Partager l'article ! Naruto et les chevaliers de la quête, chapitre 9: CHAPITRE NEUF : LES FANTÔMES &nb ...

Nom : Comeau-Montasse
Prénom : Thibault
Âge: 25 ans
Job: préparateur documentaire à la centrale nucléaire du Tricastin (prestataire pour EDF)
Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice
Passions: musique, jeux vidéos, jeux de rôle, lecture et, bien sûr, écriture
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CHAPITRE NEUF : LES FANTÔMES
- Comment nous avez-vous retrouvés ? s’exclama Naruto.
- Il m’a suffit de renifler l’odeur de ta bêtise, répondit Kiba dans un sourire.
Le jeune Uzumaki ne prit pas la peine de relever la plaisanterie, et préféra reprendre son souffle tandis que les ninjas de Kabuto avaient cessé leurs attaques en voyant venir les renforts de Konoha. Kiba… Tôji… Shino… et Neji… avec eux on peut vaincre ces types. L’avantage est enfin de notre côté.
Remis de sa surprise, l’ennemi reprit le combat et l’équipe 11 de Konoha dispersa ses membres au mieux : Neji comprit rapidement qu’Hinata devait être protégée et vint aider la garde rapprochée de sa cousine. De son côté, Kiba évita la femme aux cheveux bleus qui ne dégageait aucune odeur en raison de l’eau qui la recouvrait constamment, préférant la laisser à Shino, et dirigea plutôt son attention vers l’épéiste qui s’agitait dans tous les sens. Tôji, voyant que la jeune fille aux cheveux blonds ne semblait pas être une adversaire trop dangereuse, se dirigea droit vers la grosse brute qui paraissait mieux convenir à son style de combat.
La vaste salle souterraine sembla rapidement sur le point d’exploser sous la pression des violents combats qui s’y déroulaient. Un tel rassemblement de puissants ninjas déchaînant leurs techniques destructrices dans un lieu confiné donnait l’impression d’un ouragan enfermé dans un bocal à poissons. Un éclair pulvérisa un pilier de soutien large comme trois hommes avant de creuser un trou profond de huit mètres dans le mur le plus proche. De l’autre côté de la salle, une tempête de flammes s’abattit sur un mur et réduisit en cendre les restes d’une longue étagère de bois remplie de parchemins fragiles qui se consumèrent en un instant. L’espace d’un instant, la lueur de toutes les torches vacilla tandis qu’un immense mur d’ombre apparaissait au milieu de la pièce pour stopper une pluie horizontale à l’intensité diluvienne. Deux silhouettes humaines, l’une en tenue verte et l’autre en kimono blanc, se déplaçaient et s’entrechoquaient avec une vitesse telle que leurs mouvements étaient à peine perceptible, et chacun de leurs chocs provoquait une onde dévastatrice capable de fracasser la roche. A l’opposé, deux êtres massifs étaient engagées dans une intense épreuve de force, d’un tel niveau que les dalles massives sous leurs pieds se fracturèrent sous l’effort en soulevant de minuscules fragments comme autant de pétales emportés par le vent. La destruction était omniprésente, et à chaque instant elle emportait un peu plus de la réalité de ce monde vers un néant ténébreux et impitoyable.
C’est alors qu’au milieu du vacarme de la bataille, un son de claquement de mains se fit entendre aussi clairement qu’un tintement de cloche : c’était Kabuto qui applaudissait en esquissant un sourire sadique. Aussitôt, tous les combats cessèrent et les adversaires tournèrent leur attention vers lui. Il n’avait pas bougé de sa place depuis le début du combat et n’avait pas esquissé le moindre mouvement. Son regard était d’une cruauté sans pareil, même en comparaison avec son défunt maître Orochimaru, car il n’y avait pas cette même touche de folie que l’on ressentait chez le senin déchût. Non, cette cruauté était totale, pleine, absolue.
- Je vous félicite, dit-il à son assemblée. Vous m’avez bien amusé. Je ne pensais pas que mes spectres puissent à ce point se retrouver dépassés dès que le nombre est un peu en leur défaveur, même si seulement deux d’entre eux sont entièrement achevés.
- Je suis humblement désolé mon maître, fit Toshiro. C’est juste que je ne maîtrise pas encore suffisamment le pouvoir de la pierre pour en tirer tout son avantage.
- Et je ne voudrais pas tous nous ensevelir sous la montagne, ajouta Ulgo pour sa propre défense.
Kabuto leva une main sans même les regarder, ne détournant pas ses yeux d’Hinata qui tenait toujours fermement la Pierre Florale dans sa main comme un homme de foi tiendrait une emblème divine face à un démon.
- Je comprends, je comprends. L’endroit ne joue certes pas en votre avantage. Ces chiens de Konoha pourraient bien croire être capables de gagner, vu votre performance, mais heureusement j’ai encore quelques atouts en main.
Sur ces mots, il claqua des doigts et, aussitôt, plusieurs dalles de pierres composant les murs de la salle s’abaissèrent pour faire apparaître des passages secrets d’où surgirent des dizaines d’individus en uniformes noir de ninja. Leurs visages étaient cachés derrière des foulards ne laissant voir que leurs yeux sombre inexpressifs, et il ne portaient aucun bandeau ni aucun signe d’appartenance à un quelconque village ninja. Ils se déplaçaient tels des automates, dans un silence absolu comme s’ils ne faisaient que flotter sur le tapis de débris qui avait recouvert l’intégralité de la pièce. A leurs ceintures étaient accrochées un grand nombre de kunais, de shiruken et autres accessoires de combat propre aux ninjas, tandis que dans leurs dos ils portaient des armes plus encombrantes, des katanas pour la plupart.
