Profil de Jack-115

Hughel 2


Nom : Comeau-Montasse

 

Prénom : Thibault

 

Âge: 24 ans

 

Job: technicien chez Assystem à Pierrelatte (en cours de formation)

 

Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice

 

Passions: musique, jeux vidéos, warhammer, et bien sûr, écriture 

 


M'ECRIRE


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La Saga du Guerrier de la Foi

Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 18:06

CHAPITRE TROIS : VOUS NE PASSEREZ PAS !



0027 heures, 6 novembre 2552 (calendrier militaire) / ruines de Old Mombasa, Afrique du Sud, Terre.


      Les trois spartans embarquèrent sans tarder sur le Dark-Eye, non sans emmener avec eux le caporal James Hoffman qui ne comptait pas rester seule avec l'armada extraterrestre qui approchait. La frégate décolla et vola à quelques dizaines de mètres sous le seuil radar pour s'éloigner rapidement de New Mombasa et de la trentaine de croiseurs covenants qui commençaient à s'y rassembler. Les énormes vaisseaux argentés tournaient autour des ruines tels des charognards attendant la mort de leur proie, tout en employant leur puissance de feu à creuser le terrain qu'ils survolaient.

      Depuis le poste de pilotage du Dark Eye, les quatre soldats observaient les cartes stratégiques qui s'affichaient sur le moniteur principal. On y voyait les dernières positions connues des forces terrestres covenants et les emplacements des défenses que le CSNU avait établies autour des différentes villes proches de New Mombasa. Jusque là, toutes ces zones avaient pu être maintenues protégées sans difficulté car les covenants n'avaient pas véritablement cherché à étendre leur territoire, mais avec la nouvelle flotte ennemie qui venait d'arriver, les choses étaient tout à fait différentes.

       Soudain, Athéna se matérialisa sur l'un des afficheurs holographiques du pont de commandement. Son apparence de déesse grecque de la guerre allait parfaitement avec les impressionnantes armures des spartans. Après tout, ces derniers devaient le nom de leur sections aux guerriers d'élite de la cité de Sparte du temps de la Grèce antique, ces hommes qui avaient défié des armées innombrables sans faillir et sans crainte. Avec Athéna à leur côté, Jack et Rei s'étaient toujours sentis plus proches de ces lointaines origines qui leur donnaient foi en eux, et maintenant John partageait lui aussi ce sentiment.

      D'une voix calme et posée, l'IA déclara au spartans :

            -  Je viens d'apprendre que les troupes défendant l'ancienne Mombasa ont décidé d'évacuer leur position pour escorter les civils vers un abris souterrain.

            -  Je ne leur donne pas tort, lâcha Jack. Le coin ne va pas tarder à être vraiment infréquentable.

            -  En effet, continua Athéna. Je détecte un grand nombre de navettes ennemies se dirigeant vers les diverses défenses établies par le CSNU dans cette région.

            -  On doit aider les hommes de Mombasa à rejoindre cet abris, fit John. Si les covenants cherchent vraiment à prendre pied ici, ils ne laisseront personne quitter cette zone vivant. 

      Les deux autres spartans acquiescèrent d'un hochement de tête. Leur devoir était de protéger l'Humanité, et ils ne pouvaient se permettre de laisser tant d'hommes et de femmes risquer leurs vie seuls s'ils pouvaient les aider. Rapidement, le Dark Eye vira de bord et se dirigea vers l'ancienne Mombasa.

      La vieille ville n'avait pas autant souffert que sa jeune sœur mais était tout de même dans un bien piètre état : des rangées de buildings s'étaient effondré comme des châteaux de carte sous le pilonnage de l'artillerie covenante tandis que les bâtiments plus petits avaient tout simplement été pulvérisés sous les bombes à plasma, ne laissant que des ruines fumantes. De larges cratères ponctuaient les rues et allées entre les décombres tandis que de grandes colonnes de fumées s'élevaient continuellement dans le ciel déjà noir. Partout, on ne voyait que le désastre et la mort.

       Excepté pour l'autoroute qui traversait la ville et où tous les survivants humains s'étaient rassemblés pour former un long convoi de véhicules s'éloignant lentement vers l'Ouest. Le Dark Eye se stabilisa à une centaine de mètres devant la tête de cette caravane afin de déposer les trois spartans et le caporal James qui ne souhaitait pas s'éloigner de ses héros.

       Les premiers véhicules qui arrivèrent devant eux furent une demi-douzaine de Mongoose. Ces petits bolides rapides comme le vent constituait l'avant-garde du convoi et remplissait principalement un rôle d'éclaireur selon les tactiques standards du CSNU. Lorsque ces engins aperçurent les spartans, ils ralentirent l'allure avant de s'arrêter à quelques mètres d'eux, et le sergent qui menait le groupe mit pied à terre pour saluer John :

            -  Major ! Sergent Steeve Loward, deuxième section de reconnaissance de Mombasa. Permettez-moi de vous dire qu'on est foutrement ravis de vous voir ici.

            -  Quelle est la situation, sergent ?

            -  Jusque là, tout se passe bien, mais notre arrière-garde nous a fait part d'un important débarquement ennemi de l'autre côté de la ville il y a quelques minutes.

            -  On va se débrouiller pour qu'ils ne vous emmerdent pas. Continuez d'avancez et bonne route !

            -   Merci major. Bonne chance !

       Sur ces mots, le sergent remonta sur son véhicule et donna l'ordre du départ. Une minute plus tard, le reste du convoi commença à traverser cette section de l'autoroute pendant que les spartans débarquaient du matériel et des armes du Dark Eye pour établir une solide défense. Il y avait là des véhicules militaires, bien sûr, mais aussi beaucoup de bus appartenant au service de transport public local, tous chargés de civils apeurés. C'est alors que Jack se tourna vers James :

-   Tu peux partir avec eux, tu sais ?

-   Et vous laisser tout seuls ? répliqua le caporal dans un sourire. Jamais de la vie !

       Jack se demanda si le soldat se rendait compte de ce qu'il faisait. Nous n'allons pas à la pêche. Nous allons nous battre, et pas contre une simple poignée de grognards. Ce combat va être incroyablement intense, le plus intense qu'il n'a jamais connu dans toute sa vie. Pour des spartans, c'est une mission presque moyenne, mais pour un simple soldat...

            -   Si tu veux rester avec nous, dit Jack d'un ton dur, saches au moins ça : ne t'attends pas à ce qu'on te bichonne. Lorsque l'ennemi arrivera, on ne prendra pas de risque inutile pour toi, et si jamais les choses tournent mal et qu'on doit se tirer d'ici, aucun de nous ne t'attendra. Fais de ton mieux, mais ne nous gêne pas, ne nous ralenti pas, et ne compte pas sur nous pour sauver ton cul. Si jamais tu bloques ma ligne de tir, je t'abas pour dégager la vue. C'est bien compris ?

       Une boule se forma soudain dans la gorge du marine. Serrant fort son fusil d'assaut, il avala sa salive avant de répondre :

            -   ... J'ai compris, monsieur. Je ne vous décevrez pas.

