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Nom : Comeau-Montasse
Prénom : Thibault
Âge: 25 ans
Job: préparateur documentaire à la centrale nucléaire du Tricastin (prestataire pour EDF)
Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice
Passions: musique, jeux vidéos, jeux de rôle, lecture et, bien sûr, écriture
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Durant dix mille ans, le divin Empereur de l'Humanité a régné sur l'Imperium. Durant dix mille ans, ses armées ont conquis
des mondes entiers et lutté dans l'immensité spatiale pour étendre son vaste empire. Durant dix mille ans, les forces de l'Inquisition ont protégé son peuple de tous ses ennemis intérieurs,
combattant dans le plus grand secret l'extraterrestre, le démon et l'hérétique.
C'est une guerre qui est livrée autant avec le cœur et l'esprit qu'avec l'acier et le feu. Une lutte incessante qui doit être menée sans pitié jusque dans les endroits les plus reculés de la
galaxie, là où la lumière de l'Empereur n'est guère plus qu'une étincelle, là où règnent les ténèbres. Si nous perdons cette guerre, l'hideuse hérésie se répandra dans la galaxie et notre
Empereur, sauveur et protecteur de l'Humanité, sera maudit pour l'éternité.
Ceci est la lutte pour le salut de l’Empereur.
Nous sommes en 779M41. Le domaine de l'Imperium est assailli de partout par ses ennemis toujours plus nombreux, chaque année voyant plusieurs dizaines de colonies impériales tomber aux mains des
xénos ou des hérétiques lorsqu'ils ne sont pas purgés par la puissance d'un Exterminatus. La guerre est partout, vorace et impitoyable, mettant à feu des millions de mondes à travers la galaxie
qui continue de plonger lentement dans le Chaos le plus total. La lumière de l'Astronomican a déjà faibli par deux fois durant le dernier millénaire, et avec lui l'espoir de l'humanité. Partout,
tandis que les forces de la Garde Impériale et des Space Marines affrontent vaillamment les ennemis extérieurs, les mutants, traîtres et hérétiques complotent en secret afin de précipiter
l'Humanité dans sa chute, profitant de la confusion pour frapper l'Imperium au cœur. C'est une menace qui ne peut être combattue que par des soldats aussi impitoyables et déterminés, porteur
d'une puissance symbolisant l'Empereur lui-même : l'Inquisition.
CHAPITRE PREMIER : LES PREUVES DU DISCIPLE
Il se dégageait de cet endroit une aura terriblement malsaine. Les sombres couloirs de
métal souillés, le long desquels coulait une étrange matière visqueuse et apparemment organique, semblaient posséder une volonté propre qui tentait de nous repousser mentalement. Des cadavres en
décomposition traînaient un peu partout, leurs corps grouillant d’insectes voraces mettant à nu leurs organes internes, inondant le couloir d’un sang impur. Ils puaient tellement que s’en était
écœurant. Les quelques néons encore accrochés au plafond donnaient des signes de faiblesse, beaucoup éclairant par intermittence en rendant cet endroit encore plus glauque qu’il ne l’était déjà.
Mais ce n’était pas à cause de cela que nous allions rebrousser chemin.
L’inquisiteur
Illios Kantores, mon maître, menait notre groupe à travers ce décor immonde d’un pas décidé, où l’hésitation n’avait pas sa place. C’était un homme à la stature imposante, au corps aussi fort que
son esprit, et que l’âge n’avait jamais affecté. Dans sa main droite, il tenait un marteau énergétique sur lequel courraient des arcs électriques par dizaines, tandis que sa main gauche serrait
un pistolet bolter au chargeur rempli de munitions bénies. Cela faisait maintenant deux cent ans qu’il parcourait la galaxie pour traquer les ennemis de l’Imperium au nom de l’Inquisition et de
l’Ordre qu’il servait, l’Ordo Hereticus. Spécialisé dans la traque des sorcières, psykers et autres mutants hérétiques, il était toujours aussi vigoureux qu’il y a deux siècles. Il avait à son
service plus de soixante hommes de main qu’il avait recruté lui-même au cour de ses innombrables enquêtes. J’étais l’un des six qu’il avait amené avec lui ce soir-là. Je me nomme Asphar
Silverstein, et j’ai été simple acolytes de l’inquisiteur Kantores pendant huit ans avant de devenir interrogateur voilà près de cinq ans. En tant qu'interrogateur de Kantores, je pourrais
peut-être devenir inquisiteur moi-même si je vivais suffisamment longtemps pour faire mes preuves auprès de mon maître.
