Partager l'article ! Illuminati, chapitre 3: CHAPITRE TROIS : NOUVELLE VIE Quartiers riches de la ruche Prioris, mond ...

Nom : Comeau-Montasse
Prénom : Thibault
Âge: 25 ans
Job: préparateur documentaire à la centrale nucléaire du Tricastin (prestataire pour EDF)
Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice
Passions: musique, jeux vidéos, jeux de rôle, lecture et, bien sûr, écriture
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Quartiers riches de la ruche Prioris, monde-ruche Hullorden, sous-secteur Antelis, secteur Hullerstorm.
Mon maître avait tenu à ce que nous fêtions l’évènement entre nous, dans sa demeure personnelle des hauts quartiers de la cité-ruche Prioris sur Hullorden. Contrairement à moi, il n’avait pas la même aversion pour cette planète et s’y était établi pour rester suffisamment près du siège de l’Ordo, où il consultait souvent les archives pour ses enquêtes. Il avait acheté tous les appartements sur deux étages complets d’un luxueux immeuble, et les avait ensuite aménagés selon ses convenances personnelles. Il y avait là plus de trente serviteurs de Kantores qui y vivaient presque en permanence, gérant les différentes affaires dont l’inquisiteur n’avait pas le temps de s’occuper. C’était également un lieu très bien protégé, bardé de détecteurs, de verrous multi-codes et de systèmes défensifs qu’il faudrait des heures à contourner même pour une personne experte. Aucune personne ne faisant pas de l’équipe de Kantores n’y avait jamais mis les pieds depuis qu’il l’occupait. Mais ce jour là, il y eut une exception.
Helena, ma sœur cadette que je n’avais plus revue depuis mon départ d’Eridios, m’attendait dans le grand salon en buvant l’un des grands crus de la réserve de Kantores, confortablement installée dans un épais fauteuil de cuir blanc. Elle était ravissante dans sa robe légère de soie bleu turquoise à col montant, ses avant-bras enveloppés dans de délicats gants blancs affichant l’emblème de notre maison : un aigle aux ailes déployés et tenant un serpent entre ses serres. Les longs cheveux noirs d’Helena étaient dressés en un chignon très soigné, et ses yeux d’un bleu profond me fixaient avec une lueur bienveillante comme à son habitude. Contrairement à la plupart des femmes de notre maison, Helena ne mettait pas de fond de teint pour maquiller la pâleur naturelle de son visage, car elle cultivait ses origines avec un amour tout particulier. Pour elle, rien n’était plus important.
Dès qu’elle me vit, elle posa délicatement son verre et se leva. En trois pas je fus devant elle et l’embrassai fraternellement, laisser s’écouler une grande joie de mon regard qu’elle ne manqua pas de remarquer.
- Je suis si content de te revoir, Helena, lui dis-je.
- Moi aussi, Asphar.
- Comment se passent les choses sur Eridios ?
- Tout va très bien, merci. Je viens d’ailleurs tout juste de conclure une vente de quinze vaisseaux à une guilde marchande sur Ouragos. La plupart des autres chantiers devraient être terminés dans les temps et les mines restent productives.
- Je vois que j’ai eu raison de te laisser les rênes de la famille. Père et mère doivent être très fiers de toi.
- Ils seront encore plus fier de toi, Asphar, lorsque je leur apprendrai que tu es devenu Inquisiteur. Tu sais, même si ce… pouvoir que tu as manifesté la dernière fois qu’on s’est vu les a quelque peu effrayé, ils ont toujours été persuadés que tu accomplirais de grande choses.
Alors que je la revoyais, resplendissante de joie et de pureté, je savais que j’avais pris la bonne décision en lui confiant l’avenir de la maison Silverstein. Contrairement à Julius qui avait été corrompu par le pouvoir, Helena possédait une sagesse immense et une modestie qui la mettait totalement à l’abri des pièges moraux qui frappaient habituellement les grandes maisons.
