Partager l'article ! ILLUMIATI, chapitre 11: CHAPITRE ONZE : L'ŒIL DE LA RUSE Le ...

Nom : Comeau-Montasse
Prénom : Thibault
Âge: 24 ans
Job: technicien chez Assystem à Pierrelatte (en cours de formation)
Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice
Passions: musique, jeux vidéos, warhammer, et bien sûr, écriture
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Le hangar était bien chauffé, et nous pouvions enfin retirer nos combinaisons thermogènes pour mettre quelque chose de plus approprié. Fidge, Eric et moi-même avions emporté avec nous nos uniformes respectifs et nos équipements de combat personnels. Je me sentis beaucoup plus rassuré lorsque j'enfilai les Serres d'Eridios et vérifiai leur fonctionnement. J'avais amené également le pistolet bolter que m'avait confié Illios le jour où il m'a recueilli, ainsi qu'un couple de grenades à fragmentation qui pourraient s'avérer utiles dans un tel endroit. Fidge portait toujours ses deux longs sabres à lame courbe et son pistolet, mais avait également songé à emporter un fusil-mitrailleur pour une éventuelle fusillade prolongée. Eric, lui, n'était équipé que de son fusil sniper personnalisé et d'un pistolet laser qui, pour lui, était plus un équipement de secours qu'une véritable arme.
Au milieu du hangar, parmi les véhicules de chantier et les transporteurs blindés spécialement conçu pour cette planète, se trouvait une large écoutille hermétique semblant mener vers le complexe souterrain. Rayne l'ouvrit pour découvrir une échelle qui descendait sur quelques mètres pour atteindre une sorte de couloir de maintenance en dessous. Passant tête la première à travers l'écoutille, elle descendit une partie de l'échelle et vérifia discrètement qu'aucun ennemi ou système de sécurité automatisé ne nous attendait en bas. Puis, avec une souplesse incroyable, elle lâcha prise et chuta de deux mètres pour se réceptionner sur ses mains contre le sol grillagé, avant de pousser sur ses bras comme sur deux ressorts pour se remettre debout d'un bond en arrière, tout en ayant pris en main ses deux pistolets lasers afin de viser les deux extrémités du couloir. A la vue de cet enchaînement d'actions parfaitement exécuté, Rayne me fit brusquement bien plus peur qu'auparavant.
Fidge passa juste derrière son épouse, se laissant durement tomber sur ses solides jambes pour épauler son fusil mitrailleur. Ne pouvant me permettre de telles acrobaties de par mon manque d'entraînement, je préférai largement descendre l'échelle jusqu'au bout, puis laisser Eric nous rejoindre. Le couloir de maintenance était très bien entretenu, presque trop bien, et se terminait de chaque côté par une lourde porte de métal verrouillée électroniquement. Pendant un instant, j'eu l'impression que nous étions tombés dans un piège. Puis Rayne se tourna vers moi et demanda :
- Alors, inquisiteur ? De quel côté voulez-vous qu'on aille ?
Cette femme avait un don pour me déstabiliser. Sans penser à la façon dont elle allait nous ouvrir le passage, je réfléchi à la configuration globale que pouvait avoir ce souterrain. Si l'on admettait qu'il était connecté à chacun des bâtiments de surface, alors son centre devait se trouver derrière la porte de gauche. Du doigt, je désignai l'accès fermé et répondis :
- Par là.
Aussitôt, Rayne s'avança vers la porte et l'examina longuement avant de sortir un petit outil qui lui permit de retirer les verrous de sécurité protégeant le dispositif électrique d'ouverture, qui était dissimulé dans le mur. D'un œil expert, elle analysa l'enchevêtrement de câbles et de circuits imprimés, puis coupa deux fils apparemment anodins et provoqua un court-circuit qui ouvrit la porte.
