Profil de Jack-115

Hughel 2


Nom : Comeau-Montasse

 

Prénom : Thibault

 

Âge: 25 ans

 

Job: préparateur documentaire à la centrale nucléaire du Tricastin (prestataire pour EDF)

 

Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice

 

Passions: musique, jeux vidéos, jeux de rôle, lecture et, bien sûr, écriture 

 


M'ECRIRE


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« On ne fait rien d’extraordinaire sans hommes extraordinaires,

et les hommes ne sont extraordinaires que s’ils sont déterminés à l’être. »

 (Charles de Gaulle)


 

 INTRODUCTION


 
  HONNEUR  

ESPOIR

COURAGE JUSTICE
RAISON DROITURE EDUCATION
AMOUR LOYAUTÉ CONFIANCE
      RESPECT         POLITESSE ÉCOUTE
CULTURE SINCÉRITÉ COMPRÉHENSION
SÉRÉNITÉ BIENVEILLANCE COMPASSION

 

 

Dimanche 16 avril 2006 7 16 /04 /Avr /2006 17:54

CHAPITRE DIX

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1352 heures, 15 décembre 2525 (Calendrier militaire). Croiseur de combat Teflor, système Fedarix.

            -    Vous pouvez répéter ? s’exclama Yan.

            -    Ils tirent sur leur croiseur abordé.

      Le capitaine Haric accepta la situation car le CSNU c’était attendu à une telle réaction de la part des covenants, mais pas aussi tôt. L’amirauté espérait que leur orgueil les aurait obligé à considérer le vaisseau comme perdu uniquement lorsque les spartans en aurait pris le contrôle total. Or, d’après sa trajectoire actuelle, et les divers tirs de plasma qu’il délivrait par salve régulière sur les vaisseaux humains à sa portée, il n’était pas encore complètement conquis. Mais vu qu’apparemment une grande quantité de l’équipage avait tenté de fuir, et qu’une partie avait réussi, la situation du croiseur covenant semblait sur le point de basculer en faveur des spartans. Les extraterrestres devaient avoir laissé juste assez de navigateurs pour manœuvrer le vaisseau, et le reste était parti prévenir le reste de leur flotte de la tragédie. Et maintenant, ils préféraient détruire l’un de leurs bâtiments de guerre plutôt que de le laisser entre les mains des humains. Et cela, Haric ne le permettrait pas :

-   Calculer une trajectoire d’interception des torpilles.

            -   Quoi ? lui renvoya le lieutenant Hancred, les yeux écarquillés.

            -   Nous allons nous interposer, et encaisser les tirs à la place de l’objectif. Combien de temps avant l’impacte ?

            -    Cinquante-huit secondes, monsieur.

            -    Poussez les moteurs au maximum de leur puissance, et tentez de tirer le CAM sur ces salauds le plus vite possible. Sinon notre sacrifice ne servira à rien, et ils détruiront l’objectif à leur prochaine salve.

            -    Fenêtre de tir dans quatorze secondes ! Solution de tir calculée !

            -    Refaites le calcule de la solution de tir avec une réduction de vitesse de 40%. Il ne faut pas qu’on loupe notre coup.

            -    Solution de tir corrigée ! Fenêtre de tir dans dix-neuf secondes !

      Le Teflor tourna pour faire face à l’agresseur. Yan savait que la moindre erreur, le moindre écart dans la trajectoire du CAM pouvait tout faire rater. Contrairement aux missiles balistiques et tactiques, les charges de CAM n’étaient pas capables de corriger leur trajectoire en plein vol, et traçaient toujours un chemin parfaitement rectiligne. Heureusement, la cible à abattre n’était qu’à soixante trente kilomètres du Téflor, mais un échec était autant possible qu’interdit à l’équipage. Il fallait que la dernière action de ce vaisseau soit parfaite, afin que sa perte ne soit pas inutile.

      L’immense obus de tungstène fut projeté avec une force colossale en direction du croiseur covenant qui ne bougea pas. La trajectoire était parfaite, et le projectile transperça sa cible de front, traversant l’intégralité de sa structure pour aller faire exploser les réserves de plasma des machineries. L’explosion se teinta subitement de bleu et prit une ampleur énorme, à peine contenue par le bouclier énergétique qui fini par disparaître. Bien vite, il ne resta plus du grand vaisseau extraterrestre qu’une constellation de débris argentés.

