
Nom : Comeau-Montasse
Prénom : Thibault
Âge: 24 ans
Job: technicien chez Assystem à Pierrelatte (en cours de formation)
Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice
Passions: musique, jeux vidéos, warhammer, et bien sûr, écriture
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Ca y est, le dernier chapitre de Revanche à Tulsa est en ligne. C'était ma première réelle fanfiction dans l'univers de Halo, et au vu des commentaires que j'ai reçu sur Halo.fr, elle était réussi. C'est pourquoi je me suis lancé dans un projet de seconde fanfiction de Halo, dont le titre est encore incertain mais j'ai déjà terminé le résumé, et les premiers chapitres ne devraient pas tarder à sortir. En attendant, je continuerai de publier My Evangelion, et je vous laisse avec le dernier chapitre de Revanche à Tulsa.
CHAPITRE QUATORZE
0826 heures, 20 décembre 2525 (Calendrier militaire). Système Ceta Ravernis, planète Renarc, cité de Vernia.
Le temps était maussade au-dessus de la ville dans les rues de laquelle peu de gens se promenaient, et la pluie n’allait pas tarder à tomber. Monsieur Steve Magan marchait à pas lent à travers le parc, prenant son temps pour observer l’espace qui, avec le manque de luminosité, était devenu morne et ennuyeux.
Les premières gouttes commencèrent à tomber lorsqu’il atteignit la fontaine centrale, constituée d’une statue imposante représentant un aigle aux airs menaçant engagé dans un duel de regard avec un énorme serpent, des jets d’eau entourant les deux animaux de façon harmonieuse. Steve eut un certain dégoût pour la sculpture et continua à avancer sans plus y faire attention. C’est alors qu’il aperçut un homme assis sur un banc, semblant regarder partout et nul part à la fois, et Steve avança vers lui de façon résolue.
- J’espérais échapper à la pluie, annonça l’homme, mais apparemment vous avez traîné en route.
- Peu m’importe que vous soyez trempé en rentrant faire votre rapport. Qu’en est-il, finalement ?
- Le conseil de sécurité a attribué l’échec de la mission au manque de connaissances sur les systèmes de sécurité covenants. Il ne leur semble pas impossible que leurs vaisseaux possèdent des charges d’autodestruction préventives, et l’adjudant a donc été déchargé de la responsabilité de cette défaite.
- Y aura-t-il une nouvelle mission de ce genre ?
- Non. L’état-major sait parfaitement qu’on ne pourrait pas berner deux fois les covenants de la même manière. Il n’y aura pas d’autres tentatives, en tout cas pas avant des mois. Votre mission a donc été menée à bien.
- Mais les spartans s’en sortent sans une perte et sans être réprimandés par le conseil de sécurité, s’exclama Steve. Je voulais qu’ils payent !
- On ne peut pas tout avoir, répliqua l’homme avec un maigre sourire. Vous avez déjà de la chance que l’adjudant n’ait pas put donner la preuve de votre présence durant la mission. Si l’existence des commandos fantômes était découverte, notre employeur aurait de gros problèmes et n’hésiterait pas à nous sacrifier pour garder son poste au sein de l’amirauté.
Steve ne put réprimer un grognement tout en baissant pensivement les yeux. Son employeur faisait toujours passer ses propres intérêts avant tout le reste. La défaite de Tulsa aurait put être une immense victoire, donnant au CSNU une technologie de pointe et de meilleures connaissances des covenants. Steve ne connaissait pas les motivations de son employeur, et préférait ne pas les connaître, mais quel qu’elles soient, elles étaient fortes. On ne jouait pas contre son camp dans une opération aussi importante sans avoir des cartes maîtresses dans son jeu. Mais cela n’était plus le problème de Steve. Il avait tenté de se venger, et il n’en avait tiré que plus de haine contre les spartans.
