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Jeudi 24 juillet 2008

CHAPITRE TROIS : PRIS DANS LA LUMIERE


    L'équipe partit aux premiers rayons de l'aube afin que son départ passe le plus inaperçu possible. Guidés par le fils de leur aubergiste, les trois ninjas gravirent de nombreuses montagnes et traversèrent de longues étendues rocheuses en évitant les sombres orages qui planaient au-dessus de leurs têtes. Toshiro était un homme d'une quarantaine d'année très vigoureux, au visage froid et , qui semblait passer plus de temps dans les montagnes qu'à son village natal. Il ne parlait pas beaucoup, mais Naruto estima que c'était dû au fait que lui et ses amis étaient des étrangers, et des ninjas par-dessus tout.

     Il ne fallut pas longtemps à Toshiro pour trouver la rivière qui, à n'en pas douter, était extrêmement chaude. L'eau était presque aussi transparente que l'air, et on n'y voyait pas la moindre trace de vie animale ou végétal, ni même la plus petite trace de plancton à même de la troubler, et personne n'osa tenter l'expérience d'y tremper les doigts en voyant la vapeur qui s'en échappait et la couleur de flamme que prenaient les roches qui formait son lit. Ce n'était pas une bien grande rivière, et elle s'écoulait assez lentement à travers le paysage montagnard en ne faisant presque aucun bruit. Je me demande comment Sasuke a put trouvé ce cours d'eau sans guide. Il a dû chercher pendant des jours avant de tomber dessus par hasard...

      Suivre la rivière prit une journée entière de marche presque ennuyante, la monotonie de la marche étant parfois brisée par l'arrivé d'un nuage menaçant dont il fallait se protéger. Heureusement, les abris ne manquaient pas au milieu des montagnes, d'autant que Toshiro semblait les connaître tous. Les quelques orages que l'équipe fut amenée à croisé ne durèrent jamais plus d'une heure ou deux, mais ils étaient toujours d'une violence inouïe. La foudre frappait presque toutes les dix secondes, faisant souvent mentire la légende selon laquelle elle ne tombait jamais deux fois au même endroit. Les jeunes habitants de Konoha furent impressionné par le climat si particulier de ce pays qui, d'un certain côté, était aussi inhospitalier que celui du pays du Vent.

       Mais c'était Hinata qui était la plus troublée par tout ceci. Depuis qu'ils étaient arrivés dans le pays de la Foudre, elle avait fait de son mieux pour dissimuler le pouvoir de la Pierre Florale afin qu'ils ne se fassent pas remarquer. Mais au cours de leur voyage à  travers les montagnes, elle avait tenté plusieurs fois de calmer la colère des cieux afin que les orages les freinent moins souvent. Or, aucune amélioration n'était visible. Même en canalisant toute sa  volonté, le climat restait toujours aussi ténébreux, comme si quelque chose s'opposait à la Pierre Florale. Pourquoi ai-je le pressentiment que ce pays cache quelque chose de terriblement dangereux ? pensait-elle. On dirait que le destin lui-même a souhaité faire subir une fureur injustifiée jusqu'à la fin des temps. Comment ses habitants voient-ils cela ? Est-ce qu'ils croient que le ciel leur a infligé une punition divine pour un acte passé, ou qu'il leur prodigue une protection subtile contre leurs éventuels envahisseurs ? J'aimerais tellement le savoir... pour leur venir en aide.

       Ce n'est qu'à la fin de l'après-midi qu'il arrivèrent devant l'énorme volcan endormi qui abritait Jacurutu. Son large cratère était énormément érodé, partiellement effondré sur lui-même sous les impacts répétés des éclairs contre les flancs de sa cheminée, ce qui lui donnait presque l'allure d'un cercle de collines. Une fois de plus, il fallait connaître la région pour savoir à quoi on avait affaire.

            -   Maintenant que vous êtes arrivés, fit Toshiro, je vais vous laisser.

            -   Comment ? s'écria aussitôt Haruka. Vous ne nous accompagnez pas jusqu'au bout ? Et comment ferons-nous pour revenir ?

            -   Vous n'aurez pas besoin de revenir. Personne n'est jamais revenu de Jacurutu, et je ne tiens pas à disparaître ainsi. Mais je vous souhaite quand même bonne chance.

        Hakura voulu insister, mais Hinata la retint d'un geste de la main, montrant que c'était peut-être mieux ainsi. Leur mission était de ramener Sasuke, un ninja déserteur dont l'existence était une honte pour Konoha, et de plus la perte de leur guide à ce moment du voyage n'était pas aussi important qu'elle pouvait l'imaginer. Ils avaient atteint leur but, et maintenant ils devaient se débrouiller seuls.

         Avec une attention redoublée et des regards bien souvent tournés vers le ciel, le trio continua sa route en direction du volcan. Désormais, chaque grondement de tonnerre était une menace qu'ils ne pouvaient ignorer, mais heureusement, Hinata avait longuement observer la manière dont Toshiro lisait les nuages. Elle ne pouvait pas espérer être devenue aussi douée que lui en à peine une journée, mais en tout cas suffisamment pour éviter à son équipe un funeste destin. Par deux fois, elle anticipa le déchaînement d'un orage au-dessus de leur tête, précipitant ses amis dans le premier abris solide qui était en vue. Une chose qu'ils apprécièrent beaucoup.

        Mais soudain, alors qu'ils commençaient à gravir les premières pentes du volcan, Haruka aperçut un mouvement suspect sur leur gauche : une ombre passant discrètement de rocher en rocher, les suivant de loin sans émettre le moindre son. Sans montrer qu'elle avait repéré le poursuivant mystérieux, elle s'approcha d'Hinata :

            -  Dis, Hinata ? Tu ne crois pas que ce nuage semble bien trop menaçant.

            -  Qu'est-ce que tu racontes, Haruka, il n'est... si... maintenant que tu le dis, je penses qu'on devrait s'abriter un moment.

        La petite équipe trouva rapidement une grotte chaleureuse. Lorsqu'elle fut certaine qu'ils étaient à l'abris des oreilles indiscrètes, Haruka s'expliqua :

            -  On nous suit. Je n'ai repéré qu'une seule personne, mais il peut y en avoir d'autres.

            -  Très bien, fit Naruto. Alors on va s'occuper de ça.

        Quelques instants plus tard, les trois ninjas quittèrent leur abris comme si de rien n'était en continuant leur ascension. L'ombre sur leur gauche les suivit, et Haruka en repéra deux autres silhouettes plus loin à leur droite qui se faisaient beaucoup plus discrètes. Ce ne fut que quelques centaines de mètres plus loin qu'elles passèrent à l'action.