            -   Excellent, lieutenant ! Poursuivez la trajectoire d’interception et présentez aux torpilles notre flanc tribord

            -    Impacte dans trente-trois secondes.

            -  Envoyez le reste de nos missiles Archer en direction des torpilles ennemies, et faites-les exploser lorsqu’ils seront au plus près d’elles.

            -    A vos ordres !

      Les derniers missiles du Téflor s’envolèrent à la rencontre de leurs homologues covenants. Du fait de la destruction du croiseur, les torpilles n’étaient plus guidées, mais apparemment, l’équipage du croiseur abordé savait qu’ils devaient se sacrifier pour éviter que leur vaisseau soit capturé, et ils l’avaient immobilisé. Les torpilles à plasma fonçaient donc en ligne droite vers une cible statique, avec pour dernière défense le Téflor.

       La simple proximité du plasma des projectiles extraterrestres suffit à faire exploser plusieurs missiles Archer. Les autres furent activés à distance par l’équipage du Téflor, créant un mur d’explosion qui retint un certain nombre de torpilles covenants. Le lieutenant Maida releva les résultats de l’interception :

            -    Trois torpilles sur huit ont été détruites, monsieur.

            -    Impacte dans dix secondes ! annonça le lieutenant Hancred.

     Le capitaine Haric regarda les visages des hommes et des femmes présents sur le pont. C’était de bons éléments du CSNU, la crème des écoles navales. Il n’avait aucune envie de les sacrifier, mais il savait que cela devait être fait. C’était comme une évidence, un destin. Il repensa à ce spartan qui avait trouvé la mort dans l’explosion de cette frégate covenant. Ce soldat devait avoir ressenti la même chose : devoir se sacrifier par nécessité. Cette impression était comme un trou noir absorbant toutes vos pensées pour ne laisser que la courte satisfaction d’avoir accomplit quelque chose d’utile.

    Ces pensées furent les dernières du capitaine Yan Harric.

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Samedi 15 avril 2006 6 15 /04 /Avr /2006 10:25

CHAPITRE NEUF

 


1348 heures, 15 décembre 2525 (Calendrier militaire). Croiseur de combat Teflor, système Fedarix.

      Les ténèbres se dissipèrent lentement de la vision de Yan Haric, et il revit à nouveau le pont de commandement dont le décor avait complètement changé. Des courts-circuits projetaient des gerbes d’étincelles dans toute la salle, alors que plusieurs plafonniers et autres éléments faibles s’étaient décrochés et brisés sur le sol. Le lieutenant se releva du sol métallique du pont de commandement en sentant chacun de ses muscles le faire souffrir, et essuya le sang qui coulait de son front d’un revers de la main avant de s’adresser à ses officiers qui revenaient lentement à eux :

-         Situation ?

-   Brèche à la section Gamma 9. Isolation automatique effectuée. Coque du flan bâbord à 40%.

            -    Et la machinerie ?

            -  Section de contrôle des fluides de refroidissement bâbord endommagés mais toujours opérationnels. Sinon il n’y a pas de dégâts majeurs.

            -    Quel est l’état de notre armement ?

-    Les tubes de lance-missiles D à G sont hors d’usage, ainsi que la tourelle de défense numéro trois.

            -    Et la bataille ?

            -    Notre flotte a totalement engagé l’ennemi. Les croiseurs covenants ne font pas attention à nous. Ils semblent nous croire à la dérive et sont trop occupés avec nos autres vaisseaux.

            -    Alors nous allons attirer leur attention. Dirigez-nous sur une trajectoire deux-six-zéro et préparez les charges. Où en est le CAM ?

            -     72% ! Prêt dans quarante-huit secondes.

            -    Donnez-moi une solution de tir sur le premier croiseur ennemi que vous trouverez, et verrouillez tous nos missiles disponibles sur une même frégate covenant.

