Profil de Jack-115

Hughel 2


Nom : Comeau-Montasse

 

Prénom : Thibault

 

Âge: 24 ans

 

Job: technicien chez Assystem à Pierrelatte (en cours de formation)

 

Localisation: Montélimar, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice

 

Passions: musique, jeux vidéos, warhammer, et bien sûr, écriture 

 


M'ECRIRE


ARCHIVE DES NEWS

 

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Revanche à Tulsa

Dimanche 23 avril 2006 7 23 /04 /Avr /2006 23:07

CHAPITRE QUATORZE 

 

0826 heures, 20 décembre 2525 (Calendrier militaire). Système Ceta Ravernis, planète Renarc, cité de Vernia.

      Le temps était maussade au-dessus de la ville dans les rues de laquelle peu de gens se promenaient, et la pluie n’allait pas tarder à tomber. Monsieur Steve Magan marchait à pas lent à travers le parc, prenant son temps pour observer l’espace qui, avec le manque de luminosité, était devenu morne et ennuyeux.

      Les premières gouttes commencèrent à tomber lorsqu’il atteignit la fontaine centrale, constituée d’une statue imposante représentant un aigle aux airs menaçant engagé dans un duel de regard avec un énorme serpent, des jets d’eau entourant les deux animaux de façon harmonieuse. Steve eut un certain dégoût pour la sculpture et continua à avancer sans plus y faire attention. C’est alors qu’il aperçut un homme assis sur un banc, semblant regarder partout et nul part à la fois, et Steve avança vers lui de façon résolue.

            -   J’espérais échapper à la pluie, annonça l’homme, mais apparemment vous avez traîné en route.

            -     Peu m’importe que vous soyez trempé en rentrant faire votre rapport. Qu’en est-il, finalement ?

            -    Le conseil de sécurité a attribué l’échec de la mission au manque de connaissances sur les systèmes de sécurité covenants. Il ne leur semble pas impossible que leurs vaisseaux possèdent des charges d’autodestruction préventives, et l’adjudant a donc été déchargé de la responsabilité de cette défaite.  

            -     Y aura-t-il une nouvelle mission de ce genre ?

            -   Non. L’état-major sait parfaitement qu’on ne pourrait pas berner deux fois les covenants de la même manière. Il n’y aura pas d’autres tentatives, en tout cas pas avant des mois. Votre mission a donc été menée à bien.

            -     Mais les spartans s’en sortent sans une perte et sans être réprimandés par le conseil de sécurité, s’exclama Steve. Je voulais qu’ils payent !

            -    On ne peut pas tout avoir, répliqua l’homme avec un maigre sourire. Vous avez déjà de la chance que l’adjudant n’ait pas put donner la preuve de votre présence durant la mission. Si l’existence des commandos fantômes était découverte, notre employeur aurait de gros problèmes et n’hésiterait pas à nous sacrifier pour garder son poste au sein de l’amirauté.

       Steve ne put réprimer un grognement tout en baissant pensivement les yeux. Son employeur faisait toujours passer ses propres intérêts avant tout le reste. La défaite de Tulsa aurait put être une immense victoire, donnant au CSNU une technologie de pointe et de meilleures connaissances des covenants. Steve ne connaissait pas les motivations de son employeur, et préférait ne pas les connaître, mais quel qu’elles soient, elles étaient fortes. On ne jouait pas contre son camp dans une opération aussi importante sans avoir des cartes maîtresses dans son jeu. Mais cela n’était plus le problème de Steve. Il avait tenté de se venger, et il n’en avait tiré que plus de haine contre les spartans.

       Maintenant, il ne pouvait plus agir. Il avait eut sa chance et il avait échoué, ne donnant à son commanditaire que ce que celui-ci avait demandé en priorité : un échec de la part des spartans, une fausse preuve allant contre leur réputation de combattants parfaits. Il avait sali leur réputation sans pouvoir en tuer un seul. L’ancien caporal se dit alors qu’il aurait peut-être dû accepter d’affronter l’adjudant en face-à-face, même s’il savait qu’il n’aurait eut aucune chance. Il aurait peut-être même été tué, et aurait offert une preuve contre son employeur et ses manipulations, mais au moins il l’aurait combattu une seconde fois. Au lieu de cela, il était resté dans la navette, laissant le spartan à sa rancœur et son impuissance face à sa première défaite.

            -    Je vous envie, avoua l’homme. Etre à la retraite si tôt, loin de la guerre, avec une nouvelle identité, c’est un luxe que peu de personne peuvent s’offrir.