         Sans même donner d'avertissement, les trois poursuivants jaillir hors de leurs couverts et utilisèrent des parchemins de techniques pour lancer une véritable pluie de shurikens explosifs. Le terrain qui entourait les ninjas de Konoha fut pulvérisé dans un rayon d'une dizaine de mètres en soulevant une énorme quantité de fumée dans les airs alors que les silhouettes se rapprochaient pour vérifier la situation. Il s'agissait de jounins de Kumo (village caché des Nuages), tous trois portant fièrement le bandeau de leur village sur leurs fronts. Alors que la fumée se dissipait, ils fouillèrent la zone à la recherche des corps, mais ne trouvèrent pas la moindre trace de leurs cibles.

         Car il s'agissait de clones. Le véritable trio de Konoha n'avait quitté la grotte que quelques minutes plus tard, suivant leurs ennemis grâce au Byakugan d'Hinata plusieurs centaines de mètres derrière eux. Ils voulaient connaître les intentions de leurs poursuivants, bien qu'ils se doutaient qu'ils étaient loin d'être un comité d'accueil pour touristes.

        C'est alors que Naruto attaqua. Il envoya trois groupes de deux clones formant chacun un Rasengan, mais un seul d'entre eux atteint un jounin, qui fut projeté contre un rocher avec une telle violence qu'il perdit connaissance. Les deux autres ninjas de Kumo, un grand homme fin à l'allure hautaine et une femme petite de stature mais visible très forte, se mirent en position de combat, mais Hinata préféra la voie de la discussion :

            -  Pourquoi nous avez-vous attaqué ? Qu'est-ce que vous défendez ici ?

            -  Vous n'avez pas le droit d'être ici, répondit simplement l'homme.

            -  Nous sommes envoyés par Konoha pour retrouver un déserteur de notre village, les autorités de votre pays nous ont permit de circuler librement sur votre territoire.

            -  Seulement nous ne sommes pas les autorités. Nous sommes les sentinelles d'Hikari (la Lumière).

            -  Une organisation secrète au sein des ninjas de Kumo, c'est ça ? fit Hinata. C'est vous qui protégez le secret de Jacurutu. Qu'y a-t-il là-bas ?

      Mais les jounins ne répondirent pas. A la place, ils chargèrent les adolescents. L'homme passa devant en dégainant deux longues dagues qui se chargèrent d'éclairs tandis que la femme resta en arrière pour pilonner ses adversaires avec une technique de boules de feu. Naruto créa une dizaine de clones qui se jetèrent immédiatement sur les projectiles enflammés pour les faire disparaître, les survivants fonçant sur la ninjas inconnue pendant que Haruka et Hinata s'interposaient devant le jounin et ses dagues. Haruka voulut utiliser une technique d'illusion, mais son adversaire arrivait beaucoup trop vite, et Hinata dû agir en conséquence.

            -  Fûton ! Soyokaze no jutsu ! (technique de Vent, la Douce Brise d'Eté)

      Une violente bourrasque souffla devant la Hyuuga et dévia le ninja dans sa course pour le faire s'effondrer sur le côté, mais il se réceptionna en un rien de temps et revint à la charge. Juste à temps pour poser son regard sur Haruka qui formait un symbole d'illusion. Aussitôt, il se mit à agir bizarrement, croyant être attaqué de tous les côtés par des clones de Naruto. Malheureusement, il comprit rapidement ce qui lui arrivait, et concentra son chakra au niveau des zones sensibles de son cerveau pour dissiper la technique et revenir à la réalité.

      Pendant ce temps, Naruto avait engager le combat avec la femme-ninja. Elle lui avait déjà coûté une trentaine de clones pour contrer ses attaques ou tenter d'en placer une lui-même. Il avait rarement eut l'occasion d'affronter un ninja de niveau supérieur, et maintenant il se rendait compte de la force que recelaient ce genre d'adversaires. Je ne peux pas remporter ce combat si je ne déploie pas toute ma puissance. D'autant que Hinata et Haruka risquent d'avoir besoin d'aide rapidement... Je dois trouver un moyen de gagner, ou sinon les choses vont très mal se dérouler.  

       Pourtant, Naruto avait beau tout tenter, chacune de ses attaque était immanquablement contrée, et souvent avec une facilité déconcertante. Cette femme-ninja possédaient des réflexes ou des capacités d'anticipation particulièrement élevées qui lui permettait de stopper tous les mouvements de l'adolescent et de contre-attaquer immédiatement. Naruto n'avait pas la vitesse pour aller plus vite que les réflexes de son adversaire. Par contre, je peux trouver la force de traverser ses défenses, créer une attaque si puissante et si grande qu'elle ne pourra ni l'esquiver, ni l'encaisser. Mais pour cela, je dois... je dois...

      Tu dois me libérer !

       Cette voix, Naruto avait espéré ne plus jamais l'entendre. La voix de ce démon emprisonné au plus profond de lui-même, qui attendait patiemment une occasion de s'évader. Kyuubi... Si tu savais à quel point je te hais...

       Oh mais je le sais. Seulement que ferais-tu sans moi ? Tu es trop faible, gamin ! Sans moi, tu ne pourrais jamais protéger personne !

            Tu es un monstre. Si je le pouvais je te renverrai moi-même en enfer.

       D'accord. Alors utilise mon pouvoir cette fois-ci encore. Apprends à quel point tu as besoin de moi, et combien tu es impuissant lorsque tu es seul. Apprends combien ta vie serais impossible sans moi. 

         Et soudain, une immense force s'écoula dans l'ensemble du corps de Naruto, guérissant instantanément les quelques éraflures qui parcouraient sa peau et revigorant chacun de ses muscles. Tout en lui transpirait la puissance à l'état pure, une sensation incroyablement plaisante. Son corps tout entier dégageait une quantité incroyable de chakra aussi rouge que les flammes qu'envoyait vainement la femme-ninja contre lui. En cet instant, Naruto avait l'impression de pouvoir affronter le monde entier. Le formidable pouvoir de Kyuubi était aussi douce que la brise du soir sur Konoha, presque aussi agréable que les caresses d'Hinata. Non ! fit Naruto. Je ne dois pas le laisser me manipuler ainsi. Je ne dois pas tomber dans son piège !

          C'est alors que quelqu'un apparut devant Naruto. Celui n'en crut d'abord pas ses yeux, et cligna plusieurs fois des paupières pour accepter la réalité : Neji s'était interposer entre lui et son adversaire.

par Jack-115 publié dans : Naruto et la Main de l'Ombre
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Jeudi 17 juillet 2008

CHAPITRE ONZE



1537 unités de temps du 157ème jour de la neuvième ère de la Reconquête, Marche du Silence / Halo.

