Profil de Jack-115

Hughel 2


Nom : Comeau-Montasse

 

Prénom : Thibault

 

Âge: 25 ans

 

Job: préparateur documentaire à la centrale nucléaire du Tricastin (prestataire pour EDF)

 

Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice

 

Passions: musique, jeux vidéos, jeux de rôle, lecture et, bien sûr, écriture 

 


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Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /Avr /2006 09:32

CHAPITRE QUATRE

 

1153 heures, 15 décembre 2525 (Calendrier militaire). Abris 211, complexe souterrain de Tulsa, système Fedarix.

-         Adjudant ! fit Kelly. Ils arrivent! Ils sont là!

-         OK. Je veux connaître leur nombre, leur position et direction.

-    On devrait recevoir les données des satellites espion… maintenant.

            L’écran de contrôle composant l’un des murs de l’abris s’illumina d’une carte spatiale, et de nombreux triangles rouges apparurent un à un. Au début, ils n’étaient qu’une dizaine, mais les satellites en dénombrait d’autres chaque seconde. Leur nombre ne cessa d’augmenter pendant un long moment, et John espérait à chaque nouveau triangle qu’il soit le dernier. Lorsque cela s’arrêta enfin, Kelly fit un résumé :

            -   Nous avons quarante-trois vaisseaux ennemis à quatre-mille mètres au-dessus de nous. Il y a parmi eux douze cibles potentielles pour notre mission.

            -     Pourquoi est-ce qu’ils ne bougent pas ? demanda John.

            -    Peut-être qu’ils sont en train de scanner la planète, pour vérifier la transmission qu’ils ont interceptée.

            -     Espérons que nous les avons bien bernés.

            Les minutes qui suivirent furent parmi les plus angoissantes des spartans. Les covenants pouvaient très bien se contenter de vitrifier la planète sans perdre de temps. Mais leur immobilité traduisait leur curiosité, et ils finirent par se diriger à vitesse réduite vers la surface. Les satellites espions calculèrent leur trajectoire en une fraction de secondes, et une carte globale de la surface de Tulsa remplaça la carte spatiale. Des croix rouges étaient visibles à une quarantaine d’endroits, dont une douzaine clignotaient d’une lumière intense.

-   OK, fit John. Nous avons deux cibles potentielles à notre portée. L’une se dirige vers la ville de Permia, située à cent-trente-trois kilomètres au Nord-Est d’ici. Et l’autre…

            John vérifia les données de la cartes, croyant qu’il se trompait. Mais ce n’était pas le cas. Il avait bien vu : le deuxième vaisseau allait vers un canyon désert situé au beau milieu d’un cercle de montagnes, à cent lieux de toute installation humaine.

            -   Qu’est-ce qu’ils vont foutre là-bas ? se demanda l’adjudant, ahuri.

            -  C’est vrai que c’est bizarre, l’appuya Kelly. En plus, ils ont également déployé quatre frégates à cet endroit.

            -  Cette cible est trop dangereuse à atteindre avec ces autres vaisseaux. L’autre croiseur n’a pas d’escorte, et la ville nous offrira un bon couvert d’où frapper. On y va !

 

 

            Le capitaine Haric était anxieux. Les covenants étaient finalement arrivés, mais la flotte ne pouvait pas encore attaquer, pas avant que les spartans n’aient investi leur cible. D’après les relevés des satellites espion, il y avait plus de quarante vaisseaux ennemis qui fonçaient vers la surface de Tulsa. Leur disposition n’était pas la même que lorsqu’ils avaient vitrifié Chi Ceti 4, cette action nécessitant une répartition parfaitement homogène de leurs croiseurs de combats.

            Les covenants étaient donc tombés dans le piège, et la mission avait une chance de réussir. Dans une vingtaine de minutes, les vaisseaux ennemis seront à la surface. Et là, Dieu seul sait ce qu’auront à affronter les troupes terrestres de contre-offensive.