            -    C’est la récompense des morts, fit Steve ironiquement.

       L’ancien soldat revit soudain le jour où il avait rencontré le son employeur pour la première fois. C’était le jour où ses camarades avaient été tués par l’adjudant, et il sortait à peine de l’inconscience lorsque l’officier s’était penché sur lui pour lui annoncé : « mon cher, vous avez été officiellement tué par l’adjudant spartan John-117. Bienvenu dans la section fantôme ! ». Il n’oublierait jamais ce sourire qu’avait esquissé l’homme en prononçant ces mots, riant à l’avance des tracas qu’il allait pouvoir causer aux super-combattants de la section Trois en l’utilisant comme un pion.

      Steve regarda une dernière fois l’homme avec mépris et lâcha avant de s’en aller :

-   Dites au colonel qu’il peut se vanter de m’avoir fait croire que j’aurais ma revanche.

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FIN

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SOMMAIRE

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Par Jack-115 - Publié dans : Revanche à Tulsa
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Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /Avr /2006 22:40

CHAPITRE TREIZE

 

1613 heures, 17 décembre 2525 (Calendrier militaire). Croiseur destroyer Vengeur, Système Epsilon Eridani, planète Reach, station de défense spatiale Washington.

       John contemplait la surface de Reach derrière la baie vitrée de la salle de plaisance. Tous les vaisseaux de la flotte ayant participé à la bataille de Tulsa étaient en orbite, la plupart accrochés aux stations de défense. Cette opération avait été au final une immense défaite. Aucun croiseur ennemi n’avait put être ramené aux chantiers navals de la planète, Tulsa avait été anéantie par les covenants et la flotte du CSNU amputée de nombreux bâtiments de guerres importants qui n’avaient réussi à éliminer que la moitié des vaisseaux ennemis.

        Mais tout cela aurait put être évité s’il n’y avait pas eut ce sabotage. L’adjudant ne voyait pas qui au sein de l’état-major avait eut intérêt à ce que cette mission échoue, fut-ce au prix de milliers de vies. L’Humanité était au bord de l’extinction, et elle devait quand même subir des ennemis intérieurs en plus des covenants. John n’avait pas assez d’éléments pour deviner qui avait été son véritable ennemi, et encore moins pour porter une accusation devant le conseil de sécurité du CSNU. Dans quelques minutes, celui-ci allait le convoquer, et il devrait alors leur faire son rapport. Quelles sont les choses qu’il devait avouer ? Il n’avait jamais caché quoi que ce soit à un supérieur, et aujourd’hui il doutait de ce qu’il avait à dire.

            -   Adjudant ! l’appela un MP en pénétrant dans la salle de plaisance. Ils vous attendent.

      John suivit le marine qui le mena à sa grande surprise jusqu’au hangar à navette de la station. L’air de décollage était totalement déserte en apparence, mais John surprit les silhouettes de plusieurs MP dissimulés dans les coins d’ombre de la salle. Le seul appareil amarré dans le hangar était une large navette de classe Shadow, dont le rôle habituel était l’espionnage grâce à son équipement furtif inégalé. Lorsque John pénétra dans l’appareil, il remarqua que tout l’équipement de surveillance et d’écoute qui se trouvait habituellement dans ce genre de navette avait été retiré. A la place se trouvait une longue table de conférence autour de laquelle était assis dans l’ombre une douzaine d’hommes et de femmes, ainsi qu’un large écran et un puissant projecteur qu’on avait dirigé vers l’entrée de l’appareil pour éblouir les arrivants afin qu’ils ne puissent identifier les personnes présentes.

       Et effectivement, même avec sa vue améliorée, John ne put distinguer que les silhouettes de ses interrogateurs. Il se mit au garde-à-vous, mais personne ne lui renvoya son salut. La voix de l’un d’eux, probablement le grand homme qui se tenait en bout de table, commença la séance :

            -   Repos, adjudant.

       John pris une pose plus détendue. Bien qu’il ne porte plus son armure depuis la fin de la mission, sa carrure imposante ne permettait aucun doute sur sa nature pour quelqu’un ayant connaissance du projet spartan. Le regard pointé vers le haut pour diminuer l’éblouissement du projecteur, il répliqua :

            -   Spartan 117 au rapport, messieurs.

