Partager l'article ! Revanche à Tulsa, chapitre 12: CHAPITRE DOUZE 1428 heures, 15 décembre 2525 (Calendrier militaire). Croiseur de comb ...

Nom : Comeau-Montasse
Prénom : Thibault
Âge: 25 ans
Job: préparateur documentaire à la centrale nucléaire du Tricastin (prestataire pour EDF)
Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice
Passions: musique, jeux vidéos, jeux de rôle, lecture et, bien sûr, écriture
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CHAPITRE DOUZE
1428 heures, 15 décembre 2525 (Calendrier militaire). Croiseur de combat covenant inconnu, Système Fedarix.
- Accrochez-vous ! hurla John.
Les spartans s’agrippèrent à tout ce qu’ils trouvèrent pour éviter de tomber à la renverse alors que le vaisseau tout entier vibrait comme sous l’effet d’un tremblement de terre.
- On nous a tiré dessus ? demanda l’adjudant aux spartans postés devant les commandes du croiseur.
- Négatif, chef. Le bouclier n’a pas été touché. L’explosion semble être partie de la section des machineries.
- Un sabotage ?
- Peut-être un système de sécurité covenant, ou un système d’autodestruction partiel que l’équipage aurait activé.
- Quels sont les dommages ?
Cette question était plus une formalité qu’une véritable demande, car il était facile de voir que la situation du croiseur était critique : tous les écrans de contrôles avait abandonné leur tente violette pour un rouge vif et les symboles covenants clignotaient énergiquement pendant qu’un signal d’alarme sonore couvrait le bruit du tremblement qui faiblissait peu à peu.
- Il semble que toute la section motrice du croiseur est gravement endommagée. Nous n’avons plus aucune propulsion.
L’adjudant avait du mal à admettre de telles nouvelles. Les spartans n’avaient encore jamais échoué à une mission, et pourtant ils n’avaient désormais aucun moyen de mener celle-ci à bien. Sans aucune propulsion, ils ne pouvaient plus faire évacuer le vaisseau, et un bâtiment de cette taille ne pouvait pas être remorqué, sauf par une station de réparation spatiale, mais l’amirauté n’avait pas jugé nécessaire d’en faire acheminer une dans le système. Et tenter de réparer les dommages n’était même pas envisageable, vu la complexité de la technologie covenant qui était d’ailleurs la raison de cette mission. John eut le plus grand mal du monde à donner ses ordres :
- On évacue le vaisseau. Que tout le monde rejoigne les docks.
Puis il activa sa liaison COM et se brancha sur la fréquence générale :
- FLEETCOM ! Ici groupe d’abordage ! Objectif secondaire impossible à accomplir ! Les machineries du croiseur ont été sabotés et nous n’avons plus de propulsion ! Nous évacuons le vaisseau ! Demandons récupération immédiate !
- Bien compris, spartans. Nous envoyons des Pélicans vous récupérer au niveau des docks avant tribord du croiseur. FLEETCOM, Terminé.
Il ne fallut qu’une dizaine de minute à peine aux spartans pour faire en chemin inverse ce qu’ils avaient mis une heure à sécuriser. Le reste des troupes d’abordage arriva presque en même temps qu’eux aux hangars à navette covenant, bien qu’encombrés par les nombreux blessés accumulés le long des combats. Les Pélicans ne furent pas longs, et vinrent en force pour évacuer les soldats. Lorsqu’ils atterrirent, un lieutenant sortit de l’un d’eux et s’avança vers l’adjudant :
- Spartan-117 ! Voici votre taxi !
John avait l’habitude de suivre les ordres des officiers, mais il sentait bien que ce n’était pas qu’un simple ordre. Si ce lieutenant lui indiquait un Pélican particulier, cela signifiait qu’il y avait une bonne raison. Il suivit l’officier dans l’appareil avec la quelques-uns de ses spartans, et s’aperçut que l’engin était équipé des meilleurs brouilleurs actuels, ainsi que de plaque d’isolation. C’était en fait l’un des nombreux appareils de transport du SRN, utilisé par les personnalités les plus importantes de la Navy pour les trajets secrets.
