Profil de Jack-115

Hughel 2


Nom : Comeau-Montasse

 

Prénom : Thibault

 

Âge: 24 ans

 

Job: technicien chez Assystem à Pierrelatte (en cours de formation)

 

Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice

 

Passions: musique, jeux vidéos, warhammer, et bien sûr, écriture 

 


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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 11:40

CHAPITRE SEPT : LES CHEMINS DE LA DAMNATION

 

 

Vingt-sixième niveau de la cité-ruche Dienk, monde-ruche Vogen, sous-secteur Volkmar, secteur Hullerstorm.

 

       Cela faisait maintenant plusieurs dizaines de minutes que nous avions abandonné le tumulte de la bataille derrière nous pour avancer parmi les ombres des bâtiments qui dansaient sous la lueur des torches lointaines brandies par les hérétiques. Je ne doutais pas que les gardes laissés derrière nous feraient payer à ces traitres un lourd tribut pour s’être ainsi détourné de l’Empereur, mais je devinais qu’ils survivent à cet affrontement. Je devais m’assurer que leur sacrifice ne soit pas vaint.

       Je n’avais désormais plus avec moi que le caporal Hosman et douze autres faucons vétérans armés comptant un porteur de lance-flamme et un fuseur, ainsi qu’une charge de démolition standard. Ce petit arsenal nous permettrait certainement de nous frayer un chemin à travers un petit contingent d’hérétiques surpris, mais sûrement pas d’affronter la marée de fanatiques qui convergeait vers les positions tenues par les différents bataillons loyalistes. Si nous devions nous opposer à une trop forte résistance devant le centre médiatique de la cité-ruche, la charge de démolition pourrait faire s’effondrer le bâtiment et, avec la grâce de l’Empereur, tuer la plupart des psykers ennemis. C’était le plan, du moins.

       Quant à savoir ce qui nous arriverait une fois les psykers éliminés… je préférais ne pas y penser. Maître Kantores m’avait appris à ne pas laisser ce genre d’inquiétude perturber mon jugement sur la nécessité d’agir. Actuellement, nous étions les seuls à pouvoir mettre fin à cette menace, et rien d’autre n’importait. Pas même nos propres vies.

       Lorsqu’il ne fut plus possible de progresser par les toits, nous dûmes emprunter les escaliers de marbre de ce qui nous sembla avoir été la résidence d’un riche marchand de la ruche, et retournâmes dans la rue. Heureusement, la horde des hérétiques était désormais loin derrière nous, si loin que les sons de la bataille n’étaient plus que des murmures… à moins que les affrontements ne soient déjà terminés. Si tel était le cas, nous n’avions alors plus beaucoup de temps. D’un simple geste, j’ordonnais à mes suivants d’accélérer et ils s’exécutèrent sans pour autant rendre leur démarche plus bruyante. Quelques instants plus tard, les ruines du centre médiatique de Dienk fut enfin en vue.

       Formé d’un dôme de métal de huit cent mètres de diamètres posé sur un bâtiment cubique légèrement plus large, il avait autant souffert du bombardement que toutes les autres bâtisses autour de lui mais ses dimensions plus imposantes l’avaient préservée de l’effondrement. Du temps où cette ruche était encore un puissant et fidèle centre industriel de l’Imperium, cette vaste structure servaient à diffuser des messages de propagande impériale à travers tous les niveaux de l’agglomération, incitant la population à travailler dur et à respecter la loi ou à dénoncer ceux qui l’enfreignaient. Placée sous la responsabilité du gouvernement local et protégé par les forces de défense planétaires, il s’agissait d’un des éléments vitaux du fonctionnement de la ruche. A présent, ce n’était plus qu’une ombre parmi d’autres, une ruine parmi des milliers, et le potentiel repère des plus dangereux psykers de cette planète.