Maintenant, il ne pouvait plus agir. Il avait eut sa chance et il avait échoué, ne donnant à son commanditaire que ce que celui-ci avait demandé en priorité : un échec de la part des spartans, une fausse preuve allant contre leur réputation de combattants parfaits. Il avait sali leur réputation sans pouvoir en tuer un seul. L’ancien caporal se dit alors qu’il aurait peut-être dû accepter d’affronter l’adjudant en face-à-face, même s’il savait qu’il n’aurait eut aucune chance. Il aurait peut-être même été tué, et aurait offert une preuve contre son employeur et ses manipulations, mais au moins il l’aurait combattu une seconde fois. Au lieu de cela, il était resté dans la navette, laissant le spartan à sa rancœur et son impuissance face à sa première défaite.
- Je vous envie, avoua l’homme. Etre à la retraite si tôt, loin de la guerre, avec une nouvelle identité, c’est un luxe que peu de personne peuvent s’offrir.
- C’est la récompense des morts, fit Steve ironiquement.
L’ancien soldat revit soudain le jour où il avait rencontré le son employeur pour la première fois. C’était le jour où ses camarades avaient été tués par l’adjudant, et il sortait à peine de l’inconscience lorsque l’officier s’était penché sur lui pour lui annoncé : « mon cher, vous avez été officiellement tué par l’adjudant spartan John-117. Bienvenu dans la section fantôme ! ». Il n’oublierait jamais ce sourire qu’avait esquissé l’homme en prononçant ces mots, riant à l’avance des tracas qu’il allait pouvoir causer aux super-combattants de la section Trois en l’utilisant comme un pion.
Steve regarda une dernière fois l’homme avec mépris et lâcha avant de s’en aller :
- Dites au colonel qu’il peut se vanter de m’avoir fait croire que j’aurais ma revanche.
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CHAPITRE TREIZE
1613 heures, 17 décembre 2525 (Calendrier militaire). Croiseur destroyer Vengeur, Système Epsilon Eridani, planète Reach, station de défense spatiale Washington.
John contemplait la surface de Reach derrière la baie vitrée de la salle de plaisance. Tous les vaisseaux de la flotte ayant participé à la bataille de Tulsa étaient en orbite, la plupart accrochés aux stations de défense. Cette opération avait été au final une immense défaite. Aucun croiseur ennemi n’avait put être ramené aux chantiers navals de la planète, Tulsa avait été anéantie par les covenants et la flotte du CSNU amputée de nombreux bâtiments de guerres importants qui n’avaient réussi à éliminer que la moitié des vaisseaux ennemis.
Mais tout cela aurait put être évité s’il n’y avait pas eut ce sabotage. L’adjudant ne voyait pas qui au sein de l’état-major avait eut intérêt à ce que cette mission échoue, fut-ce au prix de milliers de vies. L’Humanité était au bord de l’extinction, et elle devait quand même subir des ennemis intérieurs en plus des covenants. John n’avait pas assez d’éléments pour deviner qui avait été son véritable ennemi, et encore moins pour porter une accusation devant le conseil de sécurité du CSNU. Dans quelques minutes, celui-ci allait le convoquer, et il devrait alors leur faire son rapport. Quelles sont les choses qu’il devait avouer ? Il n’avait jamais caché quoi que ce soit à un supérieur, et aujourd’hui il doutait de ce qu’il avait à dire.
- Adjudant ! l’appela un MP en pénétrant dans la salle de plaisance. Ils vous attendent.
John suivit le marine qui le mena à sa grande surprise jusqu’au hangar à navette de la station. L’air de décollage était totalement déserte en apparence, mais John surprit les silhouettes de plusieurs MP dissimulés dans les coins d’ombre de la salle. Le seul appareil amarré dans le hangar était une large navette de classe Shadow, dont le rôle habituel était l’espionnage grâce à son équipement furtif inégalé. Lorsque John pénétra dans l’appareil, il remarqua que tout l’équipement de surveillance et d’écoute qui se trouvait habituellement dans ce genre de navette avait été retiré. A la place se trouvait une longue table de conférence autour de laquelle était assis dans l’ombre une douzaine d’hommes et de femmes, ainsi qu’un large écran et un puissant projecteur qu’on avait dirigé vers l’entrée de l’appareil pour éblouir les arrivants afin qu’ils ne puissent identifier les personnes présentes.
Et effectivement, même avec sa vue améliorée, John ne put distinguer que les silhouettes de ses interrogateurs. Il se mit au garde-à-vous, mais personne ne lui renvoya son salut. La voix de l’un d’eux, probablement le grand homme qui se tenait en bout de table, commença la séance :
- Repos, adjudant.