            -   Nous avons déjà visionné les archives vidéos de votre mission durant l’opération Tulsa, adjudant, continua l’homme. Vous nous avez fourni une importante quantité d’information à étudier, mais nous désirions revenir sur plusieurs points de votre mission avec vous. Je vous rappel que vous pourriez passer en cour martiale si vous ne répondez pas en toute honnêteté à nos questions ou si vous omettez des détails importants.

      John senti la tension monter en lui. La caméra embarquée de son armure avait probablement enregistré sa discussion avec l’agent du SRN, ce qui signifiait qu’il ne pouvait pas cacher ceci. Mais il ignorait encore comment il allait présenter cet entretient involontaire. Il se contenta de répondre :

            -    Je le sais, monsieur. Je répondrais au mieux de mes capacités.

            -    Lecture des scènes quinze à dix-huit, s’il vous plaît, demanda une voix de femme.

      L’écran au fond du ventre de l’appareil s’alluma pour diffuser l’enregistrement que l’adjudant avait pris de l’ascenseur gravitationnel du croiseur covenant, ainsi que la foule de grognards qui se diffusait dans les rues de Permia. John reconnu en bas de l’image le numéro d’identification de la caméra de son armure. L’image se figea soudain, puis zooma sur l’ascenseur gravitationnel.

            -   Vous avez emprunté ce système pour pénétrer à l’intérieur votre cible, continua la voix de femme. Nous aimerions connaître votre avis sur la technologie qui le constitue.

            -     J’ai remarqué que mes spartans et moi étions plus rapidement transportés par ce rayon que le reste des troupes d’abordage. Je suppose donc qu’il s’agit d’un système de traction magnétique. Mais seule la moitié du rayon pouvait nous transporter jusqu’au vaisseau, l’autre moitié semblant nous cloué au sol car la gravité y était double.

            -   Serait-ce possible qu’il s’agisse de courants de convection électromagnétiques ? supposa un homme en s’adressant à la femme.

            -   Possible. Les covenants seraient donc capables de diriger les champs de forces magnétiques.

-    Cela expliquerait comment ils guident leurs torpilles à plasma dans l’espace, ajouta une nouvelle voix.

            -     Nous en débattrons plus tard, conclu l’homme au bout de la table. Adjudant ! Nous aimerions que vous nous apportiez des renseignements sur un point étrange de votre mission. Lecture des scènes quatre-vingt douze à quatre-vingt quinze !

       L’image du Pélican dans lequel John avait rencontré l’agent du SRN remplit soudain l’écran. A ce moment de la vidéo, l’adjudant était encore avec ses hommes dans les docks du croiseur covenant, et au moment où il entra dans le Pélican, l’image se remplit brusquement de parasites, ainsi que le son enregistré. On ne pouvait absolument rien distinguer, aussi bien sur l’écran que dans le chaos de friture qui s’échappait désormais des haut-parleurs.

            -   Arrêt ! ordonna l’homme. Adjudant, nous avons là six minutes trente-quatre de vidéo complètement inutilisable. Nous aimerions connaître la raison de cette défaillance momentanée de votre équipement, ainsi que ce qui s’est passé durant cette séquence.

      John considéra la situation un instant. S’il leur disait la vérité, le croiraient-ils ? Et si l’agent qu’il avait rencontré était parmi eux, et que cette question soit un test ? Comprenant l’embarras dans lequel il se plongeait, le spartan expliqua :

            -  Ce Pélican était équipé de nombreux systèmes d’isolation et de furtivité. Apparemment, il disposait également d’un équipement de brouillage qui a rendu ma caméra aveugle et sourde durant le temps où je m’y suis trouvé. A l’intérieur se trouvait un homme qui a refusé de s’identifier. Il a exigé que je lui fasse mon rapport de mission, ainsi que je lui donne la liste des pertes subie durant l’opération par mon équipe, ce que j’ai fait.

            -    Pourquoi ?

            -    Il m’a semblé évident qu’un homme disposant d’un appareil de ce type ne pouvait être qu’un agent du SRN ou d’un haut grade, ayant tout pouvoir sur moi et sur mon équipe. Mais je voudrais porter votre attention sur un autre élément de cette scène : il y avait avec cet homme un TCAO, dont la plaque d’immatriculation était cachée mais que j’ai découverte. Il s’agissait du caporal Allan Ledge, membre de l’escouade Ravage qui faisait partie des troupes ayant abordé le croiseur avec mon équipe. Pour plusieurs raisons, je soupçonne ce soldat d’avoir saboté la mission en faisant exploser une bombe au niveau des moteurs du croiseur.