- C’est… c’est le même uniforme que quand tu es parti ! remarqua-t-elle en voyant la légère brûlure située au niveau de l’épaule gauche, causée par la frappe psychique reçue lors de mon affrontement avec Julius. Tu as continué de le porter tout ce temps ?
Cette tenue avait une grande signification pour moi, car tout comme Helena, je chérissais énormément mes origines et je n’étais pas peu fier d’avoir servi dans les Légions Argentées d’Eridios. Même si je n’avais jamais participé à des combats réels durant cette période, j’étais un officier militaire de carrière, ma famille m’avait préparé dès ma naissance à cette destinée, une éducation que je ne souhaitais pas oublier.
- J’ai beaucoup de mal à le tenir en état, avouais-je, mais j’aurais encore plus de difficulté à porter autre chose.
- C’est bien mon grand frère préféré, ça.
Elle me prit dans ses bras et m’enlaçant avec une force que je ne lui soupçonnais pas. Le fait qu’elle me dévoile tant de tendresse me touchait profondément. Mais soudain, Helena fut prise d’une violente migraine qui l’obligea à s’écarter rapidement pour retourner à son siège, tenant sa tête comme si son poids venait de tripler. Elle donnait l’impression d’avoir eu son crâne compressé par une force colossale et ses forces physiques avaient quelque peu diminué également.
- Qu… qu’est-ce qui m’arrive ? demanda-t-elle d’une voix faible. Est-ce que c’est le vin ?
- Non Helena, répondis-je avec regret, c’est ma faute. Ce pouvoir, comme tu dis… je ne peux pas le maîtriser. Je suis désolé… j’aurais dû te prévenir. Il s’exprime en permanence et affecte toute personne qui m’approche de trop près. Même quelqu’un n’étant pas un psyker peut en ressentir les effets, souvent des nausées ou des migraines, car les humains normaux sont habitués à ressentir une infime partie du Warp.
- Ce doit être difficile de vivre avec cela, dit-elle avec un regard chagriné alors que la douleur disparaissait peu à peu.
- J’ai dû m’y adapter. Ce n’est pas facile tous les jours de ne pas pouvoir être proche des autres, surtout de ceux qu’on aime. Mais tu as encore de la chance, car tu n’es pas une psyker. Maître Kantores, par contre, je ne peux pas l’approcher à moins de cinq mètres sans l’affaiblir considérablement.
- Ce pouvoir a été très dur à vivre pour nous deux, intervint mon maître. Néanmoins, cela ne t’as pas empêché de devenir ce que tu es aujourd’hui. Et maintenant, si nous commencions à célébrer ça ?
La fête fut somptueuse. Helena avait amené avec elle de nombreux et délicieux mets en provenance d’Eridios qui nous rafraîchirent les sens, et Illios n’avait pas non plus ménagé ses finances ni ses serviteurs. Tous les hommes de main de mon maître participaient à l’évènement, me félicitant tous plusieurs fois tout au long de la soirée. Plusieurs d’entre eux étaient d’excellents camarades avec lesquels j’aimais converser durant nos missions, mais il ne fallait pas oublier qu’ils étaient eux aussi de dangereux agents de l’Inquisition aux capacités aussi surprenantes qu’efficaces. Nous racontâmes à Helena plusieurs de nos aventures, dont elle ne perdit pas une miette. Parfois, nous n’étions pas d’accord sur un point du récit et il fallait débattre pour savoir qui avait raison, ce qui nous mena à des heures bien tardives sans que nous ayons conscience du temps qui passe.
Lorsque la fête toucha à sa fin, Helena vint me voir, faisant un effort pour entrer dans ma sphère de négation, et posa sa main sur mon épaule en disant :
- Asphar, j’ai quelque chose à t’offrir.
Curieux, je la regardai faire un signe à l’un des serviteurs d’Illios qui apporta une boîte en bois verni qui ressemblait plus à une petite caisse, faisant environ cinquante centimètres dans toutes les dimensions et frappée de l’emblème de notre famille. J’ignorai ce que contenait cette caisse, mais je savais que cela devait être quelque chose de particulièrement important.