Celle-ci menait à une petite passerelle surplombant un vaste laboratoire rempli de machines et d'appareils d'usage scientifique, certains ayant probablement été volé à l'Adeptus Mechanicus ou à l'Inquisition. Des dizaines d'hommes étaient affairés à examiner divers objets que je ne pouvais voir clairement d'ici, aussi j'ordonnai à Eric d'épauler son fusil à lunette et d'observa plusieurs de ces sujets d'études. Alors qu'il balayait le laboratoire du regard, je vis la peau de son visage blanchir et sa bouche s'ouvrir en une expression de terreur horrible. Ses mains se crispèrent sur la poignée et le canon de son arme, et pour la première fois, je vis Eric trembler. D'un geste brusque, je dirigeai d'une main son fusil et sa lunette grossissante contre le mur, tandis que de l'autre je saisissais son visage pour le ramener dans le couloir et l'obliger à me regarder dans les yeux :
- Eric ! Eric calme-toi ! C'est fini.
Le jeune soldat mit un long moment à retrouver son calme. Et lorsque son regard reprit l'assurance qui était habituellement la sienne, ce fut comme s'il ne comprenait pas pourquoi il avait réagi ainsi. Il commença par balbutier quelques mots incompréhensibles, mais je compris rapidement ce qu'il avait pu voir :
- Tu as contempler les marques du chaos. Une personne non expérimentée ne peut les regarder trop longtemps sans être corrompu ou terrorisé. Je suis heureux que tu ai plutôt réagi ainsi.
- M... merci Asphar.
Soudain, je me tournai vers le couple Klaw :
- Avez-vous déjà été au contact d'artéfacts chaotiques ou de puissants serviteurs des dieux sombres ?
- Oui, répondit Rayne sans hésitation. Et je répond de Fidge comme de moi-même. Ces choses n'auront aucune prise sur nous.
D'un certain côté, il était peu probable que deux chasseurs de primes aussi expérimentés n'aient jamais affronté de cultes du chaos. Mais la réponse de Rayne me laissait perplexe. Personne parmi les simples citoyens et soldats de l'Imperium n'était à l'abris de la corruption et de la terreur que portait le pouvoir des Puissances de la Ruine. Seules les protections psychiques ou l'endoctrinement solide donné aux membres de l'Inquisition pouvaient donner la résistance nécessaire à ce Mal. Peut-être que Rayne péchait par présomption, mais je ne pouvais oublier qu'elle avait le double de mon âge, même si elle n'en avait pas l'air. Elle savait de quoi elle parlait, et cela me troublait profondément.
Soudain, sans la prévenir, je voulu lui saisir la main gauche d'un geste rapide. Mais elle réagit bien trop vite, ce qui confirma mes soupçons. D'une voix forte, je lui ordonnai subitement :
- Rayne, donnez-moi votre main immédiatement !
Bien sûr, elle me présenta la droite, mais je lui montrai clairement que je voulai l'autre. Lentement, elle tourna la tête vers Fidge, qui affichait une mine grave. Avec résolution, il lui fit signe d'obtempérer, ce qu'elle fit bien à contre-cœur. Lorsqu'elle me donna sa main gauche, j'ôtai le gant de cuir noir qui la recouvrait et trouvai ce que je cherchais : le tatouage d'un œil à l'intérieur d'un C, situé entre le majeur et l'annulaire.
- L'œil rusé de la Callidus, lâchai-je avec contemplation. Alors vous êtes vraiment un assassin...
Le silence s'installa aussitôt, personne n'osant prononcer un seul mot. Même Eric préférai attendre la suite des évènements, ne voulant surtout pas attirer l'attention sur lui. Les Callidus était parmi les instruments les plus subtiles de l'Officio Assassinorum, des agents quasi indétectables formés dès le plus jeune âge dans le but de tromper les ennemis de l'Imperium. Ces assassins étaient presque tous des femmes, car leur physionomie les prédisposait à employer la polymorphine, cette formidable substance permettant de modifier à volonté l'apparence de leur corps et prendre ainsi l'apparence de ceux qu'elles assassinait. Les Callidus n'étaient connues que par les membres de l'Inquisition et les plus hauts membres des autres institutions de l'Imperium, et la seule chose qui permettait de les identifier était ce tatouage.
- Depuis combien de temps avez-vous déserté l'Officio Assassinorum ? lui demandai-je d'un ton inquisitorial.
- Cinquante et une années standards, répondit-elle.
- C'est à ce moment là que vous avez quitté les forces militaires jalviennes, continuai-je en me tournant vers Fidge. Et ensuite vous êtes devenus chasseurs de primes. Que s'est-il passé ?