Nous étions sur
la piste d’un hérétique particulièrement dangereux, Klor Felcas, un psyker de haut niveau qui s’était voué à un culte de Nurgle, le dieu de la déchéance et des maladies. Les nombreux fléaux
organiques qui le rongeaient sans jamais le tuer avaient fait périr les équipages de dizaines de vaisseaux, et deux inquisiteurs avaient déjà péri avec leurs suites en tentant de le neutraliser.
Par sa seule présence, il avait également exterminé toute la population de la cité-ruche de Tarentus, la deuxième ville de la planète Insuhor. Et c’était dans les soubassements d’une usine de
recyclage alimentaire de cette ville fantôme qu’il avait donc établi son sanctuaire, dans un but connu de lui seul.
Sachant à quel
genre de menace il avait affaire, Kantores avait soigneusement préparé notre attaque : chacun de nous était équipé d’une combinaison bactériologique étanche avec des recycleur d’atmosphère, et
portait avec lui une trousse médicale. De plus, le bâtiment de l’usine était encerclé par un bataillon complet des troupes de choc de l’inquisition, prêtes à empêcher toute tentative d’évasion de
la part de Felcas, et la flotte impériale était positionnée en orbite au-dessus de Tarentus. Si jamais nous échouions, ces vaisseaux avaient pour consigne de bombarder la zone avec toute la
puissance de feu dont ils disposaient, en espérant que cela suffirait.
Je marchais avec
précaution au milieu des cadavres en suivant mon maître, faisant bien attention de ne pas déchirer ma combinaison. Dans mes mains, je serrais fermement mon pieu anti-psyker, cette arme bénie que
m’avait confié Kantores. Pour une raison bien particulière, j’étais le meilleur tueur de psyker parmi les hommes de l’inquisiteur. Je portais également un fusil laser en bandoulière sur mon
épaule, mais les armes à feu n’étaient pas vraiment mon fort. Devant moi, mon maître observait d’un œil avisé le bout du couloir, où une porte entrouverte de métal rouillé ballottait en grinçant
affreusement. De l’autre côté, c’était les ténèbres.
D’un signe de
main, Kantores ordonna à deux de ses acolytes de passer devant pour vérifier qu’il n’y avait pas de piège. L’un d’eux repéra une charge explosive reliée à un fil tendu sur le palier de la porte,
et il la désactiva avec soin, avant d’annoncer que la voie était dégagée. Notre équipe pénétra ensuite dans l’un des énormes entrepôts de nourriture de l’usine. Bien entendu, Felcas avait
contaminé l’ensemble des énormes masses organiques qui s’y trouvaient, puis avait tapissé chaque surface de cette salle avec cette matière infectée par les pires maladies de l’univers. Il avait
également intégré les corps agonisants de plusieurs civils de Tarentus, utilisant le peu de vie qui leur restait pour rendre toute cette horreur vivante. D’énormes veines parcouraient cette
surface immonde en y diffusant un sang noir comme l’ébène, et on pouvait voir par endroit les visages liquéfiés des humains qui avaient involontairement participé à ce sacrifice. Nous marchions
sur un tapis de matière décomposée animée de spasmes, faisant éclater des boules de pus grosses comme le poing sous la pression de nos pas.
En temps normal,
les caissons de stockage des aliments étaient empilés selon plusieurs séries de colonnes régulières, mais la plupart d’entre eux avaient disparu. Les quelques caissons restant étaient disposés en
un cercle, et avaient été gravés de milliers d’inscriptions dans la langue maudite de Nurgle. Quant à Felcas, il nous attendait calmement au centre de cette construction.
C’était un
véritable monstre. Son corps massif courbé en avant sous le poids des tumeurs et des chaires suppurées qui le recouvraient était enveloppé d’une large robe de moine en charpie, dont la couleur
d’origine était impossible à déterminer. Il s’appuyait sur un long bâton de bois se terminant en une sculpture de crâne déformé, dont le front était gravé de trois points disposés en triangle :
l’horrible symbole de Nurgle. On pouvait à peine voir son visage corrompu dont les yeux brillaient de la lueur caractéristique des spykers de haut niveau. D’une voix presque inaudible et rendue
extrêmement rauque par sa gorge moisie, il nous annonça :
- Vous arrivez
juste à temps, piètres êtres égarés par une fausse croyance. Vous serez les premiers témoins de mon triomphe.
