
Bienvenue à tous !
Je me nomme Thibault Comeau-Montasse, mais sur le net, je suis plus connu sous le pseudonyme de Jack-115. J'ai une passion pour l'écriture, et en particulier pour l'écriture de fanfictions (modification ou ajout d'une histoire dans un univers pré-déterminé issu d'un film, d'un livre, ou d'un jeu vidéo). J'ai donc créé ce blog afin de publier mes créations, qui sont nombreuses, et inspirées d'univers assez populaires comme Naruto, Halo, Warhammer 40.000 ou Evangelion, pour ne citer qu'eux. J'espère que cela vous plaira.
Nom : Comeau-Montasse
Prénom : Thibault
âge: 22 ans
job: étudiant (BTS Contrôle Industriel et Régulation Automatismes)
localisation: Tronville, Meurthe-et-Moselle, Lorraine, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice
passions: musique, jeux vidéos, warhammer, et bien sûr, écriture
CHAPITRE QUATRE : LES FILLES DE L'EMPEREUR
L'Ordre du Cœur Lumineux était parmi les ordres les plus puissants de l'Adepta Sororita. Avec ses trois milles deux cent sœurs de bataille, ses centaines de véhicules blindés et plus d'un million de serviteurs de toute sorte, la ville d'Ouragos était une forteresse imprenable pour tout ennemi usant de moyens conventionnels. Sous les ordres de la chanoinesse Thérésa Jornilius, les combattantes du Cœur Lumineux étaient réparties dans six couvents différents dispersés à travers la cité, prêtes à combattre toute menace qui se présenterait.
Le couvent principal se trouvait non loin du palais de l'Eclésiarchie, et était presque aussi impressionnant que celui-ci, car construits par le même architecte à peu près à la même époque. Par rapport à la demeure du cardinal, ce couvent n'était pas extrêmement haut, mais était en revanche particulièrement étendu, principalement en ce qui concernait le secteur des hangars à véhicules et les plate-forme d'atterrissage des chasseurs Lightwings. Autour de cette zone, les trois ailes du bâtiment principal abritaient les chambres de six cent sœurs de bataille, avec au centre de l'aile Nord la cellule de la chanoinesse dirigeante de l'Ordre.
L'inquisiteur Volirius observa longtemps les murs dégarnis de la salle incroyablement vide pour quelqu'un d'une telle importance. Les sœurs de bataille ne cherchaient pas la possession matérielle, mais la révélation spirituelle en combattant pour l'Empereur. C'était pourquoi même la chanoinesse Thérésa n'avait comme objets personnels qu'une petite boîte en vieux bois remplis de souvenirs des batailles qu'elle avait mené. Asphar comprit alors ce que c'était que de faire partie de l'Adepta Sororita : dévouer chaque parcelle de son corps et chaque instant de sa vie dans l'unique but de servir l'Empereur divin.
La chanoinesse était quelqu'un d'incroyablement charismatique, dont le regard pénétrant traduisait la détermination absolue avec laquelle elle accomplissait son devoir sacré. Elle occupait ce poste depuis maintenant plus de dix ans, depuis que l'ancienne chanoinesse de l'Ordre avait disparu mystérieusement lors d'une mission d'investigation contre des hérétiques, et que même son corps n'avait pas été retrouvé. Du haut de ses quarante-deux ans, Thérésa était une guerrière expérimentée au visage dur, ne laissant paraître aucune faiblesse physique ou morale quand à sa capacité à diriger l'Ordre du Cœur Lumineux. Le climat froid d'Ouragos donnait à tous ses habitants un teint extrêmement pâle, et les sœurs de batailles partageaient ce trait de caractère que Asphar ne connaissait que trop bien. Comme toutes ses autres sœurs, Thérésa avait les cheveux blancs, décolorés selon un effet secondaire des injections qu'on leur avait fait pour supprimer leurs hormones. Car pour l'Adepta Sororita, des guerrières n'avaient aucune place pour les sentiments inutiles comme la compassion ou l'amour. Seul comptait la dévotion pour l'Empereur et la haine de Ses ennemis.
Thérésa lu avec attention la plaque de données que lui avait donné Asphar, et qui décrivait la mission de l'inquisiteur. Lorsqu'elle eut finit, elle lui jeta un regard amical et annonça :
- Je me doutais bien qu'un jour vous finiriez par venir à moi avec de telles instructions. La présence d'hérétiques sur Ouragos devient de plus en plus évidente ces derniers temps, et je comptais passer à l'action personnellement si aucun ordre du cardinal ne venait. Mais maintenant que vous êtes là, notre chasser sera bien plus facile.
Asphar accepta ces compliments avec un sourire retenu en inclinant légèrement la tête. Les inquisiteurs étaient formés dans l'unique but de traquer et de purifier les mutants, xénos, ou hérétiques se dissimulant parmi les honnêtes citoyens de l'Imperium. Pour cela, ils disposaient de moyens dont seule l'Inquisition disposait, ainsi que d'un savoir et d'un entraînement adapté à leur fonction. De plus, le mandat inquisitorial que possédaient les plus hauts inquisiteurs leur permettait de réquisitionner à peu près n'importe quelle ressource impériale d'un simple mot, du plus petit appareil de transport à des régiments entiers de gardes impériaux.
