Profil de Jack-115

Hughel 2


Nom : Comeau-Montasse

 

Prénom : Thibault

 

Âge: 24 ans

 

Job: technicien chez Assystem à Pierrelatte (en cours de formation)

 

Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice

 

Passions: musique, jeux vidéos, warhammer, et bien sûr, écriture 

 


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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 10:20

CHAPITRE VINGT-DEUX : LA GENESE D'UN MAL, PARTIE 2

 

        Moins de six heures après le départ du messager d'Iwa, les premiers soldats du pays de la Foudre arrivèrent devant les portes du village de la balance. Comme ils ne s'attendaient pas à tomber sur des habitations dans ces montagnes enneigées, les ninjas crurent tout d'abord qu'il s'agissait d'une base avancée ennemie qu'ils allaient devoir balayer. Mais les prêtres d'Hakari s'étaient préparés à leur arrivée, et montrèrent très clairement aux soldats à quel point ils se trompaient.

        Le village caché des Nuages, Kumo, était réputé pour la rapidité d'action phénoménale de ses ninjas et leur grande imprévisibilité. Ses soldats étaient capables d'effectuer des attaques éclairs sur n'importe quel objectif, employant l'élément de surprise comme principal avantage pour remporter la victoire. Ils frappaient comme la foudre, de façon fulgurante et jamais deux fois au même endroit. Heureusement, ce village n'était pas aussi belliqueux que celui de la Pluie, et il ne fut pas difficile aux prêtres de la balance pour prouver qu'ils ne comptaient pas se battre. Les ninjas investirent Hakari en un instant, et peu de temps après, leur chef se présenta devant le grand temple de la Balance.

        Le seigneur de guerre Togo Fiushiba était un homme d'une stature imposante, de celles que l'on n'acquiert qu'au long de dizaines d'années de combat. Enveloppé dans un épais manteau sombre de fourrure d'ours, sous lequel on pouvait apercevoir une armure argentée, il était d'une taille dépassant largement la moyenne. Leader respecté de ses troupes pour sa force, son expérience mais aussi pour sa sagesse, aucun de ses subordonnés n'avait jamais cherché à le remplacer ou même remis en cause ses décisions. Du haut de ses cinquante-huit ans, il était connu dans le monde entier pour être l'une des personnes les plus influentes en ce qui concernait les conflits. Pour le village caché de Kumo, c'était un héros.

         Lorsque le seigneur de guerre et le grand prêtre d'Hakari se trouvèrent face à face sur la place devant le grand temple d'Hakari, chacun d'eux recouvrit son visage d'un masque de neutralité propre aux négociations. Dohko prit la parole le premier, afin de conserver le peut de pouvoir qu'il gardait face à l'écrasante force militaire de Togo :

            -  Au nom de mon peuple, et au nom de la Raison elle-même, je vous prie de ne pas faire usage de la force.

            -  Nous n'en avons pas l'intention, répondit le commandant.

            -  Notre peuple ne fait pas réellement partie du pays de la Terre. J'ignore pour quelles raisons vous êtes en guerre avec le village d'Iwa, mais nous n'avons aucune part la-dedans.

            -  Vous êtes donc en train de me dire que ce territoire est indépendant ?

            -  En effet. Nous laissons les ninjas d'Iwa utiliser ces montagnes pour défendre leur territoire, et ainsi nous protéger également, mais notre village n'est affilié à aucun pays.

       Le visage du seigneur de guerre devint brusquement aussi froid que l'air qui l'environnait. Son regard glacial examina le peu d'expression que laissait transparaître Dohko, cherchant des indices d'un mensonges, mais sembla ne rien trouver. Son incertitude se transforma peu à peu en un profond doute, puis en une forte suspicion qu'il ne chercha même pas à cacher. Sur le ton de quelqu'un effectuant un interrogatoire, et avec la voix d'un général habitué à se faire obéir, il demanda :

            -  Quelle garantie puis-je avoir que ce que vous me dites est vrai ?

            -  Je n'ai que notre bonne foi dans la parole que je vous donne.

