Partager l'article ! Perdu Corps et Biens, chapitre 2: CHAPITRE DEUX : LE REVEIL 1438 heures, 11 janvier 2534 (calend ...

Nom : Comeau-Montasse
Prénom : Thibault
Âge: 24 ans
Job: technicien chez Assystem à Pierrelatte (en cours de formation)
Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice
Passions: musique, jeux vidéos, warhammer, et bien sûr, écriture
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1438 heures, 11 janvier 2534 (calendrier militaire) / frégate de combat CSNU Hollow Lies, en transit dans le Sous-Espace.
Jack se réveilla avec une sensation de picotement tout le long du corps et un goût extrêmement amer dans la bouche. Ses yeux mirent un certain temps à s’habituer à la lumière ambiante de la salle de cryogénie du Hollow Lies, tandis que ses muscles semblaient répondre à retardement, comme si l’ordre envoyé par son cerveau mettait dix fois plus de temps à parcourir ses nerfs, ou alors que son cerveau mettait dix fois plus de temps à envoyer cet ordre. Il n’avait pas encore subi assez de réveil cryogéniques pour s’y être habitué, et il se dit que tous ces désagréments devraient le quitter assez rapidement. C’était probablement pour cela que Jill avait demandé au capitaine de les réveiller si tôt avant leur arrivée.
Le jeune homme chercha à se relever pour s’extirper de son tube cryogénique lorsqu’une violente douleur le frappa sur l’ensemble de son corps. Il se retint de crier pour ne pas paraître faible aux yeux de ses nouveaux coéquipiers qui se réveillaient autour de lui, mais l’expression sur son visage ne pouvait tromper personne.
- Tient ? fit Ryan d’un air amusé. Le bleu a tenté de garder ses vêtements dans le frigo. Mauvaise idée quand on n’est pas habitué.
Jack laissa de côté la remarque du tireur d’élite et tenta de combattre la douleur pour se relever. Il savait parfaitement que les vêtements avaient tendance à coller à la peau durant le sommeil cryogénique et qu’ils gardaient de solides liaisons même après la décongélation, ce qui causait ce genre de douleur lorsqu’on les forçaient à s’en détacher. Cependant Jack avait pensé pouvoir encaisser cette expérience et montrer au reste de l’équipe qu’il n’était pas aussi faible qu’ils le pensaient. Après tout, ils avait tous gardé leurs vêtements pour entrer en sommeil cryogénique, même Jill, donc s’il ne pouvait pas en faire autant ce serait partir d’un mauvais pied. Mais apparemment, il n’était pas encore prêt pour faire comme eux.
Une fois debout sur le pont du vaisseau, Jack exécuta les consignes standard de réveil : il prit une grande inspiration avant de tousser pour nettoyer les voies respiratoires du fluide qui avait été utilisé pour permettre à son corps de survivre au gel. Cela lui donna l’impression de s’arracher littéralement la gorge de l’intérieur. Il porta ensuite la main à la poche de son pantalon pour attraper son tube de biotinidase et avaler discrètement un comprimé. Même si son corps avait été gelé pendant les dernières cinquante-six heures, il ne voulait pas prendre le risque de subir une crise au beau milieu de la mission et de trahir son handicap. Jill avait beau être à la tête de l’opération, il ne faisait aucun doute que l’ONI devait avoir dissimulé un ou deux agents parmi les membres d’équipage du vaisseau pour surveiller le bon déroulement de cette affaire. Il commença à se demander quand est-ce qu’il pourrait enfin s’estimer tranquille.
Pendant ce temps, les autres membres de l’équipe avaient déjà complètement récupéré et commençaient à quitter la salle. Jack, lui, préféra rester là encore un petit moment afin d’être sûr qu’il serait en état de se déplacer dans le vaisseau, car sa vision restait légèrement floue et ses jambes arrivaient à peine à le porter.
- Vous êtes sûr que ça va aller caporal ? fit Jill d’un ton aussi détaché que possible.
- Oui lieutenant. Ne vous inquiétez pas pour moi, j’ai juste besoin d’un peu de temps pour reprendre mes esprits.
- Très bien. Quand vous vous sentirez mieux, rejoignez-nous à l’armurerie pour choisir votre équipement. Je tiens à vérifier chaque objet que vous transporterez.
- A vos ordres, lieutenant.
D’un certain côté, Jack était amusé par cette comédie que Jill et lui étaient obligés de jouer devant les autres membres de l’équipage, mais en même temps il était triste de ne pas voir à quel point sa moitié s’inquiétait pour lui. Les sentiments n’avaient pas leur place ici, apparemment, et il se mit à espérer que cette mission se terminerait au plus vite pour enfin cesser cette mascarade.
