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Mardi 13 mars 2007
CHAPITRE QUINZE : L’ULTIME CONFRONTATION

 
      Dès l’instant où il avait vu Sagara, Naruto avait compris que ce n’était pas un adversaire à sous-estimer. De grande taille, très musclé et au regard imprégnés d’une détermination sans faille, tout en lui respirait la puissance. Son armure était d’un noir si total qu’il pouvait se fondre avec les ombres éparts du palais comme si elles l’avalaient.
       Le combat durait depuis maintenant plusieurs minutes durant lesquelles personne n’avait véritablement attaqué. Tandis que Sagara jouait avec son adversaire, Naruto prenait son temps pour évaluer les capacité de l’ennemi, et surtout celles de son armures. Bien que Sagara n’ait encore utilisé aucun équipement spécial, le ninja de Konoha avait déjà remarqué plusieurs similitudes entre cette armure et celles des trois mercenaires. Il est équipé du même dispositif de vol de Minara, et les câbles qui parcourent son armure doivent avoir la même fonction que ceux sur celle de Zankuro. S’il décide d’utiliser ce système pour augmenter sa vitesse, je vais avoir beaucoup de mal à m’en sortir. Il faut que je l’élimine rapidement…
        Naruto fouilla dans son sac d’équipement, et s’aperçut qu’il n’avait plus que trois kunais et sept shurikens. Il avait beaucoup utilisé ses armes de jet pour maintenir Sagara à distance pour mieux l’examiner, et il comprit que le temps était venu de passer à l’action. Malheureusement, vu qu’ils ne l’avaient pas affronté lors de la précédente attaque, Shikamaru n’avait pas put élaborer de stratégie. Je vais devoir me démerder tout seul. J’espère juste que je n’aurais pas à utiliser Kyubi...
       Comme à son habitude, Naruto fonça droit sur son adversaire. Au beau milieu de sa courser, il créa cinq clones qui attaquèrent tous en même temps, chacun d’une façon différente. Tous les coups touchèrent au but un peu partout sur l’armure, mais Sagara ne broncha pas. Un sourire d’amusement apparut sur son visage, et une longue seconde s’écoula avant qu’il ne réponde : agrippant un clone par le bras, il le fit tournoyer dans les airs pour frapper les autres, qui volèrent au loin pour disparaître aussitôt, tous.
      Naruto était déjà derrière lui, le poing en avant. Une fois encore, Sagara ne chercha pas à esquiver, mais cette fois-ci, le coup l’atteignit en pleine figure, et il tituba légèrement en arrière. Tandis qu’il essuyait le sang qui coulait de sa lèvre inférieure, son regard devint subitement furieux.
            - Tu tiens vraiment à mourir, petit.
            - Je tiens à te botter le cul, oui ! fit Naruto derrière lui.
      Sagara ne comprit que trop tard qu’il s’était fait roulé. Déjà, le jeune ninja fonçait sur lui, tenant la sphère lumineuse d’un Rasengan dans sa main. Il m’a fait croire que c’était le vrai qui m’a frappé, comprit Sagara, pendant qu’il se plaçait dans mon dos pour préparer son attaque. Si je me prends ce truc, mon armure risque de souffrir sévèrement. Je dois esquiver.
       Avec une rapidité déconcertante, Sagara actionna les ailes de son armure et s’éleva dans les airs. Mais Naruto ne comptait pas le laisser s’échapper aussi facilement. Sautant aussi haut qu’il le put, il mit son Rasengan en avant pour toucher son adversaire, qui n’attendait que ça. Sagara esquiva une deuxième fois le typhon miniature avant de saisir le bras qui le portait, pour envoyer Naruto contre le mur le plus proche. L’énorme explosion qui résultat de l’impact y créa un trou de plusieurs mètres de diamètres, malgré les épaisses pierres qui le constituait, les débris s’écroulant sur un Naruto grandement énervé. Fait chier… mes attaques normales n’ont aucun effets sur lui, et je n’ai pas la vitesse nécessaire pour le toucher avec mon Rasengan.  
       Soudain, alors qu’il était étendu sur le ventre, impuissant, immobilisé par d’imposantes quantités de pierres, une voix résonna dans sa tête. Une voix grave et terrible, remplie de colère dont la gigantesque puissance avait du mal à se contenir. Cette voix que Naruto aurait souhaité ne plus jamais entendre et qui lui disait :
            - Tu es faible, gamin. Tu ne peux pas gagner seul. Libère-moi ! Libère-moi et je te donnerai toute ma force !
            -   Ta gueule, sale renard ! répliqua Naruto. J’ai pas besoin de toi !
       La voix ricana subitement, d’un rire rauque qui mettait Naruto mal à l’aise. Car même si Kyubi n’avait jamais forcé sa volonté, chacun de ses mots semblait rapprocher le moment fatidique où il cesserait de rester tranquille. Pourtant il a raison, se dit Naruto en voyant qu’il n’arrivait pas à soulever les débris qui le recouvraient. Je ne peux pas gagner seul.
            Alors ? fit Kyubi en s’impatientant. Vas-tu mourir écrasé comme un chien ? Ou vas-tu me laisser massacrer ce type ?
            -   Je ne peux pas gagner seul, c’est vrai, mais je n’ai pas besoin de toi.
-   Qu’est-ce que tu dis ?! Et par qui crois-tu que tu vas être sauvé si ce n’est par moi ? Qui d’autre as-tu dans ce monde pour t’aider ?
      Soudain, Naruto sentit les poids sur son corps disparaître peu à peu, et une main ouverte apparut devant ses yeux. Alors qu’il la saisissait, il répondit au monstre dans son ventre, le sourire aux lèvres :
            -   J’ai mes amis.
