Profil de Jack-115

Hughel 2


Nom : Comeau-Montasse

 

Prénom : Thibault

 

Âge: 25 ans

 

Job: préparateur documentaire à la centrale nucléaire du Tricastin (prestataire pour EDF)

 

Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice

 

Passions: musique, jeux vidéos, jeux de rôle, lecture et, bien sûr, écriture 

 


M'ECRIRE


ARCHIVE DES NEWS

 

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sommaire

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« On ne fait rien d’extraordinaire sans hommes extraordinaires,

et les hommes ne sont extraordinaires que s’ils sont déterminés à l’être. »

 (Charles de Gaulle)


 

 INTRODUCTION


 
  HONNEUR  

ESPOIR

COURAGE JUSTICE
RAISON DROITURE EDUCATION
AMOUR LOYAUTÉ CONFIANCE
      RESPECT         POLITESSE ÉCOUTE
CULTURE SINCÉRITÉ COMPRÉHENSION
SÉRÉNITÉ BIENVEILLANCE COMPASSION

 

 

Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /Jan /2009 17:00

Bon, tout d'abord, je tiens à vous annoncer que l'écriture de Halo: l'Arche de l'Alliance est suspendue pour le moment. En effet, je n'arrive pas à progresser dans le scénario, même globale, malgré tout la bonne volonté que j'y mets. Il m'est extrêmement difficile pour le moment de savoir exactement ce que je vais faire avec mes héros, et comment je vais modifier le scénario officielle de Halo 3. J'ai quelques idées de moments légendaires ou de rebondissements intéressants, mais pas assez pour créer un puzzle entier pour l'instant.

Donc du coup, c'est la fanstorie ILLUMINATI qui prend la priorité le temps que j'arrive à élaborer suffisamment le script de base de l'Arche de l'Alliance. Car les aventures d'Asphar Silverstein me sont beaucoup plus faciles à écrire actuellement, et l'univers de Warhammer 40.000 me parle plus que celui de Halo en ce moment (c'est comme ça, j'ai aussi mes périodes au niveau des préférances ^^). Alors je vais changer une nouvelle fois le programme des publications en espérant pouvoir revenir à la normale bientôt.


Et maintenant, voici une autre nouvelle importante pour les fans de Warhammer 40.000 : depuis que je me suis lancé dans l'écriture de ILLUMINATI et la création de mon personnage inquisiteur Asphar Silverstein, j'ai toujours voulu créer un univers concret dans lequel son aventure (et les autres qui suivront) puisse se dérouler. Mais l'Imperium tel qu'il est décrit par les autorités compétentes de Games Workshop est trop vaste, trop dispersé, et également trop flou. C'était une cause perdue d'avance.


Jusqu'à ce que je mette la main sur un exemplaire du livre de règle de Dark Heresy, le jeux de rôle officiel dans l'univers de Warhammer 40.000 où les personnages que l'on se crée évoluent au sein d'un secteur impérial entier décrits de façon incroyablement précise. Me basant sur ces informations, j'ai commencé à concevoir une carte de mon propre secteur impérial, Hullerstorm, avant d'écrire les descriptions de ses planètes et l'histoire de ses personnages principaux. C'est un travail énorme qui demandera un long temps avant qu'il ne soit achevé, mais je progresse pas à pas vers cette perfection à laquelle j'aspire pour l'univers de mon héros.


Et aujourd'hui, je dispose de suffisamment d'informations à peu près certaines pour vous présenter la première ébauche du secteur Hullerstorm. J'ai donc créé un blog spécialement pour cela, et vous pouvez y accéder en cliquant sur CE LIEN.


Gardez à l'esprit qu'il s'agit encore d'un brouillon. De nombreuses choses peuvent encore être changées, comme des noms de planètes, leur description ou même leur emplacement, ainsi que les organisation qui s'y trouvent. En bref, c'est encore un univers adaptable selon les imperfections que j'y décèlerai ou les défauts que vous trouverez. Car vous pouvez parfaitement intervenir sur certains articles afin de me dire ce qui va et ce qui ne va pas, ce qui m'aidera énormément à progresser dans cette énorme création.


Et surtout, ne croyez pas que cette tâche va me prendre du temps supplémentaire et empiéter sur l'écriture de mes fanstories, car cela fait plus de six mois que je travaille là-dessus. Je le fais simplement à un rythme acceptable, dans l'ordre de mes priorités.


Sur ce, je vous souhaite un bon voyage à travers le secteur Hullerstorm. Seulement, n'oubliez pas d'emporter votre bolter ^^ !


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Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /Jan /2009 13:20

CHAPITRE DIX-SEPT : RENCONTRE AU SOMMET



      Mes suivants se mirent immédiatement en position de combat, au cas où le psyker aurait été accompagné, mais il n'y avait absolument personne d'autre à cet étage. Apparemment, la guilde avait été beaucoup trop confiant en leur premier assassin, mais je me doutais bien qu'il en enverrai d'autres dès qu'ils se seraient aperçu de leur échec. Beaucoup d'autres.

            -   Xan ! fis-je au technogure. Trouve un moyen de remettre l'ascenseur en route, et vite !

            -   J'ai déjà essayé, mais l'alimentation a été coupée à la source. Il est impossible de le remettre en marche d'ici.

            -  Que l'Empereur les damne ! jurai-je. Claire ! Essayez de contacter vos supérieures ! Dites-leur que nous avons besoin d'aide !

