Partager l'article ! Les Enfants de la Raison, chapitre 27: 27. Rage against the system : L'entrée da ...

Nom : Comeau-Montasse
Prénom : Thibault
Âge: 24 ans
Job: technicien chez Assystem à Pierrelatte (en cours de formation)
Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice
Passions: musique, jeux vidéos, warhammer, et bien sûr, écriture
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27. Rage against the system :
L'entrée dans Toulon n'a pas été un problème. L'armée semble tellement occupée que les troupes de maintien de l'ordre sont pratiquement inexistantes. Ca a donc été d'une simplicité enfantine que de marcher jusqu'à la ville tout en évitant les rares patrouilles militaires dans l'obscurité. De toute façon, ces types sont tellement contents d'être loin du front que leur attention est faible, et ils passent plus de temps à se reposer de leur confortable poste plutôt que de regarder autour d'eux. Ils n'ont peut-être pas encore reçu d'ordres nous concernant, mais il vaudrait mieux les éviter quand même, ne serait-ce que pour éviter qu'ils signalent nous avoir vu dans la zone.
Maintenant, il s'agit de trouver un contact, et surtout pas en utilisant le téléphone ou toute autre mode de communication surveillé. Il ne reste donc que la bonne vieille parole et le déplacement jusqu'à la personne recherchée par ses propres jambes. C'est certainement cela qu'Internet a tenté de tuer : les rencontres physiques. Car le fait de pouvoir parler avec n'importe qui n'importe quand derrière un écran d'ordinateur conduit à rester cloîtré chez soi et à passer ses journées assis à ne rien faire. Sans parler du faible effort physique que requiert cet exercice, cela endort l'esprit et l'enrobe dans une nouvelle illusion : celle de la libre communication. Seulement, cette communication a beau être pratiquée par des millions de personnes, elle ne peut pas être qualifié comme telle. Car les vrais contacts avec les gens ne se font pas seulement au travers de la parole, et encore, ce ne sont que des mots écrits et sans vie qui s'échangent sur Internet. Les vrais contacts sont fait de gestes, d'intonations de voix, de mimiques... tant de choses qui ne peuvent pas être traduits dans le langage binaire qui régit l'informatique.
Trouver un type de personne particulier parmi des milliers d'individus n'est certes une chose difficile, mais nous avons déjà rencontré ce problème il y a longtemps, et y avons trouver une solution. En effet, au début du développement des Enfants de la Raison, il n'était pas facile de trouver un camarade parmi toute la population étudiante, et nous avons donc décidé d'établir un code précis : un Enfant de la Raison qui en cherche un autre fredonne l'air de la chanson « Imagine », de John Lennon, et un autre lui répond en fredonnant la même musique.
C'est donc tout en sifflotant cette musique révolutionnaire que Constance et moi parcourons les rues de Toulon à la recherche d'aide. Mais il est tard, et les rues sont peu fréquentées, car les magasins sont sur le point de fermer. Il est déjà assez difficile de trouver un Enfant de la Raison en plein jour dans une université, alors de nuit en ville, c'est seulement au prix d'une longue attente que nous pouvons espérer en rencontrer un.
A un moment, nous rencontrons un mendiant qui se tenait assis contre le mur d'une banque. Sa présence ne m'étonne pas, car il y a toujours eu des mendiants à Paris, mais le fait qu'il soit unijambiste attire mon attention. Bien sûr, je ne le soupçonne pas d'être une menace, mais je ressens dans son regard une douleur que je n'ai jamais connue qu'à travers les autres : le handicap.
Dans la nature, lorsqu'un animal est handicapé, ses chances de survie deviennent très limitées ; un nouveau-né qui possède des modifications génétiques négatives peut en avoir encore moins, ce qui l'empêche d'engendrer une quelconque descendance possédant les même faiblesses. Et à l'opposé, les individus portant des mutations avantageuses ont plus de chance de survivre, donc de propager leur évolution. On appelle cela la sélection naturelle, qui permet de ne garder que les individus les plus forts et les plus adaptés à leur environnement. C'est cette sélection qui a permis à l'évolution de progresser dans le bon sens.
Aujourd'hui, lorsqu'ils voient ces handicapés, qu'ils soient handicapés moteurs, visuels, ou cérébraux, une grande partie des gens voient des êtres réduits qui sont un poids pour la société, des individus non productifs qui parasitent leur beau monde industriel de consommateur. Ils espèrent alors que la sélection naturelle s'occupera d'eux, et c'est effectivement ce qui arrive la plupart du temps. Mais même si ces hommes et femmes réduits physiquement sont les seuls à être qualifiés d'handicapés, il ne faut pas nous voiler la face : l'Humanité est envahie par les handicapés, seulement ce sont des handicaps plus discrets. Ces défauts génétiques que nous traînons derrière nous, comme la prédisposition à la myopie, à la calvitie, et bien d'autres, sont des défauts qui nous semblent mineurs puisque nous arrivons à contrer leurs effets.