       Tous les membres du conseil de sécurité s’agitèrent subitement et commencèrent à murmurer chacun de leur côté. Mais l’homme au bout de la table n’avait pas bronché, et il fit faire le silence avant de s’adresser à John :

            -   Saisissez-vous la portée de votre accusation, adjudant ?

-  Oui monsieur, je comprends parfaitement. Mais vous m’avez vous-même demandé d’être pleinement honnête.

            -    Et quelles sont les raisons de cette accusation ?

            -    J’ai déjà rencontré cet homme il y a dix-sept ans sur le porte-vaisseaux Atlas. A la suite d’une dispute, et sous les ordres d’un sergent, j’ai engagé un combat à main nue contre lui et trois autres TCAO de sa section de l’époque. Ses coéquipiers n’ont malheureusement pas survécu à l’affrontement, et il s’en est sorti avec de nombreuses blessures graves qui ont put être soignées. 

            -    Vous voulez dire que l’échec de votre mission serait dû à une vendetta personnelle de la part de ce soldat ?

            -    Non. Mais je crains que quelqu’un se soit servit de la volonté de vengeance du caporal pour ruiner l’effort de mes hommes et moi.

            -     Que je sache, intervint presque à mi-voix un autre homme, vous n’avez pas investi ce vaisseau tout seul.

            -    Colonel, intervint l’homme du début, veuillez garder votre calme. Adjudant ! Votre accusation a besoin de justifications.

            -    Monsieur, vous devez comprendre que le caporal Ledge ne pouvait pas accomplir ce sabotage sans une aide de haut rang. Il était formellement interdit d’amener des explosifs sur le vaisseau ennemi, ce qui signifie un soutient en équipement. De plus, pour placer les charges sans…

      Soudain, l’écoutille d’entrée de l’appareil s’ouvrit derrière le spartan, et un homme entra. C’était un agent de la Navy, portant une feuille de papier. Il avança sans hésiter vers l’homme qui se tenait au bout de la table de réunion, et lui tendit le document en silence avant de sortir. Un long silence régna dans la pièce avant que l’homme relève les yeux vers le spartan pour annoncer :

            -      Adjudant, il semble que vos accusations soient sans fondement. J’ai ici la fiche du caporal Ledge. Sa présence durant l’opération Tulsa est impossible car il est mort.

       John ne put réprimer un haut-le-cœur, ainsi qu’un regard de surprise non dissimulé.

            -    Mort ? répéta-t-il. Comment ? Quand ?

            -    Vous l’avez tué.

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Par Jack-115 - Publié dans : Revanche à Tulsa
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Mardi 18 avril 2006 2 18 /04 /Avr /2006 06:52

CHAPITRE DOUZE

 

1428 heures, 15 décembre 2525 (Calendrier militaire). Croiseur de combat covenant inconnu, Système Fedarix.

            -   Accrochez-vous ! hurla John.

      Les spartans s’agrippèrent à tout ce qu’ils trouvèrent pour éviter de tomber à la renverse alors que le vaisseau tout entier vibrait comme sous l’effet d’un tremblement de terre.

            -  On nous a tiré dessus ? demanda l’adjudant aux spartans postés devant les commandes du croiseur.

            -    Négatif, chef. Le bouclier n’a pas été touché. L’explosion semble être partie de la section des machineries.

            -     Un sabotage ?

            -     Peut-être un système de sécurité covenant, ou un système d’autodestruction partiel que l’équipage aurait activé.

            -     Quels sont les dommages ?

       Cette question était plus une formalité qu’une véritable demande, car il était facile de voir que la situation du croiseur était critique : tous les écrans de contrôles avait abandonné leur tente violette pour un rouge vif et les symboles covenants clignotaient énergiquement pendant qu’un signal d’alarme sonore couvrait le bruit du tremblement qui faiblissait peu à peu.

            -     Il semble que toute la section motrice du croiseur est gravement endommagée. Nous n’avons plus aucune propulsion.

       L’adjudant avait du mal à admettre de telles nouvelles. Les spartans n’avaient encore jamais échoué à une mission, et pourtant ils n’avaient désormais aucun moyen de mener celle-ci à bien. Sans aucune propulsion, ils ne pouvaient plus faire évacuer le vaisseau, et un bâtiment de cette taille ne pouvait pas être remorqué, sauf par une station de réparation spatiale, mais l’amirauté n’avait pas jugé nécessaire d’en faire acheminer une dans le système. Et tenter de réparer les dommages n’était même pas envisageable, vu la complexité de la technologie covenant qui était d’ailleurs la raison de cette mission. John eut le plus grand mal du monde à donner ses ordres :

            -   On évacue le vaisseau. Que tout le monde rejoigne les docks.

