Profil de Jack-115

Hughel 2


Nom : Comeau-Montasse

 

Prénom : Thibault

 

Âge: 25 ans

 

Job: préparateur documentaire à la centrale nucléaire du Tricastin (prestataire pour EDF)

 

Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice

 

Passions: musique, jeux vidéos, jeux de rôle, lecture et, bien sûr, écriture 

 


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Samedi 23 décembre 2006 6 23 /12 /Déc /2006 21:19

CHAPITRE TROIS

 

0641 heures, 20 Octobre 2548 (Calendrier militaire)/ frégate de combat du CSNU Midsummer Night, en orbite au-dessus de Paris IV. 

            Le capitaine Jacob Keyes observa la bataille spatiale qui durait désormais depuis plus de quatorze heures à travers la baie vitrée de son vaisseau. La flotte qui escortait l’amiral Hood était parmi les plus puissantes du CSNU, et comportait de nombreux destroyers et bâtiments lourds. Les covenants, quant à eux, avait déployé beaucoup plus de vaisseaux qu’à leur habitude : il y avait là une cinquantaine de croiseur et une douzaine de destroyers. Cela faisait à peu près un rapport de 4 vaisseaux humains pour chaque vaisseau covenant.

            Le Midsummer Night avait été ajouté en dernière minute à la flotte de renfort envoyée depuis Reach, et le capitaine Keyes était le seul à savoir pourquoi. De toute façon, il n’y avait aucun besoin de mettre d’autres personnes dans la confidence, puisque les spartans étaient déjà prêts. L’ensemble du plan de bataille de la flotte avait été élaboré pour maximiser leurs espoirs de réussite, grâce à l’influence de l’ONI sur l’amirauté. En fait, la flotte de renfort avait été envoyée presque uniquement pour permettre aux spartans d’atteindre la surface de Paris IV.

      -  A quelle distance sommes-nous de notre point d’attaque ? demanda Keyes.

      - Trois mille cinq cent vingt-huit kilomètres, répondit le lieutenant Harrel. Nous l’atteindrons dans approximativement trente-six minutes.

            Bien sûr, si le Midsummer Night pouvait utiliser ses moteurs à pleine vitesse, ils pourraient s’y rendre en à peine neuf minutes. Mais ce n’était qu’une simple frégate, et elle ne pouvait pas quitter la protection du reste de la flotte, tout comme le reste des vaisseaux de sa catégorie. Ils devaient rester à la même vitesse que les plus gros bâtiments de guerres disponibles, c’est à dire les destroyers lourds, les portes-vaisseaux, et l’imposant vaisseau-amiral Lighting Sorrow, commandé par l’amiral Stanforth. Depuis que Lord Hood avait été capturé, c’était lui qui dirigeait les forces spatiales du CSNU.

            Au début, Keyes avait cru que l’amiral Stanforth ne souhaitait pas la réussite de cette mission de sauvetage, afin de prendre définitivement sa place. Mais ses soupçons s’étaient totalement dissipé lorsque l’amiral avait ordonné de sa propre initiative la mobilisation de dix croiseurs supplémentaires, et avait décider de diriger lui-même la mission. Mettre ainsi sa vie en jeu n’est jamais facile pour un commandant en chef. Les covenants ont capturé Lord Hood, et déjà le nouveau général est prêt à mourir pour le sauver. Le CSNU possède vraiment des généraux de valeur. Pas comme cette enflure d’Ackerson qui caresse l’amirauté dans le sens du poil pour qu’on donne des crédits à sa section… 

            La flotte d’escorte de l’amiral Hood combattait les covenant depuis déjà quatorze heures, mais l’ennemi semblait adopter une formation défensive plutôt que de chercher à anéantir la menace humaine. Leurs vaisseaux restaient en position géostationnaire au-dessus de la zone où était retenu Lord Hood, interdisait formellement le passage grâce à une disposition en larges cercles concentriques, leurs plus petits vaisseaux placés dans les cercles intérieurs. Ca va être coton de passer ça. Mais d’un autre côté, nous n’y sommes pas obligés. 

     -  Capitaine ! annonça le lieutenant Harrel. Nous sommes à moins de dix minutes du point d’attaque.

     -  Parfait ! Que tous les pilotes se préparent à partir !

     -  A vos ordres !

            Dans le hangars à navette de la frégate, tout comme sur les autres vaisseaux de la flotte de renfort, l’ensemble des navigateurs prirent place dans leurs appareils, qu’il s’agissent de simple chasseurs d’interception ou de lourds bombardiers. Mais par rapport à des escadrilles classiques, il n’y avait aucun appareil ne disposant pas de système permettant une entrée dans l’atmosphère. En effet, ces dispositifs coûtant relativement chers, ils étaient équipés sur seulement le quart des vaisseaux fabriqués. Le plan de l’amirauté nécessitait cependant que l’ensemble des appareils légers puissent attaquer autant dans l’espace qu’à la surface de la planète.

            Lorsqu’ils furent suffisamment près de la planète, les vaisseaux de renfort lâchèrent une énorme vague de chasseurs et de bombardiers qui foncèrent immédiatement vers la surface. Les innombrables appareils transpercèrent l’atmosphère comme une pluie de flèches, contournant le blocus covenant de plusieurs centaines de kilomètres avant de se diriger vers la montagne où était retenu l’amiral Hood.

            Les covenants avaient établi une puissante base fortifiée tout autour, avec assez de troupes pour prendre d’assaut un continent entier. Elles étaient truffées de tourelles de défenses dirigées par des grognards, d’un mur de défense haut de huit mètres, et d’énormes champs de mines avaient été placés à l’extérieur. Attaquer un tel endroit aurait été de la folie, mais le bombarder était tout autre chose.

            Dés l’instant où les bombardiers furent détectés par les senseurs du destroyer covenant, celui-ci lâcha un nombre incroyable de chasseurs Séraphins qui partirent à leur rencontre. Une bataille aérienne d’une terrible ampleur s’engagea alors, les appareils du CSNU s’efforçant de sauvegarder les précieux bombardiers. Même si les chasseurs covenants avaient la puissance et la résistance pour eux, ils n’étaient pas aussi agiles que leurs homologues humains qui avaient appris à utiliser cet avantage. Le combat était à peu près équilibrer entre les deux forces. 

            Les bombardiers humains réussirent finalement à effectuer un passage au-dessus de la partie Sud de la base circulaire. En ouvrant leurs soutes, ils libérèrent plusieurs milliers de bombes de divers types. Il y avait là des bombes à fragmentation classiques, des lance-mines à reconnaissance intelligente, des bombes incendiaires ou à gaz, et des bombes marteau-piqueur pour détruire les abris souterrains. Et au milieu de ces innombrables objets explosifs, il y avait quarante spartans qui fonçaient en chute libre vers leur objectif.

 

 

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