       La sœur de bataille s'afféra immédiatement à sa radio, mais ne reçut aucune réponse. La guilde avait dû mettre en marche un système de brouillage pour nous isoler. A moins qu'il ne s'agissait de la structure même du bâtiment qui le mettait à l'abris des systèmes d'espionnage externes, une pratique courante chez les marchands. Dans tous les cas, nous étions dans de sales draps. Je me mis alors à regretté de n'avoir pas être venu avec une escorte plus importante.

       C'est alors que je sentis une étrange odeur me picoter les narines, et m'aperçus que l'air provenant des conduits d'aération se mit brusquement à prendre une teinte jaunâtre inquiétante.

            -  Du gaz ! hurlai-je aussitôt.

       Malheureusement, seuls Xan, Claire et la sœur hospitalière Ilda disposaient de respirateurs. Dans un élan quasi instinctif qui m'impressionna, Ilda se précipita vers moi, et retira son respirateur pour me le donner. Elle savait que l'appareil respiratoire de Xan faisait partie intégrante de son corps, et que celui de Claire était incorporé à son armure. Elle était donc ma seule chance de survie. Sans dire un mot, elle plaça son respirateur sur mon visage, expliquant son geste par un simple sourire doublé d'un regard où se lisait la fatalité des évènements. Ses doigts se mirent soudain à glisser sur l'appareil alors qu'elle se mettait à tousser, sous l'effet du gaz. Puis, brusquement, elle s'effondra, et ses paupières tombèrent sur ses yeux.

      Je vérifiai immédiatement ses signes vitaux. Ils étaient stables. Ce n'était qu'un simple gaz anesthésique, ce qui signifiait que la guilde souhaitait nous prendre vivants. Par contre, cela signifiait également que les équipes de récupérateurs ne devaient pas tarder à arriver.

      Comme en réponse à mes pensées, le plafond s'illumina brusquement d'une lumière aveuglante et un flot d'étincelles se mirent à tomber sur le sol alors qu'on découpant une ouverture dans la couche de plas-béton. Maintenant fermement le respirateur d'Ilda sur mon visage, j'ordonnai à Claire et à Xan de se mettre à couvert. Ils étaient tous deux encore assez près de l'ascenseur, de l'autre côté de la pièce, et je n'avais pas le temps de les rejoindre.

       Un énorme morceau circulaire du plafond vint s'effondrer dans un bruit sourd au milieu de la pièce, et plusieurs silhouette en armure complète jaillir du plafond dans la brume jaunâtre causée par le gaz, et commencèrent à examiner les corps qui se trouvaient à terre. Risquant un coup d'œil par-dessus l'énorme machine qui me dissimulait, je vis qu'ils étaient dix, tous équipés de fusils mitrailleurs de très bonne qualité. Il ne leur fallut pas longtemps pour s'apercevoir que toutes leurs cibles n'avaient pas été neutralisées par le gaz. L'un d'eux, qui devait être le chef d'équipe, fit une série de geste dans le langage de combat standard de la garde impériale, pour ordonner à ses hommes de se disperser.

       C'est lorsque l'un d'eux passa aux côtés de la cachette de Claire que le premier coup de feu retentit. La sœur de bataille lâcha une courte rafale avec son fusil bolter et transforma l'agent de sécurité en passoire. Profitant de la confusion, je surgis de mon propre couvert et plongea les lames d'Eridios dans les corps de mes deux plus proches ennemis. Alors que le reste de la troupe de la guilde se retournait pour me mettre en joue, Clair effectua un tir de suppression qui les obligea à se mettre à couvert, non sans en tuer deux de plus. Les cinq survivants n'eurent pas le temps de m'empêcher de les charger, et furent rapidement mis en pièces par mes griffes énergétiques.

       Mais alors que le combat semblait terminé, d'autres soldats me tirèrent depuis le trou découpé dans le plafond. Heureusement, la brume artificielle les empêcha d'avoir une visée précise, et je m'en tirai avec une blessure noble à l'épaule. Claire dégoupilla un duo de grenade à fragmentation et attendit quelques secondes avant de les balancer dans l'ouverture au-dessus. Plusieurs cris de douleur retentirent lors de l'explosion, avant de se transformer en râles agonisants. Avec une certaine prudence, la sœur de bataille escalada une série d'ordinateurs pour atteindre le trou et examiner l'étage au-dessus.

            -     C'est dégagé ! m'annonça-t-elle.

            -   Parfait, fis-je en reprenant mon souffle. Xan ! Tu restes ici et tu veilles sur les autres ! On compte sur toi.

       Bien qu'il ne soit pas officiellement un combattant, le lexmechanicus n'était pas sans défense, et avait de bonne notions militaires. Ramassant un fusil mitrailleur sur l'un des corps de la milice, il se posta dans un coin et activa tous ses senseurs mécaniques pour détecter d'éventuelles nouveaux arrivants. Prenant appuie sur les machines qui encombraient la salle, je grimpai rejoindre Claire, pour découvrir autour du large trou circulaire les débris de plusieurs corps, déchiquetés à un point tel qu'il m'était impossible de savoir combien ils étaient à l'origine. Cet étage était quasi identique à celui d'en dessous : sans fenêtre et rempli de machines informatiques en tout genre, à la seule différence qu'il y avait de la lumière. Ce qui signifiait des ascenseurs en état de marche.

            -  Cherche un moyen de sortir d'ici ! ordonnai-je à Claire.

       Mais la sœur de bataille n'avait pas attendu cet ordre pour examiner l'étage dans ses moindres recoins. De mon côté, je n'avais pas fait trois pas que je tombais en face d'une machine de purification, modèle Dannus-R6700. A l'origine, cet engin était fait pour éliminer tout agent infectieux des corps des membres de l'Adeptus Mecanicus, ou des éléments suspects qu'ils récupéraient. Mais plusieurs autres agences, entreprises et groupuscules avaient découvert en cette machine un tout autre intérêt.