       Quelque instants plus tard, le convoi fut parti et James ne sembla pas regretter cela le moins du monde, même lorsque les premières troupes ennemies furent en vue, si nombreuses qu'elles semblaient faites d'un seul corps. Jack se demanda jusqu'où pouvait aller l'inspiration guerrière que les spartans transmettaient aux troupes régulières à leurs côtés, et estima que certaines choses ne possèdent pas de limites. Devant eux, à une poignée de kilomètres à peine, une armée capable d'anéantir un bataillon d'infanterie standard avançait vers eux, et pourtant ce soldat ne présentait pas la moindre peur.  Espérons juste qu'il ne jouera pas au héros.

            -  Athéna ! fit soudain John dans la radio. Mets la frégate à l'abris et attends notre signal pour venir nous chercher, d'accord ?

            -   Bien reçu, John. Bonne chance !

       Le Dark Eye s'éloigna alors derrière les collines de la savane, laissant les quatre soldats seuls face à la marée extraterrestre qui convergeait vers leur position. En première ligne se trouvait une meute de ghosts lancés à la poursuite des réfugiés tels des chiens de chasse. Au-dessus d'eux, volant à hauteur de surveillance, de nombreux banshees observaient le terrain afin de s'assurer que le chemin était dégagé. Mais lorsqu'ils aperçurent la triple rangée de solides barrières établie par les humains, plusieurs d'entre eux firent demi-tour pour rendre compte à leurs supérieurs. Quelques instants plus tard, ce fut au tour des ghosts de voir l'obstacle, mais ils ne ralentirent pas l'allure pour autant et foncèrent vers leurs ennemis, slalomant au milieu des carcasses de voitures abandonnées sans apercevoir les charges explosives qui y étaient placées.

        Le déflagration créa une véritable mer de flamme et projeta nombre des véhicules antigravs vers le ciel pour les laisser y exploser en autant de magnifiques feux d'artifices bleutés. L'effet sur le reste de l'armée covenant fut immédiat et les troupes de l'Alliance cessèrent brusquement d'avancer en voyant le funeste destin que venaient de connaître leurs éclaireurs. Plusieurs banshees piquèrent vers les positions des spartans afin d'enquêter sur la nature de leur ennemi, et ils furent accueillis chaleureusement par une paire de roquettes explosives distribuées par Rei et par la mitrailleuse lourde que manipulait James.

        La phase suivante fut cependant celle que les spartans craignaient le plus. En effet, alors que lorsqu'une armée du CSNU se heurtaient à une opposition trop forte, la stratégie habituelle était de pilonner l'adversaire avec toute la puissance de feu disponible, une armée covenante préférait répliquer en noyant ses ennemis sous une nuée de grognards. Déjà, les spartans pouvaient voir un grand nuage vivant apparaître au loin à travers les visions grossissantes de leurs visière, tandis que des centaines de petits extraterrestres craintifs recevaient l'ordre de charger.

            -   Ok, fit John. Maintenant vous savez ce que vous avez à faire !

       Aussitôt, les quatre soldats saisirent chacun un fusil sniper qu'ils armèrent avec des balles perforantes à ailettes stabilisatrices, avant de se mettre en ligne devant la horde de grognards. Puis ils s'accroupirent afin de placer leur ligne de tir au niveau des corps des petites créatures. A partir de ce moment là, la précision n'avait aucune importance, car il suffisait de tirer dans la masse pour que chaque balle transperce plus d'une dizaine d'ennemis. En quelques salves, un nombre impressionnant de grognards fut mis hors de combat. Et alors que ses coéquipiers continuaient de perforer leurs rangs, John jeta son fusil pour attraper un mortier et propulser un unique obus dans les airs en direction de la marée ennemie.

       Lorsque le projectile explosif retomba sur le sol, les quelques flammes qu'il provoqua embrasèrent l'énorme quantité de méthanes qui s'était échappé des réservoirs dorsaux des grognards morts, créant une réaction en chaîne si grande qu'elle consuma toute chose vivante dans un rayon de trente mètres. Ceux qui ne furent pas tués sur le coup se transformèrent en torches vivantes, hurlant à la mort en s'agitant comme des possédés avant de s'effondrer ou de voir leur propre réserve de méthane exploser dans leur dos. Quant aux quelques chanceux qui avaient dépassé la zone de déflagration, ils furent éliminés rapidement sous les tirs des spartans. Une fois de plus, l'armée de l'Alliance fut impressionnée par cette formidable démonstration de force, mais elle n'abandonna pas pour autant.

        Il ne restait plus qu'une seule option aux officiers brutes qui commandaient l'opération, et ils s'y résignèrent avec rage : faire avancer tout ce qui restait de l'armée derrière les quelques chars dont ils disposaient. Trois Apparitions prirent la tête de la formation, écartant  ou démolissant les carcasses de voitures humaines sous leur blindage. Mais ils n'eurent pas le temps d'aller bien loin, car leurs mouvements étaient trop limités et rien n'empêcha les humains de les détruire l'un après l'autre avec quelques tirs de roquettes. Les brutes progressèrent alors de couvert en couvert, cherchant protection derrière les voitures abandonnées.

            -  James ! fit Rei en se tournant vers le soldat. Va à l'arrière et couvre-nous avec la mitrailleuse !

            -    Mais...

            -   Discute pas ! Le coin va devenir très chaud, ici !

       James partit alors derrière la dernière rangée de barricades et s'installa derrière l'arme lourde qui l'attendait tandis que les spartans faisaient de leur mieux pour freiner l'avancer de l'ennemi. Forts de leur nombre impressionnants, les jiralhanaes ne montraient plus la moindre hésitation. Ils voulaient voir couler le sang des Démons, et rien ne devait les en empêcher.

       Rapidement, le corps à corps devint inévitable. Les trois spartans faisaient de leur mieux pour contenir les nombreux adversaires qui se jetaient sur eux, usant de toute leur force pour briser leurs corps. Le premier jiralhanae qui tenta d'enjamber la barrière fut projeté dans la direction opposée par un violent coup de pied de la part de John qui fusilla un autre opposant dans le même temps. Jack jeta une paire de grenades au milieu des ennemis avant d'écraser le crâne de la brute la plus proche entre ses poings. Rei, elle, esquiva la lame d'un sabre-grenade avant de saisir l'arme pour la diriger vers la gueule de son utilisateur, qui fut pulvérisée par un tir à bout portant. Puis elle utilisa son cadavre comme bouclier supplémentaire et vida le reste du chargeur sur les brutes en approche. A l'arrière, James mitraillait dans la masse afin de réduire le travail des spartans, mais malgré tout ses efforts, il y en avait toujours trop.

      Quelques secondes seulement après le premier contact, John donna l'ordre de se replier sur la deuxième barrière, mais ce n'était qu'un trop court répit. La meute fut de nouveau sur eux en un rien de temps, et la situation commençait à devenir sérieusement compromise.

            -   On doit se tirer d'ici ! fit Jack en jetant sa dernière grenade.

            -   Je n'arrive pas à contacter Athéna ! annonça Rei alors qu'elle envoyait son genoux dans le ventre de son adversaire. L'ennemi semble brouiller nos communications !

            -   Alors c'est la merde !

      Les spartans eurent soudain l'impression de participer à la bataille de Reach, lorsque leurs semblables avaient dû défendre les générateurs planétaires. Bien sûr, ces trois héros n'avaient pas eut l'occasion d'être à leurs côtés durant ce terrible affrontement qui avait ébranlé le CSNU, mais ils sentirent que cela devait ressembler un peu à ce qu'ils subissaient en cet instant.