       Puis il activa sa liaison COM et se brancha sur la fréquence générale :

            -   FLEETCOM ! Ici groupe d’abordage ! Objectif secondaire impossible à accomplir ! Les machineries du croiseur ont été sabotés et nous n’avons plus de propulsion ! Nous évacuons le vaisseau ! Demandons récupération immédiate !

            -   Bien compris, spartans. Nous envoyons des Pélicans vous récupérer au niveau des docks avant tribord du croiseur. FLEETCOM, Terminé.

 



    Il ne fallut qu’une dizaine de minute à peine aux spartans pour faire en chemin inverse ce qu’ils avaient mis une heure à sécuriser. Le reste des troupes d’abordage arriva presque en même temps qu’eux aux hangars à navette covenant, bien qu’encombrés par les nombreux blessés accumulés le long des combats. Les Pélicans ne furent pas longs, et vinrent en force pour évacuer les soldats. Lorsqu’ils atterrirent, un lieutenant sortit de l’un d’eux et s’avança vers l’adjudant :

            -    Spartan-117 ! Voici votre taxi !

     John avait l’habitude de suivre les ordres des officiers, mais il sentait bien que ce n’était pas qu’un simple ordre. Si ce lieutenant lui indiquait un Pélican particulier, cela signifiait qu’il y avait une bonne raison. Il suivit l’officier dans l’appareil avec la quelques-uns de ses spartans, et s’aperçut que l’engin était équipé des meilleurs brouilleurs actuels, ainsi que de plaque d’isolation. C’était en fait l’un des nombreux appareils de transport du SRN, utilisé par les personnalités les plus importantes de la Navy pour les trajets secrets.

       Un homme était assis sur l’un des sièges. Malgré le fait qu’il porte un simple uniforme de marine, John s’aperçut tout de suite en voyant sa posture qu’il n’était pas qu’un simple soldat. Son regard était sombre, voir agressif. John cru même y voir de la haine. L’homme fumait une cigarette, ce qui était normalement interdit dans un appareil de ce type, et l’adjudant en déduisit que l’individu devait avoir un certain mépris envers le règlement. L’énorme balafre qui lui fendait le visage devait certainement être un maquillage ayant pour but que l’on ne puisse pas le reconnaître, ce qui signifiait qu’il devait avoir un haut grade militaire.

            -   Adjudant John-117, fit l’inconnu avec un plaisir ironique. Enfin nous nous rencontrons.

-         Qui êtes-vous ? demanda John sans sourcilier.

-     Mon identité n’est pas nécessaire à notre conversation.

      Il fit un signe de main au TCAO qui était posté prêt de l’écoutille, et celui-ci ferma l’accès du Pélican devant les autres spartans. John se retrouva seul avec l’agent du SRN et le TCAO, une compagnie qui ne lui semblait que peu amicale.

            -     Je vous sais suffisamment intelligent, continua l’agent, pour ne pas tenter de me contredire, ni essayer de me cacher des informations. Je veux un rapport total de votre action sur le vaisseau, ainsi que la raison de votre lamentable échec.

            -      Notre section a abordé le vaisseau comme prévu, monsieur. Les covenants nous ont opposé une résistance féroce, ce qui a ralenti notre progression. Lorsque nous avons enfin atteint le pont de commandement du croiseur, il semblerait qu’un système d’autodestruction des moteurs s’est déclenché, rendant le bâtiment inutilisable. Voici la raison de notre évacuation.

     Le visage de l’homme n’exprima aucune émotion en réponse. Il fit un rond de fumée traduisant son calme et son indifférence face à la défaite actuelle du CSNU.

            -     Quelles ont été les pertes subies durant l’opération ?

            -   Nous avons perdu la deuxième section de marines, ainsi qu’une vingtaine de troupes de choc.

            -      Aucun spartan mort ?

      John eut presque un sursaut. C’était presque comme si l’homme souhaitait la mort de ses spartans. L’adjudant se retourna vers le TCAO, qui était toujours au garde-à-vous près de l’écoutille, son casque de combat cachant son visage. Ce soldat devait être un homme de confiance pour que l’agent l’autorise à assister à la conversation. Ou peut-être qu’il faisait parti d’un autre plan.

