Dimanche 1 juillet 2007
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EPILOGUE
0739 heures, 25 octobre 2542 (calendrier militaire) / planète , système Lambda Cepheus.
Jack contemplait le coucher de soleil depuis maintenant dix minutes. Ou du moins, il essayait. Les yeux
vides, le regard empli d’une faiblesse impossible à guérir, il tentait de trouver dans ce tableau naturel une quelconque raison de se sentir bien. Cela faisait maintenant sept jours qu’il était
arrivé sur cette planète, et c’était le premier moment de détente qu’il s’autorisait depuis.
Il avait été surpris que John accepte de l’aider à s’enfuire, car la fidélité de celui-ci
envers le CSNU était pourtant grande. Il a fait diversion pour les gardes du hangar à navette, il m’a laissé le temps de m’enfuire avant de prévenir la flotte, et il m’a dit comment me
réapprovisionner en pièces d’équipement pour mon armure. Je me demande comment est-ce que je pourrais un jour le remercier suffisamment…
Jack avait choisit ce monde oublié pour les importantes installations humaines qui s’y trouvaient
encore, malgré l’attaque covenant qu’il avait subit il y a maintenant trois ans. Pour des raisons inconnus, la surface n’avait pas été vitrifiée, mais le CSNU n’avait pas donné son accord pour
re-coloniser la planète, craignant que l’ennemi ne revienne aussitôt. L’évacuation avait laissé des stockes immenses de matériels que le spartan avait put librement utiliser pour installer sa
base d’opération.
Enfouie sous l’une des collines entourant la ville de Deritros, protégée par d’épaisses couches de
blindages et plusieurs kilomètres de terre se trouvait un énorme bunker que le spartan avait put aménager à sa guise. Conçu au départ comme abri de luxe pour les officiers de haut rang du CSNU,
ce bunker disposait d’un puissant système d’alimentation en électricité, et renfermait une technologie de pointe qui assurait au spartan une autonomie complète.
Jack se lassa subitement du couché de soleil et éteignit l’écran principal de la salle de contrôle. Les
nombreuses caméras camouflées à l’extérieures permettaient d’avoir constamment l’œil sur les environs de la base, et il lui avait semblé qu’un peu de détente lui ferait du bien. Il quitta la
vaste pièce et se rendit dans ses appartements privés. En temps normal, ceux-ci étaient occupés par un général de division blindée, mais tout le luxe affiché entre ces murs n’arrivaient pas à
donner la moindre satisfaction à Jack. Cela ne faisait que lui donner l’impression d’avoir tout à porter de main.
Au centre de la pièce, alimenté et géré par de nombreux câbles traînant au sol, se trouvait le
cryo-tube de Rei. Uniquement vêtue de son uniforme de spartan, on pouvait voir son visage presque blanc complètement immobile, glacé dans une expression de tristesse profonde. Cette tristesse que
Jack partageait avec elle chaque jour.
- Me voilà, mon amour ! dit-il à la spartan endormie.
J’ai fini de réactiver les systèmes de détections ainsi que les communications satellites. Si jamais les covenants se re-pointent quelque part, on le saura immédiatement. Et comme ça, je pourrais
retrouver celui qui t’a fait ça.
Bien qu’il sache parfaitement que Rei ne pouvait pas l’entendre, il espérait au fond
de lui que, à travers la cryogénisation, elle puisse ressentir la force des sentiments qui l’habitait. Il espérait qu’elle ressente sa puissante volonté de la venger qui provenait de cet
interdit, qu’ils avaient pourtant bravé. Ce que les autres spartans avaient tant craint chez eux, croyant que cela affaiblissait leur détermination, mais n’avait fait que les renforcer. Ce
sentiment ultime qui avait dominé sur tout le reste de leurs existence, et que Jack rappelait chaque jour :
- Je t’aime, Rei.
Il fit glisser ses mains sur la surface du tube cryogéniques, écartant la mince couche de
glace qui le recouvrait pour mieux voir le visage de Rei.
- Ne t’inquiète pas. Il ne m’arrivera
rien. Je te vengerai. Puis je mettrai en pièce les armées covenantes en attendant qu’on puisse te soigner. Je te le jure.
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