c'était une décision prise par maître Kantores lui-même.

        Je ne pu m'empêcher de faire un pas en arrière en entendant ces mots, frappé par l'extrême dureté de ce qu'ils signifiaient. Pourquoi ? Pourquoi mon maître tenait-il tant à protéger Volirius au point de vouloir me faire éliminer ? Et pourquoi avoir envoyé Yarn précisément à ce moment ? Tout cela n'avait aucun sens ! 

            -  Je sais que c'est dur à entendre, continua Yarn, mais c'est la vérité. Les véritables tâches de la guilde sarudienne sont tout autres que le simple commerce marchand, et celles-ci ne doivent jamais être connue de l'inquisition ou de qui que ce soit. Jusque là, j'étais le seul à partager ce secret avec lui. Plus d'une fois il a voulu t'en parler, mais car il craignait que tu ne soit pas du même avis et ne détruise tout ce que nous avons construit ici.

            -   Et qu'est-ce qui lui a fait changer d'avis sur mon exécution ?

            -   Ton dernier message. Lorsque tu lui as rendu ton rapport sur les activités de Travis Meldios, il a été extrêmement impressionné, crois-moi ! Et le patron, il en faut pour le surprendre. C'est pourquoi il a jugé que tu étais un trop bon élément pour être gaspillé comme ça, et il veut te donner une chance de... faire partie de l'organisation.

       Je me rendis soudain compte que mes pulsations cardiaques avaient pris un rythme endiablé. Pourtant ce n'était pas moi qui était en position de faiblesse, d'un point de vue militaire.

            -   Quelle organisation ? demandai-je, inquiet.

            -   Je ne suis pas autorisé à te le dire. C'est le patron qui te dira tout lorsqu'il sera là.

            -   Il va venir ? Mais... et les autres artéfacts du chaos ?

            -  Ne t'inquiètes pas, d'autres inquisiteurs sont à leur recherche. Illios a transmis ton rapport aux seigneurs de l'Ordo et aux différents Adeptus menacés, excepté pour l'artéfact dissimulé ici.

            -   Pourquoi cela ? m'écriai-je.

            -   Le patron ne veut pas que l'Inquisition mette le nez dans cette affaire avec la guilde. Nous devrons enquêter là-dessus seuls.

        Je ne savais plus quoi faire. D'un côté, je pouvais me risquer à faire confiance à Yarn en suivant les désirs de mon maître tout en espérant ne pas tomber dans un piège, et de l'autre, je pouvais tenter d'arrêter Volirius, ce qui impliquait de tuer ses gardes du corps et peut-être même Yarn. Mon esprit était plus tourmenté qu'il ne l'avait jamais été. Durant des années passées aux côté d'Illios Kantores parmi ses meilleurs acolytes, je n'avais jamais imaginé me retrouver devant une telle situation. Ceux en qui j'avais eut le plus confiance devenaient soudainement... autre chose.

            -    Quand est-ce que maître Kantores sera ici ? demandai-je d'un ton lourdement pesé.

            -   Il est parti d'Hullorden peu après avoir reçu ton rapport, répondit Yarn. Si tout se passe bien, il sera avec nous d'ici trois à quatre jours.

            -   Alors je vais te faire confiance, mais saches que jusqu'à ce qu'il arrive, vous serez tous gardez en détention par sécurité.

            -    Je comprends parfaitement, fit Vilirius en se levant de sa chaise. Par contre, serais-ce trop vous demander de faire arrêter le combat ? Je peux vous assurer que mes hommes se rendront sans discuter.

       Il y avait quelque chose en cet homme qui me mettait mal à l'aise. Durant tout le long échange que je venais d'avoir avec Yarn, il n'avait pas bronché et n'avait pas montré le moindre signe d'inquiétude. Il était d'un calme effrayant, comme si la notion de peur était totalement absente chez lui. Peut-être était-il physiquement incapable d'exprimer ou même de ressentir la peur, mais je ne savais pas si l'une ou l'autre de ces hypothèse étaient à même de me rassurer sur son compte. Ce n'était pas un homme ordinaire, cela au moins j'en étais certain.