- Peu importe
quel genre de sorcellerie vous tenterez, fit Kantores. Par la Lumière de l’Empereur, nous vous arrêterons.
- Pauvres fous !
Rien ne peut arrêter le Grand Œuvre ! Rien !
Sur ces mots, il
leva l’une de ses mains, paume vers le haut, et la matière décomposée qui nous entourait commença brusquement à s’agiter. Des éclairs se mirent à jaillir au niveau des énormes veines pour se
répandre sur l’ensemble des surfaces vivantes, et des ouvertures béantes se créèrent soudainement pour laisser jaillir des flots incessants de mouches noires. Ces affreuses bêtes se ruèrent sur
nous pour tenter de perforer nos combinaisons protectrices, et l’un des hommes de main de Kantores ouvrit le feu avec son lance-flamme, carbonisant des milliers de ces insectes dans une odeur
insoutenable de chaire brûlée. Par-delà le bourdonnement intense, j’entendais Felcas qui commençait à réciter des
incantations en agitant son bâton.
- Asphar !
m’ordonna Kantores alors qu’il se débattait de toutes ses forces pour repousser ses innombrables et minuscules assaillants. Tue-le ! Vite !
Je savais
exactement ce que j’avais à faire. Empoignant à deux mains mon pieu énergétique, je m’avançais vers Felcas à travers la masse de mouches tourbillonnant autour de moi. Elles ne m’attaquaient pas,
restant à distance, et je pouvais progresser librement jusqu’à l’hérétique.
Aujourd’hui je reconnais qu’en ces temps lointains, j’avais les psykers en horreur. Le lien qui existe entre eux et le Warp en faisait des êtres dangereux, capables d’utiliser les énergies malsaines de cette autre dimension à des fins destructrices. Chaque jour, des milliards de psykers naissaient à travers la galaxie, et on ne découvrait la plupart d’entre eux que lorsqu’il était trop tard pour contrôler leurs terribles pouvoirs. En tant que membre de l’Ordo Hereticus, j’avais pour mission de neutraliser tout psyker qui n’était pas assermenté et loyal à l’Imperium, que ce soit en les capturant ou en les réduisant en cendres. Felcas était un psyker très puissant, probablement de niveau Bêta ou supérieur, qui avait de plus reçu la fausse bénédiction du dieu impie de la déchéance. Cependant, cela ne m’effrayait pas un seul instant, car par un malheureux hasard j’étais justement né pour combattre ce genre de monstre.
Voyant que ses mouches n’avaient aucun effet sur moi et que je m’approchais bien trop vite, il concentra la malsaine énergie du warp dans l’une de ses mains et la projeta dans ma direction en lui donnant la forme d’un éclair. Ce pouvoir avait la force de tuer une escouade entière, mais il s’évanouit subitement lorsqu’il arriva à un mètre de moi. Les yeux de Felcas ne purent trahir sa surprise en voyant un tel phénomène. Il lança alors plusieurs autres attaques psychiques, mais aucune n’eurent plus d’effet que la première. Pour la première fois depuis longtemps, Felcas ressentit une peur profonde le ronger de l’intérieur, plus atrocement que toutes les maladies qu’il avait transporté dans son corps meurtri. Il arrêta son incantation, paralysé, et comprit enfin ce qui se passait.
- Non ! Tu es… tu es… un Intouchable !
D’après les études entreprises par l’Ordo Hereticus, les pouvoirs psychiques dont jouissent les psykers, quelle que soit leur puissance, sont basées sur les processus électriques du système nerveux humains : ces petites impulsions qui voyagent de synapse en synapse et transmettent les informations, les messages et les décisions. La mutation qui les caractérise fait que certaines de ces synapses font intervenir l’énergie Warp au lieu de celle de leur propre corps, ce qui leur permet d’ouvrir un minuscule portail vers cette autre dimension, où ils peuvent puiser une puissance capable de lancer des éclairs, de démembrer un homme ou de faire sauter un char.