       C'est alors que Rei aperçut un nombre impressionnant de navettes Phantom surgire des nuages pour fondre vers leur position. Oh non... ils ont demandé des renforts ! On est foutus !

        Mais lorsque les appareils approchèrent, leurs canons ne mitraillèrent pas les humains. A la place, ils lâchèrent une pluie de plasma sur les brutes en faisant débarquer des escouades de sangheilis qui se jetèrent à l'assaut.
Par Jack-115 - Publié dans : La Saga du Guerrier de la Foi
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Vendredi 26 décembre 2008 5 26 /12 /Déc /2008 07:06

CHAPITRE DEUX : LES HEROS SONT DE RETOUR



0018 heures, 6 novembre 2552 (calendrier militaire) / ruines de Old Mombasa, Afrique du Sud, Terre.


    Le caporal James Hoffman attendait la relève depuis maintenant une vingtaine de minutes. Le ciel était totalement dégagé cette nuit-là et il faisait donc extrêmement froid, sans compter le vent frais qui n'arrangeait pas les choses. C'était déjà assez stressant de devoir monter la garde avec une armée de covenants juste sur l'autre berge, mais si en plus il fallait aussi se réchauffer constamment pour rester en vie, autant aller se battre tout de suite.

    Comme plusieurs autres marines, James était chargé de surveiller l'activité ennemie depuis le pont reliant l'ancienne et la nouvelle Mombasa, grâce à une tenue de camouflage et des jumelles à vision nocturne. Car depuis que la métropole était tombée sous les griffes des covenants, ces derniers n'avaient plus effectuer le moindre mouvement de troupe et s'étaient mis sur la défensive. Ils n'avaient même pas cherché à reconquérir la banlieue dans laquelle se trouvaient encore des centaines de réfugiés. Mais James savait que la logique militaire des covenants n'avait rien à voir avec celle du CSNU.

     Parmi tous les soldats postés à Mombasa, personne n'avait jamais imaginé que ce lieu serait la première cible des covenants si ces derniers attaquaient un jour la Terre. Il y avait tellement d'autres cibles bien plus importantes comme le centre de décision stratégique du Haut Commandement à Sydney ou les chantiers navals de Minsk, mais ces saletés d'extraterrestres avaient choisi de frapper ici pour Dieu sait quelle raison. Mombasa n'était pas jugée assez importante pour disposer de forces de défenses suffisantes pour établir ne serait-ce qu'un semblant de résistance à l'ennemi, et il n'avait fallut qu'une heure ou deux pour que la ville soit entièrement prise. La seule chose que les marines avaient pu faire était d'évacuer les civils vers l'ancienne Mombasa et de les protéger en attendant les renforts.

     Lorsque le vaisseau du prophète du Regret avait effectué son saut dans le sous-espace juste au-dessus de la Métropole, New Mombasa avait tout simplement cessé d'exister. Le sol était recouvert de débris et de gravas en tout genre et plus aucun bâtiment ne faisait plus de quelques mètres de haut. Quant à l'ascenseur spatial de la ville, il s'était effondré lui aussi pour étaler ses centaines de kilomètres de métal hyper-dense sur la savane en direction du Nord-Ouest. Le paysage était totalement transformé. Et il continuait d'être transformé par la demi-douzaine de tank Scarab qui creusaient sans arrêt au milieu des débris, utilisant leur canon principal pour transformer n'importe quel matériaux en un nuage de vapeur. Quoi qu'ils cherchaient ici, ce n'était pas de construction humaine.

      C'est alors que James remarqua dans le ciel une étoile qui brillait beaucoup plus intensément que les autres. Alors qu'il l'observait, le caporal remarqua que l'astre... se déplaçait. Peu à peu, cette lumière augmenta en intensité, puis en taille, se déplaçant de plus en plus vite à travers la voûte céleste pour se diriger vers les ruines de New Mombasa. C'était un vaisseau, un gigantesque vaisseau. Il ne ressemblait à rien de ce que James avait jamais connu. Même à travers l'écran de flammes causée par son entrée dans l'atmosphère, on pouvait voir sa forme intrigante ressemblant à une longue pointe de métal posée sur un trépied. Ce n'était pas un vaisseau humain, assurément, mais ce n'était pas non plus un vaisseau covenant.

      Soudain, quelque chose se détacha de l'objet en approche et se dirigea dans une autre direction. Cette nouvelle comète enflammée se dirigeait droit vers James, qui se mit aussitôt à paniquer. Quittant sa position de surveillance, abandonnant derrière lui son fusil d'assaut et ses jumelles, le caporal commença à courir vers l'abris le plus proche, conscient qu'il ne parviendrait jamais à l'atteindre avant l'impact. Lorsque celui-ci arriva finalement, ce ne fut pas avec le bruit violent d'un météore heurtant le sol, mais plutôt plongeant dans l'eau.

      James se retourna pour voir les dernières gouttes retomber à la surface du fleuve et l'énorme onde de choc atteindre la berge sous la forme d'une grande vague de deux mètres de haut.

            -  Bon dieu de merde ! s'écria-il. Qu'est-ce que c'était que ça ?

      Alors qu'il s'approchait de l'eau, James vit le vaisseau extraterrestre atterrir au milieu des ruines de New Mombasa. Mais le soldat n'y faisait déjà plus attention. De toute façon, des dizaines d'autres marines devaient être en train de l'observer et de transmettre des données au quartier général. L'objet qui s'était détaché du vaisseau avait heurté la surface du fleuve à environ une dizaine de mètres de la berge, et devait probablement s'être enfoncé de plusieurs mètres dans la vase.

      James était sur le point d'allumer sa radio pour demander une équipe de plongeurs lorsque brusquement, un petit vaisseau humain apparut à l'horizon, survolant le sol d'à peine une cinquantaine de mètres, comme pour rester sous le seuil radar. Alors qu'il se rapprochait, James put s'apercevoir que cet engin ne ressemblait pas aux appareils standards du CSNU, sa forme large et aplatie ainsi que sa teinte totalement noire lui donnant plutôt l'allure d'un énorme bombardier furtif. Le vaisseau n'était pas lourdement armé, ne disposant apparemment que de deux lanceurs de missiles Avengers et d'une paire de tourelles anti-chasseurs. James avait entendu parlé des vaisseaux furtifs de l'ONI et des sections spéciales, qui leur servaient à effectuer certaines opérations secrètes, mais il n'en avait jamais vu une de ses propres yeux.

       La minuscule frégate s'arrêta juste au-dessus du caporal qui se demanda si c'était une bonne ou une mauvaise chose pour lui. Car bien qu'il savait que ce n'était pas pour lui qu'un tel vaisseau était venu ici, mais pour l'objet qu'il avait vu tomber, le fait de s'être trouver là par hasard pouvait lui valoir de solides interrogatoires auprès des membres de la Section 2. Mais lorsque l'engin se stabilisa et que la rampe de débarquement descendit lentement vers le sol, James se sentit encore plus effrayé : sur la rampe se trouvait seulement deux personnes.

       Deux spartans.