       Un sourire amusé trancha subitement le visage de Togo en deux, ce qui fit sursauter la plupart des habitants d'Hakari observant la scène. Au milieu de la foule inquiète, Haruka tremblait pour son père. Jamais le village de la balance n'avait été menacé par une quelconque puissance, ce qui rendait l'évènement encore plus inquiétant. Qu'allons-nous bien pouvoir faire ? se dit-elle. Si cet homme ne fait pas preuve de compréhension, que risque-t-il de nous imposer ? Nous n'avons rien de valeur si ce n'est nos maisons et nos temples.

            -  Je suis désolé, fit Togo, mais il va falloir me donner un peu plus que cela.

       Un vent de désespoir commença à souffler faiblement sur Dohko, qui sentait la situation lui échapper un peu plus à chaque seconde. Ses yeux fuyaient ceux de son interlocuteur, cherchant un nouvel atout à déployer dans la négociation, mais rien ne lui venait. C'est alors qu'il croisa le regard de sa fille, et qu'il lut en elle toute la peur qui avait envahi ses villageois. Pendant de longues seconde, Dohko chercha dans ces yeux apeurés la solution à cette crise qui venait de les toucher, mais en vain. Togo suivit le regard du grand prêtre... et trouva Haruka. C'est alors qu'un nouveau sourire lui scinda le visage.

            -  Je crois que nous pouvons trouver un arrangement, dit-il lentement. Souvent, les conflits on put être évités grâce à des mariages politiques et il se trouve justement que le fils de notre Raikage, mon neveu, cherche à prendre femme. Donnez-lui votre fille, et nous laisserons votre village en paix.

       Le visage de Dohko devint brusquement livide, sa peau blême pouvant presque se confondre à la neige autour de lui. C'était comme si tout ce en quoi il croyait s'était effondré sur lui, et que le néant laissé à la place avait aspiré ce qui lui restait de volonté. Il n'était plus qu'une coquille vide manipulée par une force qui le dépassait. Le grand prêtre jeta un regard vide vers Haruka, mais il ne vit pas plus de détermination en elle, au contraire. La jeune fille était devenu un gouffre de désespoir. Déjà, Dohko pouvait voir des soldats s'approcher d'elle pour l'isoler du reste des villageois.

            -   Je pense qu'il est inutile de dire que vous n'avez pas vraiment le choix, continua Togo. Votre fille est peut-être un peu jeune, mais c'est une vraie merveille qui siéra parfaitement aux goûts de mon neveu, j'en suis sûr.

            -    Vous ne comprenez pas : Haruka est ma fille unique. Elle est destiné à me succéder à la tête de notre village.

            -  Alors vous devrez trouver quelqu'un d'autre pour cela, trancha le seigneur de guerre d'un ton sec. Mes conditions ne peuvent être contestées en aucune manière.

       Les soldats saisirent alors les deux bras d'Haruka et l'amenèrent de force devant Togo. Celui-ci, qui la dominait d'au moins deux bonnes têtes, caressa doucement sa joue d'une main rude, et ce premier contact sembla lui plaire. Par réflexe, Haruka détourna les yeux, cherchant un échappatoire mental par lequel s'évader, oublier la gravité de la situation, fuir... mais où que se porte son regard, le même désespoir s'affichait à elle. Le rideau de ses paupières s'abattit alors sur sa vision, faisant couler une larme le long de sa joue.

            -  Elle est encore plus belle de près, dit Togo d'une voix mielleuse. Donnez-la nous et votre village gardera son indépendance.

            -   Je...

      Mais avant même que Dohko ait put dire un mot de plus, le général avait levé la main pour lui faire signe de se taire.

            -   Vous avez deux solutions : soit vous nous l'offrez de votre plein grès, et vous pourrez continuer votre vie comme avant, soit vous refusez, et nous la prenons par la force en annexant votre village. Je sais que vous êtes un homme de raison qui saura faire le bon choix.

