Profil de Jack-115

Hughel 2


Nom : Comeau-Montasse

 

Prénom : Thibault

 

Âge: 24 ans

 

Job: technicien chez Assystem à Pierrelatte (en cours de formation)

 

Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice

 

Passions: musique, jeux vidéos, warhammer, et bien sûr, écriture 

 


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JACK-115 ORIGINS

Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 12:57
CHAPITRE TREIZE
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1938 heures, 6 janvier 2543(calendrier militaire) / base militaire n°384, planète Icarus, système Lambda Cepheus.
        Il était difficile pour Jack d’admettre l’absurdité de ce qu’il faisait. Cela faisait maintenant plus de 23 heures que l’opération s’était terminée, et cela par un succès apparemment total, et il ne s’était toujours pas résolu à dormir. Pourtant, la fatigue ne semblait pas l’attendre le moins du monde, son attention étant totalement obnubilé par Rei, qu’il avait remis dans son tube cryogénique. Athéna lui avait clairement expliqué qu’il faudrait attendre au moins 24 heures avant de pouvoir la réveiller, mais il avait tout de même décidé de surveiller l’avancement de la thérapie. Jusque là, les cellules souches paraissaient s’implanter correctement et les blessures les plus graves étaient désormais recouvertes par une couche de tout nouveau tissu. Il n’y avait donc presque plus aucune chance d’hémorragie interne, tant que Rei ne faisait aucun effort trop important.
         Malheureusement, la résistante de ces tissus étaient pour le moment très faible du fait de leur faible épaisseur. Cela signifiait que Rei devrait rester totalement immobile et respirer le plus calmement possible pendant quelques temps. D’après Athéna, cette première période de repos devrait durer au moins quatre semaines. Mais même après cela, Rei devrait éviter tout effort physique pendant plusieurs mois, si ce n’était pendant plusieurs années…
         Jack ne pouvait cesser de contempler le visage de son amour, figé dans le sommeil froid de sa cryogénie. La pâleur de sa peau était renforcée par les lumières blanches du tube, et une légère couche de glace recouvrait la gracieuse chevelure que Jack osait à peine toucher. Tous les spartans savaient à que Rei et lui étaient très liés, mais seul eux deux savaient à quel point. Il n’y avait pas de mots assez fort dans aucun des langages connus pour exprimer la force de leurs sentiments l’un envers l’autre, et l’univers lui-même n’était pas aussi grand que leur amour.
           Jack se rappela soudain le jour de leur rencontre, lors de leur transport vers Reach pour être enrôlés dans le programme Spartan-II. Rei et lui étaient l’un à côté de l’autre, assis sur les sièges du Pélican qui descendait vers la surface, avec d’autres enfants comme eux totalement angoissés. Les cris des dix gamins transportés avec eux emplissaient la soute de la navette tandis que l’entrée dans l’atmosphère les secouait violemment dans tous les sens, et lui aussi criait. Mais pas Rei.
            Elle était impressionnante, même pour le soldat qui les surveillait. Jack ne pouvait se souvenir de son grade car, à l’époque, il n’aurait même pas sût différencier un deuxième classe d’un sergent-major. Mais il se souvenait de son admiration lorsqu’il regardait la petite fille si calme, cramponnée vigoureusement à sa ceinture de sécurité, les yeux fixant un point imaginaire quelque part entre la soute et un autre temps. A ses côtés, Jack était lui aussi troublé par l’indifférence de Rei à leur situation, et lui demanda craintivement :
-         Mais comment tu fais pour rester aussi calme ?
        Rei ne répondit pas, se contentant de tourner son regard vers celui de Jack. Ses yeux rouges avaient quelque chose de captivant, d’envoûtant, et qui rendit Jack momentanément muet. Mais il tremblait toujours autant, et Rei posa alors sa main droit sur celle du garçon. Sa peau était glacé, et le contact fit sursauter Jack un instant. Puis il sentit ce qu’il y avait derrière ce froid : le calme, l’assurance, la détermination. Et, comme par un lien télépathique, elle lui transmit aussitôt ces qualités et chassa lentement sa peur. Depuis ce jour, Jack n’a plus jamais eut peur, sauf pour Rei.
 