John pris une pose plus détendue. Bien qu’il ne porte plus son armure depuis la fin de la mission, sa carrure imposante ne permettait aucun doute sur sa nature pour quelqu’un ayant connaissance du projet spartan. Le regard pointé vers le haut pour diminuer l’éblouissement du projecteur, il répliqua :
- Spartan 117 au rapport, messieurs.
- Nous avons déjà visionné les archives vidéos de votre mission durant l’opération Tulsa, adjudant, continua l’homme. Vous nous avez fourni une importante quantité d’information à étudier, mais nous désirions revenir sur plusieurs points de votre mission avec vous. Je vous rappel que vous pourriez passer en cour martiale si vous ne répondez pas en toute honnêteté à nos questions ou si vous omettez des détails importants.
John senti la tension monter en lui. La caméra embarquée de son armure avait probablement enregistré sa discussion avec l’agent du SRN, ce qui signifiait qu’il ne pouvait pas cacher ceci. Mais il ignorait encore comment il allait présenter cet entretient involontaire. Il se contenta de répondre :
- Je le sais, monsieur. Je répondrais au mieux de mes capacités.
- Lecture des scènes quinze à dix-huit, s’il vous plaît, demanda une voix de femme.
L’écran au fond du ventre de l’appareil s’alluma pour diffuser l’enregistrement que l’adjudant avait pris de l’ascenseur gravitationnel du croiseur covenant, ainsi que la foule de grognards qui se diffusait dans les rues de Permia. John reconnu en bas de l’image le numéro d’identification de la caméra de son armure. L’image se figea soudain, puis zooma sur l’ascenseur gravitationnel.
- Vous avez emprunté ce système pour pénétrer à l’intérieur votre cible, continua la voix de femme. Nous aimerions connaître votre avis sur la technologie qui le constitue.
- J’ai remarqué que mes spartans et moi étions plus rapidement transportés par ce rayon que le reste des troupes d’abordage. Je suppose donc qu’il s’agit d’un système de traction magnétique. Mais seule la moitié du rayon pouvait nous transporter jusqu’au vaisseau, l’autre moitié semblant nous cloué au sol car la gravité y était double.
- Serait-ce possible qu’il s’agisse de courants de convection électromagnétiques ? supposa un homme en s’adressant à la femme.
- Possible. Les covenants seraient donc capables de diriger les champs de forces magnétiques.
- Cela expliquerait comment ils guident leurs torpilles à plasma dans l’espace, ajouta une nouvelle voix.
- Nous en débattrons plus tard, conclu l’homme au bout de la table. Adjudant ! Nous aimerions que vous nous apportiez des renseignements sur un point étrange de votre mission. Lecture des scènes quatre-vingt douze à quatre-vingt quinze !
L’image du Pélican dans lequel John avait rencontré l’agent du SRN remplit soudain l’écran. A ce moment de la vidéo, l’adjudant était encore avec ses hommes dans les docks du croiseur covenant, et au moment où il entra dans le Pélican, l’image se remplit brusquement de parasites, ainsi que le son enregistré. On ne pouvait absolument rien distinguer, aussi bien sur l’écran que dans le chaos de friture qui s’échappait désormais des haut-parleurs.
- Arrêt ! ordonna l’homme. Adjudant, nous avons là six minutes trente-quatre de vidéo complètement inutilisable. Nous aimerions connaître la raison de cette défaillance momentanée de votre équipement, ainsi que ce qui s’est passé durant cette séquence.
John considéra la situation un instant. S’il leur disait la vérité, le croiraient-ils ? Et si l’agent qu’il avait rencontré était parmi eux, et que cette question soit un test ? Comprenant l’embarras dans lequel il se plongeait, le spartan expliqua :
- Ce Pélican était équipé de nombreux systèmes d’isolation et de furtivité. Apparemment, il disposait également d’un équipement de brouillage qui a rendu ma caméra aveugle et sourde durant le temps où je m’y suis trouvé. A l’intérieur se trouvait un homme qui a refusé de s’identifier. Il a exigé que je lui fasse mon rapport de mission, ainsi que je lui donne la liste des pertes subie durant l’opération par mon équipe, ce que j’ai fait.