Il suffisait d'observer leurs visages pour comprendre que c'était un souvenir très pénible pour eux deux. Patiemment, j'attendis qu'une réponse me soit donnée, et ce fut Fidge qui me la donna :
- C'était sur ma planète natale, Jalvia. Nous avions proclamé notre indépendance, en pensant pouvoir protéger nous-même notre monde, et l'Imperium a réagit par la force. Rayne a été envoyée pour infiltrer notre état-major mais... cela s'est très mal passé. Des millions de soldats sont morts dans les deux camps, jusqu'à ce que nous apprenions que nos dirigeants avaient été corrompus. Rayne et moi, nous nous sommes rencontrés au milieu des ruines et du champ de bataille couvert de cadavres, vidés de notre confiance en l'Humanité.
- Et c'est pourquoi vous avez souhaité disparaître, compris-je. Vous vouliez recommencer une vie ailleurs.
Fidge acquiesça de la tête, le regard figé dans une expression d'humilité sincère, mais dans laquelle je ne lisais pas le moindre regret. Rayne, quant à elle, s'était adossée contre l'un des murs du couloir, ses yeux fixant cette partie de son passé qu'elle ne pouvait oublier. Alors que je la regardais, je pensai à ce que cela signifiait réellement que de faire partie des assassins, que d'être entraîné à tuer dès son plus jeune âge et d'être dévoué en toute chose au seul Imperium de l'Humanité. Et soudain, d'une voix qui m'étonna moi-même par son émotion et sa sincérité, je déclara :
- Je vous comprends. Et sur mon honneur, je vous jure de ne jamais révéler votre secret à qui que ce soit.
Rayne me fixa alors droit dans les yeux, comme si elle voulais s'assurer que je ne mentais pas. Aussi tranquillement qu'une feuille portée par la brise, je la laissai lire en moi, et voir l'honnêteté de mes paroles. Et soudain, elle sourit, aussi intensément qu'un enfant émerveillé par la magie incompréhensible du monde qui l'entourait. Fidge se détendit lui aussi, et se permit de poser une main sur mon épaule dans un geste de camaraderie en lâchant :
- Je savais bien que t'étais un bon gars, Asphar. Merci.
Pour la première fois depuis que je l'avais rencontré, je me senti proche du couple Klaw, presque intimement lié à eux. Franck et Eric avait déjà partagé beaucoup de leurs souvenirs avec moi avant que nous ne rencontrions les chasseurs de prime, et ils étaient alors pour moi comme des compagnons d'aventure que je connaissais depuis des années. Maintenant, il en était un peu de même pour Fidge et Rayne. Je ne souhaitais pas connaître leur histoire dans les détails, car ce qu'ils m'avaient confié était bien suffisant pour que je comprenne par quoi ils étaient passés. Je tendis alors une main amicale à Rayne et l'aida à se relever. Lorsqu'elle fut debout, elle me prit dans ses bras et me serra contre elle avec affection, ce qui me remit soudainement mal à l'aise. Et alors qu'elle se trouvait là, sa tête au creux de mon épaule, je l'entendit pleurer doucement de joie.
- Ne vous inquiétez plus à propos de cela, leur dis-je à tous deux. Vous êtes mes amis désormais.
- Ben... et moi ? s'exclama Eric d'un air moqueur.
Je n'eut pas besoin de lui répondre, car je savais qu'il voulait plaisanter pour remettre un peu de bonne humeur. Et cela fonctionna, puisque les Klaw éclatèrent de rire, désormais libérés du fardeau de leur secret. Délicatement, Rayne se sépara de moi et retourna vers son époux, qui l'accueillit dans ses bras.
- Bon, fis-je pour passer à autre chose. Et maintenant si on pouvait continuer notre mission ?
Illuminati, chapitre 7
Date : 30 octobre
Avancement : terminé
Evangelion Children, chapitre 2.6
Date : inconnue
Avancement : 60%
(j'ai besoin d'un bon artwork pour illustrer celui-là, sinon je ne vais pas en dormir la nuit ^^)
Halo Destiny, chapitre 22
Date : inconnue
Avancement : 15%
(dernier chapitre de cette fanfic ; il sera très probablement un peu plus long que la moyenne, lui aussi)