          Le bip de la minuterie le sortit brusquement de sa rêverie. Les 24 heures nécessaires étaient maintenant dépassées depuis quatre minutes, et Jack se releva d’un bond pour se ruer sur les commandes du cryo-tube. Il fit progressivement descendre le niveau de cryogénie jusqu’à zéro, et attendit avec impatience que Rei se réveille.
Rei rouvrit lentement les yeux , comme si ses paupières étaient soudain faites de plomb, et soudain, ce fut comme si Jack ressuscitait avec elle. Alors que la vie revenait en elle avec l’hésitation des jeunes pousses d’arbres, si fragiles, la spartan testa un à un tous les muscles de son corps et ses yeux s’adaptèrent peu à peu à la blancheur de la pièce. Puis elle tourna la tête vers Jack, et lorsque son regard croisa le sien, leurs visages s’illuminèrent d’un magnifique sourire.
- Rei… ça va ?
- Ou…oui, je crois. On est quand ?
- Le 7 Janvier 2543.
- Si tôt ? Et on est où ?
- Sur Icarus IX, dans une base souterraine abandonnée que j’ai aménagé pour nous.
- Quoi ?
- C’est une longue histoire.
      Pendant une heure, Jack lui raconte tout ce qui est arrivé depuis qu’elle avait été placée en cryogénie sur Alkador : l’analyse médicale par le Dr Halsey, le Conseil de Sécurité du SRN et l’incident que Jack y avait causé, jusqu’à la découverte de Athéna et des renseignements qu’elle contenait, et son passage éclaire sur la station médicale. Au fur et à mesure du récit, le regard de Rei se remplit d’une fierté et d’une joie sans limite en entendant tout ce que Jack avait fait pour elle. Lorsqu’il eut finit, elle tenta de poser sa main sur son visage, mais ses muscles étaient encore faibles, et elle n’eut pas la force de la lever.
               - Doucement, lui fit Jack. Tu as passé trois mois en cryogénie, et ton corps a besoin d’une rééducation complète.
-         Désolée… je suis seulement si contente…
        Leurs regards ne pouvaient plus se quitter, comme deux puissants aimants impossibles à séparer. Toutes les forces de l’univers semblaient ridicules face au feu qui brûlait en eux. Ils restèrent pendant un si long moment, immobiles, à simplement se regarder jusqu’au plus profond de leurs êtres. Puis, Jack se décida à expliquer ce qui allait se passer :
             - Tu devras rester en immobilisation pendant quatre semaines avant de pouvoir commencer ta rééducation. D’après Athéna, il faudra au moins un mois pour te permettre de remarcher sans trop d’effort. Ensuite, tu devras commencer un programme d’efforts progressifs le temps que tes blessures soient complètement guéries.
-         Je comprends. Mais toi, qu’est-ce que tu vas faire ?
 -   Tant que tu ne seras pas sur pied, je resterai à tes côtés. J’en profiterai pour continuer d’aménager la base avec l’aide d’Athéna pendant ce temps.
-         Tu ne vas pas aller te battre ?
             - Pour l’instant, le plus important pour moi, c’est de m’assurer que tu guériras vite. Ensuite je me chargerai de retrouver celui qui t’as mis dans cet état.
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Par Jack-115 - Publié dans : JACK-115 ORIGINS
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Samedi 26 janvier 2008 6 26 /01 /Jan /2008 19:05
CHAPITRE QUATORZE
 