- Pourquoi ?
- Il m’a semblé évident qu’un homme disposant d’un appareil de ce type ne pouvait être qu’un agent du SRN ou d’un haut grade, ayant tout pouvoir sur moi et sur mon équipe. Mais je voudrais porter votre attention sur un autre élément de cette scène : il y avait avec cet homme un TCAO, dont la plaque d’immatriculation était cachée mais que j’ai découverte. Il s’agissait du caporal Allan Ledge, membre de l’escouade Ravage qui faisait partie des troupes ayant abordé le croiseur avec mon équipe. Pour plusieurs raisons, je soupçonne ce soldat d’avoir saboté la mission en faisant exploser une bombe au niveau des moteurs du croiseur.
Tous les membres du conseil de sécurité s’agitèrent subitement et commencèrent à murmurer chacun de leur côté. Mais l’homme au bout de la table n’avait pas bronché, et il fit faire le silence avant de s’adresser à John :
- Saisissez-vous la portée de votre accusation, adjudant ?
- Oui monsieur, je comprends parfaitement. Mais vous m’avez vous-même demandé d’être pleinement honnête.
- Et quelles sont les raisons de cette accusation ?
- J’ai déjà rencontré cet homme il y a dix-sept ans sur le porte-vaisseaux Atlas. A la suite d’une dispute, et sous les ordres d’un sergent, j’ai engagé un combat à main nue contre lui et trois autres TCAO de sa section de l’époque. Ses coéquipiers n’ont malheureusement pas survécu à l’affrontement, et il s’en est sorti avec de nombreuses blessures graves qui ont put être soignées.
- Vous voulez dire que l’échec de votre mission serait dû à une vendetta personnelle de la part de ce soldat ?
- Non. Mais je crains que quelqu’un se soit servit de la volonté de vengeance du caporal pour ruiner l’effort de mes hommes et moi.
- Que je sache, intervint presque à mi-voix un autre homme, vous n’avez pas investi ce vaisseau tout seul.
- Colonel, intervint l’homme du début, veuillez garder votre calme. Adjudant ! Votre accusation a besoin de justifications.
- Monsieur, vous devez comprendre que le caporal Ledge ne pouvait pas accomplir ce sabotage sans une aide de haut rang. Il était formellement interdit d’amener des explosifs sur le vaisseau ennemi, ce qui signifie un soutient en équipement. De plus, pour placer les charges sans…
Soudain, l’écoutille d’entrée de l’appareil s’ouvrit derrière le spartan, et un homme entra. C’était un agent de la Navy, portant une feuille de papier. Il avança sans hésiter vers l’homme qui se tenait au bout de la table de réunion, et lui tendit le document en silence avant de sortir. Un long silence régna dans la pièce avant que l’homme relève les yeux vers le spartan pour annoncer :
- Adjudant, il semble que vos accusations soient sans fondement. J’ai ici la fiche du caporal Ledge. Sa présence durant l’opération Tulsa est impossible car il est mort.
John ne put réprimer un haut-le-cœur, ainsi qu’un regard de surprise non dissimulé.
- Mort ? répéta-t-il. Comment ? Quand ?
- Vous l’avez tué.
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CHAPITRE DOUZE
1428 heures, 15 décembre 2525 (Calendrier militaire). Croiseur de combat covenant inconnu, Système Fedarix.
- Accrochez-vous ! hurla John.
Les spartans s’agrippèrent à tout ce qu’ils trouvèrent pour éviter de tomber à la renverse alors que le vaisseau tout entier vibrait comme sous l’effet d’un tremblement de terre.
- On nous a tiré dessus ? demanda l’adjudant aux spartans postés devant les commandes du croiseur.
- Négatif, chef. Le bouclier n’a pas été touché. L’explosion semble être partie de la section des machineries.
- Un sabotage ?
- Peut-être un système de sécurité covenant, ou un système d’autodestruction partiel que l’équipage aurait activé.
- Quels sont les dommages ?