Soudain, Naruto sentit la main d’Hinata tirer sur sa manche. Lorsqu’il se tourna vers elle, ce fut pour la retrouver terrorisée face à ce que son byakugan activé lui montrait.
- Ils sont modifiés eux aussi…
- Je vous présente mon armée de fantômes, déclara Kabuto en tendant le bras. Bien qu’ils n’aient pas bénéficié du même soin que pour mes chers spectres ici présents, vous pouvez constater qu’ils ont l’avantage d’être faciles à produire. Ils n’ont pas encore été testés, du moins pas contre de véritables ninjas, mais je suis sûr qu’ils sauront se charger de vous. Maintenant vous autres, rapportez-moi le catalyseur.
Les soit-disant fantômes se jetèrent à l’assaut sans prononcer un cri ni même un son, dégainant leurs armes par des gestes lents et assurés avant de frapper. La plupart des ninjas de Konoha et de Suna dégainèrent un ou plusieurs kunai pour se défendre, et ils remarquèrent rapidement que leurs adversaires étaient particulièrement doués pour les arts martiaux, enchaînant les attaques, parades et contre-attaques avec une dextérité quasi parfaite et sans la moindre hésitation. Accablés par le nombre, l’équipe de Shikamaru et celle de Neji se retrouvèrent forcés de se rassembler autour d’Hinata afin de la protéger contre ces assaillants arrivant de toute part.
Alors qu’il parvenait enfin à trouver une ouverture pour enfoncer son kunai dans le thorax d’un ennemi, Sasuke fut surpris de ne pas entendre celui-ci crier et de ne pas le voir s’effondrer, ni même chanceler. Le jeune Uchiwa esquiva de justesse une attaque horizontale de cet adversaire transpercé, avant de récupérer son arme et d’effectuer un mouvements de feinte pour obtenir une ouverture sur la gorge. Lorsqu’il frappa, non seulement le coup ne gêna pas plus son adversaire que ne l’avait fait la perforation de son poumon droit, mais cela arracha son foulard et laissa Sasuke voir avec horreur le visage de celui qui tentait de le tuer.
L’homme devait avoir entre quarante et cinquante ans. Des mèches de cheveux bruns sales passaient devant ses yeux bleus clairs sans expression, et sous son nez aquilin, ses lèvres avaient été cousues par du fil chirurgical. Sa peau fripée était couverte de petites cicatrices, non pas de celles que l’on peut recevoir au combat avec des armes coupantes, mais plutôt en travaillant dur toute sa vie dans les champs ou dans un atelier.
Sasuke avait devant lui le visage impassible et muet d’un civil. Un civil qui maîtrisait le sabre avec un talent quasi inné et qui était bien déterminé à trancher le jeune homme en deux. Malgré cela, Sasuke ne trouvait plus la détermination de frapper à nouveau.
- Nous devons quitter cet endroit ! lança-t-il à Shikamaru au travers de la mêlée.
- Pour une fois, je suis bien d’accord. Mais il faudrait qu’on arrive à les repousser un instant.
- Pas de problème pour ça. Naruto !
- J’ai entendu, fit le jeune Uzumaki. Donne-moi deux secondes.
Calmement, Naruto forma une succession de sceaux :
- Fûton ! Ökina hanpatsu no Jutsu ! (technique secrète de vent, la répulsion majeure)
Puis il leva pied droit pour le reposer ensuite avec force devant lui. L’onde de choc fut amplifiée par son chakra et projeta tous les fantômes autour de lui à plusieurs mètres de là, laissant le groupe de ninjas libres de leurs mouvements.
- Repli ! ordonna Shikamaru.
Par chance, aucun autre adversaire ne vint bloquer le passage des héros vers la surface, et Tôji avait fait s’effondrer l’accès derrière eux plusieurs fois afin de ralentir la progression des spectres qui étaient sur leurs talons. En temps normal il se serait contenté de le faire une seule fois mais, après avoir affronté le géant Ulgo, il savait pertinemment que ce n’était pas ce genre d’obstacle qui allait les stopper.
Une fois à l’extérieur, le groupe courut aussi vite que possible droit en direction de Konoha pendant près d’une heure avant de décider d’une halte :
- Je pense qu’on est suffisamment loin maintenant, dit Shikamaru.
Les ninjas s’arrêtèrent au milieu d’une clairière ensoleillée. Ils avait passé la frontière du pays du Feu quelques minutes plus tôt et le paysage leur redevenait enfin familier, du moins pour certains. La plupart d’entre eux était cependant trop préoccupés à reprendre leur souffle ou à se remettre de leurs émotions pour profiter de cela, et une poignée gardait même un œil sur leurs arrières en craignant voir surgire leurs ennemis de derrière le mur végétal de la forêt.
- Pourquoi est-ce qu’on s’arrête maintenant ? demanda Naruto. Konoha n’est plus qu’à quelques kilomètres de là.
- Temari et moi allons informer Suna de ce qui s’est passé, afin qu’une stratégie puisse être mise en place contre ces individus au cas où ils attaqueraient le village. Sasuke, je te confie le commandement du groupe. Ramène tout le monde à Konoha et fait ton rapport à Tsunade. Je compte sur toit.
- Ne t’inquiète pas, répondit l’Uchiwa. Le plus dur est déjà derrière nous.
- Pour aujourd’hui, oui, probablement. Mais quels que puissent être les plans de Kabuto, ils doivent être stoppés par tous les moyens, car je crains que sinon des milliers d’innocents risquent d’en payer le prix.
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LA SUITE
(prochainement)
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Et Rei sera toujours là ^^