0729 heures, 6 janvier 2543 (calendrier militaire) / environs de la base militaire n°384, planète Icarus, système Lambda Cepheus.
       Le Dark Eye surgit du sous-espace à plusieurs milliers de kilomètres de la station médicale M25L Recovery, et ne fut ensuite plus qu’une ombre au milieu du noir intersidéral de l’univers, totalement imperceptible. Cette base mobile du CSNU faisait parti des endroits les plus secrets, mais le Dark Eye était le vaisseau de transition habituel entre Reach et cette installation. Alimentée en grande partie par des batteries solaires éclairées par une étoile sans planètes satellites, elle était constituée d’un immense cube semblable aux spatiodocks militaires dans le genre du Cradle, mais possédait également des modules annexes connecté via de longs tubes par lesquels on pouvait circuler. Autour de la station médicale étaient postée une flotte d’importance moyenne pour la défendre, composée de huit frégates, quatre croiseurs, et un destroyer lourd. Leur puissance de feu aurait put rivaliser sans grande difficulté avec une flotte mineure des covenants, voir même l’anéantir…
         Mais Jack n’avait pas l’intention de les engager. Déjà parce qu’il s’agissait d’alliés humains, et ensuite parce que cela aurait été une perte de temps. Les impressionnantes facultés de furtivité du Dark Eye lui permirent de passer au travers des défenses sans trop de problème. La seule chose à laquelle il devait faire attention était les chasseurs du CSNU, qui étaient suffisamment maniables pour que leurs pilotes aperçoivent la frégate furtive de leurs propres yeux, plutôt que de se fier à leurs instruments. Après avoir programmé une route qui conduirait son vaisseau hors de vue de la flotte, Jack se dirigea vers le sas de sortie supérieur avant. Là, il vérifia l’étanchéité de sa combinaison avant de se faire éjecté dans l’espace, juste en dessous de l’énorme destroyer lourd Executor.
       Grâce à son élan et à ses importantes réserves d’oxygène, le spartan réussit à s’agripper à la coque du vaisseau avant d’y fixer des accroches magnétiques reliées à son armure par un solide câble en acier. Ainsi assuré, Jack entreprit de se diriger vers un moyen de pénétrer le quartier des officiers, qui devait se trouver vers l’avant du bâtiment. Par chance, il trouva un sas d’entrée non loin de cette section, et après avoir contourné les sécurités électroniques des portes grâce à Athéna, il pénétra dans l’immense ventre de l’Executor. C’était le troisième quart, et peu de personnes se trouvaient donc debout, ce qui était parfait pour laisser un spartan infiltrer les quartiers des officiers.
        Très rapidement, Jack trouva ce qu’il cherchait : la cabine du vice-amiral Huger qui commandait ce bâtiment et la flotte de défense. Bien entendue, elle était gardée par deux soldats de la police militaire, mais le spartan n’avait aucunement envie de s’attirer des ennuis en les neutralisant. Oubliant l’infiltration, il se présenta à eux le plus naturellement possible et avança droit dans leur direction. Dès qu’il apparut dans la lumière du couloir, les deux hommes levèrent immédiatement leurs armes vers lui, puis lorsqu’ils virent la nature de l’intrus, ils hésitèrent grandement à les baisser. Avant même qu’ils ne réfléchissent trop à ce qu’ils devraient faire en pareil cas, Jack leur dit d’un ton ferme :
            - Je suis le spartan-115, envoyé ici en mission spéciale par la Section Trois de l’ONI. Laissez-moi passer !
            - Co… comment êtes-vous monté à bord de ce vaisseau ? fit l’un d’eux.
            - Je ne vous ai pas autorisé à me poser des questions, soldat. Maintenant ouvrez cette porte, ou vous aurez des ennuis !
       Après une longue hésitation, les MP baissèrent leurs armes pour laisser passer l’impressionnant spartan. Lorsque celui-ci pénétra dans la cabine, il aperçut le vice-amiral Huger à son bureau, occupé à analyser les rapports de situation du vaisseau. Il eut l’air aussi surpris que ses gardes, et Jack ne lui laissa pas le temps de parler à lui non plus.
              - Amiral ! Je suis en mission spéciale, ordre 95165 de la Section Trois : inspection inopinée des installations médicales, et récupération de matériel prioritaire. Au vue de la nature secrète de ma mission, je demande à ce que vos deux gardes oublient ma présence à bord de ce bâtiment.
      Jack sortit alors une feuille de papier sur laquelle étaient imprimés ces ordres de mission avec les autorisations de l’ONI, évidemment falsifiées. L’amiral examina le document avec attention, une certaine méfiance dans les yeux. Mais après tout, il avait affaire à un spartan, l’un des meilleurs espoirs de l’humanité, et tout semblait être parfaitement en ordre.
           - Aucun problème, spartan. Un transporteur va vous mener jusqu’à la station médicale. Mais pouvez-vous seulement me permettre de vous demander pourquoi un spartan a été choisit pour cela ?
          - Seul un spartan pouvait infiltrer ainsi votre flotte et arriver jusqu’à vous sans se faire repérer. Cela était absolument nécessaire pour conserver l’effet de surprise dans le but de l’inspection. C’est pourquoi je demande à être embarqué dans le prochain transporteur en partance pour la station médicale, et cela sans que personne n’en sache rien.
-         Ce sera fait. Je vais donner les ordres nécessaires immédiatement.
 