        Accompagnés de l'escouade d'élite Alpha, Irul et Orna traversèrent la zone de quarantaine jusqu'à atteindre enfin l'accès principal de la Bibliothèque, ouvrant leur chemin au travers de l'énorme affrontement qui se déroulait entre les sentinelles et le Parasite. L'accès principal était, comme la plupart des installations forerunners, en grande partie encastrée dans la géologie artificielle de Halo, ne laissant apparaître à l'extérieur qu'une petite partie très ornementée. Alors qu'ils approchaient à pied de la structure, Irul remarqua la carcasse d'une navette humaine de type Pélican qui, d'après l'épaisse couche de neige qui le recouvrait, devait avoir déposer ses occupant depuis un bon moment. Ce n'est pas bon. Si les humains mettent la main sur l'icône sacrée, il sera beaucoup plus facile aux prophètes de la récupérer. Nous ne pouvons pas nous permettre cela.

         A l'intérieur de l'installation, après avoir passé un étroit couloir aux portes lourdement blindée, les sangheilis se retrouvèrent dans une vaste salle d'au moins cinquante mètres de haut. Ils se trouvaient sur un réseau de ponts et de passerelles menant à une énorme nacelle. Celle-ci semblait être conçue pour traverser l'immense gouffre qui entourait la Bibliothèque, une protection cependant bien futile contre le Parasite. Mais alors que Orna était fasciné par l'œuvre de ceux qu'il avait si longtemps considéré comme des dieux, Irul était totalement indifférent.

            -  Tu as l'air d'être encore plus vieux que moi, maintenant, lâcha l'Arbiteur.

            -  J'ai sur les épaules le poids de trop de choses pour continuer à vivre comme vous, se contenta de répondre le jeune sangheili.

            -   Non. Le seul poids que tu portes, c'est ta culpabilité.

            -   Quelle culpabilité ?

            -   Tu te reproches toujours de n'avoir pas pu sauver ma fille. La preuve : tu portes toujours son pendentif, bien que tu saches qu'il t'est totalement inutile.

       Irul s'immobilisa aussitôt, et ses pensées volèrent dans les méandres de son passé tandis qu'il sortait le bijoux à sept branches de sous son armure. L'objet brillait toujours de la même lumière surnaturelle qui semblait lui faire miroiter l'horizon d'un autre monde, un monde meilleur, dans lequel il pourrait la retrouver.

            -  Elda... murmura-t-il. Je suis désolé.

            -  Tu dois arrêter de te tourmenter, lui fit Orna en le saisissant par l'épaule. Ce n'est pas comme cela que tu la ramèneras.

            -   Pourtant... je ferais tout pour la ramener... tout. 

            -   Mais ce n'est pas possible, alors concentre-toi sur notre mission. Aurais-tu oublié pourquoi nous sommes venus jusqu'ici ?

        Irul reprit soudain ses esprits. Depuis quelques temps, ces moments de faiblesses devenaient de plus en plus fréquents, surtout depuis les révélations de l'oracle. La foi l'avait quitté, et il ne savait plus à quoi s'accrocher pour continuer. Les souvenirs était tout ce qui lui restait, mais à chaque fois qu'il repensait à Elda, toute ses forces et sa conviction l'abandonnaient. Je dois me ressaisir. Mes frères comptent sur moi. Je suis leur commandant suprême, et ils attendent de moi que je ne connaisse aucune faiblesse, aucune peur, aucun regret. C'est impossible, bien sûr, mais je dois tenter de faire comme si.

            -  Très bien, fit Irul et affichant un masque de neutralité. Continuons.

         Le groupe reprit alors son chemin. Et alors qu'ils avançaient vers l'autre bout de la salle, Irul vit une autre nacelle en train de s'éloigner à quelque centaines de mètres devant eux.

            -  Les humains ont pris de l'avance sur nous, dit-il.

            -  Alors nous ne devons pas perdre de temps, fit Orna en accélérant l'allure.

       Mais malheureusement, c'est à ce moment que la porte d'entrée vola en éclat derrière eux et que des dizaines d'organismes de combat Parasite se ruèrent vers eux. Immédiatement, les sangheilis activèrent leurs épées énergétiques en lâchant de courtes salves contrôlées avec leurs fusils plasma. Par Sangheilios ! jura Irul. Ce n'est pas le moment !

-  Allez-y Orna ! hurla-t-il. Je m'occupe de cette vermine ! Soldats ! Partez avec l'Arbiteur et protégez-le dans sa mission !

        Là-dessus, Irul se jeta dans la mêler, tranchant ses ennemis avec une rage sans pareille tandis que le reste du groupe courrait vers la nacelle. Le jeune commandant suprême mobilisa toutes ses forces pour retenir l'ennemi qui arrivait par vagues successives. Les immondes corps pourrissant ranimés par le sombre pouvoir du Parasite n'avaient aucune notion de la peur, et se jetaient sans hésitation sur le guerrier solitaire qui les exterminait par dizaines. La lame énergétique brillait tel un soleil purificateur, découpant la chaire en décomposition comme de simples feuilles de papier. Les réflexes surnaturels d'Irul et ses facultés d'analyse sensoriels lui permettait d'esquiver la plupart des coups que lui portaient ses innombrables adversaires, mais son puissant bouclier encaissait le reste sans difficulté. Le sang noir des mort-vivants se déversa par hectolitres sur le sol glacial de la structure forerunner tandis que les corps s'accumulaient autour d'Irul. 

        Lorsque le dernier ennemi s'écroula enfin, Irul prit une série de profondes inspirations afin de retrouver son calme. L'Arbiteur était maintenant hors de danger, ou du moins c'était ce qu'il croyait. Et alors qu'il était là, immobile, le regard perdu vers le ciel qu'il aurait voulu pouvoir contempler, appréciant ce moment dans toute sa démesure, il ressentit brusquement un mouvement en dessous de lui. Aussitôt, tous ses muscles se remirent en alerte pendant qu'il essayait d'identifier le type d'individu qui se présentait à lui. Une seule entité. Déplacement semblable à une sentinelle, mais bruits de fonctionnement différent. Est-ce que ce serait...

            -  Bonjour ! fit brusquement un moniteur de sa voix artificielle en apparaissant devant Irul. Je suis 2401 Penitent Tangent, gérant de l'installation 05.

      Irul s'attendait bien à ce qu'il y ait un autre Oracle sur cet anneau, mais il ne pensait pas avoir l'occasion de le rencontrer. Le combat qu'il venait de mener lui avait demandé d'énormes ressources mentales et physiques, et il lui fallait un certain temps avant de retrouver toutes ses facultés. Ne sachant que dire au moniteur, il préféra attendre que celui-ci continu :

            -  Vous êtes un spécimen extrêmement intéressant. Vos capacités sembles nettement au-dessus de celles de vos semblables.