      Le Teflor reprenait vie. De toute la puissance de ses réacteurs, il fonça vers la gigantesque bataille qui se déroulait en orbite. Le vide de l’espace était rempli d’explosions, de lumière et de débris innombrables, créant un champ d’astéroïdes artificiel dans lequel la navigation était des plus difficiles. Le Teflor était encore loin de ce chaos, et cela lui donnait un avantage. Ses tubes lance-missiles encore opérationnels délivrèrent une volée de fusées dont le panache donna au croiseur un air de fontaine de fumée, dont les projections allèrent s’écraser contre le bouclier de la frégate ennemie la plus proche. Ses boucliers encaissèrent la plus grande partie des explosions, mais une demi-douzaine de missiles percèrent la protection affaiblie pour creuser d’énormes trous dans la coque argentée du vaisseau extraterrestre. Celui-ci se mit alors à gîté par tribord, n’ayant apparemment plus aucun contrôle sur sa propulsion.  Il alla s’écraser contre l’énorme carcasse du destroyer Vengeance du CSNU, dont les restes encore fumants et rongés par le plasma covenant furent broyés par le choc, qui n’épargna aucun des deux vaisseaux.

-           Très jolie volée,  lieutenant Maida.

-    Capitaine ! intervint le lieutenant Hancred. Nous avons un visuel de l’objectif alpha.

      Les écrans principaux du pont transmirent aussitôt la vision des caméras frontales et effectuèrent un zoom sur un croiseur covenant naviguant au milieu des débris et de la destruction. Il ressemblait à n’importe quel autre croiseur covenant, mais les capteurs thermiques identifiaient clairement l’empreinte laser qu’avaient marqué les spartans lorsqu’il était à la surface de Tulsa.

            -    Parfait ! Connaît-on la situation à l’intérieur ?

            -    Négatif, mon capitaine. Les spartans n’ont pas encore donné le signal de capture.

            -  Alors restez à distance sans le perdre. Nous allons le surveiller, puis nous l’escorterons au point de sortie lorsqu’ils l’auront pacifié.

            -    Capitaine ! Nous détectons plusieurs vaisseaux mineurs qui émergent de l’objectif.

            -  Probablement ses occupants qui préfèrent se sauver qu’affronter les spartans. Abattez-les !

      Une nouvelle fontaine de missile surgit alors des tubes lanceurs, et se lança à la poursuite des vaisseaux ennemis. Quelques secondes plus tard, une série d’explosion illumina la noirceur de l’espace.

            -     75 % des cibles ont été détruites, monsieur, rapporta Maida. Les autres ont réussi à semer nos missiles dans les débris.

            -     C’est toujours autant de covenants morts, la félicita-t-il. Le CAM est-il chargé ?

            -     Affirmatif !

            -     Gardez-le en réserve pour l’instant. Lieutenant Hancred ! Placez-nous à trente kilomètres de l’objectif et alignez-vous sur son allure.

            -     Capitaine ! Un croiseur ennemi vient de lâcher une volée de torpilles à plasma !

            -   Essayez de trouver un débris suffisamment gros pour pouvoir nous servir de bouclier et placez-vous derrière.

            -      Capitaine, ce n’est pas sur nous qu’ils ont tiré.

            -      Alors qui visent-ils, bon sang ?

            -      L’objectif alpha.

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Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /Avr /2006 16:38

CHAPITRE HUIT

 

1336 heures, 15 décembre 2525 (Calendrier militaire). Croiseur de combat covenant inconnu, Système Fedarix.

      John fit un bond de côté pour éviter la déflagration de la grenade à plasma covenant, lancé par un grognard adroit posté depuis les passerelles supérieures du hangar à navette. Linda profita que le petit extraterrestre s’était exposé pour lui envoyer une balle aussi longue qu’une main humaine. Le mur du hangar se tâcha du sang gélatineux du petit être qui tituba un instant, la tête arrachée par la puissance du tir, avant de tomber depuis la passerelle jusqu’aux pieds des spartans qui finissaient d’investir la zone. Il y avait là deux transporteurs ennemis, des engins en forme de U un peu plus long qu’un Pélican et à la coque sombre, qui flottaient aux-dessus de leurs têtes, et une forêt de containers attendant d’être ouvert. Mais les spartans avaient déjà récupéré suffisamment de matériel pour progresser rapidement dans la structure du croiseur.

