Partager l'article ! Les Enfants de la Raison, chapitre 25: 25. Phénomène en vue : &nb ...

Nom : Comeau-Montasse
Prénom : Thibault
Âge: 24 ans
Job: technicien chez Assystem à Pierrelatte (en cours de formation)
Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice
Passions: musique, jeux vidéos, warhammer, et bien sûr, écriture
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25. Phénomène en vue :
Le réveil sonne une fois de plus à cette heure insupportable et je lui réponds par un coup sec et puissant sur le bouton d'arrêt. Mais ma précipitation pour éteindre la machine d'esclavagiste n'est pas due à une quelconque envie de cesser de l'entendre, mais plutôt à l'excitation que promet de me procurer cette journée.
En effet lors de la réunion des Enfants de la Raison que j'avais demandé, tout a été parfait. J'ai tout d'abord résumé l'ensemble de notre conversation avec les fondateurs de la Sage Alliance, ce qui a remis du baume au cœur de tout le monde, puis j'ai demandé à Constance de leur exposer sa découverte. Cela les a complètement abasourdi. Et lorsque j'ai demandé à obtenir des spécialistes en manipulation de satellites pour vérifier cette hypothèse, les mains se sont levées immédiatement.
Aujourd'hui, c'est le grand jour. Nous avons trois heures pour mettre en place le satellite. Nos camarades spécialisés dans leur maniement nous ont assuré que cela suffirait amplement. Seulement, il y a des risques que l'armée de l'OPI détecte le changement d'orbite de notre instrument observateur, et surveille ses transmissions, ou le détruise tout simplement. Il est clair que le danger est bien présent dans cette mission, mais cela en vaut certainement le coup.
Une fois habillé, je saisis le dossier que Constance m'a remis, qui rassemble tous ses travaux sur le sujet du jour depuis qu'elle est dessus. Cela fait un sacré paquet de données, et lorsque je vois cette monstrueuse pile de calculs, de réflexion et d'acharnement, je ne peux que croire au travail de Constance. Prenant le dossier sous mon bras, je sors de ma chambre et me rend à la salle de contrôle des satellites.
C'est une vaste salle divisée en deux parties, l'un réservée au satellite Aigle1, et l'autre consacrée à Aigle2 que nous allons utiliser. Tous nos techniciens sont là, ainsi que Constance et quelques autres camarades qui ont souhaité participer à l'événement. Reste à savoir si ce sera une grande découverte ou un grand rien du tout. Les moniteurs sont allumés et l'écran principal me montre une représentation en relief de la Terre, ainsi que la position de Aigle1.
- Tout se passe bien, me rassure Constance. Nous serons à l'heure au rendez-vous.
- Bien, fais-je. Je crois que notre ami trou noir ne doit pas trop aimer qu'on lui pose un lapin. Tu n'es pas trop angoissée ?
- Pourquoi le serais-je ? C'est le plus beau jour de ma vie. Du moins... pour l'instant.
C'est le genre de remarque dont Constance aime bien saupoudrer ses phrases, des sous-entendus que seul moi peux comprendre. Pourtant celui-ci aurait pu être déchiffré par beaucoup de monde. Essayerait-elle de m'obliger à montrer notre amour au grand jour ?
- Alors ? Où en sommes-nous ?
- Aigle 1 arrivera au point de rendez-vous dans dix minutes et quarante secondes, annonce un opérateur. Fenêtre d'action respectée.
- A-t-on la possibilité de savoir si l'OPI a repéré notre manœuvre ? demande Constance.
- Négatif. Nous n'avons pas de détecteurs spatiaux et il nous est donc impossible de voir le mouvement des autres satellites alentour. La seule chose que nous saurons, c'est le moment où ils détruiront Aigle 1... s'ils le font.
Ainsi, ce sont dix minutes d'angoisse qui passent lentement jusqu'à ce que le satellite arrive finalement au point de l'espace calculé par Constance.
- Point d'arrivée atteint ! Mise en orbite géostationnaire !
- Temps avant événement inconnu ? demande Constance avec une froideur de chef.
- Une heure, quarante-trois minutes et vingt-six secondes, madame !
- Bien. Pendant que Aigle 1 est en position, je veux que vous soyez prêts à lancer Aigle 2 au moindre problème.
- Compris, madame !