Un homme était assis sur l’un des sièges. Malgré le fait qu’il porte un simple uniforme de marine, John s’aperçut tout de suite en voyant sa posture qu’il n’était pas qu’un simple soldat. Son regard était sombre, voir agressif. John cru même y voir de la haine. L’homme fumait une cigarette, ce qui était normalement interdit dans un appareil de ce type, et l’adjudant en déduisit que l’individu devait avoir un certain mépris envers le règlement. L’énorme balafre qui lui fendait le visage devait certainement être un maquillage ayant pour but que l’on ne puisse pas le reconnaître, ce qui signifiait qu’il devait avoir un haut grade militaire.
- Adjudant John-117, fit l’inconnu avec un plaisir ironique. Enfin nous nous rencontrons.
- Qui êtes-vous ? demanda John sans sourcilier.
- Mon identité n’est pas nécessaire à notre conversation.
Il fit un signe de main au TCAO qui était posté prêt de l’écoutille, et celui-ci ferma l’accès du Pélican devant les autres spartans. John se retrouva seul avec l’agent du SRN et le TCAO, une compagnie qui ne lui semblait que peu amicale.
- Je vous sais suffisamment intelligent, continua l’agent, pour ne pas tenter de me contredire, ni essayer de me cacher des informations. Je veux un rapport total de votre action sur le vaisseau, ainsi que la raison de votre lamentable échec.
- Notre section a abordé le vaisseau comme prévu, monsieur. Les covenants nous ont opposé une résistance féroce, ce qui a ralenti notre progression. Lorsque nous avons enfin atteint le pont de commandement du croiseur, il semblerait qu’un système d’autodestruction des moteurs s’est déclenché, rendant le bâtiment inutilisable. Voici la raison de notre évacuation.
Le visage de l’homme n’exprima aucune émotion en réponse. Il fit un rond de fumée traduisant son calme et son indifférence face à la défaite actuelle du CSNU.
- Quelles ont été les pertes subies durant l’opération ?
- Nous avons perdu la deuxième section de marines, ainsi qu’une vingtaine de troupes de choc.
- Aucun spartan mort ?
John eut presque un sursaut. C’était presque comme si l’homme souhaitait la mort de ses spartans. L’adjudant se retourna vers le TCAO, qui était toujours au garde-à-vous près de l’écoutille, son casque de combat cachant son visage. Ce soldat devait être un homme de confiance pour que l’agent l’autorise à assister à la conversation. Ou peut-être qu’il faisait parti d’un autre plan.
- Non, monsieur, répondit John. Ma section n’a subit aucune perte, ni aucun blessé.
L’agent n’arriva pas à empêcher une affreuse grimace de s’exprimer sur son visage. John sentit également un mouvement de la part du TCAO. Le spartan se rendit compte subitement qu’il avait oublié de regarder le matricule du soldat, normalement greffée sur son uniforme. Il se retourna une deuxième fois, et s’aperçut qu’il ne portait pas de plaque. Cet homme était donc membre d’une section fantôme, un groupe non recensé par l’administration de la Navy ou du CSNU. John aurait dut s’en douter.
- Bon, fit l’agent. Vous pouvez disposer, adjudant.
John se rendit compte que l’appareil n’avait pas encore décollé. Il se retourna une dernière fois vers le TCAO, qui ouvrit l’écoutille du Pélican, et sortit rejoindre ses hommes qui l’avaient attendu. Au passage, il remarqua que la plaque d’identification du soldat de choc était simplement cachée par un bout de tissu qu’il arracha avec l’agilité d’un félin.
- Caporal Allan Ledge, lut l’adjudant. Vous faisiez parti de l’escouade Ravage sur le croiseur. Maintenant je comprends un peu mieux tout ceci. C’est vous qui avez saboté l’opération.
- Et pourquoi j’aurais fait un truc pareil ? répliqua le TCAO sans broncher mais d’une voix des plus agressives.
- Je me souviens de vous, Allan.
Cette phrase n’avait aucune véracité. John n’avait aucun souvenir de ce visage brûlé par la haine, mais il avait une intuition, et il voulait la vérifier. Ses mots semblaient avoir porté ses fruits, car le soldat ne gardait plus son allure droite et militaire, mais était désormais sur la défensive, comme s’il craignait que l’adjudant ne l’attaque.
- Je n’aurais jamais fait ça. Pas même pour venger mes camarades, espèce de monstre.
- Messieurs, intervint calmement l’agent du SRN. Que pensez-vous de régler cela dehors ?
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Et Rei sera toujours là ^^