       Nous approchâmes en restant le plus à couvert possible et finîmes par apercevoir les premières sentinelles ennemies patrouiller devant l’accès principal. Mes photo-lentilles augmentaient le peu de lumière naturelle qui régnait et me renvoyèrent les images de cinq hommes et femmes de natures très hétéroclites qui n’auraient normalement jamais partagé autant de proximité. Il y avait là une brute dont les tatouages l’identifiaient clairement comme un membre de gang des sous-niveaux, une courtisane de la classe moyenne, deux ouvriers d’usine et un marchand. Ils avaient le même regard vide et se déplaçaient en silence sans se regarder directement, et portaient dans leurs mains frêles des armes de natures très diverses elles aussi. Je parvins à reconnaître aisément la forme d’un bolter dans celles du marchand, tandis que la brute ne portait qu’un simple couteau. L’un des deux ouvriers n’était armé que d’un gros outil de serrage qu’il faisait trainer lourdement par terre, tandis que son homologue tenait un chalumeau dont il avait éteint la veilleuses, sans doute pour en économiser le précieux carburant. La courtisane, quant à elle, tenait une arme que je ne parvins pas à reconnaître, mais qui était clairement une sorte de lance-projectile primitif. Vu leurs origines, je ne m’attendais pas à ce qu’ils sachent très bien se battre, du moins la plupart d’entre eux, cependant ils représentaient un obstacle des plus embarrassants car nous ne pourrions jamais les éliminer sans faire un minimum de bruit.

       -  Chef, murmura soudain Eric alors qu’il observait le terrain à travers la lunette de son long-las. Je vois une bonne brèche non surveillée dans le flanc gauche du bâtiment, à cinq cent mètres. On pourrait s’infiltrer par là plus facilement.

       -   Parfait. Guide-nous, on te suit.

       Le caporal prit la tête du groupe et nous emmena sur le flanc gauche du centre médiatique en slalomant entre les ruines. Nous passâmes à côté d’une carcasse de chimère des FDP carbonisée au point que tout ce qui n’était pas du blindage avait plus ou moins fondu. Son conducteur n’était plus qu’un squelette aux morceaux éparpillés à travers la cabine de pilotage, et j’eu le sentiment que les orbites de son crâne noir de suie me fixaient depuis l’autre monde alors que j’observais cette triste scène. D’autres signes d’affrontements similaires étaient visibles autour de nous, mais il semblerait que les combats aient été très rapides car on voyait assez peu de traces d’impacts de tirs sur les murs ou ailleurs. Les hérétiques devaient avoir pris les forces locales totalement par surprise.

       La brèche qu’avait repérée Eric était assez large pour faire passer deux hommes de front et s’étirait jusqu’au sommet du bâtiment selon un chemin en serpentin en traversant plusieurs niveaux. Aucune sentinelle n’était en vue, mais sur le mur étaient posés deux fusils laser ayant probablement appartenu aux FDP locales, et dont les emblèmes impériaux avaient été rayés ou brisés. Quelques boîtes de conserve vides et autres denrées périssables étaient également abandonnées sur le sol de façon anarchique, de même que des couvertures rapiécées et quelques vêtements sales. Je décidai d’entrer en premier et, alors que je passais le seuil de l’ouverture, j’entendis des bruits dans la pièce immédiatement sur ma droite. Cela ressemblait au bruit que font les loups de Fellris, dans les plaines gelées d’Eridios, lorsqu’il dévorait une proie. Sauf que cette fois-ci ce n’était pas des bêtes, mais deux hommes, qui étaient en train de se repaitre du corps d’une petite fille apparemment morte depuis peu. Leurs habits étaient tellement sales et en lambeaux qu’il était impossible de savoir à quoi ils ressemblaient à l’origine, et la sauvagerie dont ils faisaient preuve sur le cadavre de l’enfant leur donnait une allure encore plus bestiale et primitive.

       Malgré leur répugnant repas, les deux hérétiques parvinrent à entendre mes pas sur le parquet couvert de débris, et ils se retournèrent avec vigueur pour fondre sur moi sans la moindre hésitation. S’ils avaient été capables de parler, je pense qu’ils auraient poussé le même genre de grognement qu’ont les bêtes sauvages lorsqu’elles se sentent menacées ou qu’elles souhaitent intimider un rival apparaissant soudain sur leur terrain de chasse. Mais je n’étais pas un rival, seulement un instrument de la juste vengeance de l’Empereur.