Cette question était plus une formalité qu’une véritable demande, car il était facile de voir que la situation du croiseur était critique : tous les écrans de contrôles avait abandonné leur tente violette pour un rouge vif et les symboles covenants clignotaient énergiquement pendant qu’un signal d’alarme sonore couvrait le bruit du tremblement qui faiblissait peu à peu.
- Il semble que toute la section motrice du croiseur est gravement endommagée. Nous n’avons plus aucune propulsion.
L’adjudant avait du mal à admettre de telles nouvelles. Les spartans n’avaient encore jamais échoué à une mission, et pourtant ils n’avaient désormais aucun moyen de mener celle-ci à bien. Sans aucune propulsion, ils ne pouvaient plus faire évacuer le vaisseau, et un bâtiment de cette taille ne pouvait pas être remorqué, sauf par une station de réparation spatiale, mais l’amirauté n’avait pas jugé nécessaire d’en faire acheminer une dans le système. Et tenter de réparer les dommages n’était même pas envisageable, vu la complexité de la technologie covenant qui était d’ailleurs la raison de cette mission. John eut le plus grand mal du monde à donner ses ordres :
- On évacue le vaisseau. Que tout le monde rejoigne les docks.
Puis il activa sa liaison COM et se brancha sur la fréquence générale :
- FLEETCOM ! Ici groupe d’abordage ! Objectif secondaire impossible à accomplir ! Les machineries du croiseur ont été sabotés et nous n’avons plus de propulsion ! Nous évacuons le vaisseau ! Demandons récupération immédiate !
- Bien compris, spartans. Nous envoyons des Pélicans vous récupérer au niveau des docks avant tribord du croiseur. FLEETCOM, Terminé.
Il ne fallut qu’une dizaine de minute à peine aux spartans pour faire en chemin inverse ce qu’ils avaient mis une heure à sécuriser. Le reste des troupes d’abordage arriva presque en même temps qu’eux aux hangars à navette covenant, bien qu’encombrés par les nombreux blessés accumulés le long des combats. Les Pélicans ne furent pas longs, et vinrent en force pour évacuer les soldats. Lorsqu’ils atterrirent, un lieutenant sortit de l’un d’eux et s’avança vers l’adjudant :
- Spartan-117 ! Voici votre taxi !
John avait l’habitude de suivre les ordres des officiers, mais il sentait bien que ce n’était pas qu’un simple ordre. Si ce lieutenant lui indiquait un Pélican particulier, cela signifiait qu’il y avait une bonne raison. Il suivit l’officier dans l’appareil avec la quelques-uns de ses spartans, et s’aperçut que l’engin était équipé des meilleurs brouilleurs actuels, ainsi que de plaque d’isolation. C’était en fait l’un des nombreux appareils de transport du SRN, utilisé par les personnalités les plus importantes de la Navy pour les trajets secrets.
Un homme était assis sur l’un des sièges. Malgré le fait qu’il porte un simple uniforme de marine, John s’aperçut tout de suite en voyant sa posture qu’il n’était pas qu’un simple soldat. Son regard était sombre, voir agressif. John cru même y voir de la haine. L’homme fumait une cigarette, ce qui était normalement interdit dans un appareil de ce type, et l’adjudant en déduisit que l’individu devait avoir un certain mépris envers le règlement. L’énorme balafre qui lui fendait le visage devait certainement être un maquillage ayant pour but que l’on ne puisse pas le reconnaître, ce qui signifiait qu’il devait avoir un haut grade militaire.
- Adjudant John-117, fit l’inconnu avec un plaisir ironique. Enfin nous nous rencontrons.
- Qui êtes-vous ? demanda John sans sourcilier.
- Mon identité n’est pas nécessaire à notre conversation.
Il fit un signe de main au TCAO qui était posté prêt de l’écoutille, et celui-ci ferma l’accès du Pélican devant les autres spartans. John se retrouva seul avec l’agent du SRN et le TCAO, une compagnie qui ne lui semblait que peu amicale.
- Je vous sais suffisamment intelligent, continua l’agent, pour ne pas tenter de me contredire, ni essayer de me cacher des informations. Je veux un rapport total de votre action sur le vaisseau, ainsi que la raison de votre lamentable échec.