        Cependant, cette découverte ne m'était plus d'aucune utilité. Ce n'était plus qu'une preuve de plus de la culpabilité de la guilde Sarudienne dans cette affaire, et je me contentai de noter mentalement son emplacement dans le bâtiment, pour une récupération future, avant de poursuivre des recherches plus pressentes. J'ignorais combien de temps l'effet du gaz soporifique mettrait à se dissiper, et je ne pouvais donc plus compter que sur Claire pour continuer. Mais je savais qu'affronter l'ensemble de la milice privée de la guilde à nous deux était pure folie. Notre priorité était donc de trouver un moyen de demander des renforts à l'Ordre du Cœur Lumineux.

        Mais dans ces niveaux sans fenêtres et avec un important brouillage radio empêchant toute communication vers l'extérieur, nos options étaient plutôt limitées. Après avoir étudié un peu la structure globale de notre environnement, je demandai à Claire de me donner les explosifs qu'il lui restait et elle me tendit un couple de grenades. J'y ajoutait une dose de plastique explosif que je gardais pour ce genre d'occasion et plaça le tout contre un mur avant de le faire détonner. Dans un grand fracas une importante portion du mur vola en éclat et la pâle lueur du jour pénétra enfin à l'intérieur du bâtiment.

        Prudemment, je m'avançai vers l'ouverture ainsi créée pour y jeter une fusée éclairante qui alla s'écraser en bas du building. Quelques instants plus tard, je vis avec satisfaction arriver les deux rhinos que j'avais gardé en réserve, et les deux escouades de sœurs de bataille engager le combat avec les miliciens de la guilde.

            -   Et maintenant ? fit Claire. Est-ce qu'on les attends ?

            -   Non. Ces gardes sont bien entraînés et n'ont pas l'air de vouloir se rendre même s'ils n'ont aucune chance. Ils vont juste cherché à retenir nos renforts le temps que leurs chefs s'enfuient.

            -   Par où ? Le bâtiment va être encerclé en un rien de temps !

            -   Il y a une plate-forme à navette sur le toit, dis-je en m'éloignant rapidement.

        Il y avait un escalier de service non loin par lequel nous montâmes vers les étages supérieurs du bâtiment où nous croisâmes de nombreux serviteurs affolés par la bataille au dehors. D'après la hauteur qu'avait grimpé l'ascenseur avant qu'il ne s'arrête, nous avions probablement dû parcourir les trois quarts de l'édifice. Les hauts membres de la guildes s'attendaient sans doute à ce que nous soyons neutraliser facilement, et nous avaient donc tendu leur embuscade aussi près que possible de leurs bureaux pour qu'ensuite on nous y transporte facilement. Cette stratégie était bonne, mais ils avaient fait l'erreur de nous sous-estimer, en mettant trop de confiance en leur psyker.

         D'un autre côté, j'admet que sans mes facultés d'Intouchable, ce type nous aurait sans doute pu tous tué.


        Au bout d'un moment, nous arrivâmes enfin au sommet de la cage d'escalier, qui se terminait par une lourde porte de fer nécessitant un code pour être ouverte. D'un coup rageur de mes griffes, je mettais en pièce les verrous de sécurité et enfonçais du pied la porte qui s'ouvrit sur un grand vestibule richement décoré. Deux soldats nous attendaient là, mais avant qu'ils puissent épauler leurs armes, Claire avait lâché une salve dans leur direction et ses bolts trouèrent leurs armures comme du papier mâché. Alors qu'ils s'écroulaient sur le sol tapissé, je réalisai que ces hommes étaient équipés des combinaisons standards des troupes de choc de l'Inquisition, ce qui me secoua les entrailles. Où est-ce que ces hérétiques avaient bien pu mettre la main sur de tels équipements ? Mis à part les énormes trous causés par les bolts de ma suivante, ces armures étaient en excellent état, ce qui signifiait deux choses : ces hommes les avaient obtenue neuves et ils savaient parfaitement comment les entretenir.

        Soudain, je craignis de m'être retrouvé devant la plus effroyable réalité de l'Inquisition : la trahison de l'un des nôtres. Il n'est pas rare qu'un inquisiteur, si fort soit-il, soit corrompu par les sombres pouvoir qu'il est amené à affronter, parfois sans même s'en rendre compte. Plus j'y pensais, et plus je réalisai que cette hypothèse était crédible. Un inquisiteur avait tout pouvoir sur les institutions de l'Imperium, et il lui était nettement plus facile de récupérer secrètement tous les artéfacts que nous avions vu dans l'antre de Meldios, tout comme il lui était plus facile de les faire dissimuler ensuite au quatre coins du secteur Hullerstorm... 

       En essayant de garder mes idées claires, j'ordonnais à Claire de me suivre et nous traversâmes le vestibule jusqu'à une grande porte de bois ornementée. Derrière se trouvait une immense salle richement décorée et remplissant presque tout cet étage. Des colonnes de pierres antiques soutenaient le reste de la structure tandis qu'une grande baie vitrée donnait une vue imprenable sur la ville sainte d'Isanam. Derrière un vaste bureau, entouré d'une demi-douzaine de soldats semblables à ceux que nous venions de rencontrer, un homme était assis.