Ce que nous oublions, c'est que nous sommes en train de cacher nos défaillances génétiques derrière des solutions technologiques, qui ne résolvent pas le problème des gènes, mais nous fait l'oublier. Si quelqu'un devient myope, on lui met immédiatement des lunettes, et tout reste comme cela devrait être. Pourtant, dans la véritable nature, un animal qui devient myope n'a presque aucune chance de survivre, et ce genre de défauts génétiques est lavé par la sélection naturelle. Nous sommes en train de favoriser le développement de mutations négatives, faisant donc dévier l'évolution de l'Homme vers un chemin dont l'aboutissement est incertain. Pire, nous sommes en train d'aller contre cette sélection en envoyant les hommes les plus valides de faire tuer à la guerre.
Faut-il pour autant appliquer la sélection naturelle dans notre société, et éliminer les être dits « inférieurs » ? Non. Ce serait de l'eugénisme, ce à quoi je me refuse catégoriquement. Et de toute façon, il est trop tard pour laver l'Humanité de ses imperfections acquises de plein gré. Il nous faut continuer d'avancer avec. Même des hommes condamnés ou terriblement diminués peuvent apporter une pierre majeure à l'édifice humain, à travers sa communication avec les autres. Je me souviens d'un adolescent qui, à la suite d'un accident, ne pouvait plus effectuer un seul mouvement, à l'exception d'une faible flexion d'un de ses l'index. Il a donc utilisé le langage codé du morse, entre lui et sa mère, basé sur ce simple mouvement, lui permettant de communiquer. C'est ainsi qu'il a dicté à sa génitrice les textes d'un livre autobiographique et philosophique, sur la volonté de vivre et le sens de la vie, qui a été publié. Cet ouvrage est l'une des plus grandes preuves de la faille dans la sélection naturelle, que nous avons décidé d'emprunter.
Décidés à trouver de l'aide, nous continuons de quadriller la ville en chantant, fredonnant ou sifflant. Et au détour d'une avenue rendue peu active par la guerre, nous entendons une réponse, venant d'au-dessus de nous. Je lève la tête, et vois une jeune fille au sourire amical qui chantonne à son balcon au premier étage d'un vieil immeuble résidentiel.
- Cela fait plaisir de revoir de vrais amis, dit-elle.
- Vous ne savez pas à quel point, répondit Constance.
- Allez à la porte, fit-elle en quittant son balcon, je vais vous ouvrir.
Quelques instants plus tard, une ravissante tête blonde aux yeux clairs remplis de la vigueur de la jeunesse nous invite à entrer, ce que nous faisons sans hésiter. Une fois chez notre camarade, nous nous affaissons sur un confortable canapé, fourbus par notre marche nocturne à travers la ville. La jeune fille se présente alors :
- Je m'appelle Elodie Rabois. Et vous ?
- Nous sommes Célestin Monteaut et Constance Barto, répond mon aimée pour nous deux. Nous cherchons de l'aide.
- Quel genre d'aide désireraient les fondateurs des Enfants de la Raison ? demande Elodie avec humour.
Nous lui racontons alors l'essentiel de notre aventure, tout en gardant le secret sur les fondements de notre découverte, de notre recrutement à notre fuite jusqu'ici. La jeune fille saisit immédiatement l'importance de notre liberté face à l'OPI, et saisit immédiatement le combiné de son téléphone. Après avoir composé un numéro qu'elle semble connaître par cœur et attendu quelques secondes angoissantes, elle parle dans le combiné :
- Frank ? C'est Elodie. Ecoute, j'ai besoin que tu viennes tout de suite... je t'expliquerais plus tard... Merci... A tout de suite !
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Illuminati, chapitre 7
Date : 30 octobre
Avancement : terminé
Evangelion Children, chapitre 2.6
Date : inconnue
Avancement : 60%
(j'ai besoin d'un bon artwork pour illustrer celui-là, sinon je ne vais pas en dormir la nuit ^^)
Halo Destiny, chapitre 22
Date : inconnue
Avancement : 15%
(dernier chapitre de cette fanfic ; il sera très probablement un peu plus long que la moyenne, lui aussi)