       Dans leurs armures de cinq cent kilos, les soldats d'élite s'avancèrent lourdement vers le caporal. Celui-ci était totalement paralysé, non pas par la peur mais par l'admiration devant ces héros de guerre qu'il voyait pour la première fois. C'était comme se retrouver face à des dieux ou des démons, omnipotents et indestructibles. Tant de légendes courraient sur ces individus qui avaient changé le court de la guerre et sauvé des milliards de vies, tout en causant plus de pertes ennemies que trois divisions blindées entières. Il était impossible de les considérer comme des êtres humains, mais c'était pourtant la seule chose qu'ils possédaient encore.

        Lorsque les spartans arrivèrent à quelques mètres de James, celui-ci se mit au garde-à-vous :

            -  Caporal James Hoffman au rapport, chef !

            -  Merci caporal, fit l'un des spartans en lui renvoyant son salut. Spartans Jack-115 et Rei-114 en mission spéciale pour la défense terrestre.

            - Qu'est-ce qui vous amène par ici ? Vous êtes venus chercher ce truc qui s'est crashé ?

            -  Non, caporal. Nous sommes venus chercher un ami.







       Sous les bons soins de l'IA Athéna, le Dark Eye restait en position stationnaire tandis que Jack et Rei pénétrèrent dans l'eau noire du fleuve. Dans leurs armures étanches, ils activèrent les visions nocturnes de leurs casques et repérèrent sans difficulté la petite capsule d'évacuation qui s'était à moitié enfoncé dans le sol vaseux. L'objet ressemblait étrangement à une larme d'argent dont la surface était d'une perfection absolue, et dont le matériaux semblait d'une pureté égalée uniquement par sa résistance. Seul, un spartan était capable d'arracher le blindage d'un char lourd à main nue, mais même à deux, Jack et Rei ne parvinrent pas à causer le moindre dommage à l'engin.

            -  Ca doit être conçu pour ne pas pouvoir être ouvert de l'extérieur au cas où il serait capturé par l'ennemi, fit Rei via la radio.

-         Alors tu crois qu'on devrait abandonner l'idée de l'ouvrir nous-même ?

            -   Je crois plutôt qu'on devrait commencer par le ramener à l'air libre.

            -   D'accord. Faisons ça.

     La capsule ne pesait pas trop lourd, du moins pour des spartans, et il ne fallut pas longtemps pour tirer l'engin hors de l'eau en le traînant sur le fond du fleuve. Une fois de retour sur la terre ferme, Jack observa plus attentivement sa surface argentée à la recherche d'une fissure à exploiter. Mais c'était un objet forerunner, quelque chose qui avait été conçu avec une précision de l'ordre de l'atome. S'il y avait bien une ouverture, ses limites étaient invisibles pour l'œil humain. 

            -  Athéna ! fit-il. Est-ce que tes senseurs pourraient nous aider ?

            -  Bien sûr, Jack. J'ai déjà détecté l'emplacement de l'ouverture et les points faibles à utiliser. Je vous transmets tout ça sur votre HUD immédiatement.

       Quelques instants plus tard, les indications de l'IA s'affichèrent sur les visières tactiques des deux spartans, et ces derniers se mirent alors au travail. Ils poussèrent leurs forces jusqu'à leurs limites afin de pousser la porte de la capsule à l'intérieur avant d'en élargir l'ouverture pour pouvoir la tirer vers l'extérieur. L'opération leur prit une bonne quinzaine de minutes, mais la joie ne fut que plus grande lorsqu'ils virent enfin ce que contenait la capsule, et qu'ils avaient recherché depuis si longtemps.

        A l'intérieur se trouvait l'adjudant spartan John-117.

            -  Content de vous revoir, les gars ! dit-il en se tirant lentement de l'engin. Vous ne pouvez pas savoir combien vous m'avez manqué !

            -   Oh que si on le peut, fit Rei en posant sa main sur l'épaule de John.

            -   En tout cas, merci d'être passés par là. J'ai bien cru que je sortirai jamais de ce truc.

            -   Le signal de ta balise était extrêmement faible, mais on a pu le suivre depuis l'orbite grâce à notre IA.

        Soudain, John s'immobilisa et resta silencieux un long moment. Jack et Rei le connaissaient trop bien pour ne pas voir que quelque chose le tracassait. 

            -  John ? fit la spartan. Qu'est-ce qu'il y a ?

            -  J'ai... j'ai abandonné Cortana derrière moi... chez l'ennemi.

            -  Ne t'inquiète pas pour elle, fit Jack. C'est une dure. Je suis sûre qu'elle s'en sortira et que tu la retrouveras lorsqu'on ira la chercher.

         Pendant un instant, John resta toujours aussi paralysé. Puis, il finit par poser deux doigts sur la visière de son casque et former le signe qui disait « sourire » dans le langage codé des spartans. Ses deux amis virent dans ce geste une grande sincérité qui les rassura.

            -  Excusez-moi de déranger ces retrouvailles, fit soudain Athéna, mais je viens de détecter l'arrivée d'une flotte ennemie de trente vaisseaux majeurs dans notre système.

            -   OK, répliqua John. Alors on décroche d'ici.


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SOMMAIRE
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Par Jack-115 - Publié dans : La Saga du Guerrier de la Foi
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Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /Oct /2008 05:29


CHAPITRE PREMIER : JUSTE CHÂTIMENT

 


2037 unités de temps du 1er jour de l'Ere de la Révolte / vaisseau-amiral de la flotte sangheili Shadow of Intent. En orbite au-dessus de Halo 05.


       L'anneau-monde tournait sur lui-même comme il le faisait depuis sa construction il y a des millénaires de cela, insouciant de l'intense activité avait transformé cette partie de l'espace. Sur plusieurs millions de kilomètres, des débris de vaisseaux dérivaient en tous sens, accompagné par les corps des équipages défunts gelés par le zéro absolu, pétrifiés dans leurs derniers instants de vie. Plus de la moitié des forces militaires de l'Alliance avaient été purement annihilées dans la bataille pour Grande Bonté. Les jiralhanaes s'étaient défendu avec la force de leur nouvelle foi offerte par les prophètes contre la détermination sans faille des sangheilis, mais la confusion avait donné l'avantage au Parasite.

       La cité sainte de l'Alliance n'était désormais plus qu'un énorme foyer d'infection, un mélange hétéroclite de métal et de chaire en putréfaction. Juste après le départ du vaisseau forerunner qui alimentait la majorité de la ville, l'ensemble des vaisseaux jiralhanaes encore en état l'avait suivi dans le sous-espace, laissant leurs adversaires gérer seuls l'infection. La flotte sangheili avait aussitôt établi un blocus tout autour de Grande Bonté afin de s'assurer qu'aucun appareil ne permettrait au Parasite de s'échapper. Plusieurs équipes de combattants d'élites avaient été envoyés pour tenter de faire exploser les réacteurs principaux de l'installation, mais avaient échoué. Il était clair que Grande Bonté ne pouvait être ni sauvée, ni détruite.

        Le pont de commandement du Shadow of Intent était devenu le centre de la révolte sangheili, accueillant l'ensemble des personnages principaux de l'union sangheilio-humaine. Orna ne souhaitait plus s'occuper directement des décisions stratégiques de l'armée et se contentait donc de conseiller Irul par quelques suggestions sur les décisions à prendre, et principalement au sujet de Grande Bonté :

            -  Il est claire que nous ne pouvons pas envoyer tous notre flotte à la poursuite des prophètes, car nous devons laisser suffisamment de vaisseaux pour contenir le Parasite. Nous ne pouvons nous permettre de laisser cette infection se répandre.