Quelques heures plus tard…
       Jack n’aurait jamais pensé que cela aurait été aussi facile. Il était arrivé sur la station, avait joué son rôle avant de récupérer ce qu’il était venu chercher, puis avait décampé à bord d’un chasseur. L’amiral avait couvert sa fuite en mettant cet appareil sur la liste de ceux devant patrouiller dans le secteur. De là, il avait été extrêmement facile de rejoindre le Dark Eye et de mettre les voiles vers Icarus. Cependant, il savait que le plus dur restait encore à faire…
        Alors que sa frégate personnelle effectuait sa descente pour rejoindre les énormes hangars souterrains de sa base, il serra doucement le container abritant les cellules souches. Le Dr Halsey lui avait laissé toutes les informations nécessaires pour les implanter à l’intérieur de Rei et engager le processus de régénération. Pour la première fois depuis si longtemps, Jack était heureux.
         L’atterrissage se déroula sans problèmes, et une fraction de secondes après que l’appareil eut touché le sol, les verrous du sas de sortie se désactivèrent pour laisser passer un spartan au comble de l’impatience. Tenant fermement sa précieuse cargaison, il se dirigea jusqu’à la salle de cryogénie où il posa doucement le caisson réfrigérant. Après avoir amené tout le matériel nécessaire et bien plus encore, Jack plaça le memory-bloc d’Athéna dans l’ordinateur central de la base, afin qu’elle puisse surveiller l’opération.
             - Athéna, fit-il. Je vais avoir besoin que tu me guides. Même avec tout ce que le Dr Halsey m’a laissé, je ne voudrais pas risquer de commettre la moindre erreur.
-         Bien compris, Jack. Pour commencer, puis-je vous suggérer de vous reposer quelques heures avant d’effectuer la transplantation ?
-         J’ai dormi pendant le voyage, merci.
             -   Bien. Dans ce cas nous allons débuter avec le changement du niveau de cryogénie. Suivez bien mes indications.
       Pendant plus de trois heures, Jack écouta attentivement les ordres et conseilles de l’IA, et donnait le meilleur de lui-même dans chacun de ses gestes. Il commença avec des paramétrages informatiques des instruments avant d’effectuer la préparation des cellules-souches. Comme l’avait conseillé le Dr Halsey, il en plaça la moitié en conservation dans de l’azote liquide, pour le cas où une seconde transplantation serait nécessaire plus tard. Et une fois que tout fût prêt, vint le moment le plus délicat : la transplantation elle-même.
        Pour le moment, Rei était toujours inconsciente grâce au niveau encore élevé de cryogénie, mais ce n’était pas la peur de lui faire mal qui torturait Jack. Si jamais il faisait une erreur, la régénération ne s’effectuerait pas et elle risquerait d’en mourir rapidement. Heureusement, Athena était là pour le seconder. Et bien qu’elle ne puisse pas contrôler elle-même les instruments, Jack avait à sa disposition suffisamment de nano-caméras pour lui permettre de surveiller l’ensemble de l’opération et éviter toute erreur.
-   Pour pouvoir opérer, commença l’IA, il va vous falloir sortir Rei de son cryo-tube. Pour cela, vous devez au préalable configurer la température de la pièce à -20 degrés pour limiter au maximum la dé-cryogénisation.
      Jack suivit ses conseils avec précision, et reconfigura la température interne de son armure de façon à survivre dans cet environnement glacial. Puis il ouvrit le cryo-tube de Rei et prit sa spartan dans ses bras, pour la poser sur la table d’opération. Il eut du mal à ne pas la contempler et tourner son regard vers Athéna. L’IA avait l’apparence d’une guerrière en armure très ancienne, semblable à la déesse de la Grèce antique dont elle était inspirée. Dans la mythologie grec, cette déesse était la protectrice des héros, et Jack espérait que l’IA prouverait rapidement qu’elle méritait bien ce nom. Respirant un grand bol d'air glacé afin de calmer ses nerfs, Jack lui annonça lentement :
-     Je suis prêt, Athéna.
-         Bien, fit-elle. Maintenant, faites exactement ce que je vous dis.
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Par Jack-115 - Publié dans : JACK-115 ORIGINS
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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /Jan /2008 00:58
CHAPITRE TREIZE
 