      Malgré le fait de n’avoir épargné aucune zone importante du croiseur, les forces d’abordage n’avaient pas rencontré d’autres races extraterrestres que les petits grognards et les êtres à tête de rapace. Il y avait juste eut la deuxième section des marines qui devait sécuriser les hangars bâbord, et qui avaient réclamé des renforts immédiats en hurlant dans la liaison COM des affolements mentionnant des ennemis invisibles qui les taillaient en pièce. John n’en était pas sûr, mais il était possible que ces ennemis soient les forces d’élites commandant les autres races et qui auraient préféré fuir le vaisseau. Cela signifiait qu’ils savaient laquelle des forces d’abordages était la plus faible, donc que leur progression était surveillée depuis le début. Et si ces ennemis avaient réussi à fuir le croiseur, ils avaient certainement prévenu le reste de leur flotte que ce bâtiment était passé aux mains des humains. Le temps était donc compté.

      Le vaisseau était déjà conquis à 40%, mais avec le flanc bâbord fragilisé par la perte de la deuxième section de marines, cela risquerait de devenir plus lent. Il fallait donc changer leur plan :

            -   Fred ! appela John. Il faut qu’on s’active ! Si la flotte ennemie apprend que ce croiseur est perdu, ils n’hésiteront pas à le détruire. Que la première section de marines et le groupe Bêta des troupes de choc se mettent en mode défensif afin de conserver les zones pacifiées. Le reste des TCAO ira avec nous pour atteindre le pont de commandement au plus vite et prendre le contrôle du vaisseau.

            -     Compris ! Je passe le mot.

     Quelques instants plus tard, le groupe offensif fut réuni. Les troupes de choc étaient impatientes d’en découdre, mais sur leur visage se lisait tout de même une forte antipathie envers les spartans. Depuis l’aventure de l’adjudant avec quatre d’entre eux dans le gymnase du porte-vaisseaux Atlas, les membres de ces forces spéciales avaient développé une haine discrète envers les super-soldats de la Section Trois. John revoyait les images des corps de ces quatre soldats étendus sur le ring de boxe, ainsi que le sang tachant le sol du gymnase. Il aurait put éviter de les tuer. Il avait eut pour mission de les vaincre, peut importe la méthode, mais c’étaient des camarades militaires. Les mots de l’adjudant-chef Mendez lui revinrent en mémoire :

            Toutes les missions n’ont pas des objectifs simples ou ne mènent pas à des conclusions logiques. Vos priorités sont de suivre les ordres des voies hiérarchiques, puis de préserver votre vie et celle de votre équipe.

      Sa mission actuelle combinait ces trois objectifs, mais John préférait savoir ce qu’il avait à faire, plutôt que d’endosser la responsabilité des décisions stratégiques. L’adjudant était un homme de combat, un chef d’escouade, mais pas un commandant. Il avait une mission, et il allait l’accomplir, peut importe la méthode ou même le prix.

            -   Unité ! annonça-t-il. En avant !

            -   Ola, doucement, fit le sergent Fox qui dirigeait les forces des TCAO. Je ne reçois pas d’ordre des patchworks de la section Trois. Faites ce que vous voulez, les gars, mais on va s’occuper de prendre le pont de commandement. On a pas besoin de vous, alors laissez faire les vrais mecs.

            -    Vous oubliez que cette mission est classée secrète de la plus haute importance, et que le Haut Commandement a donné pleine autorité aux membres de la Section Trois. Cela signifie que, en tant que plus haut gradé de ma section, j’ai pleine autorité sur mes hommes, sur les hommes du lieutenant Hardvert, et sur vous.

      Le regard du sergent s’assombris, son agressivité se diffusant à travers toute la nervosité qui faisait trembler son corps de façon à peine perceptible, même pour les spartans. Il fit une moue de soumission forcée, et souffla fortement en signe d’acquiescement.

            -    Bien, sergent, continua John. Alors que vos hommes restent en arrière pour pouvoir effectuer des tirs de soutient. Et maintenant, on y va !