       Les Serres d’Eridios brillèrent d’une lueur bleutée froide alors qu’elles se déployaient en accumulant de d’énergie, et les contours de leurs lames devinrent flous lorsque leur vibration fut trop rapide pour être visible à l’œil nu. Le premier hérétique avança un bras alors qu’il s’élançait dans ma direction, et je le sectionnai au niveau du coude dans un bref mouvement ascendant, avant de faire redescendre mon arme sur son torse pour le scinder en deux autres morceaux. Son compagnon n’eut guère plus d’esprit en tentant de m’appréhender et voulu se jeter sur moi d’un bond bestial, mais je l’interceptai en plantant mes serres dans sa gorge avant d’utiliser l’élan de son saut pour l’envoyer s’écraser contre le mur derrière moi. Alors que les hommes de ma suite s’approchaient précipitamment pour découvrir ce qui se passait, je m’approchai lentement du cadavre de la jeune fille pour l’examiner. Il ne me fallut pas longtemps pour découvrir qu’elle n’avait pas subit les mêmes transformations que les traitres que j’avais observé précédemment, ses pupilles étant normales et ses cordes vocales toujours en place. Elle devait certainement être encore vivante lorsque ces sauvages lui avaient déchiqueté la gorge. Son sang était même encore chaud.

       Fermant les yeux un instant, j’adressai une prière à l’adresse de son âme afin qu’elle se retrouve en paix à la droite de l’Empereur, puis me retournai vers mes hommes pour leur indiquer silencieusement de me suivre. L’intérieur du centre médiatique de Dienk avait cruellement souffert des frappes orbitales de la flotte, si bien qu’il était presque impossible de savoir s’il avait déjà subi des dégâts au cours du soulèvement. Des signes d’occupation récente étaient visibles un peu partout, qu’il s’agisse des déjections ignobles des hérétiques ou des cadavres sanglants d’autres enfants dévorés, mais aucun bruit ne nous parvenait en dehors de ceux de nos propres pas. Utilisant ma propre expérience des habitudes des hérétiques, je dirigeai mon groupe vers les sous-sols du bâtiment, prenant la tête avec le porteur du lance-flamme placé juste derrière moi en cas de nécessité. L’obscurité était totale dans ces sous-niveaux, et les amplificateurs de lumières de nos appareils de vision ne permettaient plus de voir suffisamment, aussi nous allumâmes plusieurs torches électriques. Des runes impies avaient été inscrites sur les murs, peintes avec du sang ou gravés dans le matériau, le plus souvent de façon très grossière. Maître Kantores avait vite remarqué que mes facultés d’Intouchable me rendaient également insensible à la corruption qui émanait naturellement de ces symboles hérétiques, aussi m’avait-il formé à reconnaître ces symboles et à les identifier pour le bien de nos enquêtes. Être capable d’analyser les connaissances de l’ennemi était une arme parfois bien plus puissante que les outils de combat des astartes ou même qu’un Exterminatus.

       Parmi les runes que j’avais sous les yeux, il y avait principalement l’étoile à huit branche symbole du Chaos Universel, l’Archi-Ennemi, mais aussi quelques inscriptions plus particulières comme des runes de pouvoir à l’utilisation réservée aux psykers, ce qui me rassura car cela signifiait que je ne m’étais pas trompé : les sorciers ennemis avaient bien trouvé refuge ici. Ces symboles courraient sur les murs en de longues phrases dans la langue noire du Nocterien, autrefois utilisée par un ancien peuple tribal sur Scition avant l’Heresy d’Horus, aujourd’hui l’un des nombreux langages corrompus employés par les sorciers du chaos dans le secteur Hullerstorm. La plupart de ces phrases étaient des formules d’invocation des énergies du Warp, ce qui signifiait que les sorciers hérétiques qui étaient derrière ce soulèvement n’avaient pas assez d’entraînement pour invoquer ces énergies par la simple pensée comme savent le faire les psykers assermentées de l’Imperium. D’autres formules servaient à commander les esprits ou à sonder les pensées, des outils plutôt utiles pour fomenter la rébellion massive d’une ruche. Il n’y avait plus de doute possible : nos cibles étaient bien là.

       Il nous fallut descendre jusqu’au troisième sous-sol pour finalement rencontrer un signe de présence sous la forme de bougies allumées un peu partout sur le mobilier et par terre pour éclairer les pièces. Les formules de sorcellerie étaient beaucoup plus nombreuses à ce niveau, recouvrant presque entièrement certaines surfaces en formant des motifs hérétiques qui auraient révulsé les yeux d’un homme normal. La lueur vacillante des bougies donnait l’impression que les écritures dansaient, tremblaient, comme si elles cherchaient à s’échapper des surfaces dans lesquelles elles avaient été gravées.

