Dimanche 15 juillet 2007
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0512 unités de temps du 153eme jour de la neuvième ère de la Reconquête, Marche du Silence/ secteur A-27 de la planète humaine
Reach, système Epsilon Eridani.
C’était comme si la colline toute entière avait
soudainement pris vie, et déferlait brusquement vers la petite base humaine. Les sangheilis ne se souciaient plus de laisser passer les ungoys en premiers pour absorber les tirs ennemis, et
courraient aussi vite qu’ils le pouvaient sans aucun couvert, mais sans aucune peur. Cette immense vague guerrière couvrait presque tout un horizon de la plaine, et les tirs de défense des
humains se dispersaient trop pour leur créer de véritables pertes. Les boucliers de protection des sangheilis leur permettaient d’absorber au moins une demi-douzaine de balles sans danger pour
le corps, même pour un simple soldat. Et tant de cibles fonçant droit sur eux avait de quoi perturber les défenseurs, qui tiraient alors totalement au hasard.
Mais brusquement, l’enfer se déchaîna : une
énorme série d’explosions apparurent au beau milieu de l’armée en mouvement pour en ravager les soldats. Des dizaines de corps furent projetés dans les airs comme des jouets avant de s’écraser
sur l’herbe brûlée, tandis que les milliers d’éclats métalliques des bombes à fragmentation meurtrissaient les autres sangheilis les plus proches. En à peine quelques secondes, les effectifs
covenants avaient été divisés par trois. Mais ce n’était pas suffisant pour stopper la détermination des survivants.
Irul n’avait pas été touché, mais il regretta la
mort peu glorieuse de trois de ses soldats, qui trahirent la réputation des Guerriers Eternels. Il chercha le dévot Ussulee et le trouva, courrant en première ligne, hurlant comme un forcené en
brandissant sa puissante épée plasma. Lorsque le commandeur arriva face à la porte d’entrée blindée, il la découpa aussi rapidement que si elle avait été en bois et l’armée sangheili
s’engouffra dans la large ouverture.
Mais, chose étrange, les humains ne perdaient pas
espoir. Ils tenaient leurs positions comme s’ils y tenaient plus qu’à leurs vies, et se jetaient bravement à l’assaut des attaquants si ceux-ci s’approchaient trop. Pourtant, leur héroïsme ne
les sauva pas. Les sangheilis étaient trop forts et trop nombreux pour eux, et les humains postés sur les murs de défense furent massacrés avec une aisance terrifiante. Des foyers de résistance
se créèrent cependant au niveau de l’armurerie, des hangars, et bien sûr, de l’entrée du générateur souterrain.
C’est alors qu’Irul les vit.
Ils étaient dix en tout, et disposés autour de l’entrée
du générateur de façon à couvrir tous les angles, et leur précision était telle que chacun de leur tir touchait, tuant les guerriers sangheilis proches par dizaines. Le fait que leurs casques
cache leurs visages derrière une visière réfléchissante renforçait leur image de super-combattants. Aucun soldat de l’Alliance n’arrivait à les approcher à plus de vingt mètres. Qu’il soit
simple ungoy ou lieutenant sangheili, qu’il soit seul ou à vingt, rien ne pouvait rivaliser avec la terrible efficacité de ces démons.
Irul reporta momentanément son attention sur le reste
de la base. Les poches de résistance humaines tenaient toujours et ne cédait pas un pouce de terrain. Malgré les deux centaines de sangheilis qui se battaient au maximum de leurs capacités, les
derniers bâtiments tenus par les défenseurs restaient imprenables. Apparemment, la présence ces combattants spéciaux semblent donner un incroyable courage aux autres
humains.
Ou est le commandeur Ussulee ?
Il était parmi la cinquantaine de soldats qui faisaient le
siège de l’armurerie. Le jeune lieutenant s’approcha alors de lui, accompagné de ses guerriers restants. Avançant calmement sans se soucier des nombreuses balles perdues, il finit par se
trouver face au dévot qui lui annonça :
- Il nous faut
éliminer les poches de résistance les unes après les autres. Nous ne pouvons pas nous permettre de disperser nos forces à travers la base, surtout avec ces démons.
- En nous
occupant d’eux en premier, nous porterons un grand coup au moral du reste des humains.
-
Non ! Nous devrons les tuer en dernier. C’est leur moral à eux qu’il faudra détruire en les privant de tout soutient. Même courageux, les humains normaux n’en sont pas plus dangereux. Ils
mourront comme les autres.
Irul eut du mal à l’accepter, mais
le dévot avait raison : il était nettement plus facile de submerger les démon une fois les simples humains massacrés plutôt que l’inverse. Je vais devoir remettre ma vengeance à
un peu plus tard.
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