            -   Je comprends. Nous n'emmènerons que le quart de nos forces pour ce combat. Les humains devraient pouvoir apporter une puissance de feu raisonnable pour nous aider.

            -   Ne sous-estimez pas le CSNU comme vous l'avez fait pendant 32 ans, répliqua Johnson en soufflant la fumée de son cigare.

        Irul ne pût empêcher ses mandibules inférieures de claquer légèrement, signe d'irritation qui, heureusement, n'était pas connu des humains. Il savait que chaque espèce civilisée existant dans l'univers était guidée principalement par sa fierté et l'orgueil qu'elle portait pour elle-même. Inévitablement, cela rendait très difficile les relations entre races. L'Alliance entre les prophètes et les sangheilis avait été forgée dans le sang et dans les larme, puis s'était maintenue uniquement grâce à une politique extrêmement stricte dont la tension n'avait fait que montée. Cette situation ne pouvait menée qu'à la révolte qu'ils vivaient désormais, et Irul se demandait combien de temps cette nouvelle union allait durer.

       Le commandeur sangheili savait combien ce genre d'entente pouvait être délicate lorsqu'il était impossible d'employer la force militaire brute. Mais ce n'était pas le moment de prendre ce genre de problème en considération. Il se tourna alors vers l'un de ses lieutenants et ordonna :

            -  Faites préparer un fer de lance de neuf croiseurs pour nous accompagner vers le monde des humains, nom de code Fair Punishment. Qu'ils embarquent les meilleurs troupes disponibles et vérifient tous leurs systèmes d'ici vingt unités de temps.

            -   Bien, commandeur. Ce sera fait.

            -   Et aussi, faites rassembler les forces spéciales d'élite dans le hangar principal.

            -   A vos ordres !

       Irul se tourna alors vers l'humaine nommée Miranda Keyes. Il avait appris qu'elle faisait partie de la flotte humaine en tant que commandant de vaisseau, ce qui en faisait une intermédiaire très utile pour la suite de son plan :

            -   Commandant Keyes, j'aurais besoin de vous pour expliquer notre alliance à vos semblables.

            -    Je ne pense pas que ce sera difficile, expliqua-t-elle. Dans la situation où nous sommes, le CSNU ne rejettera aucune aide.

      Irul hocha la tête en signe de remerciement, puis marcha jusqu'à l'extrémité du pont de commandement où se trouvait Elda. La jeune sangheile avait tendance à s'écarter des autres personnes, s'isolant dans son coin comme pour méditer. D'autre part, elle ne se sentait pas vraiment à sa place dans un endroit aussi important, entourée de tous ces héros sur lesquels reposait leur destin à tous, car cela avait pour effet de l'étouffer. Elle se sentait inutile et insignifiante. Mais Irul ne la voyait pas de cette manière.

            -  Elda ! Viens avec moi. J'ai quelque chose à te montrer.

       Sans discuter ou chercher à en savoir plus, la sangheile le suivit, probablement parce qu'elle se souciait d'abord de quitter cette endroit plein de pression. Ils marchèrent jusqu'à un ascenseur gravitationnel qui les transporta quelques étages plus bas, directement au niveau du hangar principal. Et là, Elda eut l'une des plus belles visions de sa vie.

       Là où était habituellement entreposées des chasseurs Banshees et Séraphins avec leurs équipements d'entretien manipulés par des dizaines d'ingénieurs Huragok, se trouvait deux pelotons entiers de sangheiles au garde à vous. Elles portaient toutes une armure bleu cyan identique à celle dont Elda était équipée lorsqu'elle avait rencontré Irul. Les mots commencèrent soudain à lui manquer :

            -   Ce... ce sont...

            -   ... des séraphines, oui. En vérité, ce sont tes séraphines.

            -   Quoi ?

            -   Dès que l'on m'a nommé commandant suprême, j'ai ordonné la continuation du projet à plus grande échelle en utilisant les ressources qui étaient utilisées pour former les troupes fantômes. Jusque là, j'étais leur seul supérieur. Mais maintenant, je pense qu'il est temps que tu en prennes le commandement.

            -   Moi ? Mais pourquoi ?

            -   Parce que tu es la meilleur d'entre elles.





     En regardant la Terre depuis l'espace, on aurait put croire que cette planète n'avait pas changé, qu'elle était toujours ce bastion secret et parfaitement défendue, ce joyaux astral qui ne connaîtrait jamais la guerre. Mais rien qu'en observant un peu plus précisément le Sud-Est de l'Afrique, on pouvait voir une large zone noire correspondant à l'endroit où l'Alliance effectuait ses fouilles. En vérité, l'Humanité se sentait au bord de l'extinction. Les forces militaires du CSNU étaient réduite à une misère à peine capable de protéger cette planète, sans jamais pouvoir empêcher les jiralhanaes de poursuivre leurs recherches. Les humains avaient vraiment besoin d'aide.

     Lorsque le Shadow of Intent et sa flotte sortit du sous-espace à quelques milliers de kilomètres de la Terre, Irul demanda immédiatement un rapport de situation à ses lieutenant :

            -   Les vaisseaux jiralhanaes sont rassemblés autour d'un immense artéfact forerunner. Ils sont trois fois plus nombreux. Quels sont les ordres ?

            -  Nous n'allons pas les engager directement. Que tous les vaisseaux exécutent les protocoles de débarquement jusqu'au niveau 3 autour de la zone de l'artéfact. Et établissez-moi une liaison avec l'état-major humain.

            -   Bien, commandant.





       Cela faisait maintenant plus de deux heures que Elda s'entraînait avec ses séraphines afin de mieux les connaître, elles et leurs aptitudes. On les avait bien formé. Ces troupes étaient spécialisées dans les actions à longue distance, les échanges de tirs et les actions furtives. Elles connaissaient parfaitement les techniques de tirs croisés, savaient gérer les distances d'engagement et maîtrisaient leur équipement mieux que les meilleurs troupes d'élite sangheili. Elles étaient réparties en deux pelotons composés chacun de cinquante combattantes toutes sans aucun grade particulier. Chaque séraphine avait la même importance, la même responsabilité et la même liberté sur le champ de bataille, ce qui permettait de créer des groupes de combat de différentes tailles sans causé de complications hiérarchiques. Elda était très fière de ces guerrières.

         Soudain, la radio de son armure se mit à grésiller, puis transmit la voix d'Irul :

            -  Elda ! Je veux que tu prépares tes troupes pour un débarquement en surface.

            -  Très bien. Quel est notre objectif ?

            -  Nous allons vous droper sur une large zone pour une mission de recherche.

            -  Et que sommes-nous sensées chercher ?

            -  Des spartans.

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LA SUITE

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SOMMAIRE

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Par Jack-115 - Publié dans : La Saga du Guerrier de la Foi
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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 23:01

CHAPITRE VINGT



1937 unités de temps du 1er jour de l'Ere de la Révolte / surface de Halo.


