Profil de Jack-115

Hughel 2


Nom : Comeau-Montasse

 

Prénom : Thibault

 

Âge: 25 ans

 

Job: préparateur documentaire à la centrale nucléaire du Tricastin (prestataire pour EDF)

 

Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice

 

Passions: musique, jeux vidéos, jeux de rôle, lecture et, bien sûr, écriture 

 


M'ECRIRE


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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 21:00

CHAPITRE SIX : TRAQUE PARMIS LES OMBRES

 

 

Vingt-sixième niveau de la cité-ruche Dienk, monde-ruche Vogen, sous-secteur Volkmar, secteur Hullerstorm.

 

       Après ce premier assaut des hérétiques, je compris qu’il valait mieux adopter une stratégie plus agressive pour essayer de garder l’initiative face à l’ennemi et le forcer à révéler son jeu. Sur mes ordres, toutes les troupes des cinq compagnies dunerriennes déployées au sommet de la cité descendit à notre niveau par groupe de cinquante gardes en empruntant l’énorme monte-charge. L’opération de transfert dura tellement longtemps que je craignis par moment que les hérétiques ne tentent une seconde attaque beaucoup plus violente alors que nous étions en train de nous regrouper. Mais quelle que soit la raison, aucune présence ennemie ne fut rapportée jusqu’à ce que tous les effectifs disponibles soient rassemblés au vingt-sixième niveau de la ruche. Là, je réunissais le capitaine Jorus, le lieutenant Hekman et le reste de l’état-major des différentes compagnies, j’exposais mon plan en utilisant une plaque de donnée affichant un plan grossier de la cité gargantuesque.

       -   Notre mission est de trouver le repère de plusieurs psykers renégats qui pourraient être à l’origine du soulèvement de la ruche. Il est d’ailleurs possible que leur élimination perturbe les forces hérétiques, alors dites à vos hommes de ne pas hésiter à tirer sur tout individu semblant présenter des capacités psychiques, cela pourrait sauver beaucoup de vies.

       -    De toute façon je comptais bien tirer sur tout ce qui ne porterait pas un uniforme de faucon, lâchant le lieutenant Sdayne en riant.

       Les autres officiers accueillirent la plaisanterie de bon cœur, ayant apparemment besoin de faire baisser la tension. Après réflexion, moi aussi. Notre premier combat m’avait laissé avec quelques bleus et contorsions mineures qui me tiraient les membres, et sur le moment j’aurais préféré avoir le temps de me reposer un peu avant de retourner me battre. Mais le temps était justement ce qui nous manquait le plus.

       -   Etant donné les dimensions de la cité et le nombre d’hérétiques qu’elle abrite, nous ne pouvons pas espérer pouvoir inspecter tous les quartiers l’un après l’autre. Au lieu de cela, nous allons provoquer l’ennemi en nous enfonçant dans le vingt-sixième niveau et voir de quelles directions il attaquera. En analysant ses vecteurs d’approche, je serais en mesure de déterminer la position approximative de son repère principal, où se trouvent très certainement les psykers.

       Je fit courir un stylet de commande sur la plaque de donnée pour y indiquer les principales artères de ce niveau de la ville et expliqua :

       -    Chacune de vos compagnies va prendre l’une de ces voies de circulation afin de maximiser nos chances d’engager l’ennemi.

       -   Et une fois qu’ils sont sur nous, qu’est-ce qu’on fait ? demanda le capitaine Jorus.

       -   Toute compagnie qui se retrouve attaquée devra tenir sa position du mieux possible. Je vous laisse libre d’adopter la meilleure stratégie défensive selon votre situation, mais je tiens à ce que vous ne vous déplaciez tant que vous êtes engagés au combat. Les compagnies n’étant pas engagées devront continuer sur leur trajectoire, et n’envoyer du soutien pour les autres groupes qu’en cas de force majeur. Vous avez bien saisi la stratégie ?

       -   Ne vous inquiétez pas pour nous, me rassura Jorus. Les Faucons ont l’habitude de se débrouiller tous seuls en terrain hostile. On ne vous décevra pas.