            -   Que... que voulez-vous ? fit Irul essoufflé.

            -   Savoir pourquoi vous êtes ici.

            -   Je... nous sommes venus récupérer l'icône sacrée, le... l'index. Nous ne voulons pas que cet anneau soit activé.

            -   Mais c'est pourtant le seul moyen d'endiguer cet infestation.

      Irul comprit l'incohérence dans laquelle il se trouvait. Afin d'empêcher les prophètes de mettre la main sur l'index, les sangheilis avaient brisé le confinement et libéré le Parasite, que seul l'activation de Halo pouvait contrer. Mais quelque chose lui disait qu'il restait tout de même dans le vrai. Il avait une raison d'agir ainsi. Et cette raison, c'est...

            -   Il y a une autre solution, dit-il.

            -  Comment pourriez-vous avoir une autre solution ? s'exclama Penitent Tangent en effectuant un sursaut dans les airs.

            -   Nous pouvons combattre.

      Soudain, le moniteur de l'anneau éclata d'un rire puissant et virtuel qui mit Irul extrêmement mal à l'aise.

            -   Mes créateurs ont eux aussi cru qu'ils pourraient vaincre le Parasite par la seule force, mais ils ont échoué. Pourtant, ils possédaient une puissance militaire immense à la technologie que vous ne pourrez jamais imaginer. Tout ce qu'ils ont réussi à faire, c'est de rendre le Parasite plus fort que jamais, si fort que même l'activation des anneaux n'a pas réussi à le détruire entièrement. Et vous pensez pouvoir faire mieux ?

            -   Oui.

      La réponse d'Irul avait été catégorique, franche et portée par une voix forte. Cela sembla amuser l'IA qui pencha sa sphère métallique sur le côté, comme un animal qui incline la tête en signe d'incompréhension.

            -  Si je ne vous avais pas observé durant ces douze derniers cinquante-sixièmes de cycles, j'aurais pensé que vous étiez idiot ou inconscient. Mais vu vos facultés d'analyse, je sais que vous ne dite pas cela pour rien. Votre espèce semble avoir quelque chose de spécial par rapport à mes créateurs... mais j'ignore si cela suffira. J'ai besoin de plus d'informations.

       C'est alors qu'une série de cercles lumineux dorés apparurent autour d'Irul et de Penitent Tangen. L'instant d'après, ils se retrouvèrent tous les deux dans un environnement totalement différent : une pièce d'environ vingt mètres sur trente, assez basse de plafond, et remplie de diverses machines forerunner dont la nature et le rôle échappait totalement à Irul. Celui-ci tenta de garder son calme alors qu'il analysait ce qui lui arrivait, tous ses sens captant le maximum d'information possible. Température stabilisée à 27 degrés, atmosphère purifiée en permanence, présence de systèmes d'isolement sur toutes les machines de la pièces. Que je soit damné s'il ne s'agit pas d'une espèce de laboratoire...

            -  Vous vous trouvez au cœur du secteur de recherche de cette installation. Nous sommes à plusieurs centaines de mètres sous la Bibliothèque, dans une pièce sécurisée ayant pour but d'effectuer des expériences de toutes sortes pour aider à combattre le Parasite.

            -   Que comptez-vous faire ?

            -   Juste effectuer quelques analyses sur votre personne, afin d'obtenir les informations complémentaires dont j'ai besoin.

       Instinctivement, Irul se mit sur la défensive, mais le moniteur le rassura immédiatement :

            -   Ne vous inquiétez pas, ce ne sera sans aucune conséquence sur vos facultés. Vous devez juste vous placer devant cette machine.

       Penitent Tangent vint alors se placer devant un appareil assez imposant composé d'un unique cube d'environ deux mètres dans toutes les dimensions, lourdement ornementé et apparemment sans aucune utilité. Irul observa longuement la machine, doutant sérieusement de la parole du moniteur, avant de dire :

            -  Si je vous donne ces informations que vous voulez, que me proposez-vous en échange ?

            -   Que seriez-vous prêt à accepter ? demanda l'IA avec intérêt.

            -   Vous le savez très bien.

     Et Irul lui montra le pendentif d'Elda.
par Jack-115 publié dans : La Saga du Guerrier de la Foi
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Mardi 15 juillet 2008

CHAPITRE DEUX : LE PAYS DES ORAGES ETERNELS


      Le lendemain, l'équipe partit tôt dans la matinée, progressant d'une allure régulière à travers les forêts et plaines verdoyantes du pays du Feu. Naruto n'avait aucune idée de la localisation précise de Jacurutu, mais toutes les légendes qui en parlaient affirmaient clairement qu'il se trouvait quelque part dans les montagnes du pays de la Foudre. Avant de partir, Hinata et Naruto avaient passé plusieurs heures à la bibliothèque de Konoha afin de collecter tous les renseignements possibles sur ce membre des cinq grandes nations.

      Le Pays de la Foudre était une grande péninsule reliée au continent par une mince bande de terre lourdement fortifiée. Toute la géographie du pays était organisée en plusieurs cercles concentriques avec un relief particulier pour chacun. L'ensemble de son littoral était constitué de longues plages de sable fin parfois cristallisé en plaque de verre par les nombreux éclairs qui foudroyaient l'ensemble du territoire. Lorsqu'on s'enfonçant dans les régions intérieures, le paysage laissait place à de longues successions de collines et de plaines verdoyantes et comportant très peu de forêts.

      Mais le cœur du pays était sa plus grande particularité, car il était constitué de montagnes si immense qu'on en voyait pas le sommet, ceux-ci perçant les nuages noirs couvrant le ciel tout le long de l'année. Aucun de ces gigantesques massifs rocheux ne faisait moins de sept kilomètres de haut, ce qui provoquait une rupture nette dans le relief de la région, et formait une sorte de forteresse naturelle titanesque. C'était au milieu de cette région ultra-montagneuse que se trouvait le village caché des Nuages, perché au sommet de la plus haute montagne. On disait qu'aucun nuage ne flottait assez haut pour survoler le village céleste, et qu'il était impossible d'atteindre ce lieu sans un guide expérimenté.

       L'équipe dut tout d'abord quitter le pays du Feu par le Nord-Est, puis traverser deux provinces mineures avant d'atteindre la frontière du royaume de la Foudre. Cela leur prit deux jours tout au long desquels Hinata s'efforça de contenir le pouvoir de la Pierre Florale afin qu'ils passent inaperçus. Naruto, lui, était trop impatient de trouver Sasuke, et avait tendance à accélérer l'allure sans faire attention à ses deux coéquipières. Quand à Haruka, contrairement à ce que Hinata pensait, elle resta relativement calme tout le long de leur périple. Les souvenirs qu'elle portait en elle auraient pourtant put la rendre très anxieuse.