      La main qu’il tenait était d’une grande douceur qui ne pouvait appartenir qu’à une fille, et Naruto fut heureux de savoir qu’Hinata avait réussi son combat. Lorsqu’il vit le visage de sa sauveuse, il aperçu des traces de larmes récentes, effacées trop rapidement pour avoir complètement disparut. Qu’est-ce qui lui est arrivé ? Aussi loin que je me rappelle, je ne l’ai jamais vu pleurer, même lors de son duel contre Neji.
            -   Naruto ! fit l’adolescente avec précipitation. Tu vas bien ?
            -   Ouais… je crois.
      Lee et Shikamaru étaient là aussi, en train de maintenir Sagara à distance, et une quatrième silhouette se trouvait derrière Naruto. Un grand homme en armure de bronze qu’il reconnu tout de suite.
            -   Ah ! s’écria-t-il. Mais qu’est-ce qu’il fait là, lui ?!
            -   Il est avec nous, expliqua Hinata.
       Un échange de regards de plusieurs seconde s’effectua entre Naruto et Dangô. Les yeux bleus du géant était d’une gentillesse incroyable que l’adolescent n’aurait jamais soupçonné, mais cela ne suffit pas à dissiper sa méfiance envers ce nouvel allié. Celui-ci affichait un léger sourire dont Naruto ne comprenait pas l’origine, tandis que le géant considérait le jeune homme. C’est vrai qu’il est impressionnant, ce petit. Même si lors de notre dernier combat, il m’a semblé bien faible, il doit être très fort pour avoir tenu si longtemps face à Sagara. Je comprend très bien qu’Hinata-san l’aime autant…
            -   J’entends bien, Dengô ? fit Sagara depuis l’autre côté de la salle. Tu as rejoint cette bande de gamins ? Penses-tu avoir plus de chances de me vaincre avec eux à tes côtés ?
            -   Ce que je pense, c’est que j’ai commis une faute en m’alliant avec toi. Un rêve doit se construire par sa seule volonté, et non par l’aide d’un autre. Si je dois devenir TsuchiKage et prouver mon innocence, je le ferai seul, sans toi. Et maintenant, je vais laver ma honte, avec ma seule force.
        Dangô commença alors à retirer ses plaques d’armure, arrachant certaines parties trop fortement fixées, pour laisser apparaître son uniforme de Jounin du Pays de la Terre. Sa musculature était impressionnante, à peine contenue par ses habits. Sagara semblait de plus en plus amusé par la situation, et laissa Dangô commencer le combat. Le géant posa ses mains sur le sol en prononçant :
            - Dôton ! Justi Kafu No Justu ! (technique de Terre, prison des profondeurs)
        Aussitôt, le sol autour de Sagara se souleva pour former une demi-sphère dans laquelle il se retrouva enfermé en quelques fractions de secondes. Immédiatement après, le dôme de terre s’aplatit pour enfoncer son prisonnier, mais celui-ci le fit éclater avant pour s’en échapper. Dangô n’abandonna pas pour autant, et s’élança vers son ennemi avec une vitesse terrifiante. Son armure a eut le même effet que mes poids d’entraînement, songea Lee. Il a un certain avantage.
         En un instant, Dangô parcourut plus de vingt mètre pour porter un puissant coup de pieds au beau milieu du visage de Sagara, qui s’écrasa contre le mur derrière lui. Il s’y enfonça même légèrement, en lâchant un cri de douleur étouffé. Sans perdre un instant, le colosse forma une série de sceaux :
            - Dôton ! Sabaku Diuro No Jutsu ! (technique de Terre, cercueil des montagnes)
        Le mur qui avait réceptionné Sagara commença alors à se ramollire pour former une sorte de cocon tout autour de lui. Naruto vit immédiatement la ressemblance avec la technique des sables de Gaara. Il est foutu…
        Mais une fois de plus, Sagara se libéra du piège avec une force effrayante. Aussitôt, il actionna son système de vol et s’éleva dans les airs pour s’éloigner de toute source rocheuse. Dangô forma alors plusieurs projectiles rocheux et les envoya contre son ennemi, qui les esquiva tous sans aucune difficulté. Apparemment lassé par ce petit jeu, Sagara actionna un bouton de son armure. C’est alors que, à la stupéfaction générale, une nouvelle paire de bras apparue au niveau de son ventre. Elle était plus transparente, presque fantomatique, mais il prouva qu’elle était bien réelle lorsque chacune de ses paires de bras forma une série de sceaux différents. Avec un sourire malsain aux lèvres, il prononça :
            -   Dôton ! Yefugo No Jutsu ! (technique de Terre, isolement des 5 barrières démoniaques) Raiton ! Tsanifu No Jutsu ! (technique de Foudre, explosion des 36 éclaires ultimes)
      Merde ! fit Naruto. C’est très mauvais !
     Quatre énormes portes en forme d’affreuses têtes de démons surgirent alors du sol pour isoler Dangô, avant qu’une cinquième n’apparaissent au-dessus de lui. Immédiatement après, la prison cubique laissa s’échapper une lumière aveuglante par les minces fentes entre les portes. Une foudre d’une intensité inimaginable retentit dans la salle, et les parois démoniaques renvoyait chacun des éclairs qui remplirent le minuscule espace à l’intérieur. Dangô n’eut même pas le temps de hurler.
      Lorsque les portes-démon disparurent, il ne restait plus rien du colosse, son corps ayant été littéralement vaporisé par la force et l’intensité des éclairs qui s’étaient déchaînés sur lui.

            -   Et maintenant ? fit Sagara en ricanant. A qui le tour ?

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par Jack-115 publié dans : Naruto et la Pierre Florale
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