- Notre section a abordé le vaisseau comme prévu, monsieur. Les covenants nous ont opposé une résistance féroce, ce qui a ralenti notre progression. Lorsque nous avons enfin atteint le pont de commandement du croiseur, il semblerait qu’un système d’autodestruction des moteurs s’est déclenché, rendant le bâtiment inutilisable. Voici la raison de notre évacuation.
Le visage de l’homme n’exprima aucune émotion en réponse. Il fit un rond de fumée traduisant son calme et son indifférence face à la défaite actuelle du CSNU.
- Quelles ont été les pertes subies durant l’opération ?
- Nous avons perdu la deuxième section de marines, ainsi qu’une vingtaine de troupes de choc.
- Aucun spartan mort ?
John eut presque un sursaut. C’était presque comme si l’homme souhaitait la mort de ses spartans. L’adjudant se retourna vers le TCAO, qui était toujours au garde-à-vous près de l’écoutille, son casque de combat cachant son visage. Ce soldat devait être un homme de confiance pour que l’agent l’autorise à assister à la conversation. Ou peut-être qu’il faisait parti d’un autre plan.
- Non, monsieur, répondit John. Ma section n’a subit aucune perte, ni aucun blessé.
L’agent n’arriva pas à empêcher une affreuse grimace de s’exprimer sur son visage. John sentit également un mouvement de la part du TCAO. Le spartan se rendit compte subitement qu’il avait oublié de regarder le matricule du soldat, normalement greffée sur son uniforme. Il se retourna une deuxième fois, et s’aperçut qu’il ne portait pas de plaque. Cet homme était donc membre d’une section fantôme, un groupe non recensé par l’administration de la Navy ou du CSNU. John aurait dut s’en douter.
- Bon, fit l’agent. Vous pouvez disposer, adjudant.
John se rendit compte que l’appareil n’avait pas encore décollé. Il se retourna une dernière fois vers le TCAO, qui ouvrit l’écoutille du Pélican, et sortit rejoindre ses hommes qui l’avaient attendu. Au passage, il remarqua que la plaque d’identification du soldat de choc était simplement cachée par un bout de tissu qu’il arracha avec l’agilité d’un félin.
- Caporal Allan Ledge, lut l’adjudant. Vous faisiez parti de l’escouade Ravage sur le croiseur. Maintenant je comprends un peu mieux tout ceci. C’est vous qui avez saboté l’opération.
- Et pourquoi j’aurais fait un truc pareil ? répliqua le TCAO sans broncher mais d’une voix des plus agressives.
- Je me souviens de vous, Allan.
Cette phrase n’avait aucune véracité. John n’avait aucun souvenir de ce visage brûlé par la haine, mais il avait une intuition, et il voulait la vérifier. Ses mots semblaient avoir porté ses fruits, car le soldat ne gardait plus son allure droite et militaire, mais était désormais sur la défensive, comme s’il craignait que l’adjudant ne l’attaque.
- Je n’aurais jamais fait ça. Pas même pour venger mes camarades, espèce de monstre.
- Messieurs, intervint calmement l’agent du SRN. Que pensez-vous de régler cela dehors ?
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Stage 2 : retrouvailles :
Lorsqu’ils arrivent à l’intérieur du bâtiment, un haut-parleur annonce :
« Récupération de l’Eva 01 achevée ! Pilote gravement blessé ! Possibilité d’un éclatement de la rate ! »
C’est alors qu’une femme d’environ trente ans, blonde, assez jolie et vêtue d’une blouse blanche médicale les accueillit. Dés qu’elle vit Shinji, elle ne put s’empêcher de dire :
- C’est bien le Second Children.
- Euh… enchanté. Je m’appelle Ikari Shinji. C’est quoi le Second children?
- Je suis le professeur responsable du projet E, division technique, Akagi Ritsuko. Enchantée. Bienvenu Shinji. Je veux te montrer quelque chose avant que tu ne retrouve ton père.