    Le combat durait déjà depuis plusieurs minutes, et n'avait pourtant pas diminué en intensité. Tandis que l'ancien commandant suprême affrontait son mortel ennemi dans un duel acharné au centre de la salle, les autres héros sangheilis et leurs nouveaux alliés humains combattaient les jirlahanes tout en essayant de stopper l'activation de Halo. Le bâtiment tout entier tremblait sous les mouvements des énormes mécanismes qui préparaient la mise à feu destructrice, des éclairs d'énergie illuminant l'abyme en dessous où de titanesques machines s'éveillaient de leur sommeil millénaire. A chaque seconde, toute cette installation menaçait de délivrer son énergie dévastatrice.

     Le moniteur était désormais libéré et flottait dans les airs en observant avec son amusement habituel la mise en place de l'activation de Halo, tandis que Johnson et son amie humaine, Miranda Keyes, le questionnaient sur la manière d'arrêter le processus. De leur côté, Irul et Elda faisaient face à une importante meute de jiralhanaes qui tentaient d'intervenir dans le duel principal. Les soldats de Tartarus étaient des troupes d'élite selon les normes des jiralhanaes, ce qui signifiait qu'ils étaient parmi les plus brutaux et les plus forts de leur espèce. Mais ces critères ne signifiaient rien face à la parfaite maîtrise des deux sangheilis dans leurs disciplines respectives. Elda s'était place sur une plate-forme haut placée qui tournait continuellement tout autour de la salle de contrôle, lui permettant d'atteindre à peu près n'importe qui tout en étant presque inaccessible. De son côté, Irul tendait des embuscades meurtrières sur le chemin menant au centre de la salle, frappant avec la vitesse et la précision de l'éclair.

       Malgré le fait que la situation était en train de tourner à son désavantage, Tartarus restait toujours aussi confiant. Les promesses des prophètes lui donnant autant d'espoir qu'elles ne lui dérobaient sa raison, l'empêchant de comprendre l'évidence. L'épée énergétique de son adversaire était continuellement déviée par son Dargoy, ce formidable bouclier énergétique forerunner que même les plus importants sangheilis n'avaient jamais été autorisés à porter. Son énorme marteau gravitationnel frappait le sol de tout son poids en créant de terribles et mortelles ondes de choc qui faisaient s'envoler tout objet à portée. 

        Orna se sentait nettement désavantagé par rapport au jiralhanae qui jubilait en cherchant à l'écraser sous son arme. Chacune de ses tentative de pénétrer le Dargoy se révélait être un lamentable échec qui le laissait souvent vulnérable, risquant à chaque fois de donner à Tartarus l'opportunité de le tuer. Je ne peux pas le battre aussi simplement, pensa-t-il. Il doit bien y avoir quelque chose dont ce bouclier ne le protège pas...

            -  Le Grand Voyage est presque là, hérétique ! lança Tartarus. Ta race d'incapables sera anéantie tandis que les jiralhanaes suivront les prophètes vers le domaine des dieux !

            -  Imbécile ! Les prophètes t'utilisent comme ils m'ont utilisés ! Les anneaux ne vous apporteront jamais la transcendance !

            -   Tes paroles m'irritent les oreilles, traître !

        Orna savait parfaitement qu'il ne parviendrait jamais à raisonner Tartarus. Les innombrables faveurs des prophètes avaient aveuglé le chef de meute jiralhanae, le transformant en un sombre pantin de leur destruction. Orna cherchait seulement à gagner un peu de temps pour trouver un plan d'action.

         Pendant ce temps, Guilty Spark expliquait la procédure d'arrêt d'urgence de Halo aux humains, qui peinaient à comprendre ce qu'il disait :

            -   ... par rapport aux rapports de situations des derniers 49 degrés de cycle, une interruption de la mise à feu est fortement déconseillée. Sans compter que...

            -   Peu importe ! l'interrompit Miranda avec une lassitude rageuse. Comment est-ce qu'on l'arrête ?

            -  Selon les protocoles 4234-A à J, il existe plus de 9.482 manières différentes d'arrêter la séquence de mise à feu. En prenant en considération vos capacités d'actions actuelles, je dirais que le moyen le plus simple est de retirer l'Index du panneau de contrôle principal.

            -   Compris, fit Johnson. Je m'en charge, m'dam !

       Le sergent saisit alors une carabine à plasma et s'avança vers l'énorme plate-forme au centre de la salle, où s'affrontaient Orna et Tartarus. En voyant arriver l'humain, le chef de meute changea brusquement d'attitude, détournant totalement son attention du sangheili pour intercepter le nouvel arrivant. D'un pas lourd, il avança vers le bord de la plate-forme où se trouvait Johnson, qui commença à douter sérieusement de ses chances de passer. Orna profita immédiatement de cette diversion en se précipitant dans le dos de Tartarus et le saisir à deux mains par son armure. Utilisant l'élan de sa course, il pivota sur ses appuis et employa toutes les forces qu'il lui restait pour projeter le grand jiralhanae par-dessus l'extrémité de la plate-forme.

       Alors qu'il était précipité vers le vide en contrebas, Tartarus réussi à agripper le rebord métallique avec l'une de ses mains, lâchant son marteau qui alla s'écraser quelques centaines ou quelques milliers de mètres plus bas. Et là, impuissant, il compris que son combat était finit.

       Rapidement, Johnson alla au panneau de contrôle et retira l'Index. Aussitôt, les lumières et les éclairs qui animaient la salle disparurent et les tremblements cessèrent instantanément. Le noir complet succéda à cette surcharge d'activité, laissant l'anneau totalement inactif, comme éteint. Les seules lumières qui restaient étaient celles des armures des sangheilis qui commençaient à investir la structure forerunner de toute part, finissant de massacrer les jiralhanaes. Cela donnait à la gigantesque salle l'équivalent d'un ciel étoilé, suffisant pour distinguer les formes et les reliefs tout en ajoutant une légère teinte bleutée. 

       Irul et Elda s'approchèrent d'Orna pour observer Tartarus, qui restait suspendu à sa prise sans pour autant perdre sa foi insensée.

            -   Ne pensez pas que cette victoire suffira à nous interdire le Grand Voyage, fit-il d'un ton moqueur. Le Saint Prophète de la Vérité a trouvé d'autres moyens.

            -   D'autres moyens ? répéta Orna.

            -   Oh oui... mais je ne vous dirai rien, hérétiques. Le Chemin s'ouvrira bientôt pour moi, et je n'attendrai pas longtemps dans l'autre monde.

            -   Nous devons partir d'ici, suggéra Irul. La flotte sait peut-être où Vérité est parti.

      Orna acquiesça. Mais avant de se retirer, il lança un dernier regard à Tartarus, et vit sur le visage de celui-ci une expression qu'il avait du mal à traduire.

            -   Qui a-t-il ? lui demanda-t-il sans la moindre complaisance. N'es-tu pas pressé de rejoindre le monde des ombres ?

        L'expression du jiralhanae s'accentua alors qu'il détournait le regard, et Orna comprit alors que c'était de la gêne.

            -    Je... je ne veux pas... pas comme ça.

            -    Voici au moins un sentiment que je peux comprendre.

        Tartarus regarda alors son ennemi dans les yeux, comme s'il n'était pas sûr qu'Orna était sincère. Puis, voyant que ce n'était pas un mensonge, il porta sa main libre à sa ceinture et désactiva la protection du Dargoy, faisant disparaître l'aura blanche qui l'entourait. Orna saisit alors son épée énergétique.

