Lundi 7 janvier 2008
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CHAPITRE DOUZE
0637 heures, 17 octobre 2542 (calendrier militaire) / base militaire n°384, planète Icarus, système Lambda Cepheus.
Le ciel d’Icarus II était, comme à son habitude, baigné de la lumière de son proche soleil,
ponctué par endroit par les ombres des animaux volants qui vivaient leur vie dans l’insouciance totale et l’ignorance des nombreux dangers qui pourraient les menacer. C’est dans ce ciel si
journalier que le Dark Eye apparut. D’abord ce ne fut qu’un point à l’horizon, mais rapidement sa formidable silhouette se dessina sur le bleu azuré.
Cette planète, qui était le monde d’origine de Rei, avait subi un jour l’assaut des
covenants. Mais pour des raisons connus de ces seuls extraterrestres énigmatiques, ils n’avaient pas prit le temps de vitrifier ce monde après avoir massacré la population. Ce n’était plus
désormais qu’une planète en ruine, habitée seulement par la faune et la flore locale, qui avait reprit possession des terres autrefois colonisées par les humains. Les villes avaient été envahies
par une jungle presque aussi épaisse que toutes les autres forêts, tandis que des animaux de toutes sortes fouinaient au milieu des bâtiments à moitié détruit. C’était l’endroit idéal.
En fouillant un peu dans les archives du Dark Eye, Jack découvrit qu’il existait un vaste complexe militaire souterrain non loin de
la plus importante ville de la planète. Il dirigea alors son vaisseau dans cette direction et amorça les manœuvres d’approches. Grâce à un transporteur Pélican, il se rendit à la surface pour
examiner le terrain, et découvrit rapidement l’entrée d’un bunker. Le tableau de commande de la porte était détruit, et cette dernière ouverte, ce qui voulait dire que cette base avait été
envahie par les covenants lors de l’assaut. C’était une information importante à connaître si jamais ils venaient à revenir ici.
Les lumières du complexe ne fonctionnaient plus, aussi Jack
activa-t-il la lampe torche de son armure. Il y avait des traces de combat un peu partout, ainsi que les ossements des soldats et aliens qui avaient péri dans la bataille. Les armes entre leurs
mains, par contre, n’avaient pas eut le temps de souffrir des dégâts du temps, tout comme plusieurs autres parties de leurs équipements. La structure même de la base ne semblait pas avoir
souffert d’un quelconque bombardement, ce qui signifiait que les dommages devaient être limitées, donc facilement réparables. Au bout du long couloir du bunker, Jack découvrit un énorme
monte-charge qui, bien entendu, était également hors service. Il entreprit alors de descendre le long puits menant à la base souterraine elle-même.
En bas, le spectacle était le même, avec ses morts et son,
obscurité pensante. Suivant les indications de directions marquées dans les nombreux couloirs, Jack finit par atteindre la section d’alimentation énergétique. A sa grande surprise, les
générateurs étaient tous parfaitement intacts. Après un long examen, il finit par se rendre compte que le système d’alimentation s’était tout simplement arrêté après les 100 jours limites sans
contrôle de situation par les techniciens. Il ne lui fallut pas longtemps pour trouver la commande de redémarrage, et rapidement les lumières du complexe s’allumèrent une à une tandis que les
générateurs reprenaient vie. Eteignant sa torche, Jack se dirigea ensuite vers son deuxième objectif : la salle de contrôle.
Contrairement à celle des machines, la section de décision stratégique ne fut pas très
difficile à trouver. Il suffisait simplement de suivre les couloirs où se trouvait le plus d’ossements et de passer par les portes blindées les plus épaisses. Celles-ci étaient le plus souvent en
très mauvais état, voir pratiquement pulvérisées par des explosifs covenants, et les traverser fut loin d’être difficile pour Jack. Une fois qu’il se retrouva dans la grande salle de contrôle, il
entreprit de redémarrer tout le matériel informatique, en commençant par les superordinateurs qui géraient le réseau et les protocoles de sécurité. Quelques instants plus tard, l’ensemble du
système était de nouveau opérationnel, bien que nécessitant encore plusieurs réparation sur certains circuits. Jack mit cela à plus tard, et entreprit d’examiner les plans de
l’installation.
Ce complexe avait été construit pour contrer l’effet des bombes à plasma covenantes dans
l’éventualité d’une attaque, et pouvoir effectuer une contre-attaque juste après le bombardement ennemi. Pour cela, cette base disposait de larges quartiers pour plus de six cents hommes, un
garage à véhicules, et également un hangar à navettes, dont la sortie était camouflée dans une falaise. Cette dernière partie de la base était d’ailleurs suffisamment grande pour pouvoir
accueillir une frégate comme le Dark Eye, et Jack en fut soulagé. Cela lui éviterait d’avoir à le cacher autre part.
Du fait du grand nombre d’hommes habituellement présents dans cette base, les
installations comme l’infirmerie, la cantine, l’armurerie et la zone d’entraînement avaient été assez bien développées. Afin de pouvoir surveiller ce qui se passait à l’extérieur de la base, un
intense réseau de caméra avait été placé à la surface, et le secteur des communications était en permanence en liaison avec un satellite de surveillance. Celui-ci, en plus de capter toutes les
transmissions émises par chacune des colonies du CSNU, permettait de visualiser en direct ce qui se passait à la surface d’Icarus II. Tout était absolument parfait.
- Bien, dit Jack pour lui-même. Je
pense qu’on peut commencer à emménager.
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