      Dohko baissa soudain la tête dans un signe de soumission. Haruka avait l'impression d'être sous l'emprise d'une malédiction, d'un cauchemar dont elle était destinée à ne jamais s'éveiller, et d'autres larmes tombèrent alors dans la neige à ses pieds. Je suis perdue. Perdue... mais pas mon village. Ces hommes, ces femmes, ces enfants, ils étaient tous destinés à devenir mes disciples, ceux qu'il m'aurait un jour fallut diriger selon les règles du Bun'Betsu pour assurer leur bien-être. Maintenant, la seule chose que je puisse faire, c'est les sauver aujourd'hui, et leur donner la chance d'échapper à la tyrannie, pour perpétrer la tradition, et continuer à garder notre secret.

       Rassemblant ce qui lui restait de volonté, Haruka sécha ses larmes et affronta le regard du seigneur de guerre pour lui dire avec respect :

            -  Si ce sont vos conditions pour laisser mon peuple en paix, alors je m'offre de moi-même en mariage à votre neveu.

       Un cri de stupeur retentit brusquement à travers toute la foule. Certains habitants parmi les plus pieux tombèrent même à genoux sur le sol enneigé, priant l'esprit de la Balance dans le vain espoir que tout ceci soit faux. Les ninjas du village de la Foudre s'empressèrent de gérer la panique qui s'était emparé du peuple d'Hakari, parfois en employant la force. Depuis des années, les villageois l'avaient vu grandir, de corps comme d'esprit, sous l'éducation de son père. Pour beaucoup d'entre eux, Haruka était le symbole d'un futur radieux, d'une ère de prospérité spirituelle qui pourrait être celle aboutissant au Grand Equilibre. Mais mon règne ne viendra jamais, se dit-elle. Je dois me sacrifier pour préserver mon peuple, quelles qu'en soient les conséquences.

            -  Haruka !!! Non !!!

        Une lueur d'espoir naquit brusquement dans l'esprit de la jeune fille en entendant ce cri. Elle connaissait cette voix, même si celle-ci n'avait encore jamais prononcé son nom. Ishida...

         Le garçon avait quitté la foule anonyme, pour se présenter devant elle et le seigneur Togo. Les même larmes qu'avait versé la jeune fille ruisselait sur son visage, contrastant avec la détermination intense que jetait son regard. Il prit une profonde respiration pour rassembler son courage, et lança à la jeune fille :

            -  Tu ne peux pas nous abandonner, Haruka ! Nous avons besoin de toi ! Tu es notre espoir et notre foi ! Tu es le pilier d'Hakari !

            -   Qui est ce jeune fou ? fit Togo.

            -   Je suis Ishida Tosakagi ! Et je ne vous laisserai pas nous prendre Haruka ! Prenez ce que vous voulez, qui vous voulez, mais pas elle !

       A nouveau, Togo afficha un sourire d'amusement qui terrorisa la foule, mais face auquel Ishida resta stoïque. Pendant un instant qui sembla durer une éternité pour Haruka, le seigneur de guerre observa ce garçon qui s'était dressé devant lui. Puis, lentement, il lui demanda :

            -  Serais-tu prêt à donner ta vie pour elle ?

            -  Si cela peut la sauver, alors oui.

        Il n'y avait eut aucune hésitation dans la voix d'Ishida. Cela déstabilisa quelque peu le seigneur de guerre, mais celui-ci se reprit immédiatement pour retrouver son allure martiale, croisant ses bras derrière son dos en signe d'assurance. Haruka se tourna alors vers son père, qui était totalement perdu, et semblait léguer tous ses espoirs en Ishida.

            -  J'aime ton courage, avoua Togo. Vraiment. Mais cela ne changera pas ma décision.

            -  Alors je vous défi ! lança Ishida. Battons-nous, et laissons le destin montrer qui a raison !

            -  Tu es sérieux, mon garçon ?

            -  Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger Haruka. Et si cela signifie donner ma vie pour elle, alors qu'il en soit ainsi !