 

            Le caporal Allan Ledge de l’escouade Ravage des TCAO vérifia une dernière fois que les charges étaient bien placées et actives. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi les huiles du SRN lui avait confié cette mission, mais il avait ses propres raisons de l’accomplir. Les spartans ne s’en sortiront pas, cette fois-ci. Ce qu’il avait espéré depuis ci longtemps allait enfin se réaliser.

            Pastror… Cortez…Fitz… les seuls amis qu’il ait réellement eut. Ses camarades de combat avec lesquels il avait tout partagé… morts. Tués par ce monstre qui était si aimé par les généraux, battus à mort rien que pour amuser cette abomination génétique. Allan ressentait encore la douleur de la greffe d’organes que les médecins avaient dû effectuer pour le sauver. Il revoyait ses amis étendus sur ce ring de boxe, leur sang s’infiltrant sur le tapis de combat. Eux n’avaient pas pût être sauvés. Pastror et Fitz étaient déjà morts avant que les médecins n’arrivent, et Cortez a lâché alors qu’ils le transféraient à la clinique d’organes. Allan avait eût la chance de survivre assez longtemps pour que l’opération le sauve. Le spartan lui avait perforé un poumon et écrasé la cage thoracique d’un coup de pied. Heureusement, son hémorragie interne n’était pas trop importante.

            Allan régla la minuterie des charges et s’éloigna pour rejoindre le reste du groupe de combat.

            -   Tu aurais mieux fait de me tuer ce jour-là, enfoiré.

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Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /Avr /2006 01:09

CHAPITRE SEPT

 

1251 heures, 15 décembre 2525 (Calendrier militaire). Croiseur de combat Teflor, système Fedarix.

            Le croiseur Teflor, de par sa grande vitesse, se trouvait en première ligne de la force de contre-attaque spatiale, et le capitaine Haric en était fier. Ils étaient déjà à trois unités astronomiques de Tulsa, et les vaisseaux ennemis n’avaient pas encore bougé. La contre-attaque au sol n’avait pas encore été déclenchée, et débuterait dès que les covenants aurait détecté la flotte du CSNU qui fonçait droit sur eux. 

            Mais Haric savait que leurs chances de succès étaient faibles. Une centaine de bâtiments contre une quarantaine ennemis. Ce n’était pas vraiment ce qu’ils avaient prévu. D’habitude, les attaques covenants réunissaient rarement plus d’une douzaine de vaisseaux, même sur des planètes-forteresses comme Gainus prime, qui avait été vitrifiée sans sommation, et sans que les nombreuses divisions d’infanteries et de blindés qui se trouvaient au sol puissent avoir fait quoi que ce soit. 

            Cette opération tiendra certainement plus de l’attaque éclaire que de la répression massive. Et de toute façon, les covenants auront largement le temps de se mettre en position pour réceptionner la flotte du CSNU.

            -   Capitaine ! fit le lieutenant Hancred, l’officier de navigation. Les vaisseaux ennemis font mouvement !

            -   Et la cible ?

            -  Nous avons confirmation que les spartans ont investi un croiseur, qui rejoint le reste de la flotte covenant en orbite mais… j’ai confirmation par les satellites de surveillance de Tulsa qu’un groupe de vaisseaux ennemis est resté en surface… et sur une position à l’importance stratégique nulle.

            Yan Haric fut évidemment surpris d’une telle nouvelle. Les covenants étaient certes largement suffisants en nombre pour repousser l’attaque humaine, mais pourquoi leur seul groupe resté en arrière s’attarderait sur un tel objectif ? Mais ce n’était pas cela qui était important pour l’instant. L’important était de survivre à la bataille.

-         Combien de bâtiments ennemis rejoignent l’orbite ?

-   Trente-cinq, capitaine. Onze croiseurs et vingt-quatre frégates. Ils se postent en formation défensive de type Lambda, avec leurs plus gros bâtiments en première ligne.

            -   Quels sont les ordres de l’amirauté ?

            -   L’amiral Stanforth demande à ce que tous les CAM soient concentrés sur les croiseurs, et les missiles Archers sur les frégates. Une fois les tirs effectués, nous devrons virer à 90° tribord pour encaisser leurs décharge plasma sur notre flanc.