       Au bout d’un couloir, derrière une porte de métal rouillé aux gonds vacillants, commencèrent à nous parvenir des bruits de conversations lointaines dans un langage qui n’était clairement pas du gothique. M’approchant le plus silencieusement qu’il m’était possible, je saisis lentement la crosse de mon pistolet bolter et vérifiais qu’il était bien chargé. Le simple poids de l’arme m’assura que le chargeur était au moins à moitié rempli de projectiles explosifs. Le soldat Jago à côté de moi alluma la veilleuse de son lance-flamme et les gardes derrière lui désengagèrent les sécurités de leurs propres armes.

       Mais cela suffit à ce qu’un hérétique posté dans l’une des salles du couloir s’aperçoive de notre présence. Il passa le seuil d’une porte à quelques mètres sur notre droite, son torse nu recouvert de sang boueux séché, des scarifications pleins les bras, et un pistolet de mauvaise facture à la main. Pendant un instant, j’eu l’impression que nous étions définitivement repérés, mais l’un des vétérans tira un couteau de combat et le lança violemment sur l’ennemi qui reçut la lame en plein cœur. L’homme s’effondra mollement sur le sol sans un son.

       Le soldat Jago alla examiner la salle d’où l’hérétique était sorti mais ne trouva rien d’intéressant, excepté des restes de cadavres humains en putréfaction dont la vision lui donna subitement la nausée. D’une tape sur l’épaule, je l’incitai de se retenir de vomir pour le moment et continuai d’avancer vers la source de la discussion au bout du couloir. Je percevais quatre à cinq voix différentes et, bien que le langage qu’elles employaient m’était totalement inconnu, il m’étais facile de reconnaître à leurs différents accents qu’il ne s’agissait pas la langue natale de plusieurs des interlocuteurs. Le début d’enquête effectué par maître Kantores indiquait que quelqu’un cherchait à rassembler des psykers de haut niveau sur plusieurs mondes pour les amener sur Vogen, ce qui expliquerait que la plupart de ces sorciers soient d’origines très différentes. Mais même si neutraliser ces ennemis était une priorité, ce n’était pas la plus grande en ce qui me concernait : je voulais savoir qui était derrière ce soulèvement, qui avait rassemblé ces psykers pour retourner le peuple de la ruche contre l’Imperium, qui avait organisé tout ce carnage. Et pour cela, j’avais besoin d’un prisonnier.

       C’est pourquoi j’avançai en premier pour enfoncer la porte de métal au bout du couloir et m’introduire dans le sanctuaire des psykers renégats. Il s’agissait de l’ancienne salle des machines du centre médiatique de Dienk, dont les instruments et autres appareils étaient depuis longtemps hors service ou à moitié détruits par manque d’entretien. Haute de trois mètres, longue d’une centaine et large d’une trentaine, elle était principalement rempli de mécanismes divers à l’état pitoyable parmi lesquels une douzaine d’individu avait installé leur camp de fortune pour se protéger du bombardement de la flotte. La moitié d’entre eux était rassemblé autour d’une caisse qu’ils utilisaient comme table pour y poser des cartes en papier et quelques plaques de données, tandis que les autres étaient couchés sur des lits de fortune établis près des quelques appareils ayant encore gardé une quelconque chaleur résiduelle pour les tenir au chaud. Ceux qui étaient en train de dormir se levèrent en sursaut lorsqu’ils entendirent la porte de leur antre tomber violemment au sol et se dirigèrent vers moi, tandis que mon escorte prenait place dans mon dos en attendant mon signal pour ouvrir le feu.

       -   Par autorité de la très sainte inquisition et au nom de l’Empereur Tout-Puissant, je vous ordonne de vous rendre sur-le-champ !

       Je savais bien que de tels hérétiques refuseraient catégoriquement de se rendre, surtout face à l’Inquisition, mais ce n’était pas le résultat que je cherchais. Alors que les psykers se regardaient les uns les autres un bref instant, j’essayai de décrypter chez eux une quelconque organisation hiérarchique afin d’identifier le chef, ou du moins celui qui s’approchait le plus d’un chef parmi cette bande de mécréants. L’un d’eux, un grand homme de stature plutôt forte pour un psyker, aux cheveux noirs comme le jais et au teint légèrement pourpre, me sembla être le plus qualifié au vu de sa réaction et de celles de ses comparses. Mon impression se révéla d’autant plus juste lorsqu’il prit la parole pour me répondre :

       -  Votre Faux Empereur ne peut rien pour vous ici, chiens de l’inquisition ! Priez tant que vous le pouvez encore !