            -      Non, monsieur, répondit John. Ma section n’a subit aucune perte, ni aucun blessé.

       L’agent n’arriva pas à empêcher une affreuse grimace de s’exprimer sur son visage. John sentit également un mouvement de la part du TCAO. Le spartan se rendit compte subitement qu’il avait oublié de regarder le matricule du soldat, normalement greffée sur son uniforme. Il se retourna une deuxième fois, et s’aperçut qu’il ne portait pas de plaque. Cet homme était donc membre d’une section fantôme, un groupe non recensé par l’administration de la Navy ou du CSNU. John aurait dut s’en douter.

            -    Bon, fit l’agent. Vous pouvez disposer, adjudant.

     John se rendit compte que l’appareil n’avait pas encore décollé. Il se retourna une dernière fois vers le TCAO, qui ouvrit l’écoutille du Pélican, et sortit rejoindre ses hommes qui l’avaient attendu. Au passage, il remarqua que la plaque d’identification du soldat de choc était simplement cachée par un bout de tissu qu’il arracha avec l’agilité d’un félin.

            -    Caporal Allan Ledge, lut l’adjudant. Vous faisiez parti de l’escouade Ravage sur le croiseur. Maintenant je comprends un peu mieux tout ceci. C’est vous qui avez saboté l’opération.

            -   Et pourquoi j’aurais fait un truc pareil ? répliqua le TCAO sans broncher mais d’une voix des plus agressives.

            -     Je me souviens de vous, Allan.

       Cette phrase n’avait aucune véracité. John n’avait aucun souvenir de ce visage brûlé par la haine, mais il avait une intuition, et il voulait la vérifier. Ses mots semblaient avoir porté ses fruits, car le soldat ne gardait plus son allure droite et militaire, mais était désormais sur la défensive, comme s’il craignait que l’adjudant ne l’attaque.

            -   Je n’aurais jamais fait ça. Pas même pour venger mes camarades, espèce de monstre.

            -    Messieurs, intervint calmement l’agent du SRN. Que pensez-vous de régler cela dehors ?

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Lundi 17 avril 2006 1 17 /04 /Avr /2006 11:00

CHAPITRE ONZE

 

1423 heures, 15 décembre 2525 (Calendrier militaire). Croiseur de combat covenant inconnu, Système Fedarix.

       John ne remarqua pas tout de suite les lumières rouges clignotantes qui apparurent le long des couloirs et aux plafonds des salles. Le vaisseau était en état d’alerte. A quel niveau est pour quelle raison, il l’ignorait, mais ce n’était certainement pas étranger à leur abordage. Les troupes d’assaut humaines avaient conquis presque la moitié du vaisseau. Mais depuis quelques minutes, ils n’avaient plus rencontré aucune résistance. Les derniers membres d’équipage devaient s’être regroupés autour des points cruciaux du bâtiment pour organiser leurs derniers carrés défensifs.

       Le plan de l’Adjudant était de franchir le plus rapidement possible le croiseur jusqu’au pont de commandement afin d’en prendre le contrôle avant que la bataille spatiale soit terminée et les forces du CSNU complètement anéanties. Les TCAO se chargeraient de couvrir leurs arrières pendant que les marines défendaient les secteurs sensibles du vaisseau qu’ils avaient déjà sécurisé. Mais l’absence d’ennemis dans les couloirs commençait à rendre tout le monde un peu nerveux. John ne s’était pas attendu à rencontrer autant de troupes de combat ennemies à bord, ni à ce qu’elles opposent une telle résistance. Les simulations avaient estimé que le croiseur serait conquis en une heure trente maximum, et cela faisait plus de deux heures que les troupes humaines combattaient dans les coursives et les salles pressurisées.

       John sentait la pression monter parmi son équipe, et cela le fit accélérer. Mais lorsqu’il approcha de la porte devant lui, il entendit un bourdonnement. C’était le même bourdonnement que celui qu’émettait l’arme des rapaces. Cela le mit en alerte et il fit signe à tout le monde de se mettre à couvert. Les spartans disparurent alors dans les renfoncements du couloir. D’une suite de mouvements de la main, l’adjudant ordonna à Tan, James et Fred de se mettre en position d’assaut devant la porte. Une fois prêts, Tan et Fred ouvrirent s’approchèrent juste assez pour enclencher son ouverture, et délivrèrent un tir de suppression sur les covenants visibles pendant que James lançait une paire de grenades fumigènes. Tan et Fred laissèrent la porte se refermer, et tout le monde attendit les sept secondes nécessaires à la diffusion de la fumée.

