Partager l'article ! Revanche à Tulsa, chapitre 13: CHAPITRE TREIZE 1613 heures, 17 décembre 2525 (Calendrier militaire). Croiseur destro ...

Nom : Comeau-Montasse
Prénom : Thibault
Âge: 25 ans
Job: préparateur documentaire à la centrale nucléaire du Tricastin (prestataire pour EDF)
Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice
Passions: musique, jeux vidéos, jeux de rôle, lecture et, bien sûr, écriture
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CHAPITRE TREIZE
1613 heures, 17 décembre 2525 (Calendrier militaire). Croiseur destroyer Vengeur, Système Epsilon Eridani, planète Reach, station de défense spatiale Washington.
John contemplait la surface de Reach derrière la baie vitrée de la salle de plaisance. Tous les vaisseaux de la flotte ayant participé à la bataille de Tulsa étaient en orbite, la plupart accrochés aux stations de défense. Cette opération avait été au final une immense défaite. Aucun croiseur ennemi n’avait put être ramené aux chantiers navals de la planète, Tulsa avait été anéantie par les covenants et la flotte du CSNU amputée de nombreux bâtiments de guerres importants qui n’avaient réussi à éliminer que la moitié des vaisseaux ennemis.
Mais tout cela aurait put être évité s’il n’y avait pas eut ce sabotage. L’adjudant ne voyait pas qui au sein de l’état-major avait eut intérêt à ce que cette mission échoue, fut-ce au prix de milliers de vies. L’Humanité était au bord de l’extinction, et elle devait quand même subir des ennemis intérieurs en plus des covenants. John n’avait pas assez d’éléments pour deviner qui avait été son véritable ennemi, et encore moins pour porter une accusation devant le conseil de sécurité du CSNU. Dans quelques minutes, celui-ci allait le convoquer, et il devrait alors leur faire son rapport. Quelles sont les choses qu’il devait avouer ? Il n’avait jamais caché quoi que ce soit à un supérieur, et aujourd’hui il doutait de ce qu’il avait à dire.
- Adjudant ! l’appela un MP en pénétrant dans la salle de plaisance. Ils vous attendent.
John suivit le marine qui le mena à sa grande surprise jusqu’au hangar à navette de la station. L’air de décollage était totalement déserte en apparence, mais John surprit les silhouettes de plusieurs MP dissimulés dans les coins d’ombre de la salle. Le seul appareil amarré dans le hangar était une large navette de classe Shadow, dont le rôle habituel était l’espionnage grâce à son équipement furtif inégalé. Lorsque John pénétra dans l’appareil, il remarqua que tout l’équipement de surveillance et d’écoute qui se trouvait habituellement dans ce genre de navette avait été retiré. A la place se trouvait une longue table de conférence autour de laquelle était assis dans l’ombre une douzaine d’hommes et de femmes, ainsi qu’un large écran et un puissant projecteur qu’on avait dirigé vers l’entrée de l’appareil pour éblouir les arrivants afin qu’ils ne puissent identifier les personnes présentes.
Et effectivement, même avec sa vue améliorée, John ne put distinguer que les silhouettes de ses interrogateurs. Il se mit au garde-à-vous, mais personne ne lui renvoya son salut. La voix de l’un d’eux, probablement le grand homme qui se tenait en bout de table, commença la séance :
- Repos, adjudant.
John pris une pose plus détendue. Bien qu’il ne porte plus son armure depuis la fin de la mission, sa carrure imposante ne permettait aucun doute sur sa nature pour quelqu’un ayant connaissance du projet spartan. Le regard pointé vers le haut pour diminuer l’éblouissement du projecteur, il répliqua :
- Spartan 117 au rapport, messieurs.
- Nous avons déjà visionné les archives vidéos de votre mission durant l’opération Tulsa, adjudant, continua l’homme. Vous nous avez fourni une importante quantité d’information à étudier, mais nous désirions revenir sur plusieurs points de votre mission avec vous. Je vous rappel que vous pourriez passer en cour martiale si vous ne répondez pas en toute honnêteté à nos questions ou si vous omettez des détails importants.
John senti la tension monter en lui. La caméra embarquée de son armure avait probablement enregistré sa discussion avec l’agent du SRN, ce qui signifiait qu’il ne pouvait pas cacher ceci. Mais il ignorait encore comment il allait présenter cet entretient involontaire. Il se contenta de répondre :
- Je le sais, monsieur. Je répondrais au mieux de mes capacités.
- Lecture des scènes quinze à dix-huit, s’il vous plaît, demanda une voix de femme.
L’écran au fond du ventre de l’appareil s’alluma pour diffuser l’enregistrement que l’adjudant avait pris de l’ascenseur gravitationnel du croiseur covenant, ainsi que la foule de grognards qui se diffusait dans les rues de Permia. John reconnu en bas de l’image le numéro d’identification de la caméra de son armure. L’image se figea soudain, puis zooma sur l’ascenseur gravitationnel.
- Vous avez emprunté ce système pour pénétrer à l’intérieur votre cible, continua la voix de femme. Nous aimerions connaître votre avis sur la technologie qui le constitue.
- J’ai remarqué que mes spartans et moi étions plus rapidement transportés par ce rayon que le reste des troupes d’abordage. Je suppose donc qu’il s’agit d’un système de traction magnétique. Mais seule la moitié du rayon pouvait nous transporter jusqu’au vaisseau, l’autre moitié semblant nous cloué au sol car la gravité y était double.