            -   Nous n'étions pas faits pour être alliés, avoua l'ancien commandeur. Mais en tant qu'adversaires, vous êtes l'une des races que je respecte le plus.

         Tartarus ne répondit rien, et ne montra aucun changement d'attitude. Peut-être ne comprenait-il pas le sens de ces paroles, ou peut-être y était-il indifférent. Peut-être aussi voulait-il paraître impassible devant cette confession afin de conserver le peu d'honneur qui lui restait, mais le fait est qu'il accueillit l'épée d'Orna comme un cadeau lorsque celle-ci lui transperça la gorge. Ainsi il recevait une mort digne d'un guerrier, la plus belle fin que pouvait espérer les membres de ces races de combattants qu'étaient les jiralhanaes et les sangheilis.

       Alors qu'il voyait le chef de meute tomber vers les abysses ténébreux de Halo, Irul se demanda s'il recevrait un jour une fin semblable, et quand est-ce qu'une telle mort viendrait le prendre. Il pensa à Elda, et à la vision qu'elle pouvait avoir de cette nécessité de mourir dignement comme un véritable guerrier, laissant sa vie dans le combat pour l'honneur de sa race. La notion de survie n'était pas quelque chose de très important chez les fils de Sanghelios, car la plupart ne voyaient autour d'eux que des frères de sang et des aides de combat. Chaque soldat était presque sans attache, et se contentait de respecter l'honneur de ses ancêtre, ce qui revenait à respecter l'honneur de sa race. Mais Elda et lui avaient autre chose en plus. Un lien d'une force telle que toute leur vision de la vie et de la mort en étaient transformées pour devenir autre chose, qu'il ne parvenait pas encore à comprendre totalement, mais qu'il se promit de découvrir.

       Pendant ce temps, les deux humains n'avaient pas perdu leur temps. Dès que le combat avait cessé et que Halo s'était arrêté, ils avaient commencé à harceler Guilty Spark de question, auxquelles le moniteur répondait avec son charabia technique habituel :

            -   Cette station a subi de très graves dommages suite à l'utilisation des systèmes d'annulation d'urgence qui ont servi à maintenir toute l'énergie de la mise à feu à l'intérieur de l'installation. D'après les protocoles de sécurité 3720-M à V, le système de cette station va devoir redémarrer avant de pouvoir fonctionner pleinement à nouveau.

            -   Et les autres anneaux ? fit Miranda. Que va-t-il se passer maintenant ?

            -   En cas d'arrêt intempestif du protocole de tir, le système tout en entier passe en phase de veille. Les autres installations peuvent donc désormais être activées à distance.

            -    A distance ? Vous voulez dire d'ici ?

            -    Allons, soyez réalistes ! Il n'y a que l'Arche pour pouvoir envoyer un ordre d'une telle importance.

            -    L'Arche ? s'écria soudain Orna plein de surprise.

      Immédiatement, l'ancien commandeur s'avança vers les humains et le moniteur, Irul et Elda marchant juste derrière lui.

            -   J'ai déjà entendu ce nom, dit-il en cherchant dans ses souvenirs. Les prophètes disaient que c'était l'œuvre ultime des forerunner, leur pièce maîtresse dans la mise en place du Grand Voyage. Ils disaient que si les anneaux étaient des chemins menant à la transcendance du physique, l'Arche était cette transcendance elle-même.

            -   De bien curieuses paroles pour désigner une telle installation, commenta Guilty Spark. Je n'arriverais jamais à comprendre l'emploie de tels mots.

            -    Peu importe, fit Miranda. Où est cette Arche ?

            -    Je suis désolé, mais mes créateurs ne m'ont donné que très peu d'informations sur cette structure. Il est mention d'une structure conçue par mes créateurs, qui serait située sur cette planète.

        La lumière au centre du globe métallique qui constituait le moniteur s'intensifia brusquement pour afficher une représentation holographique de la Voie Lactée. Guilty Spark zooma sur une zone précise pour y discerner tour à tour des nébuleuses, des constellations, puis des étoiles et enfin un système solaire. Il ne fallut qu'une fraction de secondes à Miranda et Johnson pour identifier ce système, et sentir en eux une peur gigantesque les envahir.

        C'était le système solaire, et la planète que Guilty Spark désignait était la Terre.


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FIN

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SOMMAIRE

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L'Histoire continue dans L'Arche de l'Alliance

(prochainement)


Par Jack-115 - Publié dans : La Saga du Guerrier de la Foi
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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /Sep /2008 08:00

CHAPITRE DIX-NEUF



1937 unités de temps du 1er jour de l'Ere de la Révolte / surface de Halo.


        L'énorme scarab s'était mis en mouvement avec à son bords une dizaine de guerriers sangheilis parmi les plus puissants, ainsi que le sergent Johnson et ses hommes. Irul, Orna et Elda s'étaient postés sur la plate-forme extérieure afin d'observer de leurs propres yeux la bataille vers laquelle le tank-insecte avançait lourdement. Les troupes de l'Alliance n'avaient pas cédé un seul pouce de terrain malgré l'acharnement des rebelles, et d'énormes pertes avaient été subies dans les deux camps. Il était temps que cela cesse.

        L'arrivée du scarab provoqua un grand changement dans l'activité des forces engagées devant la salle de Contrôle : les pièces d'artillerie furent calibrées pour cibler le colosse de métal et des escadrilles de chasseurs banshees foncèrent pour l'intercepter. Bien sûr, cela donna un peu de répit à l'infanterie sangheili, mais Irul craignait que le scarab soit détruit avant même d'avoir rempli son rôle. Heureusement, il s'était préparé à cette éventualité :

            -   Opérateurs ! ordonna le commandant dans sa radio. Faites stopper le scarab ! Visez les tourelles anti-aériennes ennemie avec le canon principal !

       L'énorme engin s'immobilisa alors et lâcha l'équivalent des réserves plasmatiques de dix chars Apparitions sur l'artillerie de l'Alliance. En quelques secondes, un peu moins de la moitié des batteries anti-aériennes ennemies furent réduites en poussière, pulvérisées en millions de débris surchauffés qui causèrent encore bien des dégâts à tout ce qui se trouvait aux alentours. Après qu'un deuxième tir massacra l'autre moitié des pièces d'artillerie, Irul mit en place la suite de son plan :

            -   Dawn of Redemption ! Lancez l'attaque immédiatement !

        Cet énorme croiseur de combat sangheili s'était placé juste hors de portée du système de défense jiralhanae, attendant une occasion d'employer toute la terrible puissance de ses canons et de ses escadrilles. Il ne lui fallut que quelques instants pour faire sortir l'ensemble des appareils de combat que contenaient ses soutes et relancer ses propulseurs à pleine puissance. Un immense combat aérien commença entre les escadrilles jiralhanaes et celles du Dawn of Redemption, laissant au scarab toute la liberté nécessaire. Alors que le colossal insecte de métal avançait implacablement vers la Salle de Contrôle, il délivrait une véritable tempête de destruction sur les instruments des prophètes. Ces dernières comprirent alors que leur parfait système de défense possédait une importante faiblesse : ils ne disposaient d'aucun couloir de fuite par lequel battre en retraite.

