Partager l'article ! Les Enfants de la Raison, chapitre 29: 29. Dans l'œuf : Trois he ...

Nom : Comeau-Montasse
Prénom : Thibault
Âge: 24 ans
Job: technicien chez Assystem à Pierrelatte (en cours de formation)
Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice
Passions: musique, jeux vidéos, warhammer, et bien sûr, écriture
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29. Dans l'œuf :
Trois heures moins cinq du matin, et je n'arrive toujours pas à dormir. Peut-être que je deviens insomniaque avec le stress, qui sait ? Constance dort comme un ange à mes côtés, mais je n'arrive pas à trouver le sommeil, je ne sais pas pourquoi. Mes paupières sont lourdes, mes pensées sont lasses, mais rien ne vient. Dormir n'est pas un acte totalement volontaire, et peu de personnes maîtrisent l'art de s'endormir à volonté. D'autres arrivent même à programmer leur horloge interne pour ne faire qu'un court somme pré-programmé. Mais je ne suis ni l'un ni l'autre, simple individu face à la réalité du rêve qui ne veut pas venir, comme un enfant difficile qu'on essaye d'appâter avec une friandise.
Dans ces cas-là, je sais que sortir faire un tour pour se fatiguer un peu plus est une très bonne solution. Je repousse alors les draps doucement pour ne pas réveiller Constance, et quitte la chambrette sans bruit. Enfilant le strict nécessaire pour survivre au froid extérieur, je me dirige vers la porte d'entrée. Le ciel est complètement dégagé ce soir, laissant apparaître les divines étoiles vers lesquels nous espérons tous aller un jour, et la pleine Lune dévoile toute sa beauté froide et lointaine. Toutes ces lumières naturelles éclairent la campagne presque aussi bien qu'en plein jour... et me permet de voir parfaitement les dix silhouettes humaines qui descendent le chemin de terre pour se diriger vers notre refuge.
Soudain, c'est comme si mon rythme de vie avait doublé, tout comme la vitesse de mes pensées qui fusent dans tous les sens. Ces types pourraient être n'importe qui : des habitants du coins, des promeneurs qui se sont perdus, ou bien... ou bien... des fédéraux venus nous chercher. Vite ! Prévenir tout le monde. Je me précipite vers la chambre de nos hôtes, et allume la lumière :
- Pauline ! Lucien ! Levez-vous on a de la visite !
- Quoi ? Fait l'homme en n'ayant pas encore compris.
- Je ne pense pas que vous attendez de la visite de dix bonhommes à trois heures du matin. Y a-t-il un moyen de fuir sans se faire remarquer ?
- Par cette lune ? s'exclame Pauline. Vous serez aussi visibles que des corbeaux dans la neige. On va vous cacher dans la cave.
- Soit un peu réaliste, chérie ! Ils savent qu'ils sont là, alors ils n'hésiteront pas à fouiller n'importe quel recoin de cette maison, et tu sais très bien que ce sera vite fait. Va plutôt réveiller Constance et mets-la à l'abri. Toi Célestin, suis-moi !
Lucien me conduit alors jusqu'à la cave à vin, une vaste salle voûtée où repose tranquillement une demi-douzaine de fûts bien rangés. Il en écarte un aussi facilement que s'il était vide, ce qui doit certainement être le cas, pour laisser apparaître un petit renfoncement dans le mur, juste assez grand pour faire tenir les quatre vieux fusils, la caisse de grenades allemandes et le Panzerfaust qui s'y trouvent, laissant peu de doute sur leur origine de cette période troublée du début du vingtième siècle. Lucien me tend un fusil et une boite de cartouche en disant :
- Tu sais t'en servir.
- Je n'étais pas mauvais à la fête foraine, fais-je en le prenant. Mais ils sont dix, et ils doivent être des pros.
- Mais ils ne connaissent pas ma maison, réplique l'homme.
Je commence alors à charger mon arme, regrettant déjà le moment où je vais la décharger. Et alors que je finis d'introduire la dernière balle, une main saisit le fusil et j'entends la voix de Constance qui me dit :
- Merci de me l'avoir chargé, Célestin.
- Constance, qu'est-ce que tu fais ? C'est dangereux !
- Justement, je n'ai pas envie que tu cours ce danger seul. Et si nous devons avoir des morts sur la conscience, autant se les partager... si nous survivons.
- Tu sauras l'utiliser, au moins ?
- Mon père a cru que le tir à la carabine permettrait de me détendre. En quatre ans, j'ai suffisamment appris pour bien m'en sortir.
J'ai du mal à imaginer Constance en train de porter une arme, et même prête à tuer. Qu'est-elle en train de penser en ce moment ? Mieux vaut prendre la vie de quelques-uns pour sauver la vie de beaucoup plus nombreux ? Ou bien faut-il tuer pour survivre ? Ces types sont sûrement des pros, donc nous n'avons pas beaucoup de chances, mais ce sont aussi certainement d'anciens militaires officiellement morts au combat il y a des années, comme tous les commandos de la mort envoyés par les fédéraux. Si ça avait été l'armée régulière, ils seraient venus avec tout leur arsenal, et pas à dix seulement. Donc si nous les tuons, cela ne pourra pas être considéré comme un meurtre. Ensuite, il ne reste plus que le côté moral de l'acte.