            -   Interdiction d’utiliser les munitions explosives, ordonna John. Si les covenants se sont retranché ici, cela veut dire que cette pièce est importante. Equipement de proximité !

       Les fusils à pompes, les pistolets M6D et les couteaux de combat furent sortis de leurs étuis. Les spartans activèrent leur vision thermique avant d’effectuer une charge massive dans la salle. La fumée avait rempli la totalité de l’espace, et la visibilité était quasi nulle. Les grognards rapaces covenants étaient désemparés, courrant dans tous les sens en hurlant et piaillant. Ils furent massacrés sans pitié par les soldats en armure, qui n’eurent même pas besoin de tirer. John s’amusa a regarder Linda faire ce dont elle n’avait pas l’habitude : du combat rapproché. Elle se contentait de délivrer des séries de coups de poing et de pieds, qui grâce à l’augmentation de son armure étaient aussi meurtriers que ses balles de sniper sur les petits êtres frêles. Lorsque la fumée se dissipa, les spartans purent voir qu’ils étaient dans une grande salle haut de plafond avec une vaste passerelle surélevée accessible par un unique escalier et couverte d’écrans digitaux. Des sortes de tranchées entouraient la passerelle, et une porte se trouvait à chacun des quatre murs de la pièce.

            -    On dirait un pont de commandement, remarqua Tan. 

            -   Mais normalement, répliqua Fred, les salles de contrôles se trouvent à l’avant des vaisseaux.

            -   Dans la logique humaine, oui, répondit John, mais c’est un croiseur covenant, donc toute logique humaine doit être mise de côté. Essayez de trouver les commandes de la propulsion.

      Une demi-douzaine de spartan se dirigea vers les panneaux de contrôle lumineux et transparents pendant que les autres se dispersaient pour former un périmètre de défense. Mais les symboles incompréhensibles de la langue covenant les obligeait à essayer tous les boutons. Soudain, après plusieurs secondes angoissantes de tests, les spartans ressentirent une légère secousse, et comprirent que le vaisseau avançait. Rapidement, les commandes de direction furent trouvées et leur fonctionnement assimilé. John se décida alors à contacter FLEETCOM, et ordonna à James de désactiver son brouilleur.

            -   FLEETCOM, ici groupe d’abordage. Objectif primaire accomplit, je répète, objectif primaire accomplit. Demandons assistance et protection.

            -   Bien compris, adjudant. On vous envoie tout ce qu’on a à porté de main. Dirigez-vous vers le satellite principal de Tulsa pour accomplir votre saut vers le système Gemonius. 

            -  Reçut cinq sur cinq. On a quelques problèmes pour assimiler les commandes covenantes, donc il peut y avoir des imprévus. On va essayer de faire vite. Terminé.

        John n’avait pas encore coupé la liaison COM qu’il entendit une explosion et le vaisseau tout entier se mit à trembler énergiquement.

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Dimanche 16 avril 2006 7 16 /04 /Avr /2006 17:54

CHAPITRE DIX

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1352 heures, 15 décembre 2525 (Calendrier militaire). Croiseur de combat Teflor, système Fedarix.

            -    Vous pouvez répéter ? s’exclama Yan.

            -    Ils tirent sur leur croiseur abordé.

      Le capitaine Haric accepta la situation car le CSNU c’était attendu à une telle réaction de la part des covenants, mais pas aussi tôt. L’amirauté espérait que leur orgueil les aurait obligé à considérer le vaisseau comme perdu uniquement lorsque les spartans en aurait pris le contrôle total. Or, d’après sa trajectoire actuelle, et les divers tirs de plasma qu’il délivrait par salve régulière sur les vaisseaux humains à sa portée, il n’était pas encore complètement conquis. Mais vu qu’apparemment une grande quantité de l’équipage avait tenté de fuir, et qu’une partie avait réussi, la situation du croiseur covenant semblait sur le point de basculer en faveur des spartans. Les extraterrestres devaient avoir laissé juste assez de navigateurs pour manœuvrer le vaisseau, et le reste était parti prévenir le reste de leur flotte de la tragédie. Et maintenant, ils préféraient détruire l’un de leurs bâtiments de guerre plutôt que de le laisser entre les mains des humains. Et cela, Haric ne le permettrait pas :

-   Calculer une trajectoire d’interception des torpilles.

            -   Quoi ? lui renvoya le lieutenant Hancred, les yeux écarquillés.