         L'armée sangheili massacra sans pitié ceux qui avaient osé se croire plus fort que eux, libérant toute la fureur que contenaient leurs cœurs sur les quelques adversaires encore vivants sur le champ de bataille. Lorsque le Dawn of Redemption arriva à quelques centaines de mètres de la Salle de Contrôle, plusieurs de ses canons tirèrent sur ce qui semblait être l'entrée principale de la structure forerunner. Cette formidable puissance de feu fut augmentée par celle du scarab qui, désormais, ne pouvait plus cibler le cœur de la bataille de peur de toucher des troupes sangheilis. Même les matériaux hyper-dense que seuls les forerunners avaient réussi à manipuler ne put résister à une telle quantité d'énergie destructrice, et une partie du bâtiment s'effondra pour créer un trou d'une quinzaine de mètres. 

            -   Orna, fit Irul en se tournant vers l'ancien commandeur, il est temps d'en finir avec Tartarus.

            -    Je crois aussi. J'ai un vieux compte à régler avec lui.

            -    Je viens avec toi, Irul, intervint Elda en épaulant son fusil. Et n'essaye pas de m'en empêcher.

         Irul s'amusa de la manière avec laquelle la sangheile cherchait à rester auprès de lui. Et il ne lui en voulait pas, au contraire. Elle était sa nouvelle raison de vivre et de combattre, sa force et son espoir d'avenir. A aucun moment de sa vie il n'avait autant ressentit le besoin de l'avoir à ses côtés. Un long silence se créa alors qu'Irul et Elda se regardaient les yeux dans les yeux, s'échangeant une quantité incroyable de paroles au travers de leurs pupilles.

            -   Hé les amoureux ! intervint Johnson avec son humour habituel. N'espérez pas aller botter le cul de ce grand macaque sans moi ! Je viens aussi !

            -  Entendu, sergent, fit Irul. Mais j'espère que vous savez piloter un banshee au moins ?

            -    Vous plaisantez ? Les commandes de vos joujoux n'atteignent même pas le niveau de complexité d'une machine à café.

            -    Très bien. Alors suivez-nous.

        Le petit groupe descendit du scarab dont les jambes se plièrent au maximum pour les amener au niveau du sol, puis ils avancèrent vers les ruines du champ de bataille, savourant la victoire qu'ils avaient apporté aux forces séparatistes. Mais ce n'était pas le moment de traîner. Irul ordonna que quatre chasseurs banshees soient mis à leurs disposition, ce qui fut fait en un rien de temps, et ils décollèrent alors pour un court vole vers l'entrée de la Salle de Contrôle. Les débris ne facilitèrent pas leur atterrissage, aussi Irul sauta de son appareil en plein vole pour laisser le peu de place disponible pour ses amis. Au milieu des décombre, le jeune commandeur put voir les corps de plusieurs jiralhanaes en armure lourdes, écrasés sous des blocs qui, même lorsqu'ils faisaient la taille d'un poing, pesaient facilement une tonne.

        Lorsque la petite équipe pénétra dans ce qui semblait être un grand hall d'entrée, une escouade de brutes surgit d'un couloir. Elda fut la plus rapide et lâcha un tir qui transperça le crâne du chef de meute ennemi, laissant ses subordonnés fous de rages mais totalement désorganisés. Les cinq grands combattants jiralhanaes restant jetèrent leurs armes et voulurent charger, mais furent interceptés par Irul et Orna qui dégénèrent leurs épées plasma. La fureur qui habitait les serviteurs des prophètes ne servaient à rien face à la parfaite maîtrise des arts du combat que recelaient le commandeur et son maître. C'était comme frapper une tornade en espérant la faire s'arrêter : Peut importe la force qu'ils y employaient, c'était inutile.

       Une fois cette piètre résistance écartée, le groupe put enfin pénétrer dans le cœur de la Salle de Contrôle de Halo.

       Tartarus était là devant le panneau de contrôle principal, entouré de quatre de ses semblables. L'un d'eux retenant l'Oracle entre ses pattes. L'Index scintillait dans la main droite de Tartarus, tandis qu'avec la main gauche il tenait fermement une jeune humaine par l'épaule. Cette dernière portait un uniforme gris sans aucune protection, et ses cheveux noirs coupés courts entouraient son visage d'une aura de beauté ténébreuse. Tartarus était dans une colère noire, apparemment causée par le tempérament de l'humaine, et Orna n'attendit pas pour intervenir :

            -   Tartarus ! Arrête !

            -   Impossible ! lâcha le chef des brutes en reconnaissant cette voix.

            -   Lâche cette icône ! Tu vas tous nous condamner !

            -   Votre pitoyable race va s'éteindre avec notre entrée dans le Grand Voyage, traître.

       Orna secoua la tête d'un air de dépit. L'entêtement des jiralhanaes était aussi fort qu'il ne l'était autrefois chez les sangheilis. Les faveurs qu'ils avaient reçues des prophètes leur avaient monté à la tête, et les avaient rendus aveugles à la vérité pour faire d'eux les plus parfait serviteurs.

            -   Inutile de parlementer avec eux Orna, intervint Irul. Récupérons l'Index et partons d'ici. La flotte nous attend.

            -    Vous avez raison, Irul.

        Seulement, Tartarus ne l'entendait pas de cette oreille. Rapidement, il plaça l'Index dans la main de l'humaine et la força à l'introduire dans le panneau de contrôle. Aussitôt, toute la salle se mit à trembler. L'énorme plate-forme qui flottait au centre de la pièce se sépara en trois étages dont le centre se retrouva traversé par un rayon lumineux d'un blanc aveuglant tandis que d'autres éléments tournait tout autour et qu'un infinité de mécanismes laissaient percevoir la cacophonie de leur fonctionnement.

            -  Telle est la volonté des prophètes, récita Tartarus. Et par notre dévotion, nous gagnerons noter place auprès d'eux dans le Grand Voyage !

            -    Fou ! lâcha Irul. Je vais te faire regretter le sort de ton frère !

       Mais alors que le jeune sangheili s'avançait vers Tartarus, Orna le retint par le bras.

            -    Irul, fit l'ancien commandant d'une voix dénuée de sentiment. Laissez-le moi. Il me doit une vie. Occupez-vous plutôt de ses larbins pendant ce temps, et veillez à ce qu'ils ne me gênent pas.

       Il n'en fallait pas plus pour convaincre Irul. L'antipathie qu'il avait pour le frère de Bracktanus n'était rien comparée au désir de vengeance qui bouillait dans chaque veine de celui que Tartarus avait destitué et marqué à vie. D'un hochement de tête, il montra son accord à Orna, puis ils chargèrent tous deux les jiralhanaes.

Par Jack-115 - Publié dans : La Saga du Guerrier de la Foi
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Prochaines sorties

Illuminati, chapitre 7

Date : 30 octobre

Avancement : terminé

 

Evangelion Children, chapitre 2.6

Date : inconnue

Avancement : 60%

(j'ai besoin d'un bon artwork pour illustrer celui-là, sinon je ne vais pas en dormir la nuit ^^)

 

Halo Destiny, chapitre 22

Date : inconnue

Avancement : 15%

(dernier chapitre de cette fanfic ; il sera très probablement un peu plus long que la moyenne, lui aussi)

 

 

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