Mais ce n'est pas le moment de se poser des questions sur ce qui est bon et mauvais. Nous devons survivre libres pour que la Raison triomphe, et ces types veulent nous en empêcher. Les questionnements viendront plus tard.
- Vous êtes prêts, fait Lucien.
- OK !
- Alors suivez-moi !
Il nous mène jusqu'au grenier et nous désigne les ouvertures plus proches des meurtrières que des fenêtres usuelles, de parfaits postes de tirs. Je me place pour faire face au chemin, et j'aperçois de nouveau nos invités inattendus. Ils avancent d'un pas sûr, et sont en train d'équiper leurs pistolets de silencieux, finissant de se classer dans la catégorie « ennemis » de notre liste.
- Prenez-en un chacun, ordonne Lucien, et tirez lorsqu'ils seront plus prêts de la maison que de tout autre couvert.
Lentement, nous nous exécutons, épaulant nos fusils sans les faire dépasser des meurtrières pour ne pas alerter nos cibles. Puis, nous attendons le moment fatidique. Nos ennemis avancent lentement, trop sûrs d'eux pour se douter de ce qui les attend. Par contre, ils portent des lunettes de vision nocturne, chose qui ne risque pas de nous aider, à moins que... à moins que nous n'en profitions. Progressivement, ils arrivent vers la maison.
Trois coups de feux retentissent, et trois silhouettes s'effondrent sur les pavés de la cour extérieure. Les autres réagissent trop vite pour nous laisser tirer à nouveau, et se précipitent vers la porte d'entrée. De mon poste je ne les vois pas, mais je peux savoir aux bruits d'épaules frappant le bois qu'ils ont des problèmes pour l'ouvrir. Lucien en profite pour jeter une grenade, n'ayant pas oublié d'attendre suffisamment longtemps après l'avoir dégoupillée pour qu'elle explose au moment de tomber sur le sol. J'espère que cela aura suffi.
- J'en ai un qui fait le tour de la maison par la droite, annonce Constance en tirant. Merde ! Je l'ai raté !
- Il y en a certainement un deuxième de l'autre côté, fais-je.
- La porte de derrière n'est pas aussi solide, remarque Lucien. Mais nous pouvons y être avant eux. Venez !
Nous le suivons alors à travers la maison plongée dans les ténèbres, pour se retrouver dans un long couloir finissant sur une petite porte ordinaire, fermée par un simple verrou.
- Il nous faut un avantage, remarque Constance, sinon l'un de nous risque d'y rester.
- Leurs flingues sont nettement moins précis que nos fusils, dis-je, surtout avec des silencieux, mais cela ne fera pas beaucoup de différence dans ce couloir. On doit les aveugler. Avec leurs lunettes de vision nocturne, il suffirait de pas grand chose...
- Ils ont coupé l'électricité, annonce Lucien.
- A quoi tu vois cela ?
- L'alarme ne s'est pas déclenchée lorsqu'ils ont essayé d'enfoncer la porte.
Soudain, la porte se met à trembler, et le temps commence à nous manquer. Vite ! Une idée ! Quelque chose ! La porte vibre une deuxième fois, puis une troisième, mais je ne trouve aucune solution, juste m'en remettre à la chance. Et alors que l'entrée s'ouvre brusquement pour laisser apparaître deux hommes en noirs, mes espoirs faiblissent, tout comme ma volonté.
Mais nos ennemis n'avancent pas, et hurlent de douleur en se mettant les mains devant les yeux, lâchant même leurs armes dans l'action. Je me retourne pour tenter de comprendre, et vois Constance qui braque une petite sa lampe à UV sur les intrus. Normalement, ce gadget très utile sert à identifier les faux-billets, mais l'inventivité de ma chère a offert à cet objet l'occasion de nous sauver la vie.
Nos agresseurs se tordent de douleur sur le sol, ne représentant plus aucune menace. Nous avançons alors vers eux et récupérons leurs armes et leur équipement, avant de les ligoter vigoureusement avec une corde que Lucien est allé chercher. Bien sûr, ils ne portent aucun papier sur eux, rien qui ne puisse les identifier, et le bout de leurs doigts sont ripés pour éviter les empreintes digitales, signe caractéristique des faux-morts de l'armée américaine. Par contre, ils possèdent des fiches de description de Constance et de moi, et un sacré paquet d'argent en monnaie européenne pour les dépenses superflues... à moins que cela ne soit un payement partiel à l'avance de ces mercenaires.
- Ils le paieront, lâche Constance.
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Illuminati, chapitre 7
Date : 30 octobre
Avancement : terminé
Evangelion Children, chapitre 2.6
Date : inconnue
Avancement : 60%
(j'ai besoin d'un bon artwork pour illustrer celui-là, sinon je ne vais pas en dormir la nuit ^^)
Halo Destiny, chapitre 22
Date : inconnue
Avancement : 15%
(dernier chapitre de cette fanfic ; il sera très probablement un peu plus long que la moyenne, lui aussi)