       La guilde Sarudienne avait beau être dirigée par un conseil d'une dizaine de dirigeants principaux, cette organisation était chapeautée par un président à vie, celui que l'on nomme Thlénor Volirius. Il avait fondé la guilde il y a quatre-vingt années de cela, et durant tout ce temps il l'avait adroitement menée vers la réussite qui était la sienne aujourd'hui. D'apparence assez âgé mais au regard encore jeune, le front haut et le menton court, son visage à la rudesse infinie portait d'horribles marques de blessures qui m'étonnèrent. Une personne aussi importante avait largement les moyens d'obtenir les opérations de chirurgie nécessaires pour faire disparaître de telles lacérations, et pourtant celles-ci me semblaient bien être vieilles d'au moins quelques dizaines d'années. Comment le maître d'une guilde marchande aurait put subir ce genre de mutilation ? Et pourquoi les aurait-il gardé tout ce temps ? 

      Soudain, Volirius s'adressa à nous.

            -  Il semble que je vous aie sous-estimé, inquisiteur Silverstein. Votre ténacité est remarquable.

            -   Pourquoi êtes-vous restez ici ? Vous auriez pu vous échapper depuis longtemps.

            -  La vérité c'est que mes options sont assez limitées, et que la fuite n'est pas la meilleur solution à ma portée.

            -    Je ne sais pas ce que Meldios vous a promis, mais jamais je ne me détournerais de la lumière de l'Empereur, même si cet hérétique m'offrais l'Imperium tout entier !

            -   Meldios ? fit Volirius dans un air de surprise. Travis Meldios ? N'est-il pas sensé être mort il y a quarante-huit ans ?

            -   Mort ? Non, il était seulement porté disparu. Pourquoi croyez-vous qu'il était mort ?

            -    Parce que je l'ai fait assassiner il y a quarante-huit ans.

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LA SUITE

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SOMMAIRE

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Vendredi 2 janvier 2009 5 02 /01 /Jan /2009 12:01

CHAPITRE SEIZE : REFERMER SES SERRES



      Je m'étais enfermé depuis maintenant huit heures dans la bibliothèque du couvent principal de l'Ordre du Cœur Lumineux, seul, à étudier les informations recueillis au court de mon enquête. J'avais étalé devant moi toutes les données concernant les consommations énergétiques des différents secteurs de la ville d'Isanam. Il m'avait fallu plus de trois heures pour repérer ce que je cherchais : plusieurs augmentations brusques et momentanées des besoins énergétiques correspondant à la consommation d'une machine de purification, et qui ne seraient apparues que récemment. Ce phénomène n'était observé que dans le secteur Gamma-7 de la ville, et j'avais donc aussitôt cherché un plan correspondant.

      Ce secteur était constituée d'un ensemble de bâtiments administratifs où étaient établis les bureaux de plusieurs des industries les plus florissantes d'Ouragos. Il y avait là des secteurs d'activités incroyablement variés, allant des exploitations minières aux banques de séquences génétiques, en passant par plusieurs agences de protection privées. Ensembles, ces bureaux devaient contenir pas moins d'un tiers de l'économie de ce monde et plus de la moitié des emplois de la population, tout cela dans une surface d'à peine un kilomètre carré. Ces immeubles représentaient la puissance économique d'Ouragos dans sa forme la plus administrative.

     Et pour moi, ils représentaient un gain de temps considérable pour mon enquête, car la plupart de ces bureau d'entreprises n'avaient pas l'espace nécessaire pour entreposer la machine de purification que je cherchais. Ce genre d'appareil faisait la taille d'un char de combat super-lourd Baneblade, une chose qui ne s'entrepose pas n'importe où discrètement. Aussi, mon attention se porta uniquement sur les agences qui disposaient des plus grands espaces dans ce secteur, ce qui m'amenait logiquement aux entreprises les plus puissantes.

     Après une longue étude des plans et informations fournis gracieusement par les membres de l'Adeptus Arbites chargés de surveiller cette zone, je ne retins rapidement que trois candidats capables d'abriter la machines : les chantiers navals de la maison noble Isfarios, la guilde Sarudienne de transporteurs marchands, et l'agence de construction générale Xanthor. Chacune de ces trois entreprises disposait d'un bâtiment administratif entier, structurellement isolés des autres construction du secteur Gamma-7 qui étaient pour la plupart reliées par des ponts, des passerelles ou d'autres voies de communication diverses. En examinant un peu plus en détail, je m'aperçue que les agents de sécurité du bâtiment des chantiers navals appartenaient à une autre entreprise dont la maison Isfarios louait les services, alors que les deux autres avait leur propre service de protection privée. Ces deux là étaient donc les plus suspectes, car il est plus facile de garder un secret quand on possède sa propre milice.

       Il ne restait donc plus qu'à départager la guilde marchande et l'agence de construction. Je laissai mon intuition me guider, et rapidement tous mes soupçons se tournèrent vers la guilde Sarudienne. Les marchands sont, de part leur nature, ceux qui sont les plus en contact avec l'univers extérieur, avec ses richesses, ses ressources, et ses dangers. Si la corruption hérétique avait trouvé le chemin d'Isanam, il y avait de fortes chances pour que les marchands y soient impliqués. 

        Je me levai finalement de mon siège et quittai la bibliothèque pour rassembler ma suite. La chanoinesse Thérésa m'avais donné le commandement temporaire de deux escouades de sœurs de bataille. Elle m'avait également permis de prendre à mon service deux membres de l'Ordre du Cœur Valeureux pour ma suite personnelle.

      Le premier était une sœur hospitalière du nom de Ilda Antares, dont les connaissances de la médecine n'étaient plus à prouver. Bien sûr, elle n'était pas une combattante, mais je ne pouvais plus envisager de mener mon groupe vers le danger sans personne pour soigner les éventuels blessés. Sa robe d'un blanc immaculé enveloppait une armure légère noire comme la nuit, dont les décorations argentée représentant le lys de l'Adepta Sororita brillaient même sous la faible lueur du soleil.