       Je laissais s’échapper un sourire en coin. Il est vrai que je n’avais pas choisi ces troupes uniquement pour leurs capacités d’assauts aéroportés, car j’aurais pu en obtenir un avec n’importe quel autre régiment de la Garde en utilisant mon autorité d’inquisiteur pour obtenir la collaboration de la Flotte Impériale. La principale force des Faucons de Dunerre était que, comme ils se déployaient généralement par grav-chute en étant largués à plusieurs centaines de mètres d’altitude sur leur objectif, ils étaient entraînés et équipés pour supporter plusieurs jours de combat sans soutien logistique, et privilégiaient les stratégies par escouades plutôt que les grosses formations armées des autres régiments. Ces soldats étaient de vrais fantassins, des combattants d’élite qui n’auraient pas peur de s’aventurer en terrain ennemi sans aucune aide extérieure. Ils tueraient tous ceux qui s’opposeraient à eux et donneraient leurs vies pour la cause de l’Empereur.

       En guise de conclusion, je me contentai de dire :

       -  Je serais avec la 15ème du capitaine Jorus qui avancera le long de l’avenue des Marches du Paradis, au centre de la formation, donc si vous avez besoin de me joindre, passez par lui. Maintenant vous avez vos ordres, donc rassemblez vos hommes et choisissez une voie de progression parmi celles que j’ai désignées. Battez-vous pour l’honneur, pour la gloire, et pour le Trône d’Or !

       -   Droit au cœur, vers la victoire ! cria le capitaine Jorus en récitant la devise de combat des Faucons de Dunerre, laquelle fut reprise par tous les autres membres de l’état-major.

       Quelques instants plus tard, j’étais parmi les troupes de la 15ème compagnie, en train de vérifier mes armes et mon équipement avant de donner l’ordre d’avancer. Le caporal Eric Hosman était à mes côtés, nettoyant son fusil laser long avec un soin méticuleux comme s’il s’agissait d’une jeune fille qu’il venait de rencontrer, et faisant le compte des chargeurs qu’il lui restait pour l’approvisionner. Sa nouvelle affectation dans la suite d’un inquisiteur ne semblait pas le perturber outre mesure et c’était tant mieux : pour le moment, j’avais besoin de lui en pleine possession de ces moyens. Il aurait bien assez le temps après cette bataille pour réaliser dans quel enfer il s’est engagé.

       Notre progression au sein des quartiers bourgeois meurtris par le récent bombardement de la flotte se fit sans aucun incident pendant plus d’une heure, ce qui m’amena un moment à penser que l’ennemi s’était peut-être entièrement retiré de ce niveau de la ruche. Mais alors que cette impression commençait à se transformer en certitude, l’opérateur radio de l’escouade de commandement de la 15ème me rapporta que la 16ème compagnie avait engagé l’ennemi à quatorze cent mètres au nord-est de notre position. Il eut à peine le temps de terminer son rapport que toutes les autres compagnies de notre expédition le contactèrent pour faire part de combats musclés avec les hérétiques… y compris les éclaireurs de la 15ème.

       Toute la formation impériale cessa brusquement son avancée, ses différents éléments séparés les uns des autres par au moins un kilomètres de ruines et d’avenues qui s’étaient soudainement mises à grouiller d’ennemis. Notre groupe se regroupa dans un imposant bâtiment de l’Administratum dont les vastes bibliothèques renversées laissaient penser qu’il s’agissait d’un centre d’archivage des données de la ruche. Les faucons de Dunerre organisèrent une défense acharnée contre la foule au dehors, principalement à grands coups de lance-flammes. Cette partie du vingt-sixième niveau fut rapidement illuminée par des dizaines de torches humaines qui titubaient sur quelques mètres en se tordant de douleur, mais sans émettre un seul son, avant de s’effondrer. Une odeur insoutenable se mit à emplir l’atmosphère.

       Contrairement à ceux des cultes que j’avais déjà affrontés sous les ordres de mon maître Kantores, ces hérétiques semblaient provenir d’absolument toutes les classes sociales de la ruche Dienk si l’on en croyait les vêtements, tatouages et autres parures qu’ils portaient. Ils partageaient néanmoins la même folie qui les faisait se jeter sur les lignes de défenses dunerriennes, qu’ils soient armés d’armes rudimentaires de gangs des sous-niveaux, de pistolets lasers règlementaires des forces de sécurité locale ou de simples tuyaux en métaux arrachés aux usines dans lesquelles travaillaient une partie d’entre eux.