            -    D’abord on va essayer de se rapprocher le plus possible, annonça Haric. Prenez une trajectoire Deux-Six-Zéro et donnez-moi une solution de tir correcte des CAM et des missiles.

            -     A vos ordres ! répliqua le lieutenant Maida du poste des armements. CAM chargé dans cent trente-cinq secondes.

            -     Poussez les moteurs au maximum et préparez-vous à virer de bord une fois que nous aurons lâché notre première bordée.

     Tout le vaisseau était en effervescence. C’était la plus grande bataille spatiale depuis l’insurrection du système Kantrec où les rebelles avaient réussi à rassemblé plus de soixante vaisseaux de combat. Seulement, il s’agissait pour la plupart de vaisseaux civils volés et grossièrement modifiés pour faire office de bâtiment de guerre, et ils n’avaient pas résisté bien longtemps à la formidable puissance des véritables croiseurs de combat du CSNU. Haric avait participé à cette bataille. Il avait éventré plus d’une demi-douzaine de frégates ennemies à lui seul… mais aujourd’hui, il aurait préféré que l’amirauté ait négocié avec les rebelles. Peut-être auraient-ils trouvé un compromis, et alors leurs vaisseaux n’auraient pas eut besoin d’être détruits. Des vaisseaux qui auraient put leur être bien utiles pour cette bataille, ne serait-ce que pour leur servir de bouclier…

      Haric avait vu suffisamment de puissants bâtiments de la Navy se faire transpercer de part en part par ce maudit plasma covenant dont on n’arrivait toujours pas a connaître la composition, et encore moins la méthode par laquelle ces bâtards contrôlaient sa trajectoire. Le Teflor avait survécu à de nombreux engagements, mais il n’avait pas encore eut la malchance de se faire toucher par une arme autre qu’humaine. Et cette bataille ne le laisserait certainement pas indemne. Il pourrait même ne pas s’en sortir.

      Mais il n’était pas temps de réfléchir à ce qui aurait été possible, et plutôt de concentrer ses facultés mentales sur la situation qui n’allait pas tarder à être pour le moins explosive.

            -    Capitaine ! Fluctuation énergétique sur les flancs des vaisseaux ennemis ! Ils s’apprêtent à tirer !

            -        Combien de temps pour le CAM ?

            -        Charge terminée dans douze secondes !

            -        Stabilisez la trajectoire, et envoyez tout de suite les missiles Archers !

       Une forêt de panaches blancs surgit de la coque du Teflor pour s’envoler avec célérité vers la flotte extraterrestre. Les autres vaisseaux du CSNU firent de même, prolongeant cette forêt sur une énorme distance. Les missiles filèrent vers leurs objectifs et explosèrent en un océan de feu qui ravagea les frégates ennemies. Leurs boucliers s’illuminèrent aux premiers impacts, puis s’affaiblirent, et enfin disparurent, laissant les coques nues face aux derniers explosifs qui virent trouer leur surface argentée. Des dizaines de vaisseaux ennemis s’embrasèrent ou explosèrent littéralement sous cette salve.

            -     Rapport ! ordonna le capitaine.

            -     Seize frégates détruites, et cinq autres en mauvais état.

            -     CAM chargé ! annonça le lieutenant Maida.

            -     Feu !

       Le CAM du Teflor fut le premier à être tiré. Un projectiles en tungstène ferrique superdense à haut degré de perforation transperça l’espace tel un éclair, déchirant le vide qui le séparait de sa cible. Celle-ci le prit de plein front, ne semblant pas y faire attention. Pourtant, son bouclier ne la sauva pas, disparaissant presque immédiatement, comme s’il n’y en avait jamais eut. L’obus traversa le vaisseau en entier dans le sens de la longueur, créant un trou si grand qu’une fissure se dessina sur la coque, avant que le bâtiment ennemi ne se coupe en deux moitiés quasi symétriques dont les parties intérieures visibles étaient nimbées de flammes bleues, issues des fuites de plasma covenants.

            -    Magnifique tir, lieutenant.