- Serait-ce possible qu’il s’agisse de courants de convection électromagnétiques ? supposa un homme en s’adressant à la femme.
- Possible. Les covenants seraient donc capables de diriger les champs de forces magnétiques.
- Cela expliquerait comment ils guident leurs torpilles à plasma dans l’espace, ajouta une nouvelle voix.
- Nous en débattrons plus tard, conclu l’homme au bout de la table. Adjudant ! Nous aimerions que vous nous apportiez des renseignements sur un point étrange de votre mission. Lecture des scènes quatre-vingt douze à quatre-vingt quinze !
L’image du Pélican dans lequel John avait rencontré l’agent du SRN remplit soudain l’écran. A ce moment de la vidéo, l’adjudant était encore avec ses hommes dans les docks du croiseur covenant, et au moment où il entra dans le Pélican, l’image se remplit brusquement de parasites, ainsi que le son enregistré. On ne pouvait absolument rien distinguer, aussi bien sur l’écran que dans le chaos de friture qui s’échappait désormais des haut-parleurs.
- Arrêt ! ordonna l’homme. Adjudant, nous avons là six minutes trente-quatre de vidéo complètement inutilisable. Nous aimerions connaître la raison de cette défaillance momentanée de votre équipement, ainsi que ce qui s’est passé durant cette séquence.
John considéra la situation un instant. S’il leur disait la vérité, le croiraient-ils ? Et si l’agent qu’il avait rencontré était parmi eux, et que cette question soit un test ? Comprenant l’embarras dans lequel il se plongeait, le spartan expliqua :
- Ce Pélican était équipé de nombreux systèmes d’isolation et de furtivité. Apparemment, il disposait également d’un équipement de brouillage qui a rendu ma caméra aveugle et sourde durant le temps où je m’y suis trouvé. A l’intérieur se trouvait un homme qui a refusé de s’identifier. Il a exigé que je lui fasse mon rapport de mission, ainsi que je lui donne la liste des pertes subie durant l’opération par mon équipe, ce que j’ai fait.
- Pourquoi ?
- Il m’a semblé évident qu’un homme disposant d’un appareil de ce type ne pouvait être qu’un agent du SRN ou d’un haut grade, ayant tout pouvoir sur moi et sur mon équipe. Mais je voudrais porter votre attention sur un autre élément de cette scène : il y avait avec cet homme un TCAO, dont la plaque d’immatriculation était cachée mais que j’ai découverte. Il s’agissait du caporal Allan Ledge, membre de l’escouade Ravage qui faisait partie des troupes ayant abordé le croiseur avec mon équipe. Pour plusieurs raisons, je soupçonne ce soldat d’avoir saboté la mission en faisant exploser une bombe au niveau des moteurs du croiseur.
Tous les membres du conseil de sécurité s’agitèrent subitement et commencèrent à murmurer chacun de leur côté. Mais l’homme au bout de la table n’avait pas bronché, et il fit faire le silence avant de s’adresser à John :
- Saisissez-vous la portée de votre accusation, adjudant ?
- Oui monsieur, je comprends parfaitement. Mais vous m’avez vous-même demandé d’être pleinement honnête.
- Et quelles sont les raisons de cette accusation ?
- J’ai déjà rencontré cet homme il y a dix-sept ans sur le porte-vaisseaux Atlas. A la suite d’une dispute, et sous les ordres d’un sergent, j’ai engagé un combat à main nue contre lui et trois autres TCAO de sa section de l’époque. Ses coéquipiers n’ont malheureusement pas survécu à l’affrontement, et il s’en est sorti avec de nombreuses blessures graves qui ont put être soignées.
- Vous voulez dire que l’échec de votre mission serait dû à une vendetta personnelle de la part de ce soldat ?
- Non. Mais je crains que quelqu’un se soit servit de la volonté de vengeance du caporal pour ruiner l’effort de mes hommes et moi.
- Que je sache, intervint presque à mi-voix un autre homme, vous n’avez pas investi ce vaisseau tout seul.
- Colonel, intervint l’homme du début, veuillez garder votre calme. Adjudant ! Votre accusation a besoin de justifications.
- Monsieur, vous devez comprendre que le caporal Ledge ne pouvait pas accomplir ce sabotage sans une aide de haut rang. Il était formellement interdit d’amener des explosifs sur le vaisseau ennemi, ce qui signifie un soutient en équipement. De plus, pour placer les charges sans…
Soudain, l’écoutille d’entrée de l’appareil s’ouvrit derrière le spartan, et un homme entra. C’était un agent de la Navy, portant une feuille de papier. Il avança sans hésiter vers l’homme qui se tenait au bout de la table de réunion, et lui tendit le document en silence avant de sortir. Un long silence régna dans la pièce avant que l’homme relève les yeux vers le spartan pour annoncer :
- Adjudant, il semble que vos accusations soient sans fondement. J’ai ici la fiche du caporal Ledge. Sa présence durant l’opération Tulsa est impossible car il est mort.
John ne put réprimer un haut-le-cœur, ainsi qu’un regard de surprise non dissimulé.
- Mort ? répéta-t-il. Comment ? Quand ?
- Vous l’avez tué.
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Et Rei sera toujours là ^^