Il se dégage des yeux de Constance tant d'assurance et de fierté qu'elle arrive à en inonder ceux qui la regardent, et moi en premier. Comment ne pas être fier de cette jeune femme qui s'est acharnée sur quelque chose que n'importe qui aurait trouvé sans intérêt pour en découvrir, si sa théorie est vraie, quelque chose de fantastique ? Et comment douter de ses théories lorsqu'on rencontre ce regard déterminé à bouleverser le monde de la science ?
Durant une heure et demie, vu que rien de spécial n'est prévu, je décide de piquer un somme. Je suis réveillé un petit peu plus tard par Constance qui me murmure en me secouant doucement :
- Célestin ! Réveille-toi ! C'est H moins cinq minutes.
- Ah !... euh... fais-je encore à moitié endormi. Rien de spécial ?
- Non. Tout est calme jusque là. Et si l'OPI n'a pas encore détruit notre satellite, alors il y a peu de chance pour qu'il le fasse maintenant. En clair, tout est OK pour l'observation.
Ragaillardi par ces bonnes nouvelles, je me lève de la chaise qui m'a accueilli durant mon roupillon, et me dirige vers l'écran principal.
- Peut-on avoir un affichage des données envoyées par Aigle 1 sur l'écran principal ?
- Tout de suite, monsieur, s'exclame un opérateur en s'exécutant.
Aigle 1 dispose d'une caméra haute précision, ainsi que de capteurs de toutes sortes embarqués à son bord. Une vision du champ de la caméra apparut sur l'écran avec, à côté, les graphiques d'analyse des capteurs du satellite. Pour l'instant, tout semble normal, mais dans quelques instants...
- Est-ce que Aigle 2 est en position ? demande Constance.
- Affirmatif, madame. Il reste en orbite géostationnaire à deux cent mètres à peine au-dessus du point-cible, en attente.
- Parfait.
- Madame ! Fluctuation de rayons X au niveau du point-cible !
- Ca y est ! Vous enregistrez ?
- Depuis vingt minute, madame. ... Attendez !... Les ondes gagnent en intensité ! Nous avons un contact visuel !
Comme si une force surhumaine m'y forçait, je tourne la tête vers l'écran principal, et remarque une légère distorsion visuelle : les lumières de plusieurs étoiles semblent flotter légèrement, comme à la surface d'un lac que l'on vient subitement de troubler.
- Aigle 1 dévie de son orbite ! Il est attiré par l'objet ! Dérive de l'ordre de... un demi mètre par seconde !
- Opérateurs, fait Constance avec un ton grave. Les rétrofusées de Aigle 1 pourraient-elle sortir le satellite de ce champ de force ?
- Sans problème, madame. Vous voulez arrêter l'expérience immédiatement ?
- Non, pas du tout : envoyez Aigle 1 droit sur l'objet, et laissez-le se faire happer. Mettez ensuite Aigle 2 au plus proche sans pour autant le mettre en danger.
- Bien compris.
Puis-je dire que l'agitation est à son comble dans la salle ? Non, c'est plutôt de l'inquiétude, ou de l'ébahissement. Pour ma part, je ne sais pas si je dois céder à l'un ou à l'autre, et d'ailleurs je m'en fiche. La seule chose qui est importante, c'est cette déformation de l'espace-temps, à peine aussi large qu'un portail de grange, vers lequel fonce notre satellite. Ce flou noir prend de plus en plus de place dans le champ de vision de la caméra embarquée, et finit par le remplir complètement... juste avant que le signal disparaisse.
- C'est bien ce que je craignais, admet Constance. Bien. Est-ce que Aigle 2 est en place ?
- Affirmatif.
- Alors faites passer Aigle 1 en mode esclave.
Ainsi, voici sa stratégie : utiliser Aigle 2 comme station de contrôle pour Aigle 1, puisque le fait d'être plus proche de lui facilitera les transmissions, si transmissions il peut encore fournir.
- Nous avons de nouvelles images en provenance de Aigle 1, annonce un opérateur.
- Eh bien montrez-nous, s'écrit Constance impatiente.
Aussitôt, l'écran principal s'illumine pour nous montrer une image assez familière : l'espace, avec ses étoiles et son vide intersidéral. Que ce passe-t-il ? Est-ce que Aigle 1 est vraiment passé dans le mini trou noir ?