       La frontière du Pays de la Foudre étaient protégée par un mur gigantesque construit avec les plus résistants matériaux récupérés dans les montagnes intérieures. Des sentinelles y patrouillaient en permanence, rendant toute infiltration discrète presque impossible. Le groupe de Naruto n'avait cependant pas l'intention de se cacher pour mener son enquête. Lorsqu'ils arrivèrent devant le grand portail par lequel devaient passer tous ceux voulant pénétrer dans le pays, ils présentèrent aux gardes les papiers officiels que leur avait fourni Tsunade.

            -  Nous sommes en mission pour Konoha, leur annonça Hinata. Nous sommes à la poursuite d'un ninja déserteur du nom de Uchiwa Sasuke, avec pour mission de le ramener devant notre Hokage.

            -   Nous avons été prévenus de votre arrivé, fit l'un des gardes. Vous êtes autorisés à mener vos recherches sur le territoire de Kiminari no Kuni (pays de la Foudre).

            -    Merci.

            -    Mais veillez bien à ne pas causer de problèmes. La situation est assez tendue en ce moment.

            -   Que se passe-t-il ? fit la jeune Hyuuga.

       Le garde prit soudain un air inquiet. L'espionnage était courrant entre les cinq grands pays, et il était très dangereux d'échanger certaines informations avec des étrangers, et encore plus avec des ninjas. Pourtant, la pureté absolue d'Hinata faisait qu'elle semblait être une personne de confiance. Lentement, le garde se détendit et expliqua :

            -  Notre Raikage est mourrant. Le grand âge l'entraîne vers l'autre monde depuis maintenant quatre jours, et nous nous préparons à nommer son successeur.

            -  Je comprends, fit Hinata. Nous ferons tout notre possible pour que notre mission n'affecte en rien la vie de votre pays.

            -   Je vous remercie.

      Là-dessus, l'équipe reprit son chemin. Le tonnerre grondait plus puissamment que n'importe où ailleurs sur la Terre, d'énormes nuages noirs parcourrant le ciel en menaçant de décharger leur énergie destructrice. Les trois ninjas parcoururent le pays pendant une demi-journée avant d'arriver au pied des montagnes. Là se trouvait une petite ville du nom de Tougemichi (chemin de montagne), et qui avait pour coutume d'héberger ceux qui comptait escalader les monts rocheux de Kiminari. Naruto et ses amis décidèrent donc de s'y arrêter pour prendre du repos et essayer de collecter des renseignements sur Jacurutu avant de continuer.

      Ce fut Hinata qui choisit l'auberge dans laquelle ils passeraient la nuit. C'était un établissement très modeste situé dans les quartiers inférieurs de la ville, fréquenté uniquement par les voyageurs de passage et quelques petits commerçants. Bien sûr, ce n'était pas l'endroit rêver pour recueillir des informations, mais au moins les adolescents y seraient tranquilles. Lorsqu'ils passèrent la porte d'entrée, personne ne fit attention à eux malgré leurs uniformes de chunins, ce qui les rassura. D'un autre côté, la vaste salle de restauration qui constituait le rez-de-chaussée n'était occupée que par trois individus. Le premier était un marchand en train de vérifier ses livres de compte sur une table placée à un coin de la salle, tandis que les deux autres étaient des voyageurs en train de discuter autour d'un verre au bar.

     Le comptoir était tenu par un enfant d'à peine huit ans. Lorsqu'il vit les ninjas entrer, il ne sut pas comment réagir, des brides de mots fuyant sa bouche balbutiante sans aucune signification. Heureusement, un homme assez âgé vint à son secours, posant une main sur son épaule en le rassurant :

            -  Je vais m'occuper de ces clients, Djaki. Va aider ta mère pendant ce temps.

     Le vieil homme était vêtu assez modestement, tout comme son auberge. Sa peau ridée et ses longs cheveux blancs contrastaient avec la vivacité de son regard et l'assurance de ses gestes. Il semblait tenir cette auberge depuis une éternité. Et ce fut d'un sourire en coin qu'il accueilli le petit groupe en leur déclarant :

            -  Bienvenu dans mon humble établissements, jeunes gens ! Je me nomme Hoshigo Masabura, à votre service. Que puis-je faire pour vous ?

            -  Nous voudrions passer la nuit ici, fit Naruto, et prendre un bon repas.

            -  Très bien. Très bien. Comme vous pouvez le constater, c'est un peu la saison pauvre pour les affaire, et nous avons beaucoup de chambres disponibles.

            -  Nous en prendrons trois.

      Hinata eut jeta soudain un regard surpris à Naruto, car depuis quelques temps, ils avaient pris l'habitude de dormir ensembles. Mais le garçon toussa faiblement, afin d'excuser un mouvement de sa main sur sa poitrine en regardant la jeune fille d'un air sérieux. Hinata comprit alors qu'il voulait éviter que la Pierre Florale leur cause des ennuis, et fit comme si de rien n'était.

-   Donc nous disons trois chambres et trois repas, leur fit Hoshigo. Cela fera onze-mille cinq-cent yens. Je vais vous demander d'inscrire vos noms sur le registre.




        Alors qu'ils prenaient leur repas, les adolescents furent abordés par le aubergiste qui s'assit à une table voisine pour discuter avec eux :

            -  Alors, qu'est-ce qui peut amener des ninjas de Konoha dans ce foutu pays ?

            -  Vous n'êtes donc pas d'ici ? répliqua Hinata pour éviter de répondre à la question.

            -  Non. Je suis né au pays de l'Eau, mais mon père a préféré en partir pour faire affaire ici. Une assez bonne idée, s'il avait choisi un quartier plus fréquenté. 

            -  Et vous n'avez jamais songé à vous établir ailleurs ?

            -  Disons que j'ai fini par apprécier cette tranquillité, et j'ai vécu assez longtemps ici pour savoir que j'ai très peu de chance de mourir frappé par cette damnée foudre. Mais vous avez l'intention d'escalader les montagnes ?

       Les ninjas se regardèrent entre eux longuement, comme pour se demander si c'était une bonne chose de continuer cette discussion. Haruka resta indifférente, laissant ses deux amis décider de la meilleur chose à faire. Hinata ne montrait pas la moindre inquiétude, mais c'était trompeur et Naruto le savait très bien. L'existence des ninjas déserteurs est toujours une grande honte pour les villages dont ils sont issus. De plus, c'est un peu notre faute si Sasuke est devenu ce qu'il est aujourd'hui. En fait, c'est surtout ma faute... et c'est pour cela que je dois le retrouver. Je n'ai pas honte de cela.

            -  Oui, avoua finalement Naruto. Nous cherchons quelqu'un, et nous pensons qu'il se trouve dans les montagnes.