            -   Nous allons nous interposer, et encaisser les tirs à la place de l’objectif. Combien de temps avant l’impacte ?

            -    Cinquante-huit secondes, monsieur.

            -    Poussez les moteurs au maximum de leur puissance, et tentez de tirer le CAM sur ces salauds le plus vite possible. Sinon notre sacrifice ne servira à rien, et ils détruiront l’objectif à leur prochaine salve.

            -    Fenêtre de tir dans quatorze secondes ! Solution de tir calculée !

            -    Refaites le calcule de la solution de tir avec une réduction de vitesse de 40%. Il ne faut pas qu’on loupe notre coup.

            -    Solution de tir corrigée ! Fenêtre de tir dans dix-neuf secondes !

      Le Teflor tourna pour faire face à l’agresseur. Yan savait que la moindre erreur, le moindre écart dans la trajectoire du CAM pouvait tout faire rater. Contrairement aux missiles balistiques et tactiques, les charges de CAM n’étaient pas capables de corriger leur trajectoire en plein vol, et traçaient toujours un chemin parfaitement rectiligne. Heureusement, la cible à abattre n’était qu’à soixante trente kilomètres du Téflor, mais un échec était autant possible qu’interdit à l’équipage. Il fallait que la dernière action de ce vaisseau soit parfaite, afin que sa perte ne soit pas inutile.

      L’immense obus de tungstène fut projeté avec une force colossale en direction du croiseur covenant qui ne bougea pas. La trajectoire était parfaite, et le projectile transperça sa cible de front, traversant l’intégralité de sa structure pour aller faire exploser les réserves de plasma des machineries. L’explosion se teinta subitement de bleu et prit une ampleur énorme, à peine contenue par le bouclier énergétique qui fini par disparaître. Bien vite, il ne resta plus du grand vaisseau extraterrestre qu’une constellation de débris argentés.

            -   Excellent, lieutenant ! Poursuivez la trajectoire d’interception et présentez aux torpilles notre flanc tribord

            -    Impacte dans trente-trois secondes.

            -  Envoyez le reste de nos missiles Archer en direction des torpilles ennemies, et faites-les exploser lorsqu’ils seront au plus près d’elles.

            -    A vos ordres !

      Les derniers missiles du Téflor s’envolèrent à la rencontre de leurs homologues covenants. Du fait de la destruction du croiseur, les torpilles n’étaient plus guidées, mais apparemment, l’équipage du croiseur abordé savait qu’ils devaient se sacrifier pour éviter que leur vaisseau soit capturé, et ils l’avaient immobilisé. Les torpilles à plasma fonçaient donc en ligne droite vers une cible statique, avec pour dernière défense le Téflor.

       La simple proximité du plasma des projectiles extraterrestres suffit à faire exploser plusieurs missiles Archer. Les autres furent activés à distance par l’équipage du Téflor, créant un mur d’explosion qui retint un certain nombre de torpilles covenants. Le lieutenant Maida releva les résultats de l’interception :

            -    Trois torpilles sur huit ont été détruites, monsieur.

            -    Impacte dans dix secondes ! annonça le lieutenant Hancred.

     Le capitaine Haric regarda les visages des hommes et des femmes présents sur le pont. C’était de bons éléments du CSNU, la crème des écoles navales. Il n’avait aucune envie de les sacrifier, mais il savait que cela devait être fait. C’était comme une évidence, un destin. Il repensa à ce spartan qui avait trouvé la mort dans l’explosion de cette frégate covenant. Ce soldat devait avoir ressenti la même chose : devoir se sacrifier par nécessité. Cette impression était comme un trou noir absorbant toutes vos pensées pour ne laisser que la courte satisfaction d’avoir accomplit quelque chose d’utile.

    Ces pensées furent les dernières du capitaine Yan Harric.

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LA SUITE

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SOMMAIRE

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Par Jack-115 - Publié dans : Revanche à Tulsa
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Prochaines sorties

Illuminati, chapitre 7

Date : 30 octobre

Avancement : terminé

 

Evangelion Children, chapitre 2.6

Date : inconnue

Avancement : 60%

(j'ai besoin d'un bon artwork pour illustrer celui-là, sinon je ne vais pas en dormir la nuit ^^)

 

Halo Destiny, chapitre 22

Date : inconnue

Avancement : 15%

(dernier chapitre de cette fanfic ; il sera très probablement un peu plus long que la moyenne, lui aussi)

 

 

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