            -    Capitaine ! Torpilles à plasma tirées ! Impact dans soixante-quatre secondes !

            -    Virez à tribord sur une trajectoire zéro-six-cinq, et fermez les cloisons étanches. Préparez l’équipage à recevoir leur paquet de merde bleue.

       Sans chercher à connaître le résultat du reste des tirs de CAM de la flotte, le Teflor fit une embardée sur la droite, plongeant sous la surface théorique sur laquelle les deux flottes s’étaient positionnées, espérant semer quelques uns des projectiles extraterrestre. Mais plusieurs torpilles à plasma changèrent de trajectoire pour l’intercepter. Même avec la vitesse comme atout majeur, le Teflor ne pouvait pas distancer ces tirs, et Haric le savait très bien :

            -    Stoppez les moteurs ! Virez sur un vecteur huit zéro quatre pour présenter notre flanc bâbord à ces torpilles. Lancez les contre-mesures et transférez la totalité du carburant dans le réservoir tribord !

            -      Contre-mesures lancées ! Impact dans vingt-trois secondes !

     Le capitaine Haric s’agrippa aux bras de son siège de commandement, priant pour que le vaisseau tienne bon. En quelques secondes, il fit mentalement le tour complet du vaisseau, revoyant chaque coursive, chaque couloir de maintenance, et les hommes qui y étaient postés. Lesquels allaient mourir les premiers ? Y aurait-il seulement des premiers ? Si les torpilles à plasma atteignaient la section des missiles, cela pourrait entraîner une réaction en chaîne sur tous les systèmes d’armement du  vaisseau. Il y avait peu de chance pour que les réservoirs tribords soient touchés, mais cela restait également possible.

      Yan Haric fit le décompte des vingt-trois dernières secondes avant impact dans sa tête. A zéro, le vaisseau tout entier fut secoué comme un jouet par les explosions qui retentirent le long de sa coque.

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Lundi 3 avril 2006 1 03 /04 /Avr /2006 00:11

CHAPITRE SIX

 

1223 heures, 15 décembre 2525 (Calendrier militaire). Hôpital St Constantin, ville de Permia, planète Tulsa, système Fedarix.

            -   Feu à volonté !

            L’ordre de l’adjudant arriva jusqu’aux tireurs d’élites placés sur le toit de l’hôpital, qui lâchèrent une salve mortelle de balle de 15,5 mm sur les rapaces à bouclier, qui furent tous descendus. Dans le même temps, quatre marines équipés de lance-roquettes JackHammer postés au troisième étage propulsèrent leur première vague d’explosifs sur les tourelles ennemies, qui explosèrent en une gerbe de plasma bleutée, emportant avec elle quatre ou cinq ennemis chacune. La deuxième vague de roquette alla se perdre dans la foule des créatures extraterrestre, faisant des dizaines de victimes. Après cette entrée fracassante, cinquante marines apparurent aux fenêtres du bâtiment et délivrèrent un déluge de balle sur l’ennemi, pendant que les spartans et l’ensemble des troupes de choc sortirent par la grande porte pour foncer droit vers l’ascenseur. Des dizaines de grenades volèrent à la rencontre des petites créatures qui, privées de leurs supérieurs et attaquées de tous les côtés, étaient en proie à la panique la plus complète. En à peine quelques secondes, la centaine d’ennemis qui entourait l’ascenseur gravitationnel fut éliminée, inondant le boulevard d’un sang bleu-ciel gélatineux et brillant. Aucune perte alliée n’était signalée, ce qui renforça nettement le moral des hommes.

            Les spartans et les troupes de choc entourèrent l’ascenseur, afin de réceptionner d’éventuels renforts ennemis le temps que les marines sortent à leur tour de l’hôpital. Fred profita qu’il était proche de l’adjudant pour lui avouer :

            -   Je m’attendais à plus difficile, finalement.

            -   Moi aussi, lui confia John. Mais je pense que le résultat n’aurait pas été le même avec une attaque plus longue.