       Mais le plus étrange était que, malgré le fait qu’ils ne présentent absolument aucun sens stratégique, aucune logique de combat ni même le moindre signe d’une quelconque hiérarchie, ils étaient néanmoins parvenus à attaquer subitement toutes les compagnies de manière parfaitement coordonnées. Etant donné le fait qu’ils n’étaient plus capables de parler, je redoutais une sorte de communication psychique, ou pire, un contrôle à distance par les psykers que mon maître m’avait chargé de retrouver.

       Il me fallut rester près de l’opérateur radio pendant dix bonnes minutes pour réussir à obtenir des autres compagnies les directions d’où l’ennemi les avait attaqués. Le nombre d’hérétiques impliqué était tout simplement colossal, de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers, entassés dans les ruelles et avenues pour converger vers les positions impériales. Lentement, un schéma commença à se dessiner sur ma plaque de données. En remontant les différents vecteurs d’assauts, je finis par revenir à chaque fois sur la même zone de la carte du vingt-sixième niveau, où un bâtiment attira aussitôt mon attention : le centre médiatique de Dienk.

       -   Caporal Hosman ! hurlai-je dans mon communicateur pour espérer être entendu à travers le vacarme du combat.

       Eric Hosman s’était posté au deuxième l’étage du bâtiment pour user de ses talents de tireur contre la horde d’ennemis, éliminant ceux qui portaient des armes dangereuses telles que des fusils automatiques ou des bombes artisanales. Bien sûr, il n’abattait pas autant d’adversaires que les porteurs d’armes spéciales ou même les simples gardes tirant en mode automatique sur la foule avec leurs fusils laser, mais chacun de ses tirs faisait disparaître une menace bien particulière et non négligeable. Ceux parmi les hérétiques qui avaient les moyens et la présence d’esprit de tirer contre les fenêtres de notre bâtiment étaient heureusement très rares, ce qui laissait au tireur d’élite toute latitude pour faire usage de son talent. Il dut interrompre sa tuerie méthodique pour me répondre, d’une voix énergique et professionnelle qui contrastait avec l’image qu’il m’avait d’abord donnée :

       -   Hosman, j’écoute !

       -   Ici l’inquisiteur Silverstein. Prends ton fusil, fait le plein de chargeur et rejoins-moi sur le toit, on a notre cible.

       -   Reçu cinq sur cinq.

       Alors que je traversais le bâtiment pour atteindre les larges escaliers de pierre en spirale qui menaient aux étages supérieurs, je choisissais douze soldats vétérans bien portants et bien équipés pour m’accompagner, leur ordonnant de vérifier leurs armes et de me suivre sans discuter. Après avoir gravis les trois étages du bâtiment, j’actionnai un accès menant au toit et nous quittâmes la zone de combats en passant au bâtiment voisin, dissimulés par les ténèbres.

       -   Inquisiteur, osa demander Eric. Qu’est-ce qu’on recherche, au juste ?

       -   Des psykers, dis-je en réalisant qu’il n’avait pas assisté à la petite réunion d’état-major que j’avais organisé. Ce sont eux qui manipulent ce culte dans l’ombre.

       Je compris aussitôt mon erreur lorsqu’un frisson se propagea à travers tous les membres de mon escorte, y compris Eric. L’un des vétérans s’arrêta subitement pour vomir sous l’effet de l’écœurement, à moins que ce ne fussent mes capacités d’Intouchable qui commençaient à l’affecter. Contrairement à un membre de l’inquisition tel que moi, les simples soldats de la Garde n’étaient pas familiers avec les choses du Warp et s’en méfiaient donc comme de la peste, craignant même les psykers assermentés employés comme armes dans leurs propres régiments. Savoir que notre mission impliquait des individus touchés par l’Immaterium devait certainement avoir refroidit leurs ardeurs.

       -  Ne vous inquiétez pas, fis-je pour tenter de les rassurer. Je dispose d’armes spécialement conçues par l’Inquisition pour contrer les pouvoirs de ce genre d’ennemis. Tant que vous restez près de moi, ils ne pourront rien vous faire.

       L’effet de ce discourt fut limité mais suffisant. Notre petit groupe se remit en route vers notre objectif. Celui-ci nous attendait, perdu dans les ténèbres, loin derrière les hordes d’hérétiques qui se massaient en contrebas, et qui ne cessaient d’affluer…

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LA SUITE

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SOMMAIRE

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Heretics.jpg


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