Helena ouvrit le couvercle, et je pus voir à l’intérieur deux plaques de protection d’avant-bras blancs équipés de griffes énergétiques rétractables, dont les lames luisaient d’un éclat jaune vif presque solaire.
- Ce sont les Serres d’Eridios, m’annonça Helena, les armes d’honneur de notre famille. Elles ont été forgées voilà plus de sept cent ans et plusieurs de nos ancêtres parmi les plus glorieux ont combattu avec pour vaincre les ennemis de l’Imperium. Et aujourd’hui, il est tout à fait normal qu’elles te reviennent.
Je pris l’une des merveilleuses armes entre mes doigts. Elles étaient conçues pour laisser la main de l’utilisateur totalement libre dans un simple gant de tissu, même lorsque les lames étaient sorties. Elles se fixaient sur les avant-bras et servait en même temps d’arme et de bouclier, les plaques de protections en titanium pouvant encaisser même les pires dégâts. Je les soupçonnai d’ailleurs de renfermer un système de champ réfracteur pour dévier les projectiles légers, et Helena confirma aussitôt mes pensées par un simple signe de tête. C’étaient vraiment des armes magnifiques. Profondément ému, je dis à ma sœur :
- C’est le cadeau idéal pour ce genre de circonstance. Comment est-ce que je pourrais jamais te remercier ?
- Tu auras tout le temps de trouver, répondit-elle en me faisant une petite tape sur le nez. J’espère que tu passeras me voir souvent.
- Je te le promets.
Le lendemain, je me réveillai avec une bonne humeur comme je n’en avais pas connu depuis longtemps. Enfilant mon uniforme, je rejoignis Illios à la salle à manger, pour prendre un petit déjeuné assez énergique. Helena avait malheureusement dû repartir après la soirée, le travail sur Eridios ne lui laissant pas beaucoup de temps libre. Mais je ne m’en faisais pas trop, car j’avais la ferme intention d’aller lui rendre visite bien assez tôt.
- Asphar, me fit soudain Illios. Je pense que tu devrais immédiatement débuter une enquête.
- Vous croyez ?
- Lord Holken s’attend à ce tu commences à œuvrer rapidement. Plus tôt tu obtiendras des résultats, plus tu resteras dans ses bonnes grâces. Il faut savoir être très diplomatique avec l’Inquisition, même lorsque tu travailles pour elle.
- Et vous avez quelque chose dont je puisse me charger ?
Illios laissa s’échapper un petit rire, ce qui me laissa pensé qu’il avait déjà tout prévu depuis longtemps. Ce n’était pas le genre d’homme à faire les choses à moitié. Il m’avait formé et il m’avait fait nommer, et je doutai fortement qu’il n’ait pas déjà deux ou trois enquêtes à me proposer.
- En fait, m’avoua-t-il, je voudrais que tu reprennes une affaire que j’ai laissé tombé il y a quelques temps.
- De quoi s’agit-il ?
- A l’époque, ce n’était qu’une histoire de psykers renégats qui causaient quelques problèmes sur une cité-ruche de la planète Vogen, dans le quadrant de Volkmar, mais ça a empiré. C’est devenu une véritable révolte. La ville est à feu et à sang depuis deux mois, et les forces de la garde impériales ont été envoyées pour tenter de mater la rébellion. Cela fait plus de cinq semaines qu’ils essayent de capturer les psykers qui dirigent le soulèvement, sans succès.
- Vous voudriez donc que je m’en occupe ?
- Oui. Corrige l’erreur que j’ai faite en ne traitant pas cette affaire immédiatement. Trouve les chefs rebelles et neutralise-les par tous les moyens. Si jamais la révolte se propageait sur d’autres cité-ruches de Vogen, la situation pourrait devenir catastrophique.
Je me levai brusquement de ma chaise et m’inclina devant Illios en lui disant simplement :
- J’accepte.
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Et Rei sera toujours là ^^