        D'un signe de tête, je fis signe à Claire d'ordonner à ses sœur de cesser l'attaque. Sans dire un mot, elle activa sa radio et transmis les ordres dans un murmure.

        Alors que je m'avançais vers lui, Yarn écarta les pans de son long manteau afin de me présenter les deux lourds pistolets à munitions solides qui pendaient dans des holsters sous ses aisselles. C'étaient ses armes favorites, à chacune desquelles il avait donné un nom d'étoile dans le langage de sa planète natale, le sombre monde-ruche de Valos. Rentrant mes griffes énergétiques dans les fourreaux de mes gantelets, je saisis ses armes et les coinçaient derrière la ceinture de mon uniforme.

            -  Prends-en bien soin, me dit-il avec un sourire.

       Ne sachant pas quoi lui répondre, je me contentai d'hocher la tête avant de reculer. Pendant ce temps, les soldats d'élite qui protégeaient Volirius déposèrent chacun leurs armes sur le sol délicatement sous le regard de Claire et s'en éloignèrent pour se ranger en ligne près de la porte de sortie.  Il m'apparaissait désormais très clairement que ces hommes étaient effectivement des troupes de choc de l'inquisition mandaté par mon maître afin de protéger Volirius et son « organisation ». Jusqu'où est-ce que cette affaire allait-elle réellement ? Etait-elle liée aux actions de Meldios, ou tout ceci n'était-il qu'une coïncidence ? J'espérai bien le découvrir le plus rapidement possible, avant que la situation ne m'échappe et que des innocents n'en payent les conséquences.

       Mais alors que la sœur de bataille conduisait les soldats vers la cage d'escalier, elle poussa subitement un grand cri et s'effondra sur le sol. Immédiatement, je saisis les pistolets de Yarn et en pointai un vers lui et Volirius, l'autre visant les troupes de choc. C'est alors que je m'aperçu qu'il n'y avait pas eut de coup de feu. Et soudain, alors que Claire se trouvait accroupie par terre, je vis du givre commencer à recouvrir la partie du sol marbré qu'elle touchait des mains. Alors que je m'approchais lentement d'elle, tenant toujours fermement mes armes en l'air, j'entendis mes pas résonner de façon étrange, et la lumière du jour se mit soudain à faiblir sans explication. Cela termina de confirmer mes doutes : Claire était un psyker, et elle était en train de s'éveiller.

      Je continuai de m'avançais vers elle lorsqu'elle leva une main pour me faire signe de m'arrêter. Toujours tordue par la douleur, elle me regarda avec des yeux étranges brillant d'une lumière surnaturelle, puis balbutia :

            -  L'ennemi... l'ennemi approche. Les pièces... sont en place.

      Ses paroles étaient confuses, interrompues par d'étranges sons isolés comme des test de prononciation. On aurait dit qu'elle était en train de réapprendre à utiliser ses cordes vocales, cherchant la bonne vibration pour chaque syllabe et la façon d'expulser l'air hors de ses poumons. Les veines de son visage se mirent subitement à apparaître, bombant sa peau comme un réseau de canalisation recouvert d'une simple bâche d'un rose pâle, et elle se mit à trembler de tout son corps.

            -   N... n... nous arrivons. Att... endez-nous. Ne... n'avancez... plus d... dans l'ombre.

      Elle délirait. Son état empirait à vue d'œil. Si cela continuait, elle allait s'éveiller complètement et créer une explosion psychique incontrôlable dont je ne pouvais prévoir l'ampleur. Elle pouvait aussi bien être un faible psyker pouvant à peine allumer la flamme d'une bougie qu'un psyker de niveau Alpha capable d'incendier Ouragos en un clin d'œil. Je devais faire tout mon possible pour empêcher ses pouvoirs de faire surface, et pour cela je n'avais qu'un seul moyen.

       Oubliant Yarn et les hommes de Volirius, je me précipitai vers elle à grands pas et m'agenouilla à ses côtés afin de l'englober dans ma sphère anti-psy. Aussitôt, la lumière dans ses orbites disparut et son visage retrouva aussitôt forme humaine, mais la brutale coupure de son lien avec le Warp l'affaiblit au point de lui faire perdre connaissance.