Les Intouchables possèdent cependant une mutation qui affecte le même phénomène, mais d’une autre manière. Cette mutation leur permet de s’affranchir des phénomènes électriques normalement nécessaires pour faire fonctionner leur système nerveux. De part cette nature particulière, les Intouchables ne possèdent aucune présence dans le Warp, là où les esprits des humains normaux sont autant de petites chandelles, et où ceux des psykers sont de véritables soleils flamboyants. Ils créent alors constamment une perturbation autour d’eux, un vide au sein des processus fondamentaux du cerveau qui fait disparaître toute énergie Warp pénétrant dans cette bulle. Cela a malheureusement aussi comme conséquence que l’on a tendance à oublier certains souvenirs et à se sentir mal à l’aise en leur présence. C’est en même temps une bénédiction et une malédiction, car si les psykers n’ont absolument aucune emprise sur eux, les Intouchables sont considérés comme des êtres sans âmes par la plupart des autres humains. C’est cette malédiction que je porte en moi.
Felcas trébucha sur l’une des énormes veines en reculant et tomba à la renverse, terrorisé. Je m’arrêtai à deux pas devant l’hérétique et observai l’effet qu’avait mon champ de négation sur lui. C’était comme si l’on venait subitement de couper le cordon ombilical d’un fœtus. Cette autre dimension avec laquelle il vivait depuis si longtemps, et qui était devenue l’essence même de sa vie, lui était désormais inaccessible. Une immense faiblesse s’empara de l’hérétique alors que ses liens avec le warp étaient coupés, et ses yeux fixèrent avec horreur le pieu anti-psyker qui luisait d’énergies crépitantes dans mes mains. Dans une intonation aussi monotone que rituelle, je récitai :
- Au nom de l’Empereur-Dieu sanctifié, je vous proclame extremis diabolus. Que votre âme damnée connaisse mille tourments dans les enfers du Warp.
Sur ces mots, je plantai mon arme dans son corps. Les huiles saintes dont elle était enduite le consumèrent de l’intérieur alors qu’il était agité d’intenses convulsions tout le long du corps. Sa peau s’embrasa l’instant d’après, et rapidement, il ne resta plus qu’un squelette fumant de l’homme qui avait été Klor Felcas. Immédiatement, les milliards de mouches qui nous assaillaient tombèrent sur le sol en une énorme masse infecte à l’odeur de soufre, et les surfaces organiques recouvrant la salle moururent aussitôt. Je regardai autour de moi, et vit que deux des hommes de mains de Kantores étaient morts, et un autre était étendu sur le sol, sa combinaison déchirée et de grosses blessures gangrenées recouvrant ses bras. Il était condamné. Les survivants se préparaient à lui administrer la bénédiction de l'Empereur en lui récitant les derniers sacrements.
Quant à l’inquisiteur, il observait calmement l’effet de la mort de Felcas sur tout ce qu’avait créé l’hérétique. Puis, subitement, il se tourna vers moi et je pu voir une grande admiration dans ses yeux. D’un pas lent, il s’avança vers moi mais tint ses distances, ses pouvoirs de psyker lui interdisant de s'approcher plus. Je ressentais dans son regard le besoin à peine contenu de vouloir me remercier à la manière d'un ami, par un simple contact de la main, mais ce genre de chose nous était interdit. Nous étions incompatibles, nos deux univers ne pourraient jamais se mélanger, pourtant il avait choisi de me recruter car il savait que mes pouvoirs lui seraient des plus utiles, comme l'avaient prouvé les évènements de ce soir. D’une voix presque paternelle, il me dit :
- Je suis très fier de toi, Asphar. Tu as agis en véritable agent de l’Inquisition.
- J’ai agis comme vous me l’avez demandé, fis-je avec modestie. Je n’ai été que l’objet de votre justice contre cet hérétique.
- Peut-être. Mais ce n'était pas n'importe quel ennemi que tu as vaincu là. Sans ton aide, jamais nous n'aurions la moindre lueur d'espoir contre lui. Et je te rappelle que c'est toi qui as retrouvé sa trace après que nous l'ayons perdu sur Cirith. Il est temps pour moi de te récompenser pour tes services rendus : dès que nous serons de retour à la Citadelle, j’utiliserai toute mon influence auprès des seigneurs de l’Ordo pour que tu sois nommé inquisiteur.
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Fanstories.net cesse son activité d'origine et va prochainement devenir le lieu de nouveaux textes plus philosophiques destinés à tous. Lancement prévu d'ici début mai.
Et Rei sera toujours là ^^