            - Alors, fit aussitôt Hoshigo, il faut que vous sachiez qu'il est assez dangereux de s'approcher des sommets. Si vous compter vous enfoncer dans les couches nuageuses, il vous faudra un guide pour éviter les éclairs.

            -  Et où pourrions-nous en trouver un ? fit Haruka.

            - Si vous le souhaitez, mon fils Toshiro pourra vous accompagner. Il sait lire les nuages mieux que personne ici.

       Naruto se demanda si ce vieil homme était sincère ou s'il essayait de les embobiner. Il semblait avoir tout prévu depuis le moment où ils étaient entrés ici, mais en y réfléchissant bien, on ne lâche pas aussi facilement les quelques bons clients que la providence conduit à vous. D'un hochement de tête, Naruto accepta l'offre :

            -  Parfait, lança Hoshigo en se levant. Dès que vous désirerez partir, prévenez-moi et je vous l'enverrai.

            -  Excusez-moi, fit brusquement Hinata, mais pourriez-vous nous indiquer un bon endroit pour trouver des renseignements ?

            -   Quels genre de renseignements ?

            -   Et bien... par exemple si une certaine personne est passée dans le coin récemment, et dans quelle direction elle serait partie.

       Hoshigo reprit alors sa chaise et la plaça plus près de la table des adolescents, mettant le dossier face à eux pour s'y accouder et y poser la tête. Son visage brillait d'une lueur inquiétante, et un large sourire découvrait ses dents usées par le temps. Et ce fut presque dans un chuchotement qu'il leur demanda :

            -   Seriez-vous par hasard à la recherche de Jacurutu ?

        Les trois ninjas sursautèrent immédiatement en l'entendant prononcer ce nom, et cela suffit à Hoshigo. Une bourrasque de vent força soudain l'ouverture de la porte d'entrée, et celle-ci claqua plusieurs fois avant que le petit-fils de l'aubergiste ne vienne la refermer. Discrètement, Naruto vérifia que la Pierre Florale ne s'était pas illuminée, ce qui était heureusement le cas. Espérons qu'il n'y aura pas d'autres surprises de ce genre...

            -   Qu'est-ce qui vous fait croire que nous cherchons ce lieu ? fit la Hyuuga en tentant de retrouver son calme.

            -    Allons, allons, fit Hoshigo. Ce n'est pas comme cela que ça marche.

        Naruto comprit immédiatement. Durant son entraînement avec Jiraya, il avait souvent eut l'occasion de voir le senin récolter des informations un peu partout. C'était toujours une question d'argent, et le vieux Hoshigo semblait être un maître à ce petit jeu. Il ne fait pas semblant de savoir quelque chose. Il connaît le lien entre Sasuke et Jacurutu, et il sait que c'est bien lui que nous recherchons. C'est même peut-être lui qui lui a indiqué la route. Maintenant, il s'agit de payer l'information.

      Il n'y a qu'une seule règle, et elle est aussi simple que dangereuse : on offre d'abord l'argent, puis on reçoit l'information. On ne peut faire qu'une seule offre, mais si celle-ci n'est pas suffisamment importante, l'information reçue sera fausse, et nous n'aurons aucun moyen de le savoir. Connaître l'itinéraire de quelqu'un se paye à un assez bon prix en règle général, mais le fait que ce soit vers Jacurutu que se soit dirigé Sasuke fait monter la barre à un tout autre niveau...

            -  Hinata ! Haruka ! Donnez-moi l'argent qu'il vous reste.

      Les deux jeune fille se regardèrent d'un œil inquiet, puis acceptèrent de confier leurs économies à Naruto. Le garçon réunit l'ensemble et compta. En tout, il nous reste un peu plus de quatre-vingt cinq mille yens. Espérons que ce soit suffisant...

            -  Je vous écoute, fit-il en tendant l'argent à Hoshigo.

       Le vieil homme n'eut pas besoin de compter, car il l'avait déjà fait en même temps que Naruto. Tout en glissant l'argent dans l'une de ses poches, il confia au petit groupe :

            -  Un jeune ninja est passé ici, il y a deux semaines. A peu près votre âge, les cheveux noirs coiffés en piques dressés, a l'air froid et aux allures menaçantes. Il portait un kimono blanc et un long katana au fourreau rectangulaire, ainsi que le bandeau des ninjas de Konoha.

       Naruto ne put dissimuler sa surprise en entendant cela. C'est impossible, je lui ait moi-même retiré son bandeau. J'ai même barré l'emblème de notre village de ma propre main alors que j'avais libéré le pouvoir de Kyuubi. Pourtant la description d'Hoshigo est bien celle de Sasuke tel que je l'ai vu sur la Balance du Destin, il n'y a aucun doute. Alors où diable a-t-il bien put se procurer un autre bandeau ?

            -  Il n'est pas allé par quatre chemins, continua le vieil homme. Il m'a immédiatement demandé où se trouvait Jacurutu. J'ai compris à ses yeux étranges qu'il valait mieux ne pas le contrarier, et qu'il verrait immédiatement si jamais je lui mentais. Je lui ai donc indiqué la route à prendre et il est parti seul, sans même un guide.

       Hoshigo pencha alors sa chaise en avant pour se rapprocher de Naruto, et lui chuchoter à l'oreille :

            -  A l'aube, prenez la direction du Nord-Est, et allez jusqu'au cœur des montagnes. Suivez la rivière dont l'eau est si chaude qu'elle fait rougir les pierres de son lit, et vous arriverez au pied d'un ancien volcan endormi. Jacurutu se trouve quelque part à l'intérieur.

       L'aubergiste laissa alors sa chaise retomber en arrière et se leva. Et alors qu'il s'éloignait, il termina en disant :

            -  Mais vous n'y arriverez pas. Personne n'a jamais approché ce lieu maudit. Et vous ne serez pas une exception.

par Jack-115 publié dans : Naruto et la Main de l'Ombre
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Samedi 12 juillet 2008

CHAPITRE ONZE

 

1837 heures, 18 septembre 2552 (calendrier militaire) / frégate du CSNU Aegis Fate, localisation inconnue.

        L'Aegis Fate sortit du sous-espace aussi loin qu'il le put de la flotte covenante tout en gardant les vaisseaux ennemis à portée de détection. Car s'il y avait bien un point de la technologie spatiale sur laquelle le CSNU avait un avantage par rapport aux covenants, c'était bien l'air d'action de leurs radars. Deianeira surveillait chaque paramètre de vol depuis le début du voyage, et jusque là, aucune anomalie n'était survenu dans le plan des spartans.