2349 heures, 5 janvier 2543 (calendrier militaire) / environs de la base militaire n°384, planète Icarus, système Lambda Cepheus.
        Jack se demanda depuis combien de temps il était assis là, à observer le paysage sauvage d’Icarus sans bouger. Le simple fait de regarder l’horloge digitale équipée sous son poignet gauche pour lui aurait donné l’heure exacte, mais s’aurait été sortir de cet immobilisme réconfortant qui lui faisait oublier quelque peu ses soucis actuels. Il se mit alors, sans s’en rendre compte, à estimer le temps écoulé grâce à la distance parcourue par la seconde lune, le seul astre visible dans le ciel nocturne d’Automne. Cela ne lui prit que quelques instants, et il regretta légèrement le fait d’avoir absolument voulu savoir ce petit détail temporel, qui n’avait de toute façon aucune importance. Car personne ne viendrait le chercher ici. Personne ne l’attendait nulle part, et il n’avait rien d’important à faire pour le moment.
          Cela faisait maintenant trois mois que Jack était partit de Reach pour s’établir sur cette planète abandonnée, et le fait de ne plus avoir ni coéquipiers, ni ordres, ni supérieurs hiérarchiques commençait à affecter ses facultés mentales. Des questionnements tournaient en rond dans sa tête, cherchant des réponses trop compliqués à des problèmes évidents pendant qu’il se demandait comment occuper ses journées. Aucun message d’alerte n’avait été envoyé d’aucune des colonies depuis trop longtemps, et le manque d’activité avait de quoi rendre le spartan très nerveux. De plus, maintenant qu’il était considéré comme « disparu », il n’avait plus accès aux informations réservées à la section des Affaires Guerrières de l’ONI, ce qui comprenait les opérations spéciales des spartans. De ce fait, même les entraînements les plus intenses ne pouvaient étancher son besoin d’aller au cœur de l’action.
          Maintenant que sa base d’opération était pleinement opérationnelle, et capable de fonctionner sans maintenance pendant plusieurs mois, sa liste des choses à faire s’était résumée à un seul objectif : tenir sa promesse à Rei.
        Conscient que rester là ne pourrait pas le calmer davantage, Jack quitta son poste de contemplation et retourna au bunker. Lorsque la rêverie paysagiste ne suffisait pas à l’occuper, le spartan passait son temps à lire les fiches techniques des divers systèmes et appareils qui composaient sa nouvelle base. Cela lui permettait en même temps d’être prêt à effectuer d’éventuelles réparations ou amélioration si le besoin s’en ressentait, ce qui était déjà arrivé avec le circuit de ventilation.
           Mais aujourd’hui, c’était la technologie de cryogénie qui l’intéressait tout particulièrement. Il voulait savoir exactement comment fonctionnait le cryo-tube de Rei, afin de voir s’il pourrait trouver un moyen de l’aider à guérir plus rapidement encore. Malheureusement, il ne trouva rien là-dessus dans la base de données de l’ordinateur centrale de la base. Ne voulant pas baisser les bras pour si peu, il monta à bord du Dark Eye pour voir s’il pourrait y trouver quelque chose relatif à cette technologie. Après tout, cet appareil avait transporté de nombreux cryo-tubes, et il serait normal que l’équipage ait un minimum de documentation sur leur cargaison, au cas où celle-ci présenterait un problème.
         Comme prévu, l’ordinateur de bord ne contenait rien de plus que celui de la base. Les données devaient certainement se trouver sur des cristaux de données amovibles, des memory-bloc comme on les appelait communément, stockés quelque part sur le vaisseau. En examinant les plans de l’appareil, Jack finit par trouver le caisson de sécurité des bases de données externes, et se mit à scanner chacune d’entre elles en les incrustant une à une à son armure. La visière de son casque lui envoya directement les informations stockées sur les cristaux, mais aucun d’entre eux ne contenait ce qu’il cherchait. Jack était prêt à laisser tomber lorsqu’il se rendit compte que l’un des minuscules néons internes du caisson de sécurité émettait une lumière légèrement plus claire que les autres. La différence était infime, et un humain normal ne l’aurait sans doute même pas remarquée. Seulement, ces lumières était créées par des néons de dernière génération qui fonctionnaient tous avec des spécifications très précises, ce qui faisait qu’une telle différence était normalement impossible.