Ils montèrent alors dans un ascenseur, qui les emmenèrent à un étage semblant communiquer avec une source d’eau, puisque quasi inondé. Ils prirent une petite embarcation motorisée, et pendant que Ritsuko prenait les commande, un haut-parleur transmit un message : « La cible a franchi la dernière ligne de défense de Gora !! Vecteur de progression corrigé de 5%, en progression ! Tout le monde à son poste de combat. Alerte de niveau 1. Je répète, tout le monde à son poste de combat. Alerte niveau 1. Préparation de l’Eva-01 pour une confrontation rapproché sur le terrain !! »
- Qu’est-ce que cela veut dire ? Demanda Misato.
- L’Eva01 est équipé du type B et en phase de décongélation. On peut l’activer quand on le désire.
- Là n’est pas le problème : Rei est dans les roses ! Que fais-tu du pilote ? Et que trafique le commandant Ikary ?… Au fait, quel effet ont eut les missiles sur l’ange ?
- Ils ont seulement causé des dommages apparents… malheureusement, il avance toujours. Il possède donc bien un AT Field. En plus, il est capable d’apprendre. Il n’est pas contrôlé de l’extérieur. Le rapport du Magi system estime qu’il s’agit d’une espèce de corps biologique conscient gigantesque, agissant selon un schéma prédéfini. Tout comme Eva.
Ils arrivèrent finalement à l’autre bout du tunnel inondé, qui se terminait par un petit port d’amarrage. Y descendant, ils montèrent un escalier menant à une porte, qu’ils franchirent, pour entrer dans une pièce sombre ou on ne distinguait rien. Ritsuko alluma donc les lumières. C’est alors que le géant de métal leur apparut, immergé jusqu’au torse dans l’eau, et maintenu par de grands câbles métalliques. La scientifique s’empressa donc d’expliquer à Shinji :
- Avant que tu ne prononce ce mot vulgaire, je tiens à te dire que ceci n’est pas exactement un « robot ». Voici l’ultime arme de combat humanoïde construite par l’homme : l’humain de synthèse Evangélion. Pour nous, l’humanité, c’est notre dernier atout. Et voici l’Eva-01.
- Est-ce là aussi… demande Shinji… le travail de mon père ?
- Précisément, fit une voix masculine derrière lui.
Shinji se retourna alors, et aperçut son père debout derrière une baie vitrée située à plusieurs mètres au-dessus de lui. C’était un homme assez grand, frôlant la quarantaine, aux cheveux noirs et aux yeux à moitié cachés par les lunettes qu’il portait. Il était vêtu de son costume noir de commandant avec l’emblème rouge de la nerv, une moitié de feuille de chêne, l’autre moitié étant remplacée par les lettres NERV, et en dessous du symbole, une phrase décrivait un arc de cercle : God’s in his heaven, all’s right with the world. Cette phrase n’avait aucune signification pour Shinji, mais elle devait certainement en avoir une pour la Nerv.
- Cela faisait longtemps… continue le commandant sans un sourire.
- Papa !
- Shinji ! Ecoute bien ce que j’ai à te dire. Tu va monter à bord, et te battre contre l’ange.
De grosses gouttes de sueurs perlèrent alors sur le front du garçon, horrifié par les paroles de son géniteur. Apeuré, serrant les poings et tremblant comme une feuille, il dit :
- J… je… tu dis que je dois monter là dedans et me battre avec l’autre ? C’est une blague ? Je ne vois pas pourquoi j’en serais capable !
- Ecoute les instructions… tu es le plus qualifié. … Non… en fait, nul autre que toi en est capable.
- Pourquoi moi ! Je ne comprends rien !
- Nul besoin de comprendre ! Lancement immédiat !
- NON ! Je ne vois pas pourquoi je serai capable de piloter ce truc !! C’est pour cela que tu m’as appelé ? Pour me demander de mourir ?
- Si tu ne le fais pas, cela signifiera la fin de l’humanité. L’existence de l’homme repose sur tes épaules.
- NON ! Tu peux me raconter ce que tu veux, c’est non !
La colère de Shinji était à son paroxysme. Mais personne autour de lui ne tenta de la calmer, dressant alors des mines déçues, attristé par ce refus de se battre pour ses semblables. Un long silence régna alors dans la pièce, avant que le commandant ne dise :
- C’est donc ainsi…très bien. Je n’ai plus besoin de toi. Dégage ! Nul besoin d’un lâche pour un combat aussi crucial pour l’avenir de l’humanité. ( il appuya alors sur un bouton de la console de communication) Fuyutsuki ! Réveille Rei !