        Cependant, l'IA fut étonnée de s'apercevoir que le système stellaire dans lequel leur ennemi les avaient guidé ne possédait strictement aucun intérêt apparent. C'était un système de sept planètes gravitant autour d'un soleil jaune, avec une seule géante gazeuse en quatrième position et une maigre ceinture d'astéroïde juste derrière elle. Aucun de ces planètes ne présentait de conditions favorables à la vie, même pour ces petits grognards respirateurs de méthane. Ce système n'était même pas une position stratégique, car beaucoup trop éloigné des premières colonies du CSNU existant encore, et encore plus des planètes occupées par les covenants. Pourtant, il doit bien y avoir une raison pour qu'ils soient venus jusqu'ici. Peut-être voulait-il faire leur voyage en deux étape afin de s'assurer que nous ne les suivrons pas ? Si c'est le cas, et qu'ils effectuaient leur second saut maintenant, nous serions totalement incapable de calculer leurs trajectoires sub-spatiales.

          Mais je ne pense pas que ce soit leur genre. Les covenants sont trop arrogants et sûr d'eux pour penser que nous pourrions être une gêne, surtout s'ils disposent d'une flotte pareille. Au contraire, ils ont toujours préféré qu'on essaye de les suivre, pour mieux détruire nos vaisseaux par la suite. Non, il doit y avoir autre chose, une autre raison pour venir ici.

          Deianeira vérifia une nouvelle fois l'ensemble des détecteurs du vaisseau, mais ne trouva toujours rien. L'Aegis Fate avait beau être à plusieurs milliers de kilomètres de la dernière planète de ce système, ses capteurs étaient parfaitement capables de scanner l'ensemble de cette région de l'espace avec assez de détails pour être fixé : cet endroit était totalement inhospitalier.

          C'est alors que les détecteurs s'emballèrent. Un objet venait de surgir de derrière la géante gazeuse. Un objet qui n'était pas un astre naturel. Deianeira pointa les caméras longue distance sur cet anomalie et eut la plus grande surprise de sa vie : il s'agissait d'un gigantesque anneau métallique, conçu dans un matériaux totalement inconnu, et dont la surface interne était recouverte d'une mosaïque de bleus, de verts, de blanc et d'or. Les facultés de réflexions de l'IA conclurent rapidement qu'il s'agissait d'un mélange de terres, d'océan, de glaciers et de déserts répartis comme sur une véritable planète de type terrestre. Des nuages étaient visibles au-dessus de cette surface hétéroclite, et les capteurs longue porté de l'Aegis Fate indiquèrent à Deianeira que l'anneau était animé d'une rotation qui maintenait une gravité et une atmosphère seine au niveau de sa surface interne.

       Aucun doute, il s'agit bien d'un astre artificiel. Mais les matériaux qui le composent ne correspondent à rien de ce que les covenants utilisent habituellement. C'est un alliage de fer et de titane hyper-dense, presque mille fois plus résistant que nos propres alliages pour vaisseaux. Aucune arme standard existante ne serait capable de pénétrer ne serait-ce que trente centimètres de cette chose... C'est absolument incroyable.   

            -   Daneira ! fit soudain Fred sur le pont de commandement. Quelle est la situation ?

      L'IA surgit sur l'afficheur holographique non loin du spartan et fit apparaître les données qu'elle avait récupéré sur l'écran principal. Aussitôt, ses instruments enregistrèrent une augmentation des rythmes cardiaques de chaque personne présentes, même Linda qui avait l'habitude de ne jamais se laisser impressionner.  

            -   Mais bon sang qu'est-ce que c'est que ce truc ?! lâcha Fred.

            -   Cet anneau fait dix mille kilomètre de diamètres et possède une épaisseur de vingt-deux kilomètres trois cents. Sa rotation crée une gravité d'environ 1G sur sa surface interne, et l'atmosphère qui s'y trouve semble être respirable pour vous.

            -   Alors c'est ça qu'indiquaient les cristaux... murmura Kelly en pleine contemplation.

       Quelque chose s'activa brusquement dans l'esprit de la spartan alors qu'elle observait l'anneau-monde. Des souvenirs qui n'étaient pas les siens apparurent à la surface de ses pensées pour se calquer sur la réalité qui s'imposait désormais à elle, remplissant les points d'ombre et les énigmes que suscitait cet immense astre artificiel. La remonté de ces informations fut comme une décharge électrique qui la fit hurler de douleur.

            -  Kelly ! s'écria Fred. Qu'est-ce qui t'arrive ? Daneira ?

            -  Je ne comprend pas, répondit l'IA en fronçant les sourcils. Ses signes vitaux sont normaux et son armure fonctionne correctement.

       Kelly était maintenant à genoux sur le pont de commandement, prenant sa tête entre ses mains comme pour essayer d'en saisir la douleur pour la jeter au loin. Des images passaient devant ses yeux par milliers, et des voix murmuraient à ses oreilles dans une langue inconnue, transformant son cerveau en pile nucléaire sur le point d'exploser. Puis, aussi brusquement qu'elle était venue, la douleur disparut. Et lorsqu'elle rouvrit les yeux, Kelly contempla l'anneau d'un œil nouveau, et prononça son nom :

            -  Halo.

            -  Qu'est-ce que tu as dit ? fit Linda avec étonnement.

            -  Ce monde a été construit par les forerunners, une très ancienne race qui a disparu depuis. Il y en existe sept dans toute la Voie Lactée. Ce sont des armes d'une puissance terrifiante.

            -  Et les covenants veulent donc mettre la main dessus pour nous anéantir avec, c'est ça ?

            -   Oui.

      Un silence de mort tomba alors sur le pont de commandement de la frégate. Il faut dire que c'était beaucoup de révélation à digérer en une seule fois... sauf pour Deianeira, qui cogitait de son côté avec toute l'énergie dont elle disposait. Ses capteurs longue distance gardaient un œil sur les mouvements de la flotte covenants tandis qu'elle réfléchissait sur la meilleur stratégie à adopter. Inutile d'aller chercher de l'aide. Leur flotte est beaucoup trop importante, et il nous faudrait plus d'un millier de vaisseaux pour espérer l'affronter avec de bonnes chances de réussite. Par contre, si ce que Kelly a dit est vrai, cet objet a une importance capitale pour les covenants, et ils ne prendraient jamais le risque de l'endommager. Donc si nous parvenions à atteindre Halo, nous serions en sécurité par rapport à leur flotte. Par contre, nous devrons rapidement trouver un lieu facilement défendable, pour pouvoir résister efficacement contre leurs armées...

            -  Spartans ! annonça-t-elle. Je voudrais proposer un plan.

            -  Va-y, lui dit Fred.