Une fois qu’il se sentit en état, Jack se dirigea à pas lents vers l’armurerie du vaisseau. En tant normal, une frégate ne disposait que de peu d’équipements d’infanterie par rapport aux énormes destroyers et transporteurs de troupes, ces derniers contenant habituellement des bataillons entiers de soldats. Mais cette mission était un peu spéciale, et on pouvait le voir clairement en observant la quantité de matériel précieux que renfermait l’armurerie du Hollow Lies. Il y avait là des armes qui, selon les connaissances de Jack, étaient encore à l’état de prototypes, ainsi que des équipements électroniques qui auraient fait pâlir d’envie plus d’un membre de sa compagnie sur Bêta Gabrielle. Cela en disait long sur l’importance qu’accordait l’amirauté à la réussite cette mission. Dès que le jeune technicien de combat entra dans la pièce, Jill s’approcha de lui pour donner ses consignes :
- Vous arrivez bien, caporal. Maintenant que vous connaissez notre mission et que vous savez ce que j’attend de vous, je vous laisse choisir votre équipement parmi ce qui se trouve ici. Pendant ce temps, je me rends sur la passerelle de commandement pour m’entretenir avec le capitaine. Je veux voir tout le monde prêt à partir lorsque je reviens.
- Compris, lieutenant.
Jack eut un léger vertige en examinant les objets mis à sa disposition. L’armurerie croulait sous les caisses de munitions en tout genre et les accessoires militaires spécialisés. Il ne s’était pas attendu à se voir confier ce type de matériel dès sa première mission.
Après avoir pris quelques secondes pour prendre du recul par rapport à la situation, Jack étudia les paramètres de mission et commença à choisir son équipement en fonction. S’ils devaient aborder le Spirit of Fire, il y a de fortes chances qu’ils soient forcés d’effectuer une sortie dans l’espace à un moment ou à un autre. Cela signifiait porter une armure complète équipée d’une combinaison étanche et d’un respirateur, ainsi qu’un harnais de sécurité et des bottes magnétiques pour rester fixé à la coque du vaisseau et éviter de se retrouver à dériver dans l’espace jusqu’à manquer d’oxygène. Bien entendu, il fut facile de trouver une armure de classe 4 parfaitement équipée pour cela.
Dans l’éventualité où l’alimentation du vaisseau ne fonctionnerait plus ou que certaines de ses portes et autres sas soient bloquées, il faudrait prévoir quelques lots de plastiques de découpe avec détonateurs pour faire fondre les verrous de sécurité, ainsi qu’un ordinateur portable pour contourner les sécurités électroniques.
Si l’équipe abordait le vaisseau avec succès, il allait falloir découvrir ce qui clochait à l’intérieur et résoudre le problème. Vu qu’il y avait de grandes chances que ce soit d’ordre mécanique, Jack chercha une trousse de mécanicien standard parmi la masse d’équipements, et à la place il trouva autre chose de bien mieux : un système semi automatisé de servo-bras équipés d’outils modulables capables de démonter, réparer et remonter à peu près tout et n’importe quoi. Le seul exemplaire qu’il avait rencontré jusque là était celui utilisé par le chef mécanicien qui lui enseignait la mécanique au sein de sa compagnie, et les rares fois où il l’avait vu s’en servir, cela ne lui avait prit que quelques instants pour effectuer une opération qui aurait demandé une bonne heure pour n’importe quel technicien. Un tel équipement serait un atout inestimable pour la mission. Il l’installa alors sur l’avant-bras gauche de son armure et le relia au système électronique de la combinaison, de façon à pouvoir le contrôler plus facilement.
Pour augmenter ses capacités mécaniques et électroniques, Jack prit également un scanner pour être capable d’analyser rapidement tout ce qui pourrait présenter un problème, et rajouta également une radio longue portée afin de rester en contact avec le Hollow Lies le temps de pouvoir utiliser le système de communication du Spirit of Fire.
Quant à l’armement, Jack put voir que ses coéquipiers spécialisés pour le combat avaient déjà sélectionné du matériel de choix pour assurer la sécurité de l’équipe. Eric, avec sa carrure imposante, avait pris un fusil à pompe M90 avec une bonne réserve de cartouches ainsi qu’un lance-flamme lourd, idéal pour nettoyer les étroites coursives d’un vaisseau sans risquer d’endommager la coque. On pouvait voir également le canon d’un fusil d’assaut MA5B dépasser d’un sac marin posé à côté de lui et qui devait contenir d’autres petits jouets sympathiques. De son côté, Ryan avait porté son choix sur un fusil sniper S2AM avec une lunette de visée équipée d’un filtre infrarouge pour voir plus facilement ses cibles dans le noir. Le même genre de lunette était équipée sur un fusil de combat BR-55 accroché dans son dos pour les combat à moyenne portée.