            -  Bon sang ! fis-je en vérifiant ses signes vitaux. Mais qu'est-ce qui s'est passé ?

            -  Selon toute évidence, répondit Volirius d'un ton froid et distant, quelqu'un a cherché à prendre le contrôle de son corps pour vous parler.

            -  Quoi ? Vous voulez dire... un psyker ?

            -  Oui. Et un psyker extrêmement puissant.
Par Jack-115 - Publié dans : ILLUMINATI
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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /2009 17:00

Bon, tout d'abord, je tiens à vous annoncer que l'écriture de Halo: l'Arche de l'Alliance est suspendue pour le moment. En effet, je n'arrive pas à progresser dans le scénario, même globale, malgré tout la bonne volonté que j'y mets. Il m'est extrêmement difficile pour le moment de savoir exactement ce que je vais faire avec mes héros, et comment je vais modifier le scénario officielle de Halo 3. J'ai quelques idées de moments légendaires ou de rebondissements intéressants, mais pas assez pour créer un puzzle entier pour l'instant.

Donc du coup, c'est la fanstorie ILLUMINATI qui prend la priorité le temps que j'arrive à élaborer suffisamment le script de base de l'Arche de l'Alliance. Car les aventures d'Asphar Silverstein me sont beaucoup plus faciles à écrire actuellement, et l'univers de Warhammer 40.000 me parle plus que celui de Halo en ce moment (c'est comme ça, j'ai aussi mes périodes au niveau des préférances ^^). Alors je vais changer une nouvelle fois le programme des publications en espérant pouvoir revenir à la normale bientôt.


Et maintenant, voici une autre nouvelle importante pour les fans de Warhammer 40.000 : depuis que je me suis lancé dans l'écriture de ILLUMINATI et la création de mon personnage inquisiteur Asphar Silverstein, j'ai toujours voulu créer un univers concret dans lequel son aventure (et les autres qui suivront) puisse se dérouler. Mais l'Imperium tel qu'il est décrit par les autorités compétentes de Games Workshop est trop vaste, trop dispersé, et également trop flou. C'était une cause perdue d'avance.


Jusqu'à ce que je mette la main sur un exemplaire du livre de règle de Dark Heresy, le jeux de rôle officiel dans l'univers de Warhammer 40.000 où les personnages que l'on se crée évoluent au sein d'un secteur impérial entier décrits de façon incroyablement précise. Me basant sur ces informations, j'ai commencé à concevoir une carte de mon propre secteur impérial, Hullerstorm, avant d'écrire les descriptions de ses planètes et l'histoire de ses personnages principaux. C'est un travail énorme qui demandera un long temps avant qu'il ne soit achevé, mais je progresse pas à pas vers cette perfection à laquelle j'aspire pour l'univers de mon héros.


Et aujourd'hui, je dispose de suffisamment d'informations à peu près certaines pour vous présenter la première ébauche du secteur Hullerstorm. J'ai donc créé un blog spécialement pour cela, et vous pouvez y accéder en cliquant sur CE LIEN.


Gardez à l'esprit qu'il s'agit encore d'un brouillon. De nombreuses choses peuvent encore être changées, comme des noms de planètes, leur description ou même leur emplacement, ainsi que les organisation qui s'y trouvent. En bref, c'est encore un univers adaptable selon les imperfections que j'y décèlerai ou les défauts que vous trouverez. Car vous pouvez parfaitement intervenir sur certains articles afin de me dire ce qui va et ce qui ne va pas, ce qui m'aidera énormément à progresser dans cette énorme création.


Et surtout, ne croyez pas que cette tâche va me prendre du temps supplémentaire et empiéter sur l'écriture de mes fanstories, car cela fait plus de six mois que je travaille là-dessus. Je le fais simplement à un rythme acceptable, dans l'ordre de mes priorités.


Sur ce, je vous souhaite un bon voyage à travers le secteur Hullerstorm. Seulement, n'oubliez pas d'emporter votre bolter ^^ !

Par Jack-115 - Publié dans : informations diverses
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