      La seconde personne qui me suivait désormais n'était pas réellement un membre de ma suite, mais plutôt un agent de liaison entre l'Ordre du Cœur Lumineux et moi. En effet, la chanoinesse Thérésa avait insisté pour que je sois accompagné par l'une de ses sœurs de bataille, qu'elle avait elle-même choisie pour transmettre mes ordres au reste des troupes. La sœur Claire Ophélias me semblait être quelqu'un de particulièrement douée malgré son jeune âge, qui était la seule raison pour laquelle elle n'avait pas encore été promue sœur supérieure. Elle était d'ailleurs la seule sœur de son rang à avoir reçu une épée énergétique des mains de la chanoinesse elle-même. Tout dans ses gestes, son allure, et son regard, m'indiquait qu'elle était beaucoup plus expérimentée qu'elle ne le laissait penser à première vue.

       Lorsque je pénétrai dans la coure intérieure du couvent où m'attendaient ma suite ainsi que les deux escouades de sœurs placées sous mes ordres, j'ordonnai immédiatement le départ pour le secteur Gamma-7.





      Quelques minutes plus tard, le rhino transportant ma suite et moi-même se trouva devant le bâtiment administratif de la guilde marchande Sarudienne. D'une hauteur impressionnante de huit cent mètre de haut, c'était un fier édifice cylindrique de métal froid, dont le reflet bleuté semblait chercher à le dissimuler dans le ciel dégagé de ce milieu de journée. Très peu de ses innombrables étages possédaient des fenêtres, et d'après le plan que j'avais examiné, le toit abritait un hangar à navette. C'était un édifice plutôt admirable, mais j'avais appris depuis longtemps que ce genre d'apparence ne signifiait absolument rien. 

       Je ne pris pas de détours pour pénétrer le building. Je fit arrêter notre transporteur devant l'accès principale et me dirigea ensuite à pied vers l'entrée, suivit de mes hommes de mains. J'avais laissé notre escouade de sœur de bataille aux limites du secteur, ne voulant pas affoler les dirigeant de la guilde au point de détruire précipitamment toute preuve utilisable. Lorsqu'un groupe d'agents de sécurité approchèrent pour nous arrêter, je n'eu qu'à lever mon insigne inquisitoriale pour qu'ils s'écartent sans rien dire. L'un d'eux sortit cependant un dispositif radio et parla un instant dans le combiné, probablement pour informer ses supérieurs de notre arrivée. Fidge les examina avec un œil attentif, et je me penchai alors vers lui pour lui demander :

            -   Qu'est-ce que vous en pensez ?

            -   D'après leur posture et leurs manières, je dirais qu'il s'agit d'anciens membres des troupes de défenses de la flotte.

            -   Comment pouvez-vous en être aussi sûr ?

            -   Ils se comportent comme de véritables soldats, et leur démarche montre clairement qu'ils ont passé une bonne partie de leur vie sous une gravité artificielle. Je dirai que ce sont d'anciens combattants de la flotte. Ils sont très prisés par les guildes marchandes pour protéger leurs vaisseaux.

            -   Pensez-vous qu'ils nous causerons des problèmes ?

            -   Et bien, fit-il dans un sourire en coin, tout ce que je peux vous conseiller, c'est de ne pas trop les chauffer.

       La grande porte d'entrée était équipée d'un système de détecteur de mouvements et s'ouvrit à notre approche dans un bruit de rouages mécaniques bien graissés. Le hall se trouvant derrière était tout simplement gigantesque, prenant tout l'espace de ce qui, dans un immeuble classique, auraient été les six premiers étages. Les murs étaient entièrement recouverts d'or, et ornés de nombreuses décorations venues de planètes aussi diverses que lointaines. Devant la porte d'entrée, deux rangées de statues de bronze représentant les divinités d'un monde féodal reculé formaient un couloirs jusqu'au bureau circulaire de la réception. Au centre du hall, un énorme dispositif holographique affichait l'ensemble des planètes du secteur d'Hullerstorm, colorées dans des teintes assez fantaisistes. Bien sûr, ces images n'avait aucun intérêt en elle-même, mais avaient sans doute l'avantage d'impressionner les visiteurs.

       Mais je ne perdis pas de temps à contempler les richesses superficielles de cette salle, et me dirigeai d'un pas rapide vers les agents de la guilde assis derrière leur bureau. C'était des serviteurs à moitié mécaniques, qui manipulaient plus de trois ordinateurs chacun en même temps, même lorsqu'ils levèrent les yeux vers nous à notre approche.

            - Par autorité de la sainte inquisition, annonçai-je d'une voix forte en présentant mon insigne, je souhaite m'entretenir avec les dirigeants de votre guilde.

            -  Nous avons été prévenus de votre arrivée, inquisiteur. Suivez-moi, je vais vous guider.

       Le serviteur se leva alors de son siège pour se diriger vers l'un des grands ascenseurs de verre qui longeaient les murs du halls. Entièrement conçus en verre de façon à permettre de contempler les richesses de la guilde, il était assez grand pour que tout notre petit groupe tienne sans problème à l'intérieur. Après avoir inséré l'un de ses doigts mécaniques dans une serrure intégrée, le serviteur appuya sur une série de touches et l'ascenseur se mit à monter. Nous traversâmes ainsi plusieurs dizaines d'étages où s'affairaient divers serviteurs, marchands et capitaines de vaisseaux, ainsi que plusieurs clients en instance de négociation. Puis, l'ascenseur passa devant quelques niveaux où se trouvaient essentiellement des ordinateurs, cogitateurs et machines de stockage de données où l'on ne voyait absolument personne et où ne se trouvait absolument aucune fenêtre. Et brusquement, l'ascenseur s'arrêta devant l'une de ces étages déserts, toutes lumières éteintes.