Mais soudain, Eric remarqua quelque chose dans l’équipement de Ryan et s’avança immédiatement vers lui pour demander d’un ton sévère :
- Hé, le tueur ! Où est-ce que tu vas avec tes balles perforantes ?
- A ton avis ? répondit le marine sans lever les yeux de son arme. Exploser des gueules de covenants.
- Je te rappel qu’on va se battre sur un vaisseau dans l’espace, mec. Si l’une de tes balles vient à percer une vitre ou même la coque, on est foutus.
- Détends-toi. Je sais gérer mon orientation. Rappelle-toi que c’est moi qui connais le mieux ce vaisseau ici. Mes balles ne toucheront jamais la coque, tu peux me croire.
Oubliant cet incident, Jack se tourna vers les armes alignées sur les râteliers et décida d’opter pour la fiabilité en prenant un simple MA5C accroché en bandoulière et deux pistolets M6C dans des holster attachés à ses cuisses. C’était les deux modèles d’arme avec lesquelles il avait reçu un entraînement au tir, et il préférait se reposer sur elles que sur l’un des merveilleux prototypes dont il ne connaissait ni le fonctionnement ni les capacités. Il opta également pour un duo de grenades aveuglantes et une grenade soniques pour neutraliser rapidement d’éventuels ennemis sans causer de dégâts au vaisseau, et acheva avec un couteau de combat pour les situations désespérées ou les manipulations délicates.
Quelques instants plus tard, le lieutenant Valentine revint de la passerelle de commandement. Voyant que tout le monde était prêt, elle se contenta simplement de faire un résumé de la situation :
- Nous atteindrons notre point de sortie dans approximativement cinq heures, ce qui vous laisse le temps de vous reposer un peu ou de faire quelques préparations. Mais d’abord je dois vous présenter le dernier membre de l’équipe RECOVERY : Zélos.
Jill sortit alors de sa poche un petit objet que Jack identifia immédiatement comme un holopad, un équipement portable prévu pour contenir une intelligence artificielle tout en lui permettant d’interagir avec les autres entités et équipements à sa portée. Le genre d’objet qui devait être très utilisé par les agents de l’ONI dans des missions comme celle-ci.
Effectivement, l’instant d’après, l’appareil émit une lumière vive et l’image holographique d’un jeune homme enveloppée dans un grand voile blanc qui ne recouvrait qu’à moitié son corps apparemment fragile, un peu à la manière des hommes de la Grèce antique. Son visage était laissé découvert et ses cheveux d’un blond doré étaient coiffés en une longue tresse qui lui donnait un aspect légèrement efféminé, mais il était d’un sérieux qui diminuait de beaucoup la beauté de ses traits. Nul doute que son tempérament devait être particulièrement froid, car l’apparence d’une IA était systématiquement un reflet de leur personnalité.
- Zélos est une IA de classe B et gère habituellement le Hollow Lies, expliqua Jill. Cependant pour la durée de la mission, il nous servira de soutien stratégique avancé pour nous permettre d’analyser rapidement chaque situation qui se présentera à nous. Caporal Foster, j’ai donné l’ordre à Zélos de se montrer pleinement coopératif pour vous assister dans vos tâches si vous en avez besoin. N’hésitez donc pas à faire appel à lui.
- Bien reçu, lieutenant.
- Tant que nous ne sauront pas dans quel état se trouvent le Spirit of Fire et le Fire Myst ni si c’est un piège ou non, il nous est impossible d’échafauder un plan. Aussi j’attends de vous tous une grande faculté d’adaptation lorsque nous découvrirons tout ça. Sur une mission aussi étrange que celle-ci, tout peut arriver, aussi ne perdez pas notre temps précieux à être surpris, car nous n’auront peut-être que quelques instants pour prendre la bonne décision.
Tous les membres de l’équipe acquiescèrent. Aucun d’entre eux n’avait été tenu au courrant de la nature exacte de cette mission avant qu’ils n’embarquent à bord du Hollow Lies, pourtant ils faisaient face à tout cela avec un sérieux et une détermination que Jack admira grandement. Il avait l’impression d’être un enfant que l’on aurait exceptionnellement autorisé à venir à une fête réservée aux adultes. Ce qui lui apparaissait comme une mission potentiellement mortelle et trop mystérieuse pour ne pas être inquiétante semblait pourtant être une mission tout à fait normale pour ses nouveaux coéquipiers. Jack se demanda alors combien d’opérations spéciales de l’ONI avait déjà effectué chacun d’entre eux.