- Pouvons-nous l’utiliser ? Demanda un homme aux cheveux grisonnant dans l’écran.
- Elle n’est pas encore morte. Fais-la amener ici !
Peu après, une équipe médicale arriva autour d’une civière portant une jeune fille aux cheveux bleus et aux yeux rouges, en tenu étrange. Une combinaison blanche moulante, portant ça et là des motifs bizarres, et couvrant tout son corps d’adolescente d’environ 17 ans. Rei, portant de nombreux pansement et bandeaux, souffrait, mais elle ne le montrait pas.
- Rei, lui dit le commandant, le remplaçant est devenu inutile. Tu va devoir reprendre ta place.
- D’accord.
Et, péniblement, elle tenta de se lever, mais n’arriva qu’à se redresser faiblement sur sa civière, et souffrait atrocement sous la tâche, ce qui laissait Shinji sans voix. Soudain, un grand bruit se fit entendre, venant apparemment de la surface.
- L’enfoiré, fit le commandant, il nous a repérés !
Et un grand tremblement commença, faisant vibrer la passerelle, arrachant les néons du plafond qui se mettait brusquement à s’effondrer, manquant d’écraser Rei.
- La ville-plafond commence à s’écrouler ! Annonce Misato.
Soudain, une plaque de métal se détacha du plafond, juste au-dessus de Rei. Shinji s’élança alors vers elle pour l’écarter, mais lorsqu’il parvient jusqu’à elle, la plaque était déjà sur eux.
C’est alors qu’une main du géant immergé se leva avec une vitesse effarante, et s’interposa entre les adolescents et les débris, pour ensuite s’immobiliser. Le danger fut écarté juste à temps, et personne dans la salle n’était capable de comprendre la raison de ce sauvetage.
- Inconcevable, lâcha le docteur Akagi. La plug n’est pas connectée. Elle ne devrait pas pouvoir bouger.
Shinji, quant à lui, était indifférent devant l’acte du titan d’acier qui venait de lui sauver la vie, à lui et cette jeune fille. Elle était obligée de serrer les dents pour supporter la douleur, et ses yeux ne s’ouvraient pas. C’est alors que Shinji sentit quelque chose d’humide sur sa main. Il la regarda et vit… du sang. C’était la première fois qu’il en voyait autant et qui n’était pas le siens, sa main étant couverte de celui de la jeune fille. La tenant dans ses bras pour l’empêcher de s’effondrer, Shinji songeait en regardant son visage torturé par la douleur : C’est pas…cette fille pilotait. Misato s’avança alors vers lui et lui dit :
- Shinji, nous pensons que tu es important, mais si tu ne pilote pas, tu n’as aucune utilité ici. Tu comprends ? Tu savais que ces retrouvailles n’allaient pas être chaleureuses ! Pourquoi es-tu venu ici ? Tu veux rentrer comme ça, sans rien répondre à ton père ? Si tu ne monte pas, c’est cette jeune fille blessée qui le fera. Tu ne trouve pas cela pitoyable ?
- Il suffit, dit le commandant, laissez tomber officier Katsuragi. Shinji ! Si tu repars, ne reste pas ici à ne rien faire. Repars immédiatement !
Regardant alors la frêle jeune fille qu’il tenait entre ses bras, et qui s’était évanouie sous le choc, Shinji ressentit alors de la pitié pour elle. Devoir se battre, si jeune, et si jolie, mourir au printemps de sa vie. Ne méritait-il pas moins de vivre qu’elle ?
- J’ai compris, papa. Si je dois piloter, … alors je vais piloter.
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Illuminati, chapitre 7
Date : 30 octobre
Avancement : terminé
Evangelion Children, chapitre 2.6
Date : inconnue
Avancement : 60%
(j'ai besoin d'un bon artwork pour illustrer celui-là, sinon je ne vais pas en dormir la nuit ^^)
Halo Destiny, chapitre 22
Date : inconnue
Avancement : 15%
(dernier chapitre de cette fanfic ; il sera très probablement un peu plus long que la moyenne, lui aussi)