       Là-dessus, le sorcier commença à réciter des paroles d’invocation et la température de la pièce chuta brusquement alors que le voile de la réalité s’amincissait. Les énergies qu’il tira de l’Immaterium prirent la forme d’un puissant éclair qu’il dirigea droit vers moi. Mais au lieu de me réduire en cendre comme il s’y attendait, l’éclair fut dévié de sa course à peine trois mètres devant moi et alla creuser un trou large comme un rhino dans l’un des murs de la pièce. En réponse à cette agression, je levai mon pistolet bolter et tira un unique projectile dans la jambe droite du psyker. Son membre disparut dans une gerbe de sang ténébreux lorsque le bolt explosa, et il tomba à la renverse dans un râle de douleur qui arracha les tympans de plusieurs des autres sorciers. Les regards de ces derniers devinrent soudain emplis de terreur. Quelques ’un d’entre eux tentèrent leur chance à leur tour, invoquant leurs sombres pouvoirs pour m’abattre, mais sans plus de succès. La moitié des psykers chercha à s’échapper en courant vers une sortie située à l’autre bout de la pièce.

       -  Tuez les fuyards ! ordonnai-je à mon escorte. Capturez ceux qui résistent !

       Les vétérans dunerriens firent preuve d’un sang-froid parfait alors qu’ils appliquaient mes consignes à la lettre, épargnant les ennemis les plus coriaces et abattant les autres. Le soldat Jago mit de côté son lance-flamme pour sortir son arme de poing, un simple pistolet laser beaucoup moins sujet aux dommages collatéraux. Ils tiraient dans les jambes pour les immobiliser, puis dans les bras pour les empêcher d’utiliser leurs pouvoirs. Un tir du long-las d’Eric intercepta la tête d’un des lâches alors qu’il était sur le point de nous échapper, et son corps sans vie fit encore quelques pas à l’extérieur avant de finalement tomber comme une marionnette aux fils coupés.

       Soudain, le dernier hérétique encore debout lança un autre éclair dans ma direction, et celui-ci fut dévié vers une machine tournante dont le réservoir était apparemment encore rempli à moitié de prométhéum raffiné. Cela déclencha une explosion qui me jeta à terre avec une partie des vétérans. Jago tira d’abord dans le genou gauche du psyker, puis dans ses bras au niveau des poignets pour en sectionner les tendons. Alors que je me relevais, je me rendis compte que l’explosion avait déclenché un début d’incendie et que la fumée noire de la combustion du carburant commençait déjà à remplir la salle des machines.

       -    Seigneur ! me fit Eric. Quels sont les ordres ?

       -  Saisissez ces traîtres et emmenez-les dehors ! Que quelqu’un essaye de contacter nos transporteurs pour demander une évacuation d’urgence !

       Alors que les gardes assommaient les quatre sorciers épargnés, histoire d’être certains qu’ils ne tenteraient rien de dangereux, je me dirigeai vers la caisse sur laquelle étaient rassemblés les cartes et plaques de données des hérétiques. La plupart ne contenaient que des données officielles des plans de la cité-ruche, des relevés d’inventaires d’armurerie et d’autres informations sans intérêt, mais l’une des plaques de données était cryptée avec un code qui n’était clairement pas impérial. D’après son aspect général, elle aurait pu appartenir à un riche marchand, un noble ou toute autre personne de haute fonction. Rien ne m’assurait qu’elle contenait des données utiles à mon enquêtes mais, dans cette situation, mieux valait toujours l’emporter avec moi dans l’espoir de trouver quelqu’un pour en décrypter le code.

       Après avoir glissé l’objet à l’intérieur de mon uniforme d’Eridios, je rejoignis mon escorte pour tenter de remonter vers la surface en espérant qu’aucune mauvaise surprise ne nous y attendrait.

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LA SUITE

(prochainement)

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SOMMAIRE

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Par Jack-115 - Publié dans : ILLUMINATI
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Prochaines sorties

Illuminati, chapitre 7

Date : 30 octobre

Avancement : terminé

 

Evangelion Children, chapitre 2.6

Date : inconnue

Avancement : 60%

(j'ai besoin d'un bon artwork pour illustrer celui-là, sinon je ne vais pas en dormir la nuit ^^)

 

Halo Destiny, chapitre 22

Date : inconnue

Avancement : 15%

(dernier chapitre de cette fanfic ; il sera très probablement un peu plus long que la moyenne, lui aussi)

 

 

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