- Nous avons encore cinq heures avant d’atteindre notre objectif. Dans l’intervalle, préparez-vous comme bon vous semble mais tâchez d’être prêts et sur la passerelle de commandement une heure avant la fin de notre voyage. Compris ?
Une fois de plus, les membres de l’équipe acquiescèrent.
- Très bien, fit Jill. Rompez.
Après un salut militaire, Ryan, Patric et Sara s’éloignèrent chacun de leur côté, et Jill ne tarda pas à en faire autant. Jack se retrouva seul avec Eric, dont le visage affichait déjà un grand sourire d’amusement à l’idée d’avoir du temps à passer avec son nouveau copain, du moins si c’était bien de cela qu’il s’agissait.
- Tu fantasmes sur le lieutenant, pas vrai ? balança le marine d’un seul coup et sans s’arrêter de sourire.
- Quoi ? … Mais non, je…
- J’ai bien vu comment tu la regardais tout à l’heure. La psychologie, ça me connaît : tes yeux vibraient d’une belle lumière et tu te mordais l’intérieur de la lèvre. Mais te fais pas de soucis : avec moi ton secret est bien gardé. De toute façon moi aussi, j’aimerais bien me la faire, mais je peux t’assurer qu’on a absolument aucune chance.
Jack se demanda si tout ceci n’était pas une ruse, un moyen d’endormir sa méfiance pour pouvoir ensuite le manipuler par la suite. Le comportement d’Eric était certes exagéré, mais peut-être que c’était tout simplement le résultat d’autant d’années passées dans l’armée. Les guerres peuvent changer les hommes aussi sûrement que n’importe quoi d’autre, et certains soldats ont parfois besoin d’oublier toutes les horreurs qu’ils ont vu et tous les amis qu’ils ont perdu en occupant leur esprit autrement. Ryan devait certainement être dans le même cas et avait choisi de se réfugier dans la solitude et l’amertume, tandis que Eric s’était dirigé dans la direction inverse. Jack se demanda s’il parvenait également à plaisanter autant au milieu d’une bataille, lorsque les tirs pleuvent de tous les côtés et que chacun risque sa peau.
Mais avant tout, Jack devait essayer de sauver les apparences en faisant comme si le marine avait raison sur ses sentiments. D’une voix faible et hésitante, il parvint à répondre :
- Euh… merci.
- Oh, y a pas de quoi. Mais maintenant qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire pendant cinq heures ?
- Qu’est-ce qu’ils sont allez faire, les autres, d’après toi ?
Eric prit alors un air songeur, mais Jack ne parvint pas à savoir si c’était pour réfléchir ou pour faire semblant de réfléchir. C’était toute la difficulté avec lui : on ne savait jamais quand il était sérieux.
- Ben, Patric doit être en train de vérifier la fiabilité du matériel médical qu’il a rassemblé pour la mission. Sara, elle est probablement déjà à bricoler une navette pour s’assurer qu’elle donnera son maximum, et Ryan… je crois qu’il va dormir en attendant.
- On ferait donc mieux de ne pas les déranger.
- T’as raison. Surtout concernant Ryan : il a le réveil mauvais.
- Dans ce cas, ça ne te gênerais pas de m’entraîner un peu ?
- T’entraîner ? Sur quoi ?
- Le combat. J’ai fait à peine deux semaines de tir et mon instructeur n’était pas vraiment un combattant. Alors si un vétéran comme toi pouvant me montrer deux ou trois trucs ça pourrais beaucoup m’aider, au cas où il faudrait sortir les flingues durant la mission.
Le sourire du marine s’élargit, montant presque jusqu’à ses oreilles, lui donnant l’air d’un fou ou d’un tueur psychopathe, et aucune de ces deux rapprochements n’était du genre à rassurer Jack qui fit un effort sur soit pour paraître impassible devant l’expression de son coéquipier.
- Avec plaisir, répondit celui-ci. Je vais te montrer comment on doit se servir d’un flingue lorsqu’on est un marine.
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Illuminati, chapitre 7
Date : 30 octobre
Avancement : terminé
Evangelion Children, chapitre 2.6
Date : inconnue
Avancement : 60%
(j'ai besoin d'un bon artwork pour illustrer celui-là, sinon je ne vais pas en dormir la nuit ^^)
Halo Destiny, chapitre 22
Date : inconnue
Avancement : 15%
(dernier chapitre de cette fanfic ; il sera très probablement un peu plus long que la moyenne, lui aussi)