            -   Qu'est-ce que cela signifie ? s'emporta Fidge en saisissant le serviteur par le cou. Qu'est-ce que t'as foutu ?

       Mais le pauvre homme semblait tout aussi désemparé face à l'évènement, et ne réussi qu'à bafouiller un flot de mots incompréhensibles. Puis, brusquement, il fut prit de violentes convulsions alors que la partie mécanique de son cerveau semblait subir une surchauffe ou un incident, avant de rendre l'âme. Fidge relâcha le cadavre à moitié fumant dans un geste rageur, avant de dégainer l'un de ses sabres pour attaquer l'épaisse couche de verre constituant la porte de l'ascenseur.

        C'est alors que je vit une silhouette surgir de l'ombre derrière les amas d'ordinateurs entreposés là. C'était un homme grand, enveloppé dans une ample robe de cuir brun, dont le grand âge l'obligeait à s'appuyer sur un bâton aussi grand que lui, à l'extrémité duquel on pouvait voir un étrange dispositif sphérique sur lequel courrait de nombreux arcs électriques. Je compris rapidement qu'il s'agissait là d'un psyker, probablement l'un des plus puissants dont devait disposer la guilde. Il était clair que notre ascenseur ne s'était pas arrêté à cet étage par hasard.

         Aujourd'hui je reconnais que, en ces temps lointains, j'avais les psykers en horreur. Le lien qui existe entre eux et le Warp en fait des être dangereux, capables d'utiliser les énergies malsaines de cette autre dimension à des fins destructrices. Chaque jour, des milliards de psykers naissent à travers la galaxie, et on ne découvre la plupart d'entre eux que lorsqu'il était trop tard pour contrôler leurs terribles pouvoirs. En tant que membre de l'Ordo Hereticus, j'avais pour mission de neutraliser tout psyker qui n'était pas assermenté et loyal à l'Imperium, que ce soit en les capturant ou en les réduisant en cendres. Et même si ce psyker là semblait clairement avoir été mis sous contrôle, sa loyauté me semblait très douteuse...

         Lorsqu'elle aperçut notre ennemi inattendu, Claire écarta violemment Fidge et activa son épée énergétique pour découper la porte beaucoup plus efficacement. Il ne lui fallut que quelques instants avant d'avoir créé une large ouverture dans la couche de verre renforcé et sortir la première. Malheureusement, le psyker de la guilde avait déjà canalisé un flot d'énergie qu'il relâcha en un trait de foudre aveuglant sur nous. Instinctivement, mes hommes se mirent aussitôt à terre en espérant éviter l'attaque. Cependant, je n'avais aucune raison d'en faire autant.

         Le trait psychique disparut instantanément lorsqu'il arriva à un mètre de moi, faisant retomber la pièce dans les ténèbres. Je savourai la surprise que je lu sur le visage du psyker, alors qu'il commençait à reculer d'un pas transpirant l'inquiétude, puis m'approchai lentement de lui. Mon adversaire lança vers moi plusieurs autres attaques psychiques, mais elles s'évaporèrent toutes aussi brusquement que la première lorsqu'elles atteignirent ma sphère de négation. Le psyker comprit alors ce qui se passait, et d'une voix tremblante, il bafouilla :

            -   Tu es... tu es...

-   Et oui, répliquai-je en faisant sortir mes griffes énergétiques. Je suis un Intouchable.

      Le psyker de la guilde trébucha sur un câble alors qu'il reculait et tomba à la renverse, terrorisé. Je m'arrêtai à deux pas devant lui afin de l'englober dans ce vide dimensionnel qui était ma vie, observant la façon dont il y réagissait. Une immense faiblesse s'empara du psyker alors que ses liens avec le warp étaient coupés, et ses yeux fixèrent avec horreur les Lames d'Erudios qui luisaient d'énergies crépitantes sur mes poignets. Avec une pointe de satisfaction dans la voix, je récitai :

            -   Au nom de l'Empereur-Dieu sanctifié, et par autorité de la sainte Inquisition, je vous accuse, vous et vos comparse, de traîtrise et d'hérésie manifeste.

       Puis j'abattis mes griffes sur le visage du psyker, dont la cervelle et les os du crâne furent dispersés sur le sol en une immonde pulpe bouillie.

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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /Jan /2009 00:00




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Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 00:11
CHAPITRE VINGT-ET-UN : RETOUR


      Le matin se levait enfin et tout était enfin revenu à la normale. Les orages qui dévastaient le Pays de la Foudre s'étaient dispersé et le climat avait repris son vole en toute liberté, ou presque. Les habitants qui s'étaient réfugiés dans les cavernes de Kumo durent cependant se mettre à l'œuvre pour réparer les terribles dégâts qui avaient été causés dans tout le pays, une tâche qui prendrait certainement beaucoup de temps. L'hôpital du village était rempli de blessés en toute sorte que les quelques médecins-ninjas encore capables d'exercer tentaient de soigner du mieux qu'ils pouvaient. Partout, on cherchait à rebâtir un nouvel avenir après la tempête. Le pire avait été évité, et à présent le Pays de la Foudre pansait ses plaies.

     Se sentant responsable de ce qui était arrivé, les ninjas de Konoha avait insisté pour aider les villageois à restaurer leurs habitations. Bien qu'ils n'aient pas tous totalement récupérés de leurs durs combat, chacun faisait de son mieux pour participer afin de se faire pardonner. Mais ils savaient aussi qu'ils faisaient ça également pour se pardonner à eux même. Etant un champion de l'auto-punition volontaire, Lee transportait sur son dos une incroyable masse de pierres entre les différents chantiers, tandis que les autres adolescents préféraient se limiter à des rôles moins violents.