           Ce détail suffit pour que Jack décide d’opérer la lumière qui avait attiré son attention. Armé d’un minuscule tournevis, il démonta la vitre de protection pour s’apercevoir qu’il n’y avait aucun néon derrière. A la place se trouvait un autre memory-bloc, sur lequel avait été gravé au laser J-115. Sans hésiter, et avec une curiosité démultipliée, il plaça l’objet dans l’emplacement de son armure. Aussitôt, une voix féminine se mit à parler dans les haut-parleur de son armure :
             - Et bien ! Tu en as mis du temps ! Je commençais à penser que je ne sortirai jamais de là…
             - Vous êtes une IA ? questionna Jack.
             - Affirmatif, spartan-115. J’ai été placée dans ce memory-bloc à votre intention par le Dr Halsey, ma créatrice. Mon nom est Athéna.
             - Quelle est ta fonction, Athéna ?
             - Ma fonction est de vous apporter toute l’aide possible, spartan-115, quelle que soit la situation. J’avais un autre rôle avant que je soit placée là, mais le Dr Halsey a effacé ma mémoire pour mieux reprogrammer mes protocoles de priorité. J’ai aussi pour mission de vous transmettre plusieurs documents d’importance qui vous sont destinés. Voulez-vous y accéder maintenant ?
             - Oui. Et cesses de m’appeler spartan-115. Je préfère nettement Jack.
-         Bien compris, Jack. Ordre assimilé. Transmission en cour…
     L’indicateur tête haute du spartan se mit alors à afficher trois dossiers informatiques qui étaient numéroté, apparemment suivant leur ordre de priorité. Jack ouvrit donc le dossier numéro un, et y trouva un fichier audio qu’il activa. La voix du Dr Halsey se fit soudain entendre dans son casque :
             - Jack, si tu entends ce message, c’est que tu nous as quitté et que tu as pris Rei avec toi. Bien que cela me fasse de la peine, je suis tout de même heureuse que tu suives ainsi ce que te dictent tes émotions, car cela prouve que les spartans ne sont pas insensibles. Ne pouvant t’empêcher de partir, j’ai décidé de t’aider à accomplir ta mission du mieux possible, en te confiant l’une des mes meilleurs IA, Athéna, et les nombreuses informations qu’elle contient. Ces trois dossiers prioritaires sont ceux que tu dois absolument consulter au plus vite.
          « Dans le dossier numéro deux se trouve l’analyse médicale complète de Rei, que j’ai fait moi-même. Je ne voulais pas te le dire sur Reach afin d’influencer tes décisions, mais j’ai trouvé un moyen de la guérir, bien que cela nécessitera de nombreuses années. En fait, son corps serait capable de s’auto régénérer si on lui implante des cellules souches au niveau des poumons, et qu’on la place en niveau de cryogénie moyenne. Cela rendrait son métabolisme suffisamment actif pour qu’il assimile les cellules souche et les utilise pour reconstituer les parties endommagées de son corps. Le point qui me dérangeait, c’était que dans ce cas, Rei aurait été consciente, et on l’aurait placé dans une équipe de décision stratégique au sein du Haut Commandement du CSNU. Je craignais que cet aspect des choses n’affecte gravement tes sentiments, et je te l’ai donc caché pour voir quelle décision tu prendrais. Utilise ces informations à bon escient, et fait vite guérir Rei.
            « Le dossier numéro trois contient des informations très utiles si tu souhaites conserver ton armure en état. En effet, plusieurs informations sur le développement du projet MJORNIR ont été gardées secrètes, et en particulier l’existence du premier centre de conception sur Fulgrim III. Celui-ci a été abandonné, mais tu pourras tout de même y trouver de nombreuses pièces détachées ainsi que le matériel nécessaire pour en construire beaucoup d’autres. Qui sait ? Tu pourras peut-être même fabriquer un armure complète pour lorsque Rei sera guérit…
            « Voilà. C’est tout ce que je peux faire pour t’aider. Je te souhaite bonne chance dans ta quête, et souhaite de tout cœur te revoir avec Rei un jour. Au revoir, Jack !
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Par Jack-115 - Publié dans : JACK-115 ORIGINS
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Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /Jan /2008 12:29
CHAPITRE DOUZE