            -  En évoluant derrière la planète géante autour de laquelle gravite Halo, nous pourrons nous approcher sans être détectés par l'ennemi. Lorsque nous serons suffisamment proche, nous passeront par le pôle sud de la planète et fonceront droit sur l'anneau, qui se trouvera juste entre nous et la flotte ennemie. Celle-ci n'aura pas le temps d'envoyer des chasseurs, et se contentera de pilonner notre frégate avec tout ce qu'ils ont, mais devront auparavant contourner Halo pour éviter de l'endommager. Puis, au dernier moment, nous quitterons le vaisseau avec des Pélicans et nous nous dirigerons vers la surface de Halo.

         Les chefs d'équipes spartans réfléchirent un instant. La situation était assez désespérée, et sacrifier la frégate était une décision importante car cela supprimait toute option d'évasion directe. Mais Fred compris qu'il y avait beaucoup trop en jeux pour se permettre de penser à fuir. Les spartans avaient été formés pour défendre l'Humanité, et ce combat allait être le plus important de toute leur vie. Ils étaient né pour ce moment. Dans un sourire, il annonça à l'IA :

            -  C'est d'accord, Deianeira. Vas-y, on te fait confiance.

 


 

1837 unités de temps du 87ème jour de la neuvième ère de la Reconquête, Marche du Silence/ vaisseau-amiral Wise Seeker de la flotte majeur Faithfull Justice, en approche de Halo.

          Urda admirait l'œuvre ultime des forerunners depuis le poste d'observation lorsque Erko vint l'y trouver.

            -   Commandant ! Nous avons un vaisseau ennemi en approche rapide.

            -  Un seul ? Décidément ces humains sont vraiment stupides... J'espérais bien pouvoir en attirer beaucoup plus. Et quelle trajectoire suit-il ?

            -  Il vient de surgir de derrière la géante gazeuse, et se dirige droit vers Halo.

            -  Pulvérisez-le. Mais assurez-vous que nos projectiles ne passent pas à moins de trois cent kilomètres de la sainte structure. Je ne veux pas risquer de causer l'irréparable.

            -  Bien, commandant.

        Erko quitta la salle, laissant Urda continuer d'observer le joyaux des dieux qui grossissait au fur et à mesure qu'ils avançaient. C'est véritablement une merveille de l'univers. Et son pouvoir est tout aussi merveilleux. Lorsque j'en aurait prit le contrôle, et avec les Régulateurs, je serais en position de force devant les prophètes, et je pourrais alors exiger tout ce que je veux. Le temps de la soumission est terminée. Bientôt, les sangheilis connaîtrons la vérité sur les anneaux sacrés, et en deviendront les seigneurs de cette galaxie, pendant que je règnerais en maître absolu.

        Alors qu'il savourait déjà cette fontaine de pouvoir qui s'offrait à lui, Urda put apercevoir le vaisseau qui approchait. En réglait le grossissement des appareils d'observation, il vit qu'il ne s'agissait que d'une simple frégate légère, à peine armée d'un des canons à accélération magnétique privilégiés par les humains. Cet acte était tout aussi désespéré qu'il était inutile.

        Une partie de la flotte s'était déjà repositionnée pour avoir une ligne de tir suffisamment éloignée de Halo, et lâcha une unique salve de torpilles téléguidées qui, telles des étoiles filantes, tracèrent de fines lignes de lumières dans le noir infini de l'espace. Il ne leur fallut pas longtemps pour atteindre leur cible, qui fut littéralement désintégrée. Pauvres fous. Croyez-vous sincèrement pouvoir échapper à la puissance des sangheilis. C'est nous qui avons confié à l'Alliance la technologie de ces vaisseaux, des appareils antigravité et des torpilles à plasma. Nous sommes la force militaire la plus puissante de cette galaxie, celle qui a converti ou anéanti plus de quinze civilisations, et vous osez vous opposer à nous. Nous n'avons pas besoin des ungoys, des kig-yars, ou de ces brutes de jiralhanaes pour vous détruire. Et lorsque j'aurais maîtrisé cet Halo, plus aucune race de la galaxie ne sera à l'abris de notre fureur.

         Votre existence touche à sa fin, humains. Le temps des sangheilis va enfin commencer.
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LA SUITE

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SOMMAIRE
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par Jack-115 publié dans : Halo Destiny
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Mercredi 9 juillet 2008

Cela fait maintenant plus de deux mois que Naruto et la Balance du Destin est terminée. Cette fanfiction s'est achevée d'une façon un peu spéciale, avec une ouverture directe sur l'acte 3 de cette trilogie, ce qui a entraîné de nombreuses demande pour que la suite soit écrite rapidement. Mais comme vous le savez, je suis quelqu'un de très occupé, avec divers projets en cours et une vie réelle à meubler un peu également. Du coup, la progression de ce projet m'a pris beaucoup plus de temps que je ne le pensais, principalement du fait de la grande difficulté à créer la surprise dans une mission dont il existe déjà une version officielle (pour ceux qui lisent les scantrads ^^).

Mais maintenant, tout est prêt. Le script de base est terminé à 75%, et je commence désormais à écrire les premiers chapitres de cette aventure qui, je vous l'assure, ne risque pas de vous donner la moindre impression de déjà-vu. J'ai tout prévu pour faire de cette fanfiction une aussi merveilleuse histoire que les deux premières, et même plus.

Désormais, cette trilogie prend le nom du Chemin des Rêves, en rapport avec le fait que Naruto et Hinata ont choisi d'être guidés par leurs rêves pour progresser, défendre leurs amis et faire le bonheur autour d'eux. Cette trilogie n'est cependant pas un cycle fermée, car elle s'ouvrira sur une seconde trilogie au thème assez différent.

Mais ce n'est plus le moment de se pencher sur l'avenir. Je vous laisse vous jeter sur
le premier chapitre de Naruto et la Main de l'Ombre, qui sera le plus sombre épisode de cette trilogie (et il ne s'agit pas d'un mauvais jeu de mot, croyez-moi). Pour commencer, voici l'introduction de cette histoire :

Introduction :  Naruto part enfin à la recherche de Sasuke. Celui-ci semble se trouver à Jacurutu, un lieu secret du Pays de la Foudre dont l'existence est presque une légende.  Toujours accompagné de sa tendre Hinata, et désormais aidé par Haruka, il va consacrer toute son énergie à retrouver celui qu'il considère toujours comme son meilleur ami. Mais alors qu'ils se rapprochent de leur but, les jeunes ninjas vont se heurter à une mystérieuse organisation bien décidée à les arrêter dans leur recherche, quitte à les tuer. Luttant contre tous les obstacles qui se dressent devant eux, Naruto et ses amis sont cependant très loin d’imaginer dans quelle gigantesque aventure ils se sont lancés…




par Jack-115 publié dans : Naruto et la Main de l'Ombre
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