      Hinata et Naruto avaient décidé d'aider à la mise en place de la charpente d'un toit quelque part au milieu des ruines causée par leur combat de la nuit dernière contre Makura. Cette maison avait été endommagé par l'un des Rasengans géants que le jeune Uzumaki avait utiliser pour éliminer les démons de la reine des ténèbres, et on pouvait encore voir les quelques endroits où les flux de chakra avaient tranché la pierre et le bois des habitations. Alors qu'ils voyaient cette bâtisse revivre de leurs mains, les deux amoureux sentaient la culpabilité quitter leurs esprits peu à peu, et surtout Hinata dont la Pierre Florale brillait d'une lumière de moins en moins hésitante désormais.

       Cependant, la jeune fille eut la sensation que quelque chose d'autre tourmentait Naruto. Et alors qu'ils posaient une nouvelle poutre le long du toit, elle lui demanda :

            -   A quoi penses-tu ?

            -   Sasuke... Je me demande s'il va accepter de revenir à Konoha, cette fois.

       Hinata n'osa pas répondre. Personne n'était capable de prévoir les réaction de l'Uchiwa, même après ce qui venait de se passer, et elle préféra laisser Naruto réfléchir par lui-même.

            -  J'espère juste qu'il ne va pas essayer de nous échapper encore une fois quant il se réveillera, dit-il simplement.

            -  Ne t'inquiète pas : Sakura veille sur lui, et elle est peut-être la personne la plus capable de le ramener à Konoha.

            -   Tu es sûre ?

     Mais il suffit à Naruto de plonger son regard dans les yeux de sa bien-aimée pour avoir sa réponse. Hinata avait autrefois été quelqu'un d'incroyablement hésitant et peut-être la kunoichi de Konoha qui avait le moins foi en elle-même, mais maintenant elle possédait une assurance plus grande qu'on ne l'aurait jamais cru, même sur un sujet aussi incertain que la décision de Sasuke. La lumière de la Pierre Florale était d'un bleu doux qui s'accordait avec le ciel éternellement dégagé de Kumo, et vibrait au rythme des battements de son cœur comme elle le faisait lorsqu'il était chargé d'amour.

            -  Tout se passera bien, lui dit-elle. Après tout, c'est ton ami, non ?

            -  Bien sûr !

            -  Alors fait-lui confiance.

      Naruto hésita. Après tout, Sasuke était incroyablement borné, et même la force n'avait pas suffit à le raisonner il y a trois ans de cela. Mais Hinata savait comment balayer les doute du garçon : s'avançant pour poser une main sur sa joue, elle l'obligea à la regarder dans les yeux, afin qu'il y voit combien elle était sûre de ce qui adviendrait pour Sasuke. Depuis qu'elle avait reçu la Pierre Florale, elle avait appris non seulement à maîtriser mais aussi à connaître les émotions ainsi que les pensées humaines, et pour elle il n'y avait aucun doute.

       Sans avertissement, Naruto se jeta sur les lèvres de la Hyuuga et l'embrassa passionnément, répondant à cet appel du coeur avec la fougue qui le caractérisait tant. Puis il posa son front contre celui de la jeune fille en enroulant ses bras autour d'elle, un sourire de bien-être illuminant leurs visages à tous les deux. Et alors qu'ils ne se lassaient pas d'explorer la passion de l'autre à travers leurs regards, il lui demanda :

             -  Quand on sera revenus à Konoha, que dirais-tu de venir vivre chez moi ?

             -  Ce serait vraiment formidable, répondit Hinata en l'embrassant à son tour.


 




      Sasuke se réveilla dans ce qui semblait être une minuscule chambre d'hôpital, mais sans fenêtre et dont la porte était faite d'acier trempé. Une faible lampe illuminait les murs blancs de la pièce qui pouvait à peine contenir un lit, une petite table recouverte de produits divers et une petite chaise de bois. Sur cette chaise se tenait Sakura, qui d'après les cernes sous ses yeux devait l'avoir veillé depuis bien longtemps. Le jeune Uchiwa se sentait faible, son corps répondant à peine aux ordres qu'il envoyait à ses muscles, mais il savait que ce n'était pas dû à une quelconque drogue qu'on lui aurait administré pour l'empêcher de fuire.

            -   Quelle heure est-il ? demanda-t-il d'une voix lasse.

            -   Presque midi.

       Sakura semblait faire beaucoup d'effort pour ne pas laisser transparaître ses émotions, serrant les poings sur ses genoux alors qu'elle regardait Sasuke. Le garçon détourna cependant ses yeux pour fixer le haut de la pièce, les pensées commençant à affluer en masse dans sa tête. 

            -  On nous a chargé de te ramener à Konoha, annonça Sakura d'un ton dur. Est-ce que tu acceptes de nous suivre ?

        Mais l'Uchiwa ne répondit pas. Il continua à observer le plafond de la chambre, le regard toujours aussi vide. Sakura souffla alors pour exprimer son exaspération devant l'obstination du garçon. Lentement, elle se leva de sa chaise pour partir. Mais avant de pouvoir faire un pas, Sasuke agrippa sa main pour la retenir. Alors qu'elle se retournait vers lui, elle se rendit compte combien ce geste lui avait demandé d'effort, car sa prise sur le poignet de la jeune fille était extrêmement faible, mais cela avait suffit à la faire réagir.

            -   Dans quel état est le village ? demanda Sasuke.