0637 heures, 17 octobre 2542 (calendrier militaire) / base militaire n°384, planète Icarus, système Lambda Cepheus.
        Le ciel d’Icarus II était, comme à son habitude, baigné de la lumière de son proche soleil, ponctué par endroit par les ombres des animaux volants qui vivaient leur vie dans l’insouciance totale et l’ignorance des nombreux dangers qui pourraient les menacer. C’est dans ce ciel si journalier que le Dark Eye apparut. D’abord ce ne fut qu’un point à l’horizon, mais rapidement sa formidable silhouette se dessina sur le bleu azuré.
         Cette planète, qui était le monde d’origine de Rei, avait subi un jour l’assaut des covenants. Mais pour des raisons connus de ces seuls extraterrestres énigmatiques, ils n’avaient pas prit le temps de vitrifier ce monde après avoir massacré la population. Ce n’était plus désormais qu’une planète en ruine, habitée seulement par la faune et la flore locale, qui avait reprit possession des terres autrefois colonisées par les humains. Les villes avaient été envahies par une jungle presque aussi épaisse que toutes les autres forêts, tandis que des animaux de toutes sortes fouinaient au milieu des bâtiments à moitié détruit. C’était l’endroit idéal.
          En fouillant un peu dans les archives du Dark Eye, Jack découvrit qu’il existait un vaste complexe militaire souterrain non loin de la plus importante ville de la planète. Il dirigea alors son vaisseau dans cette direction et amorça les manœuvres d’approches. Grâce à un transporteur Pélican, il se rendit à la surface pour examiner le terrain, et découvrit rapidement l’entrée d’un bunker. Le tableau de commande de la porte était détruit, et cette dernière ouverte, ce qui voulait dire que cette base avait été envahie par les covenants lors de l’assaut. C’était une information importante à connaître si jamais ils venaient à revenir ici.
            Les lumières du complexe ne fonctionnaient plus, aussi Jack activa-t-il la lampe torche de son armure. Il y avait des traces de combat un peu partout, ainsi que les ossements des soldats et aliens qui avaient péri dans la bataille. Les armes entre leurs mains, par contre, n’avaient pas eut le temps de souffrir des dégâts du temps, tout comme plusieurs autres parties de leurs équipements. La structure même de la base ne semblait pas avoir souffert d’un quelconque bombardement, ce qui signifiait que les dommages devaient être limitées, donc facilement réparables. Au bout du long couloir du bunker, Jack découvrit un énorme monte-charge qui, bien entendu, était également hors service. Il entreprit alors de descendre le long puits menant à la base souterraine elle-même.
             En bas, le spectacle était le même, avec ses morts et son, obscurité pensante. Suivant les indications de directions marquées dans les nombreux couloirs, Jack finit par atteindre la section d’alimentation énergétique. A sa grande surprise, les générateurs étaient tous parfaitement intacts. Après un long examen, il finit par se rendre compte que le système d’alimentation s’était tout simplement arrêté après les 100 jours limites sans contrôle de situation par les techniciens. Il ne lui fallut pas longtemps pour trouver la commande de redémarrage, et rapidement les lumières du complexe s’allumèrent une à une tandis que les générateurs reprenaient vie. Eteignant sa torche, Jack se dirigea ensuite vers son deuxième objectif : la salle de contrôle.
        Contrairement à celle des machines, la section de décision stratégique ne fut pas très difficile à trouver. Il suffisait simplement de suivre les couloirs où se trouvait le plus d’ossements et de passer par les portes blindées les plus épaisses. Celles-ci étaient le plus souvent en très mauvais état, voir pratiquement pulvérisées par des explosifs covenants, et les traverser fut loin d’être difficile pour Jack. Une fois qu’il se retrouva dans la grande salle de contrôle, il entreprit de redémarrer tout le matériel informatique, en commençant par les superordinateurs qui géraient le réseau et les protocoles de sécurité. Quelques instants plus tard, l’ensemble du système était de nouveau opérationnel, bien que nécessitant encore plusieurs réparation sur certains circuits. Jack mit cela à plus tard, et entreprit d’examiner les plans de l’installation.
        Ce complexe avait été construit pour contrer l’effet des bombes à plasma covenantes dans l’éventualité d’une attaque, et pouvoir effectuer une contre-attaque juste après le bombardement ennemi. Pour cela, cette base disposait de larges quartiers pour plus de six cents hommes, un garage à véhicules, et également un hangar à navettes, dont la sortie était camouflée dans une falaise. Cette dernière partie de la base était d’ailleurs suffisamment grande pour pouvoir accueillir une frégate comme le Dark Eye, et Jack en fut soulagé. Cela lui éviterait d’avoir à le cacher autre part.
          Du fait du grand nombre d’hommes habituellement présents dans cette base, les installations comme l’infirmerie, la cantine, l’armurerie et la zone d’entraînement avaient été assez bien développées. Afin de pouvoir surveiller ce qui se passait à l’extérieur de la base, un intense réseau de caméra avait été placé à la surface, et le secteur des communications était en permanence en liaison avec un satellite de surveillance. Celui-ci, en plus de capter toutes les transmissions émises par chacune des colonies du CSNU, permettait de visualiser en direct ce qui se passait à la surface d’Icarus II. Tout était absolument parfait.
                 - Bien, dit Jack pour lui-même. Je pense qu’on peut commencer à emménager.
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Par Jack-115 - Publié dans : JACK-115 ORIGINS
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Dimanche 23 décembre 2007 7 23 /12 /Déc /2007 11:15
CHAPITRE ONZE