- Madame ! Nous avons un problème : la quantité de données envoyées par Aigle 1 a été subitement multipliée par dix mille ! L'ordinateur n'arrive pas à suivre ! Il faut désactiver les systèmes inutiles pour diminuer le flux d'informations !
- Coupez tous les capteurs excepté celui de position et de rayons X !
L'opérateur s'exécute, et la situation semble redevenir normale car il se remet soudainement à sourire. Mais Constance, quant à elle, reste perplexe, réfléchissant avec une intensité débordante. Puis, elle ordonne précisément :
- Déplacez Aigle 1 à 1% de son potentiel de vitesse pendant une seconde !
- D'accord.
Soudain, c'est comme si le graphe de position allait exploser. La distance séparant le satellite de sa position initial dépassant largement l'échelle des centaines de kilomètres imposée par les programmes d'analyse. Incroyable ! En une seconde, il vient de parcourir six mille trois cent quarante kilomètres avec une puissance de moteur ridicule ! ... Comment ?
- Madame ! Le flux de rayons X est en baisse au niveau du point-cible !
- Faites refaire le chemin inverse à Aigle1 ! Vite ! Nous ne devons pas perdre le satellite !
Avec une vitesse fulgurante, Aigle 1 se retourna et fonça vers le minuscule trou-noir, si c'en était bien un. Les étoiles paraissent un instant s'évanouir lorsqu'il passe à nouveau par cette « porte ». Mais brusquement, l'un des opérateurs sent une grande inquiétude l'envahir :
- Mais madame... s'il revient à cette vitesse... il risque de s'écraser sur Terre, ou de nous filer entre les pattes !
- Ne vous inquiétez pas, le rassure Constance. Regardez !
Sur l'écran principal, le noir envahit la caméra... avant qu'un point lumineux n'apparaisse, grossisse, grossisse encore, pour finalement devenir la Terre. Et lorsque Aigle 1 revient finalement dans l'espace normal, sa vitesse chute brutalement, comme s'il avait rencontré un mur. Exactement ce à quoi Constance et moi nous attendions. C'est parfait.
Constance s'empresse de noter quelque chose sur un bloc-notes, l'air réjoui. Une fois qu'elle a fini, elle se dirige vers le centre de la salle, et s'éclaircit la gorge comme pour réclamer le silence, ce qui lui est immédiatement donné. Puis, elle se lance :
- Mes chers collègues, chers Enfants de la Raison, nous venons aujourd'hui de vivre un grand moment dans l'histoire de l'Humanité. En effet, 51 ans après le premier voyage dans l'espace, nous venons de réaliser le premier voyage inter-espace-temps. Ce que vous venez de voir ne peut s'expliquer que par l'existence d'un autre espace-temps en constante interaction avec le nôtre. Le trou noir réduit par lequel est passé Aigle 1 est en fait une sorte de pont reliant ces deux espaces-temps, et possède des caractéristiques qui m'échappent encore.
« Cependant il est une chose dont je suis sûre et certaine, c'est que le second espace-temps derrière ce minuscule trou noir est très différent du nôtre, car les relations de distance, de temps, et donc de vitesse, sont incroyablement éloignés de ce que nous connaissons ici. Je pense que le temps s'écoule à peu prés de la même manière, mais que les distances sont plus... condensées. Comme vous avez pu le voir, Aigle 1 a atteint une vitesse fulgurante avec incroyablement peu de puissance. Imaginez la vitesse à laquelle pourrait aller une fusée spatiale dans cet espace-temps !
« Cette découverte, bien qu'incomplète, pourrait bien changer la face de l'Humanité pour toujours. J'attends donc une participation active pour compléter les blancs qui nous manquent concernant ce phénomène. Merci à vous d'être venu, et merci aux opérateurs de nous avoir aidé. Maintenant, il faut que je travaille.
Là-dessus, Constance se dirige vers un opérateur, demande une copie des données enregistrées et part avec. Je la suis.
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Illuminati, chapitre 7
Date : 30 octobre
Avancement : terminé
Evangelion Children, chapitre 2.6
Date : inconnue
Avancement : 60%
(j'ai besoin d'un bon artwork pour illustrer celui-là, sinon je ne vais pas en dormir la nuit ^^)
Halo Destiny, chapitre 22
Date : inconnue
Avancement : 15%
(dernier chapitre de cette fanfic ; il sera très probablement un peu plus long que la moyenne, lui aussi)