       Le sourire de Togo s'élargit soudain à son maximum, alors que le seigneur de guerre jeta au sol son épais manteau de fourrure, révélant l'impressionnante armure d'argent qui protégeait son corps. Alors qu'il retirait une à une les plaques protectrices qui tombaient lourdement dans la neige, il lança un regard terrifiant à Ishida.

            -   Comme je fais presque quatre fois ton âge, je vais te faire une fleure : pendant une minute, je me contenterai de parer tes coups. Après seulement, j'attaquerais, sans employer de technique de ninjutsu.

        Une terreur sans nom avait prit possession d'Haruka, son esprit enfermé dans une cage de souffrance mentale dont elle ne pouvait s'échapper. Ishida... non ! Tu n'as aucune chance ! Il va te tuer ! Je... je t'aime. Et je sais que tu m'aimes, mais il n'y a plus de future possible pour nous deux. Tout ce que je peux faire, c'est te permettre de continuer à vivre libre, ainsi que tous les autres habitants de Hakari. S'il te plait, renonce ! Laisse-moi partir de moi-même. Laisse-moi au moins être libre de cette décision.

        Ces mots, Haruka aurait voulu les prononcer à haute voix, mais quelque chose en elle le lui interdisait. C'était comme si une part d'elle-même refusait d'avouer ces sentiments, ou même de les admettre, comme si elle en éprouvait de la honte ou de la gêne. Je suis désolé, Ishida. Depuis que je te connais, j'ai toujours que tu étais trop timide pour me déclarer ta flamme. Et aujourd'hui, tu es prêt à mourir pour moi alors que je n'arrive même pas à prononcer ces mots magiques. Je comprends maintenant, que de nous deux, c'est moi qui suis la plus timide. Je cachais juste ma passion derrière mes plaisanteries, en attendant que tu fasses le premier pas. Et maintenant que tu avance trop, sans voir le gouffre qui s'est creusé entre nous, je dois t'empêcher de t'écraser. 

        Avec les dernières forces mentales qui lui restaient, Haruka se précipita devant Togo et enroula ses bras autour du corps imposant du seigneur. Elle était bien sûr totalement incapable de le retenir, mais son geste avait plus de force que ses muscles, tout comme son regard implorant.

            -   Je vous en prie, seigneur ! Pardonnez l'insolence de ce garçon ! Je m'offre à vous librement ! C'est ce que vous désiriez, non ? Alors partons et laissez mon village en paix comme vous l'aviez promis.

         L'insistance avec laquelle la jeune fille parlait fit reculer Togo, qui n'était pas habitué à ce genre de contact. Lentement, un pas après l'autre, il s'approcha de la grande statue de pierre qui ornait la place devant le temple. C'était une représentation de la Balance du Destin, au sommet de laquelle se tenait la silhouette du Juge Ultime, l'être qui viendrait un jour pour établir le Grand Equilibre dans le monde. Elle était entouré d'un petit muret de briques blanches formant un cercle autour de la statue, et sur lequel Togo trébucha. Sa masse sur laquelle s'appuya Haruka tomba en arrière, ainsi que la jeune fille, et le seigneur ne put dégager ses bras à temps pour prendre appuie quelque part. Sa tête heurta l'une des branches du trépied d'or soutenant la balance, et qui était lourdement orné par des symboles, des gravures, et plusieurs sculptures s'extériorisant de la structure principale. C'est sur l'une de ces sculpture que sa nuque tomba violemment pour être littéralement transpercé par le matériaux ultra-résistant, tuant le seigneur de guerre sur le coup.


Par Jack-115 - Publié dans : Naruto et la Balance du Destin
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Prochaines sorties

Illuminati, chapitre 7

Date : 30 octobre

Avancement : terminé

 

Evangelion Children, chapitre 2.6

Date : inconnue

Avancement : 60%

(j'ai besoin d'un bon artwork pour illustrer celui-là, sinon je ne vais pas en dormir la nuit ^^)

 

Halo Destiny, chapitre 22

Date : inconnue

Avancement : 15%

(dernier chapitre de cette fanfic ; il sera très probablement un peu plus long que la moyenne, lui aussi)

 

 

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