1436 heures, 16 octobre 2542 (calendrier militaire) / quartier général des spartans, planète Reach, système Epsilon Eridani.
   
Jack referma enfin le caisson de transport n°16846de l’armurerie. Autour de lui, ses collègues spartans se demandaient ce qui se passait, mais nombre d’entre eux avaient leur petite idée sur la question. Chacun d’entre eux savait à quel point Rei et lui étaient liés, ce qui permettait de craindre les pires choses. Alors qu’il était sur le point de quitter la pièce, Fred le retint d’une main sur l’épaule :
          
- Jack ! Explique-nous ce qui se passe, s’il te plait ! Tu n’as vraiment pas l’air bien.
    
Le spartan se retourna vers Fred et tenta de sourire, sans pourtant y arriver. Il se demanda s’il devait leur dire la vérité, mais compris que cela aurait été trop dur à encaisser pour eux. De plus, il y avait une chance que l’un d’eux tente de prévenir les autorité de sa fuite imminente, et ruine tous les espoirs qu’il avait encore de partir d’ici, d’échapper à ce monde cruel dans lequel on l’avait enfermé depuis ses six ans. Ainsi, il se contenta de dire :
         
- J’ai été jugé mentalement inapte au combat. On va m’emmener au centre de rééducation psychologique, et j’ignore quand est-ce que j’en reviendrai. Jusque là, prenez bien soin de vous tous.
     
Et sans se retourner, il quitta l’armurerie.
     
Une fois qu’il se retrouva hors de la vue des autres spartans, Jack examina sa montre. Il ne lui restait plus que huit minutes avant que le Dark Eye ne décolle. Les hangars étaient encore bien loin, et il lui fallut courir pour réussir à les atteindre assez rapidement. Mais lorsqu’il y arriva, plusieurs soldats de la police militaire se mirent soudain à l’encercler.
         
- Spartan-115, regagnez vos quartiers immédiatement ! Vous n’avez rien à faire ici !
         
- Laissez-moi passer, dit Jack calmement. Je n’ai pas envie de vous faire mal.
     
Les hommes autour de lui se mirent brusquement à rire. Bien qu’ils n’aient pas d’arme à feu comme l’exigeait le règlement de la base, ils étaient équipés de puissantes matraques à électrochocs. De plus, Jack n’avait plus son armure sur lui, et il était seul contre dix soldats expérimentés. Mais ces hommes avaient oublié quelque chose : il était un spartan.
     
Aussi rapide que l’éclaire, Jack saisit le premier des MP par le bras et le jeta contre trois autres qui se trouvaient derrière lui. Profitant de ce trou dans le cercle des adversaires, il bondit en avant tout en envoyant chacun de ses poing dans la figure d’un soldat, puis il se retourna vers les quatre restant, dont l’assurance semblait avoir grandement faiblit. Ne leur laissant pas le temps de reprendre courage, il se précipita sur eux, les forçant à placer leurs matraques en avant pour se protéger. Mais au dernier moment, il se laissa tomber pour glisser en avant et ainsi faucher les jambes de deux d’entre eux, puis il frappa au niveau des genoux des deux autres qui s’effondrèrent aussitôt. D’un mouvement si souple qu’il semblait naturel, Jack se releva et fonça en direction du Dark Eye.
      
Il était impossible de le rater. L’énorme frégate noire était aussi visible qu’une tâche d’huile de vidange sur un drap blanc, et monopolisait plus de la moitié de l’espace disponible. Jack bouscula les quelques techniciens qui se trouvaient là, puis pénétra dans l’appareil. Il fut surprit de voir le container avec ses affaires à l’intérieur, mais se dit que John devait avoir pris les dispositions nécessaires pour cela. Ce fut donc avec célérité qu’il se dirigea vers le cockpit du vaisseau. Par chance, les mécaniciens venaient de terminer la check-list et l’équipage spécial du SRN n’était pas encore arrivé. John devait certainement avoir trouvé un moyen de les retarder.
    
Les commandes n’étaient pas trop complexes, et Jack n’eut aucun mal à mettre en marche les circuits principaux et de décoller. L’énorme frégate quitta le hangar dans un grondement assourdissant avant de s’éloigner vers les étoiles du ciel de Reach. Après cela, traverser le réseau de défense fut un jeu d’enfant grâce aux systèmes de furtivité absolue du vaisseau. Et lorsque le Dark Eye pénétra dans le sous-espace, toute probabilité pour que le CSNU remette la main sur Jack venaient de passer de « très mauvaises » à « inexistantes ».

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SOMMAIRE

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Par Jack-115 - Publié dans : JACK-115 ORIGINS
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Prochaines sorties

Illuminati, chapitre 7

Date : 30 octobre

Avancement : terminé

 

Evangelion Children, chapitre 2.6

Date : inconnue

Avancement : 60%

(j'ai besoin d'un bon artwork pour illustrer celui-là, sinon je ne vais pas en dormir la nuit ^^)

 

Halo Destiny, chapitre 22

Date : inconnue

Avancement : 15%

(dernier chapitre de cette fanfic ; il sera très probablement un peu plus long que la moyenne, lui aussi)

 

 

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