            Yan Haric, en tant qu’agent du SRN, avait eut accès aux documents vidéos enregistrés par les spartans lors de leur excursion à bord du vaisseau ennemi qu’ils avaient détruit. Les créatures qu’ils avaient affrontées n’avaient pourtant pas réconforté les spécialistes, qui affirmaient qu’elles ne pouvaient pas être les constructeurs de tant de technologie. De plus, leur langage étrange à base de piaillements d’oiseaux que les linguistes tentaient d’analyser n’était pas très évolué. Le fait que ces espèces de vautour qu’un humain normal dépassait de deux têtes soient ceux qui les avaient maintenus en échec si longtemps était impensable. Les huiles du SRN avaient donc conclu qu’il existait peut-être des variantes de cette race, avec des castes combattantes et d’autres scientifiques. En tout cas, après cette journée, le CSNU allait enfin être fixé sur la nature véritable de leurs ennemis… s’ils s’en sortaient vivants.

            -   Capitaine, fit le lieutenant Jerif depuis le poste des communications. Je reçois un message de FLEETCOM adressé à l’ensemble de la flotte. Ils veulent que nous commencions à nous mettre en route vers Tulsa à vitesse réduite.

            -     Une décision que j’attendais, lieutenant. Au moins, je constate que les amiraux ont bon sens. Lieutenant Hancred ! Poussez les moteurs à vingt-cinq pour cent de leur puissance. Prenez une trajectoire à Huit-Zéro-Cinq.

            -     A vos ordres ! répliqua le responsable de la navigation.

            -     Alors ça y est. On y va…

  


 


            Le train souterrain traversait les tunnels à tombeau ouvert, fonçant vers la ville de Permia, avec à son bord les trente spartans, accompagnés d’une compagnie de marines, ainsi qu’une vingtaine de TCAO. A l’intérieur, les hommes effectuaient les dernières vérifications de leur équipement, tandis que certains attendaient patiemment le moment de l’action. John remarqua Fred assis sur un siège qui avait peine à supporter les cinq cent kilos de son armure, en train de faire tourner son couteau entre les doigts. Fred avait toujours adoré le combat rapproché, là où il sentait réellement ses capacités physiques et celles de ses adversaires, et son couteau de combat était devenu son équipement favori, dont il ne se séparait jamais. Il le fit tourner en équilibre sur l’un de ses doigts avant de le projeter dans les airs avec un mouvement en spirale, pour finalement le rattraper au niveau de la garde et de le ranger dans son fourreau qu’il portait à la poitrine. Pendant toute l’action, son regard était resté imperturbable, mais lorsqu’il aperçut l’adjudant qui l’observait, il laissa s’échapper un peu de surprise de ses yeux.

            -   Alors, fit John. T’as l’intention de trancher autre chose que de l’humain ?

            -   Plus que jamais, John. Je me demande bien de quelle couleur est le sang de ces salopards.

            -   Je pense que tu auras suffisamment d’occasions pour satisfaire ta curiosité.

            -   Arrivée dans trois minutes ! annonça la voix prés-enregistrée dans l’ordinateur qui conduisait le train.

            -   Kelly ! fit l’adjudant. Où en est notre cible?

            -   Atterrissage dans six minutes !

-         Tout le monde en état d’alerte 

            Immédiatement, les spartans abandonnèrent leurs contrôles d’équipement, et se placèrent accroupi sous les fenêtres de la rame, tenant fermement leurs armes. John voyait qu’ils étaient prêts à en découdre. Tous voulaient leur vengeance, leur heure de victoire. Leur conviction était aussi solide que leurs armures, et leur haine aussi mortelle que leurs lames. Ils iraient jusqu’en enfer pour vaincre, tout comme John, et c’était certainement vers l’enfer qu’ils se dirigeaient.

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LA SUITE

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SOMMAIRE

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rei.jpgEt Rei sera toujours là ^^

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