            -   Quoi ?

            -   Est-ce que l'armée des ombres a pu être retenue ?

            -   O... oui mais... comment sais-tu pour... ?

      Sasuke leva alors sa main afin de la regarder de près, comme s'il n'était pas sûr que c'était la sienne ou même qu'elle soit réelle. Dans un effort particulièrement intense, il serra le poing et se sentit soudain plus vivant. Il se sentit de retour.

            -   J'étais conscient pendant tout ce temps, dit-il d'une voix sombre. Pendant que Kuro utilisait mon corps afin de détruire ce monde. J'ai vu à travers ses yeux toute l'horreur qu'il a commis, toute la souffrance qu'il vous a fait enduré, à vous et aux habitants de ce pays et... et je suis désolé. 

       Sakura fut paralysée en entendant ces mots. Sasuke était quelqu'un d'extrêmement fier qui n'acceptait aucune faiblesse ni du corps ni de l'esprit, pour lui comme pour les autres. Cette personnalité s'était d'ailleurs encore plus renforcée lorsqu'il avait quitté Konoha pour obtenir l'enseignement d'Orochimaru, abandonnant derrière lui tout ce qu'il considérait comme une gêne. Il n'était pas le genre de personne à faire des excuses. 

            -  C'est à cause de moi si tout cela est arrivé, continua-t-il. Tous ces morts, toute cette destruction... c'est ma faute. Je ne pensais qu'à acquérir la puissance de tuer Itachi, tandis que vous... vous tous... vous êtes venus me chercher.

            -   Naruto n'a jamais cessé de penser à toi, avoua Sakura. Il a toujours voulu partir à ta recherche.

            -   Je sais. Mais je ne voulais pas revenir.

            -  Et maintenant ?

      L'Uchiwa regarda alors Sakura droit dans les yeux, et la jeune fille ne put s'empêcher de tressaillir tandis que son cœur se mit à battre deux fois plus vite. Des milliers d'émotions la traversèrent alors qu'elle se demandait quel serait la réponse de Sasuke. Et c'est alors que, lentement, un sourire apparut sur le visage du garçon. D'abord maladroit, comme si son visage ne se rappelait plus comment faire, puis de plus en plus franc, jusqu'à devenir la plus belle chose que Sakura ait jamais vu de toute sa vie. Avec une sympathie qui était étrange à entendre dans sa voix, Sasuke annonça :

            -   Oui. Je reviendrai avec toi à Konoha.





      Assis sur le bords de la falaise longeant le mur Nord de Kumo, leurs jambes pendant dans le vide, Témari et Shikamaru admiraient le levé du soleil qui était plus que magnifique vu depuis ce toit du monde. La jeune fille avait posé sa tête dans le creux de l'épaule de son bien-aimé et joint leurs mains comme si elle craignait de le voir s'envoler subitement. Elle aurait voulu que ce moment dure pour l'éternité, que le temps se fige sur ces instant de bonheur absolu où leurs cœurs ressentaient enfin la paix intérieure, mais c'était un désir impossible. Témari voulait surtout oublier le fait que, bientôt, Shikamaru allait repartir pour Konoha, et elle pour Suna. Ce n'est pas juste, se disait-elle. Pourquoi faut-il que nous soyons séparés ainsi, juste parce que nous n'appartenons pas à la même nation ? Une passion aussi forte ne devrait pas avoir à se soucier de ce genre de barrières...

         Mais Témari se rappela qu'elle avait déjà beaucoup de chance. Après tout, Shikamaru aurait très bien pût resté enfermé dans le monde des démons pour l'éternité si Kuro l'avait voulu. La jeune fille avait du mal à imaginer le puissant Grand Démon des ténèbres devenir subitement sentimental au point de permettre à son adversaire de revenir parmi les mortels. Peut-être voulait-il récompenser celui qui est parvenu à le vaincre. Peut-être voulait-il faire un dernier cadeau à son descendant. Ou peut-être cela fait-il partie d'un plan plus insidieux...

        Soudain, la main de Shikamaru se posa sur la joue de la jeune fille qui tourna alors les yeux vers lui. Son regard était inquiet :

            -  Qu'est-ce qu'il y a, Témari ?

            -  Je... je me demandais comment est-ce que nous allions faire, maintenant ?

            -  C'est simple : on se démerdera chacun de notre côté pour être envoyés sur les mêmes missions. Après tout, Suna et Konoha sont en très bon termes depuis que ton frère est Kazekage, non ?

            -   C'est vrai. Mais...

       Témari ne savait pas comment expliquer ce qu'elle ressentait. A cet instant précis, elle avait l'impression de vivre un rêve dont elle devrait inévitablement se réveiller. Mais je ne veux pas me réveiller.

            -  Si jamais ça ne marche pas, continua Shikamaru, je demanderai à Tsunade-sama d'être nommé ambassadeur de Konoha au village de Suna. Comme ça on pourra se voir tous les jours.

            -   Vraiment ?

            -   Bien sûr, Témari-chan. Je ferais absolument tout ce qui est possible pour qu'on soit ensembles.

        Les deux adolescents sourirent en imaginant ce nouveau futur qui s'ouvrait à eux. Il était certain que de nombreux obstacles se dressaient encore entre eux, mais ils étaient prêts à se battre afin que leurs vies restent unies pour toujours. Un destin formidable les attendait, et ils avaient l'intention de le réaliser quoi qu'il leur en coûte.

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Les aventures continuent dans la deuxième trilogie :

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LA QUÊTES DES PIERRES D'ETERNITÉ
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Lien vers le chapitre 1
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rei.jpgEt Rei sera toujours là ^^

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