Du fait de leur rattachement à l'Eclésiarchie, les sœurs de bataille travaillaient toujours en étroite collaboration avec l'Inquisition, car elles constituaient le poing vengeur de l'Empereur qui s'abattait sur ceux qui s'étaient détournés de la foi Impériale, le Lectio Divinitatus. Thérésa avait donc plusieurs fois suivis les ordres d'un inquisiteur afin de purifier la ville d'Ouragos des impurs qui voudraient souiller cette ville sainte. Asphar pouvait lire tout cela dans son regard, mais s'abstenu de le montrer, et se contenta de donner ses directives :
- Je vais réquisitionner plusieurs de vos sœurs pour une traque, ainsi que quelques serviteurs et deux véhicules de transport Rhino.
- Vous avez des exigences précises quand à leurs capacités ?
- En effet. Je vous ai préparé une liste complète de ce dont j'ai besoin.
Asphar tendit une plaque de données à la chanoinesse, et celle-ci parut satisfaite par ses exigences. Sans rien dire de plus, elle se dirigea vers la porte de sa cellule, qu'elle ouvrit pour s'adresser à l'une des sœurs qui y étaient postées en lui confiant l'objet :
- Véronica ! Je voudrais que vous rassembliez tout le personnel du couvent qui correspond à ces critères et qui sont disponibles. L'inquisiteur Volirius procèdera à leur sélection pour une traque.
- A vos ordres, ma sœur.
La sœur s'éloigna dans les couloirs de l'aile Nord et Thérésa referma alors la porte de sa cellule. La chanoinesse se tourna ensuite vers Asphar, qui observait ses gestes d'une manière particulièrement inquisitoriale.
- Qu'est-ce qui vous fait croire qu'il y a une forte présence hérétique sur Ouragos ? demanda-t-il lentement.
- Des messages codés laissés un peu partout dans des lieux publiques. Nos scribes et sages tentent de les interpréter sans résultat depuis maintenant trois semaines.
- En avez-vous des exemplaires ici ?
Mais l'inquisiteur n'avait pas finit sa phrase que Thérésa lui tendait déjà une liasse de petites feuilles de mauvaise qualité. Sur ces feuilles, des phrases apparemment sans aucun sens étaient écrites assez salement, mais Asphar savait que plusieurs personnes sur Ouragos devaient pouvoir les lire autrement. Il avait déjà eut affaire plusieurs fois à ce genre de stratagème, bien qu'il n'ait pas toujours réussi à en percer leur code. Et malheureusement, les phrases qu'il lisait sur ces papiers ne lui donnaient pas l'impression qu'il pourrait percer celui-là.
- C'est du Haut Gothique, annonça-t-il avant de se rendre compte que Thérésa devait avoir également reconnu le langage le plus évolué de l'Imperium. Cela signifie que ce culte est constitué d'individus très éduqués, et par conséquent très dangereux. Il faut donc orienter nos recherche en ce sens.
- Nous sommes arrivés à la même conclusion. Mais si l'on exclue les pèlerins qui cheminent vers Terra, Ouragos possède une population extrêmement riche, et la quasi-totalité de ses natifs connaît donc le Haut Gothique. Ce seul critère ne nous est d'aucune utilité.
- La meilleurs cachette des hérétiques est toujours la foule, expliqua Asphar. Ils utilisent du matériel de mauvaise qualité car il est accessible à tous, et nous ne pouvons absolument pas déterminer sa provenance. L'emploie du Haut Gothique pose le même problème. Est-ce que vos scanners ont décelé quelque chose de particulier sur la composition du papier ou de l'encre ? Un élément présent en des proportions particulièrement grande, par exemple ?
- Non, c'est plutôt le contraire : certains constituants de l'encre sont présents en dessous de la normale.
Une lueur s'alluma brusquement dans le regard de l'inquisiteur. Un début de piste apparut lentement devant lui, teintée d'un sentiment profond de déjà-vu qui le laissait grandement enthousiaste. Il regarda de nouveau plusieurs des inscriptions codés, puis sortit une minuscule lampe à ultra-violet qui confirma ses doutes :
- La coloration est incomplète. Cela ne peut avoir été causé que par une machine de purification particulièrement puissante, qu'ils ont utilisée pour retirer toute trace pouvant les trahir. Or, ce genre d'appareil est extrêmement cher, et ne se trouve pas facilement.
- Je comprends, fit Thérésa. Le nom de celui qui l'a commandée à l'Adeptus Mecanicus doit forcément être sur les registres.
- Inutile de chercher dans les registres : les hérétiques ont certainement manipulé un inconscient pour acheter l'appareil à leur place, avant de le tuer pour qu'il ne puisse pas les dénoncer. L'indice n'est pas la valeur de cette machine, mais ses caractéristiques propres : elle est volumineuse, bruyante, et consomme une quantité d'énergie particulièrement importante.
- Alors que devons-nous faire pour trouver son emplacement ? demanda Thérésa nerveusement.
- Dès que j'aurais constitué ma suite, je commencerai mes recherches. Pendant ce temps, je veux que vos sœurs continuent leur office normalement, afin de ne pas attirer les soupçons.
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