            C’est vrai : ils avaient eut la chance de bénéficier de l’effet de surprise et d’une forte puissance de feu. Sans cela, ils auraient reçut de plein front la réplique adverse. Et aux vues de ce que John avait put apercevoir de leur arsenal dans le vaisseau qu’il avait abordé auparavant, il préférait ne pas avoir à subir d’autres échanges de tirs ennemis.

            -    Grace ! fit John. Désigne notre cible à la flotte!

            Aussitôt, la spartan Grace-093 épaula son désignateur, et marqua le croiseur au laser. A partir de là, ils avaient trente minutes avant l’arrivée de la flotte. Les covenants détecteraient les vaisseaux du CSNU bien assez vite, ce qui n’obligerait donc plus la discrétion. Lorsque tous les marines furent sortis, les spartans et quelques TCAO se placèrent dans le cercle lumineux du rayon gravitationnel.

            -    J’espère qu’il ne faut pas être à l’intérieur pour activer la montée… murmura John en serrant les dents.

            Mais la chance était avec eux, et quelques secondes plus tard, les troupes humaines furent soulevées par une force inconnue, et entraînées vers le croiseur. Derrière eux, les marines se préparaient déjà à monter en vagues successives. La vision de cet énorme vaisseau vers lequel ils se dirigeaient avait quelque chose d’impressionnant. Sa coque, illuminée par le faible soleil du système Fedarix, semblait presque vivant, prêt à les avaler pour que ses organismes de défense puissent les massacrer. Mais John et ses spartans étaient loin d’être facilement impressionnables. Leurs esprits étaient préparés, depuis si longtemps qu’ils ne s’en souvenaient pas, pour cette mission.

            Lorsqu’ils arrivèrent à cent mètres de l’intérieur du vaisseau, John activa une grenade étourdissante et la lança le plus fort qu’il le put. Elle fonça vers le ventre du croiseur, afin de neutraliser temporairement tout comité d’accueil éventuel. Les humains atterrirent à l’intérieur d’une grande pièce, à moitié remplie par d’énormes caisses métalliques à la couleur mauve. Entre ces caisses se trouvaient quelque uns des extraterrestres grognards, qui se frottaient les yeux énergiquement, car éblouis par l’explosion de la grenade étourdissante. Ils furent promptement exécutés sans sommation.

            Le reste des troupes d’abordage arriva sans peine, se déployant dans l’énorme pièce au plafond voûtée, éclairée uniquement par quelques lampes discrètes dont la lumière se répercutait dans toutes les directions, donnant un éclairage uniforme. Les marines essayèrent d’ouvrir plusieurs caisse covenants, mais elles semblaient fermée par un mécanisme électromagnétique.

            -   Laissez faire, messieurs, fit Fred en s’approchant muni de son zappeur.

            D’une décharge électrique, le spartan fit griller le verrou, et ouvrit l’énorme caisse métallique. A l’intérieur se trouvait ce qui ressemblait à des armes. Assez petites pour se porter d’une seule main, elles étaient chacune formée d’une demi-sphère trouée par de nombreux cristaux violets. Fred en prit une, et la pesa : elle était d’une légèreté déroutante. Il la pointa vers un coin vide de la pièce et tira. Les dizaines de cristaux plantés dans l’arme furent soudainement projetés un à un vers le mur, et s’y plantèrent avant d’exploser quelques secondes plus tard. Il ne put s’empêcher de donner son avis à voix haute :

            -   Intéressant.

            -  Spartans ! ordonna John.  Déverrouillez autant de caisses que possible, et que tout le monde s’équipe. Je veux trois groupes de reconnaissance sur les trois sorties de cette salle !

            Immédiatement,  trois détachements de quatre spartans se dirigèrent chacun vers l’un des trois accès de la salle de l’ascenseur. Les portes étaient grandes, au moins deux mètres cinquante, aux formes arrondies, composées de deux moitiés verticales qui s’écartaient au moindre mouvement à proximité, dans un mouvement circulaire. Il n’y avait apparemment personne dans les couloirs communicants, ce qui augmentait l’angoisse générale. Les covenants auraient-ils déployé toutes leurs forces au sol ? Combien de soldats pouvait contenir un croiseur de ce type ? John savait qu’ils n’allaient pas tarder à le savoir.

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LA SUITE

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SOMMAIRE

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